Ecole ZEN-SHIATSU

La fois où j’ai décidé d’être moins camerounaise

Il est 8h du matin, lorsque je peine à me réveiller comme à l’accoutumé. Je suis pire qu’une marmotte ces jours-ci.

Et pourtant, je ne le devrais pas.

Pirouette sur le lit et je me retrouve à genoux à son pied. Bon en vérité, c’est plutôt un roulé-boulé, atterrissage sur les genoux. Là, je tombe sur l’effigie de mon Président de la République. Mon voisin en est amoureux. Je l’entrevois chaque fois de ma fenêtre. Sa photo d’antan, sa photo de jeunesse me mets hors de moi. Je clame un juron indescriptible par moi-même. J’en ai pas conscience. Je suis à moitié endormie. Comme si sa jeunesse, ou son immortalité me narguait ? Quoi ? Hihi !

Je traîne mes pantoufles hors de ma chambre, sans les porter, comme si elles avaient demandé à l’être. J’entre dans la salle de bain. Après une bonne pression  sur ma peau, mon gel douche décide de faire le malin. Zut ! J’en ai plus. J’ai juré ! Bon en vérité, j’ai plutôt dit : « Mouf, Danielle t’es forte ! » Quoi ? Ne soyez pas choqués ! Au Cameroun, les jurons sont comme des signes d’amour. Il y a milles façons d’aimer, haïr avec un seul juron !

(suite…)



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La génération androïde, la génération sans « comment ? »

Cela fait 5 mois que je n’ai pas écrit. Cela fait 5 mois que ce billet trotte dans ma tête. En 140 caractères, je l’exprime parfois. Alors il aura l’air pessimiste. Je suis une amoureuse de TIC depuis 2008. Comme les jeunes couples, ma nuit de noces avec elles est définitivement passée. Cette époque où les discours qui les accompagnaient, mettaient en avant une révolution sociale. Tout sera plus rapide, instantanée. L’information circulerait plus vite, les marchés à l’international seront plus ouverts grâce à une petite boite magique, et une toile magique. Cette « société de l’information » qui pendant longtemps a caractérisé uniquement les pays les plus développés, s’est propagée au sein du continent africain. Aujourd’hui, Africa is the future ne fait plus l’ombre d’un doute ?

AFRICA IS THE FUTURE ?

Bernard Miège m’avait mise en garde pourtant. Il décrivait cette société conquise par la communication, de manière dure. Pour lui, L’espace public est morcelé en communautés, en individualités, en une société de spectacle. Tout est mis en place pour magnifier le spectacle, la recherche du scoop, le sensationnel. (suite…)



Celibat_Cameroun

Je suis Luc, j’ai 30 ans et je veux aussi me marier…

Cela fait plus de six mois que je trouve à peine du temps pour moi. Alors pour mon blog, je ne vous dis pas. Pour mon retour, je vais me faire l’avocate des hommes ! Oui, vous avez bien lu. Je suis censée être une féministe ? Les événements qui suivent ne sont ni fortuits, ni le produit de mon imagination. J’aurais bien voulu. J’aurais aussi bien voulu être engagée contre le terrorisme qui sévit dans mon pays. Mais ma position reste et demeure : pour résister, parlons-leur de notre culture qu’ils tentent si durement de détruire. Je vais vous parler des déboires de Luc.

Le syndrome de la trentaine

Je ne savais pas que la pression sociale sur le statut matrimonial était la chose la mieux partagée chez les trentenaires camerounais. En Afrique, celles qui se plaignent le plus, ce sont les femmes. Bizarrement, personne n’est jamais allé voir de l’autre côté de la barrière. Nous allons tenter de résoudre ce préjudice, que dis-je, cette injustice :

Comment survivre dans la jungle des « femmes » lorsqu’on est trentenaire au Cameroun, cadre dynamique ou pas, et voulant juste être marié ? C’est aussi épineux qu’on le pense ? Oui, oui !

Une histoire de la cavalière de mariage

Luc est un ami de longue date. Trentenaire, il est à la recherche d’une partenaire. Il pourrait passer chez Meetic, tellement il a eu et causé (ben quoi? c’est un garçon avant tout) de déboires. Rien n’y fait. Il est invité à un mariage. La traîtrise des mariages, c’est le « monsieur et madame » (un complot universel contre les célibataires onong) mentionné dans chaque invitation. Il fallait une madame.

Ça tombe bien, Luc sort depuis peu avec Nathalie. Le genre de femmes pour laquelle tu te dis : elle vaut le coup. Elle est trentenaire, en CDI. Elle a une situation. C’est important pour nous les hommes, se confie Luc. Quoi ? C’est pareil, là-bas aussi !

Trois semaines avant le mariage

Nathalie débarque chez Luc. Après une partie d’amour sensuel et plein d’attention (enfin, je crois hein ?), elle évoque le souci de la tenue de soirée. « Tu m’invites, alors forcément, je voudrais m’habiller comme tu le souhaites. » Comme dans Pretty Woman, mes tourtereaux font le tour des boutiques. Les tenues sont choisies. Ils roucoulent comme des pigeons en plein lune de miel.

La semaine du mariage

Nous les filles, nous avons cette manie d’appeler tout le temps et à n’importe quelle heure :

  • Nathalie : Chéri, tu dors ?
  • Luc : Allô ?
  • Nathalie : Ah oui, il est 2h du matin. Juste te dire que je t’aime.
  • Luc : C’est tout ?
  • Nathalie : Oui, bébé ! Et toi ?
  • Luc : Mama, il est 2H, j’ai juste sommeil
  • Nathalie : Donc tu ne m’aimes pas ?
  • Luc : Euh … (marmonant Balock di pass die* !)

Nous allons essayer de corriger ça, les filles, hein ? Mais vraiment, c’est dur. (suite…)



AlbumArt

Ma fierté 237…

Ce billet sera totalement et entièrement subjectif. Emotions, sentiments, s’entremêlent lorsque je pose des mots sur cette page. Aujourd’hui, je vous parle de ma fierté de 237 du moment. Je suis particulièrement émue de vous présenter la Mboatape III. Je ne suis pas une zexperte, mais  mon cœur parle. La mboatape est un projet d’une amie Esta… Oui, oui, nous sommes en République bananière. On est censé mettre en avant les amis. La méritocratie, c’est zéro… rhooo. (suite…)



Je cherche le Crédit photo, vous l'avez, mentionnez-le en commentaire.

Cameroon : United, yes we have to stand

J’ai du mal à commencer ce billet. Il me rend perplexe. Sommes-nous restés de grands enfants ? 50 ans d’indépendance, est-ce juste au niveau de la forme ? Les pensées ne changent pas ? Elles sont figées dans le temps, comme si les actions d’aujourd’hui n’ont aucune espèce d’importance ? Permettez-moi d’être sérieuse dans ce billet. Je vous parlerais de la xénophobie au Cameroun : nà tilà !

(suite…)



Crédit photo: Danielle Ibohn

Je suis jovine?

Il est minuit. Et je me retrouve à faire danser les touches de mon clavier. Mboko God est sorti le 20 mai dernier. C’est l’album très attendu de Jovi « Le monstre », un rappeur camerounais. J’aime le rap, J’aime Jovi. J’aime New-bell Music. J’aime le mouvement qu’il draine : celui de mêler nos sonorités à la modernité. J’aime ce mouvement parce qu’il est à l’image du Cameroun. Il est à l’image de cette jeunesse qui se cherche. Une jeunesse qui prouve que, sans rien elle existe. Au départ de cet article, j’étais prise de colère. Danielle ibohn est une vendue à la solde du jovin… Vais-je me justifier ? Non ! Je vais vous parler de l’album.

Ce qui m’a dérangé tout d’abord… (suite…)



Crédit photo:Dreamstime

D’Abidjan à Douala: Les filles androïdes

Qu’on soit d’accord sur ce fait, je suis une fille androïde. Gardez- le bien en tête, nous éviterons bien de quiproquo. Androïde est le nom  donné au système d’exploitation de Google, blablabla… Il est généralement le système d’exploitation le plus populaire dans les smartphones, blablabla. Vous commencez à comprendre? Fille androïde = fille accroc aux réseaux sociaux. D’Abidjan à Douala, nous parlons des filles androides de nos pays, des ressemblances vraiment troublantes. Et si on était un peuple, une nation, avec ses frontières et tout. Venez,  je vous embarque dans le monde des filles androïdes.

Nous aimons le vert…

Si, si , si ce n’est pas un titre pompeux. Une fille androïde est une fille collée à son téléphone, voire scotchée, gluée… Bon, j’arrête avec les synonymes. Normalement dans la « vraie vie » (Parce qu’internet ce n’est pas la vraie vie, on est d’accord), nous sommes soit des grandes gueules, soit pas du tout. Alors nous nous (ouais, vu qu’on est devenu un peuple), défoulons sur nos téléphones, phalettes, tablettes…. Peut-être pour expier la trop grande colère qui est en nous. Parce que toute fille androide, est une fille ronchonne par excellence. Nous nous plaignons de tout, de rien, de l’absurde. On aime se plaindre, c’est le sport par excellence. C’est pourquoi nous aimons le vert. Vous savez, le petit bouton qui marque notre présence sur les réseaux. Chez nous (ouais, vu qu’on est devenu un peuple), on ne se parle pas. On parle à nos téléphones. Deux filles androides dans la même pièce ? Lorsque nous nous rencontrons pour la première fois: «  hééééé tes là ? »  (Indiquant de notre doigt, nos  téléphones). Comme si on était à l’intérieur de nos téléphones. Chose curieuse, nous le faisons à l’unisson. Nous échangeons toute suite les identifiants. Les filles androïdes ne s’appellent que par leurs identifiants. Alors si l’une de nous (ouais, vu qu’on est devenu un peuple) (suite…)



@Creator.com

Au pays de Daesh… Je suis Garissa

Il  est 5 heures du matin. Et déjà, les appels des muezzins inondent la ville. L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. J’enfile ma burqa. Je ne suis pas de religion musulmane. Mais il faut bien le faire pour pouvoir survivre. On n’entendra plus les cloches : celles de la sainte cathédrale. Il fut un temps, elles résonnaient avec force, une volée de cloches. L’avais-je déjà entendu ce son ? Je ne pense pas. Mais mes grands-parents le racontent si bien. Il fut un temps, on pouvait vivre sans contrainte de religion. Aujourd’hui, l’on feint une croyance. L’on mime des gestes auxquels on ne croit pas.  Les gens de Daesh, ils pensent qu’ils ont vaincu. Ils se pavanent, chacun exhibe sa barbe et son sourire en coin, avec surtout la satisfaction d’un travail accompli. Ils pensent nous avoir convertis, nous avoir annexés. Mais notre cœur pense le contraire. Les apparences… Certains musulmans ne sont pas d’accord…

Ce n’est pas l’islam…

« Tout ce qui est dit dans cette version du Coran n’a rien à voir avec le prophète Mohamed. », s’écrit l’imam.

Il est sur la place publique. Comme des milliers d’autres, il sera exécuté comme tous les vendredis. (suite…)



@çacestbonFacebook

Les lions indomptables de la culture: Indomptables ou bien?

Ce billet est un des ceux que je qualifierai d’égoïste. Je suis désolée, mais je pense que c’est mon blog …ou bien ? L.O.L. Je suis social media manager. Et être au courant de tout sur la toile, est mon devoir.  Je n’aurais jamais pensé que cela m’arriverait un jour.  Mais c’est un fait : les réseaux sociaux sont devenus un facteur de stress. Alors j’ai décidé de consommer moins, de consommer de manière passive, être là sans vraiment l’être, n’interagir sous aucune manière.

La vie d’une junkie

Alors comme une junkie, j’ai décidé d’essayer le monde parallèle des medias sociaux que je visite peu.  Comme des effets « placebo », je me suis mise au gif, au Mooc,  au soundcloud,  et surtout à la musique urbaine camerounaise (Vidéo).  Il faut savoir que je suis fan de rap. A une époque, je voulais l’être. Ekié, il faut vraiment que jeunesse se fasse. Hihihi. J’avais pour artistes-boussole : Jovi, Krotal, , Stanley Enom, Magasco… des artistes rappeurs qui font le bon et le mauvais temps au Cameroun.

La musique urbaine au Cameroun

Avant toute analyse, je tiens à dire que je ne connais rien à l’art. Je suis dans le ressenti. Bon, Je suis hypersensible comme personne, ressentant la portée de chaque mot à la syllable près… C’est vrai que ça ne se voit pas dans mes écrits, mais les poids des mots  ont une importance. Voilà pourquoi le rap est mon style musical préféré. J’aime la rage, l’amour, la peine, la mélancolie, la joie, qui en ressort. J’aime lorsque les mots déchirent la pensée. J’aime lorsque les mots font monter le ton. J’aime lorsque les mots sont si puissants qu’il vous pousse à faire des gestes de rage. J’aime ce  ressenti. Je suis très introvertie, alors ces punchlines me libèrent. (suite…)



Crédit photo Pichenette by Psyress, je suis trop fan.. Allez voir son blog http://psyress.illustrateur.org/

Le jour où j’ai choisi un pagne…

J’aurais 30 ans bientôt et il est clair que cette étape de ma vie me stresse. Surtout lorsqu’une de vos sœurs se marie. Je vous explique. En Afrique, ça doit être dans l’air ou c’est dans le cours de l’évolution. Mais comme l’extinction des dinosaures, les trentenaires doivent tous passer à la casserole : Mariage. Chacun choisit son conjoint comme il le souhaite. Mon Flopinou a choisi : elle.

Crédit photo Florian Ngimbis J'ai beaucoup aimé hihihi

Crédit photo Florian Ngimbis J’ai beaucoup aimé hihihi

Moi ? Ce sont les pagnes. Quoi ? Vous ne croyez pas tout de même que j’allais vous donner son nom. L.O.L C’est un blog, pas un journal intime. (suite…)



Atoute.org

Le jour où j’ai rencontré Dieu…

Je tiens à vous dire : ce billet va être rocambolesque. Hihihi.  Débutons. J’ai la chance ou la malchance d’être une fille super maladroite. Je crois, je suis même sûre  d’avoir déjà expérimenté tous les pans de la honte. La dernière en date : les églises éveillées. Ne vous méprenez pas. Je ne fais aucune apologie, aucun procès. Chacun est libre d’adorer un Dieu. Qu’il soit en bois oh ! Qu’il soit en fer métallique, genre IronMan ou spiderman. On s’enfout hein ? Hihihihi.  Moi, je ne vais pas vous dire qui j’adore. Ça va complètement fausser l’ « objectivité » de ce billet hihihihi.

« In Jesus name » (suite…)



Les lions indomptables m’ont mis sur un petit vélo sans chaîne

« Dans le cadre d’une opération baptisée “Francophones, tous à vélo!”, Mondoblog a été sollicité par le réseau francophone Vélophonie, qui vise à promouvoir l’usage du vélo dans le monde. Vélophonie vous invite donc à raconter, expliquer, décrire ou même dessiner votre réponse à la question Quelle place pour le vélo dans votre vie et dans votre pays ? en y consacrant un billet sur votre plateforme Mondoblog. »

Lorsque je dis oui à cette campagne, je n’ai aucune idée de ce dont je vais parler. Cependant, J’ai trouvé l’idée bonne et suffisamment « absurde » pour mon blog. Si, si « absurde ». Au Cameroun, le symbolisme du vélo est lié à la classe moyenne. Il est cher allant de 35.000 FCFA  à 70.000 FCFA . Je suis une fille de pauvres. Je ne n’ai pas d’expérience en la matière. Je ne sais même pas pédaler.

@btwn

@btwn

 Alors je vais vous parler de ce que je connais. Nous sommes au lendemain d’une défaite des lions indomptables, de nos chatons vénérés du Cameroun à la CAN 2015, et je suis très en colère. (suite…)



Le fonctionnaire du Cameroun

@Le Minarchiste Québécois

@Le Minarchiste Québécois

Le service public. Il y a cinq ans, je rêvais d’y être embauchée. Moi et mes rêves qui s’étiolent au rythme cardiaque d’un asthmatique en pleine crise… lol !  J’étais moulée dans cette espèce de déterminisme social : tes parents l’ont été ? Tu le seras *Me pointant du doigt, pour me rappeler mon devoir*. Vous l’avez certainement deviné aujourd’hui, je vous parle du service public. Etre fonctionnaire, c’est quand même sympa. Des heures souples, pas d’obligation d’être présent. Et pourtant… Vendredi soir, rentrant du boulot, je suis tombée sur un fonctionnaire dans un taxi. Il est dans l’administration publique depuis 30 ans. Je ne saurais vous expliquer comment on est arrivé à cette discussion. Alors je vous le laisse. Les embouteillages ayant contribué fortement à ce récit, ce ne sont pas mes mots, ce sont les siens.

(suite…)



Cameroun: Je blogue donc je suis?

Les blogueurs camerounais… depuis une semaine, je vous menace. Je sais que le digital est le nouveau métier à la mode. Tout le monde se prévaut évangéliste, pionnier, avant-gardiste. Je vous l’accorde, le terrain est encore vierge, le milieu tend à se construire. Mais sous-entends dit-il, qu’il faut faire n’importe quoi ? Je ne pense pas. Aujourd’hui, je m’attaque aux blogueurs camerounais. Ceci est une critique acerbe. Le blogging, C’est un pan du digital. C’est lui qui crée du contenu. Il est d’autant plus important qu’il donne un positionnement, le pouls du Cameroun. N’en dément les journalistes, il a le pouvoir d’influencer les pensées.

@blogapart.info

@blogapart.info

La pléthore des blogs

Avec la démocratisation des coûts d’internet au Cameroun (Dieu, merci il y a une justice dans ce monde. Thank you Djizoous ! Quoi ? Ce n’est pas facile, lol), les blogs ? On en compte près de 200 indépendant de l’espace géographique (de la diaspora ou natif). Sur quoi, je me base ? Le groupe facebook des blogueurs camerounais, le nombre d’inscrits et le nombre de blogs mentionné. Ce qui présuppose que certainement, il n’est pas exhaustif ce chiffre. (suite…)



Alors je montai dans un bus…

Il était sensé sortir ce billet lors des fêtes de noël. Je me suis reprise plusieurs fois.  Je n’arrivais pas à trouver le bon angle. Des jours passants, nous sommes le 31 décembre 2014. Il faut que je le termine. La redéfinition de l’angle devient impérative. Devrais-je vous faire un bilan ? Nous sommes le dernier jour de l’année.  Mais c’est d’un ennui. Personne ne sait ce qui se déroulera en 2015. Alors pour le dernier billet de l’année, pour changer, je vais vous parler de mon pays. Quoi ? lol ! Oui, je suis chauvine. Ça aurait été une déclaration d’amour à la terre patrie. Cette façon qu’elle a  de me remercier d’être restée, de ne pas avoir céder à la tentation de partir, de ne pas avoir choisie l’immigration. Quoi ? Nà tilà. C’est le nom de mon blog, c’est écrit tout en haut là… lol ! Comme si tout l’univers se mettait en place comme un puzzle. Jaz-y chante dans mon casque : Thank you for come.

Alors je montai dans un bus…

Je sais, cette transition est tirée par les cheveux presqu’incompréhensible. Je vous explique. Le fait marquant de cette année ? J’ai beaucoup voyagé. Je ne sais pas si le patriotisme peut tuer, mais il m’a tuer. Si, l’accord grammatical est bon.

Photo prise à la descente de l'avio @Bata

Photo prise à la descente de l’avion @Bata

(suite…)



Je suis camerounais et je suis du Front national

Il est 6 heures et mon horloge interne me rend nerveuse. La veille, j’ai dormi à 3 heures du matin. Suis-je vraiment réveillée ? Suis-je vraiment reposée ? J’émerge peu à peu. Et les souvenirs de la veille se bousculent dans mon hémisphère gauche. Mais seul un événement me fait sourire béatement : mon voyage en train. Il eut les allures d’un voyage dans le temps compte tenu de la conjoncture.  J’ai failli le rater. Moi et mes multitudes sacs à dos, j’ai couru après le wagon. J’ai attrapé la main du contrôleur et je me suis glissée dès 6 h dans un univers bien compliqué.

Je suis camerounais, je suis français…

@FN -Regionales

@FN -Régionales

Ecouteurs aux oreilles, les voyages en train sont d’un ennui, si vous n’avez rien à faire. Alors d’une oreille, je suis de la musique religieuse. Quoi ? On ne sait jamais. Et l’autre oreille vadrouille. Et cette voix, cette voix à l’accent du nord-ouest du pays :

Hé mon frère, vous allez bien ? Je vais à Yaoundé retirer mon « passport ». Votre pays-ci est terrible.

(suite…)



Et si…

Il est 18h40. Je suis au bureau. Je suis en plein rush. Je m’enfous un peu ? Je danse sur du Toofan (Gweta). En me rappelant de ma journée, j’ai une drôle de sensation. Avoir un chagrin d’amour, est ce moment où la lucidité prend ses aises dans votre cerveau. Je suis en plein dedans. Vous avez le regard perdu, l’esprit ailleurs et un laps de temps, lorsque vous revenez à vous… Vous êtes parfois des témoins inattendus.

@vimeo

@vimeo

En temps normal, vous trouverez ça normal (excusez la tautologie), mais votre cerveau est lucide. Je suis allée faire des courses au centre-ville.  Au milieu de la foule, les passants font des  achats. L’ambiance est bonne enfant. Cette question envahit mon cerveau lorsque je la vois: Pourquoi autant de mentales dans la ville ? Son odeur me réveille de ma « léthargie », me retourne. C’est une « folle ». Elle n’a pas pris une douche, ça fait des lustres. Les badauds parlent de magie noirequi n’aurait pas marché. Elle n’a pas dû donner sa famille. Elle n’a pas pu les livrer à une mort certaine. Sa sentence ? La folie. Elle veut des FCFA, conduire des grosses voitures, acheter de belles chaussures. C’était un fait isolé ? Les gens aux pays aiment parler. C’est la fin d’année et tout le monde aime parler de magie noire. C’est dangereux cette saison des fêtes, lance une dame, c’est bien fait pour elle. 10 min plutard, débarque une autre malade mentale. Elle est vêtue, elle. Elle pleure : j’ai perdu mon fils. Vous pouvez le sauver. Elle arrête les voitures. Elle s’accroche. Tout le monde reste estomaqué, pétrifié. Comme si la venue de cette « folle » présage une mauvaise fête?

Allez, Son’a ponda!



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Tu sais, même lorsque je mens, je t’aime…Paris

3598596311_84211f2566_bJe suis censée commencer à faire un visuel, mais cette histoire me turlupine. Décembre, c’est la saison des mbenguentaires au pays. Qui dit mbenguetaires, dit Hommes de la diaspora, dit Hommes blanc. Autrement dit, nos « chers frères et sœurs » de la diaspora reviennent au pays. Nos chers frères blancs viendront faire du tourisme au pays. C’est la saison des retrouvailles.

La charité commençant par soi, parlons de la diaspora.

L’imagerie populaire veut que tout homme blanc possède une fortune en France. L’imagerie populaire veut que celui qui a traversé*, possède une fortune. Alors, c’est bien normal que l’étalage des richesses fasse rage au pays en ce moment. Tout le monde cherche à mettre l’argent** à terre. Au Cameroun, le m’as-tu-vu a une place prépondérante dans l’ascension sociale. Plus tu montres que tu en as, plus tu es respecté. Même si nos chers mbenguetaires bossent durs, cotisent, se bagarrent, s’acharnent, se prostituent (Hommes comme femmes) pour satisfaire ce statut social, tout le monde les envie. Faut-il les envier ? L’Eldorado serait-il réel ?

@SrickersVille

@SrickersVille

Les métiers de Paris.

Ils veulent tous aller à la Ville lumière, les Camerounais. On y trouve des euros dans les arbres, partout. Faut « juste » bosser dur ! Néanmoins ce qu’on ne dit pas, c’est que ton frère ne l’est pas en France. C’est la loi de la jungle, de l’individualisme. Alors la plupart choisissent la facilité. (suite…)



L’absurdité d’un équilibre …

Il est 14h15. Ma machine télécharge une application. Elle met du temps. Je m’impatiente.  Le signal download m’indique 50%. Je ne suis pas sortie de l’auberge. En fond dans mon cerveau, la voix d’Ali baba berce mon angoisse. C’est ma nouvelle playlist.  C’est du funk joué par un nordiste, les gens du nord comme on dit chez nous. La révolution, commence par la prétention à se battre face aux préjugés.  Le clip est un hymne à l’époque . Elle faisait partie des « bons points » donnés par le gouvernement à toute personne participant à l’ « intégration nationale ». Le Cameroun compte  200 tribus, il va s’en dire.

@Inmed

@Inmed

(suite…)



Le pipiroom de la république

 

Il est 4h58 minutes, photoshop ne m’aime pas. Bon, je travaille sur un visuel et c’est un peu compliqué. Je suis stressée alors j’écris. Je vais vous parler aujourd’hui du pipiroom de la république. Vous avez une appréhension ? C’est bien normal !! Mais je ne parlerais pas de politique proprement dite. Quoique lorsque tu vois la photo ci-dessous, tu te dis, Ah merde!

 

@Danielle Ibohn

@Danielle Ibohn

Ceci est le pipiroom de la république : la rue Mpodol Ruben um Nyobè. Pourquoi ? Parce que j’y ai fortement contribué. Quoi ? C’est vrai !  Lorsque vous quittez  Douala pour yaoundé, le trajet est pénible. C’est 4h30 de routes, de verdures interminables, de  queue de poisson à vous rendre cardiaque. Alors dès l’agence, on se prépare : Boisson, jus, eau, nourriture, comme si on s’apprête à aller à l’échafaud. Cependant le corps obéit à des règles d’impuration indémontable. Dans 3h 30, on aura envie tous de faire pipi, d’uriner. Heureusement pour nous, le chauffeur du bus connait de petits endroits où nous pouvons profiter du bonheur de pisser à l’air libre. Quoi? les femmes,  ça pisse :p

Alors, nous avons cet endroit. Vous imaginez le nombre de personnes, de bus, de nationalités qui sont passés chaque fois.  Notre politique pour nos héros nationaux ne se répercutent-elles pas de manière inconsciente sur nos attitudes ? On pisse sur notre histoire et c’est bien ça l’histoire.

 

Allez Son’aponda



Nobody cares about your hashtags – Cameroon

Il est 5 h 30 minutes. Mes yeux ont très vite fait de s’ouvrir ce matin. Le manque de sommeil est dû au stress, me chuchote mon cerveau. Néanmoins la première personne à laquelle je pense c’est Ngimbis. Je ne suis pas amoureuse, ralalala. Mais la discussion de la veille m’obsède. Nous sommes des blogueurs, de vieux blogueurs. Essoufflés par le temps ? On commence à le croire. Nous produisons en moyenne un billet par mois. Moyenne en baisse, que dis-je, en chute. Mais la passion y reste. Nous parlons de notre difficulté à faire des articles de qualité, des articles argumentés, recherchés, fournis de manière fréquente. Ils peuvent prendre des heures, des jours, des semaines.

En termes d’efficacité, les blogueurs francophones ne sont pas nantis. Ils aiment « bien » écrire les blogueurs francophones, déclare Flo. Ils font de longues phrases. Par conséquent, ils sont moins fréquents sur les plateformes.

Alors, bloguer efficace devient une évidence. Pour débuter ce parcours initiatique vers le blog efficace (Moi pawadan suivant les règles du maître Jedi), je ferais des petits blogs posts. Commençons ce parcours par une préface signée : mes proches. Au Cameroun, être blogueuse se résume en une phrase:

Donc de tous les travaux qu’il y a sur la terre, c’est traîner sur Internet qui t’intéresse ? Tu es une paresseuse en gros.

Je vous parlerais alors de ceci.  Je vous parlerais de la photo ci-dessous. Je l’ai reçue ce matin.

@Danielle ibohn

(suite…)



Bienvenue chez les Fecafous!

En l’an 2019, plus précisément en janvier, le Cameroun accueillera la 31ème édition de la coupe des nations.C’est la plus grande fête de football. Elle est attendue sur le continent. Nos Stars rentrent. Nos  footballeurs immigrés reviennent au pays. Adulés, les voir jouer au football reste un délice. Cependant subsiste la rivalité ambiante locaux-Pro. Et l’on dit parfois : plus votre équipe est constituée « d’expatriés », plus vous avez des chances de gagner. Chose que je démens bien évidemment suite à la débâcle des chats domptés lors de la dernière coupe du monde. Quoi? C’est vrai? Lol

@CamFoot.com

@CamFoot.com

Ah ! Les chats domptés ! En 2019, on ira les applaudir dans le nouveau stade de Limbé, dans les stades « retapés » de Yaoundé et de Douala. Et peut-être dans les échafauds de ce qui devrait être construit ? Noooooooon ! Je ne suis pas pessimiste. Je suis juste un tout petit peu réaliste. Bon, un peu trop. Quoique, lorsque vous remarquez ce qui se passe ces derniers jours dans notre pays, tout laisse croire à un fiasco.

La fédération Camerounaise de football (FECAFOU)

Je suis une fan de foot… et c’est à cœur ouvert que je m’inquiète. Nous avons un précédent en matière de jurisprudence. Alors Ferons-nous comme le Maroc ? Pourquoi j’en parle ? Cette année, c’est l’année de l’élection du nouveau président de la Fecafoot. Pardonnez la tautologie. Vous savez celui qui gère le football camerounais, les primes, le sponsoring, les prises en charge et le nombre inqualifiable de membres dans la délégation des lions lors d’une compétition internationale.  (suite…)



@Mark A. Perry Sculptor

Cameroun: Les choses du pays

Les choses de ce pays! Chaque fois qu’on prononce cette expression au pays (excusez la tautologie), il est clair qu’elle n’est pas de bon augure. Elle révèle le caractère absurde des camerounais. Je la prononce de plus en plus. Je vous explique. Depuis peu, je passe le clair de mon temps dans les transports urbains, et les apéros si j’arrive à assister… Ce billet est une série de mini-histoires.

En un l’apéro et mon selfie avec le gouverneur !

Au Cameroun, nous avons un concept « IYAUNE? » Si, si, le point d’interrogation a sa place.  Traduction? Apéro ! Quoi? Nous sommes toujours en mode question chez nous. Faut noter que je n’ai pas toujours le temps d’y être à ce type d’apéro. Quoi? C’est vrai! Alors lorsque le sms est arrivé: « IYAUNE à 18h au CDF», j’ai contrôlé ma to-do-List… Et j’ai trop trouvé du temps ? Olé, feux d’artifice, limbo, secouement du popotin (oui, ça se dit, c’est mon blog ou bien ?). Une heure plus tard, je m’installais des boissons à la main, des cacahuètes. Je passais du bon temps : blagues, histoires, rire, fou rire. L’ambiance était bonne enfant. Comme les secondes qui s’écoulent à la 24 chrono, rien n’allait se passer comme on le pense. Comme l’accalmie durant les films d’horreur, Ring, ring,… une péripétie n’est pas bien loin.

Soudain, débarque un groupe de personnes…Normal, nous sommes dans un bar huppé. Mais comme un sniper, pointant son arme vers vous, la lumière rouge n’a pas mis longtemps à apparaitre. La serveuse nous approche :

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Les z’héros nationaux

Je sais qu’elle n’est pas très originale cette lettre. Faire une pour te rendre hommage, C’est fait et tellement refait? Bref! Je voulais juste t’écrire. Je voulais juste kongosser sur l’après indépendance du vert-rouge-jaune. Nous sommes indépendants maintenant. Bon, l’indépendance est venue avant la réunification. Je sais que tu aurais voulu la réunification avant. Mais c’est le contraire qui s’est passé. Elle s’est imposée en 1972. Nous sommes désormais République unie du Cameroun.

Martyr national? Martyr de Quoi?

@Panafrique.net

@Panafrique.net


La première fois que j’ai entendu parler de toi, ce fut en classe de CE2 en cours d’histoire. On parlait de toi comme un martyr. Martyr de quoi? Une guerre? Tu fus maquisard? Tu entras dans le maquis? Je suis confuse et bien trop jeune pour comprendre. Alors au fil des années, j’ai répété ma leçon d’histoire sans bien me demander pourquoi ceci ou cela. Oui, t’as une place dans les livres d’histoires. Bon, t’as un paragraphe, une jolie photo et tes appelé résistant, non pas maquisard. C’est écrit Ruben Um Nyobè et la résistance camerounaise face aux colonialismes français. Aujourd’hui, ton nom au Cameroun est presque tabou. Personne n’en parle vraiment. C’est comme si cette résistance demeure tacite dans nos mémoires. Il est synonyme de soulèvements, d’émeutes. On a d’ailleurs vécu deux majeurs: une en 1990 et une autre en 2008. La première demandait le multipartisme et l’autre était celle des émeutes de la faim suite à la hausse du carburant. Elles ont laissé de mauvais souvenirs. Alors ceci peut expliquer ce mutisme? Ou pas? Hum…

Bref Près de 50 ans après, on est bien loin de l’administration parallèle aux services coloniaux que t’as crée pour marquer ton envie d’être libre. On est bien loin de ton exigence de devenir premier ministre. On est bien loin de ton vœu d’apprendre aux africains à diriger, vœu émis à cette tribune de l’ONU en 1952. L’ONU? Elle n’a pas changé. Tiens! Elle ne sert toujours à rien aujourd’hui. Tout le monde y fait des discours sans plus. On y parle sans plus. Au pays, nous avons eu enfin un pouvoir exécutif avec une séparation des pouvoirs. Nous sommes bien loin du système législatif anglais. Les députés sont plus des faire-valoir qu’autre chose. Ah tiens! Il y a une alternance au pouvoir. Bon, pas alternance, alternance. On a eu en 50 ans, trois présidents de la république. C’est pas mal. Oui! Il y a certains en Afrique qui n’ont qu’un seul depuis. C’est pas mal non? Bref! Faut bien voir le bon coté des choses. Les héros d’aujourd’hui sont ceux qui possèdent de l’argent pas des idées. Alors tu n’aurais pas vraiment eu ta place. (suite…)



Top 5 des choses à faire pour éviter Ebola

Lorsque je commence ce billet, mes idées s’entrechoquent. Je suis comme prise dans un tourbillon. Bon, commençons par le début. Ebola est l’actualité qui défait la chronique ces derniers jours. Je ne le fais pas exprès, mais mon univers a le don de tourner autour de cette maladie.

Par un heureux hasard, j’ai assisté à un miniséminaire de formation sur la maladie Ebola. Je n’étais pas ravie, ravie d’y assister. Mais bon, fallait se plier aux règlements. Je vais être magnanime. Je partagerais avec vous le contenu de ce miniséminaire. Deux parties le constituaient : la transmission de la maladie et la prévention. Pourquoi ce billet ? Parce que j’ai suivi cette miniformation bizarrement. J’ai écouté et entendu différemment. Je m’attarderais sur la transmission. C’est mon côté citoyen. Alors les interdits nommés sont :

  1. Ne vous embrassez plus
Ebola_Prévention_Afrique

@Huffingtonpost

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Mon speed dating à la camerounaise

J’ai la grippe. Je suis grippée. Je sais ceci n’est pas une information. Mais dans le récit qui va suivre, vous comprendriez pourquoi…  Nous sommes en saison des pluies. Les tierces, les secondes, les heures, les jours sont rythmés par dame pluie. Elle rythme aussi bien notre temps, qu’elle rythme aussi bien nos vies, nos humeurs et très souvent nos appétits sexuels. Quoi ? Tout le monde a dix-huit ans sur mon blog. 🙂 Je ne suis pas une frileuse. Bon je râle de temps en temps. Bon je râle tout le temps. Je trouve ça parfois lassant d’en parler. Mais que voulez-vous, j’aime bien gaspiller les lignes lorsque j’écris. Je sais. Vous vous dites où elle veut en venir. Patientez ! Vous zapperez dans les lignes qui suivent. Je ne serais pas longue.

A l’usine…

Depuis que je suis revenue au régime de l’usine, entrée boulot 8 h-sortie 18 h, les lieux où je passe le plus clair de mon temps, sont les taxis. Parfois, j’ai l’impression d’assister à un speed dating « Grandé ».

@Streetutopia

@Streetutopia

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Tu n’as pas deux 50 F cfa là ?

J’espère que les faits racontés dans ce billet soient un fait isolé. Quoi? Sinon, la guerre aux 50 F cfa sera déclarée. Le 1er juillet dernier, le Cameroun vit un nouveau rebondissement dans sa vie économique.

Quoi? La défaite des miaous fait partie du premier rebondissement de la vie économique du pays. Entre la surconsommation pour gagner un billet Rio-Douala et les millions dépensés pour qu’ils y soient les miaous et leurs délégations de 200 personnes, nous sommes en présence d’un boom économique. Bon, j’exagère un peu.

Quoique la nouvelle est tombée comme un couperet. Les prix du carburant et du gaz domestique ont été « réajustés ».  Vais pas vous mentir, les émeutes de février 2008 me sont revenues comme un boomerang. Va-t-on revivre les émeutes de la faim?

@Une du Cameroon Tribune

@Une du Cameroon Tribune

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Wimbledon se passe aux USA

Je sais. Je sais. Ce genre de titre peut prêter à confusion. Laissez-moi vous raconter l’histoire d’abord.

@20minutes.fr

@20minutes.fr

Je suis devenue une fille depuis peu. Va savoir pourquoi? Les « Dimanche », j’ai un nouveau rituel. Je vais me coiffer. Oui. Vous avez bien entendu. Je me coiffe. C’est une coutume au Cameroun. Les femmes se préparent pour la semaine. On s’aligne presque pour…tellement les salons de coiffure sont pleins les dimanche. On peut y faire facilement trois heures tranquille.

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Adoptez-moi au Cameroun: un véritable périple

L’adoption. Je n’étais pas sensée écrire dessus. Je pensais faire des mbenguetaires* mon quatre heure. Mais il y a plus important que les débâcles d’une génération perdue qui essaie de trouver une identité en oubliant les siens.

Je vais vous parler de l’adoption au Cameroun. Étymologiquement, bref on s’en fout des étymologies. Tu es stérile. Tu ne peux pas avoir d’enfants. Au delà des solutions comme mère porteuse en Afrique qui est, on va dire, pratiquée de manière peu orthodoxe, vous pouvez adopter. Mettons une halte, qu’est-ce que j’entends par peu orthodoxe. Nous avons quatre cas. Soit un membre de votre famille vous offre un enfant. Soit vous faites un arrangement avec une voisine. Soit vous laissez votre époux prendre une deuxième épouse et vous élevez ses enfants et acceptez de partager votre époux. Dans le cas, où c’est l’homme qui est stérile, l’homme épousera simplement une femme qui a déjà des enfants.

 

@Fotopedia

@Fotopedia

 

Depuis un bon bout, je m’intéresse à la question. Comment adopter au Cameroun ? Ce n’est pas si difficile. Techniquement, vous pouvez trouver un bout de chou à chérir. Mais de point de vue légal, tout se complique.

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Le top 10 des supporters Camerounais

Nous sommes à quelques heures du deuxième match des miaous*. Rien ne me ferait plaisir qu’un but. Un seul but, même si on perd. M’en fout, je veux un but. Quoi ? Je suis réaliste. Nous sommes de fervents supporters. Nous sommes de fervents fans aussi versatiles qu’une girouette en plein orage. C’est vrai oh !  La preuve, moi. Nous sommes  20 millions de camerounais et comme lors des précédentes confrontations des chats*, nous sommes 20 millions de coaches. Ce billet est une commande d’un ami. Il souhaite avoir mon expertise de supportrice « fervente » 🙂

Si vous avez des amis camerounais, commencez dès à présent à observer ::::

Au Cameroun, si on devait catégoriser les supporters. On le ferait surement suivant un certain ordre ::: Des plus fêlés au plus plus fêlés. Excusez le superlatif. Mais on est passionné du foot aux pays. Même si nous n’avons pas des stades dignes de grande compétition internationale. Nous quoi ? Comme on dit au pays.

Allez sifflet de coup d’envoi: Voici le Top 10 de l’archétype des supporters camerounais

Supporter-Camerounais-Brazil2014

Must to be in Cameroon lors d’un match @Danielle Ibohn

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Garde-à-vous 60 microns d’épaisseur !

Une anecdote est à l’origine de ce billet. J’aurais aimé ne pas vivre ce moment de honte. Ce moment où tu te balades dans tout le quartier avec tes outils de « raniania* » à ciel ouvert. Et un de tes voisins qui ne s’abstient de te lancer :  » C’est sûr là, tu n’es pas enceinte « . En effet, j’ai eu la bonne idée d’oublier de ne pas prendre mon sac d’emballage. C’est devenu un habitus au Cameroun. A l’origine de mon ascension sociale (quoi ? Une fille pas enceinte, c’est une ascension sociale au Cameroun), un décret interdisant les emballages plastiques de moins de 60 microns d’épaisseur. Je comprends rien à ce jargon. Alors je suis allée à la rencontre des 60 microns d’épaisseur.

@iCameroon

@iCameroon

Economie verte face au développement (suite…)



Un Baiser sur le Cameroun

Je l’écris à chaud ce billet. Ça bout au-dedans de moi. Je ne sais quoi faire, sauf écrire. Les sentiments se mélangent dans ma tête. Ma vie d’ici, ma vie d’ailleurs et mes regrets. La plupart ont souvent du mal à le croire, mais je me livre très peu sur ce que je ressens. Je ne peux m’y résoudre. Mais sur ce point, je vous donnerais une partie de ceux que je pense.

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Vue sur Douala – Quartier Logpom @Danielle Ibohn

De retour sur mes terres, je suis comme une vierge devant son premier amant : entre excitation et peur. Et pourtant, mon Cameroun n’a pas changé. Il a le même soleil, les mêmes gens. Sa pluie reste insolente. Sa circulation, ses embouteillages sont un capharnaüm. Cependant, mon regard a changé.

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@Ney Giraldo

Top 10 des jurons les plus utilisés lorsqu’on est dégoûté au Cameroun

@Ney Giraldo

@Ney Giraldo

A notre arrivée à Abidjan, on a perdu un de nos compatriotes suite aux « excellents » services publics de la police des frontières camerounaises. Nous avons perdu Tchakounté. Un humain à l’eau grâce à la myopie d’un fonctionnaire. Oui, il a mis à la place de sa photo une autre. Alors dégoutés mes compères et moi, nous avons commencé à pratiquer le sport national : la critique. Au lieu de s’invectiver, chose normale, on a des jurons bien pratiques qui font le boulot.

Voici le top 10 des expressions les plus utilisées lorsqu’on est dégoûté.

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Le New York Times, mon Cameroun et moi

Il est 22h 25 et je n’arrive pas à dormir. J’ai milles et unes pensées qui bouleversent ma vision du Cameroun. J’aurais dû écrire sur Buéa, une des villes anglophones du pays. Ville où t’as l’impression de ne pas être tout sauf au Cameroun. Tellement l’ordre y règne et le sens du paradoxe n’a pas sa place. Bref! J’aurais dû écrire sur le Mont-Cameroun, sa ville très arc en ciel. Oui! Où toutes les filles savent tout porter sauf des couleurs sobres. Comme si elles célébraient un hymne à la vie. Avec en fond sonore les percussions de la musique naija, j’avais l’impression de revivre.

@courrierinternational

@courrierinternational

Au nom de JESUS… Amen 

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We are Happy from Cameroon – BlogTour

Vraiment ce billet ! Je fais souvent des  choses. Mais ça ? Je suis sensée faire la mendiante. Oui ! Vous lisez bien ! Partant dun constat, Oui, ça marrive d’être attentive. Nous nous sommes rendus compte qu’écrire sur les camerounais, le Cameroun se résumaient sur les médias sociaux en la critique. Moi, la première hein ? Ce nest pas notre faute, nous sommes nés comme ça, Hihihi. Cependant Il y a aussi des choses à voir, à découvrir sur le Cameroun quautre que notre pratique sommeilistanaise. (Je te pique ton mot hein, grand frère Manekang)

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Le Camerounais en kit

J’aimerais tout d’abord dire que j’aime mon pays. Je ne veux pas d’équivoque. Indice? Fait? Indicateur? Je supporte toujours nos internationaux, nos chats domptés là. Depuis le temps, c’est devenu des chats, ha? Après leur lourde défaite face au Portugal, si c’est pas de l’amour, je ne sais pas hein?

@Danielle Ibohn

@Danielle Ibohn

Vais vous parler aujourd’hui de 20 tips à savoir sur le Camerounais. Pourquoi 20? Vous le comprendriez assez tôt : D Ce billet part d’une série d’événements qui ont eu lieu cette semaine. Je suis rendu compte qu’on est quand même bizarre. J’ai fait les lieux publics (taxi, services publics, banques, lycée, etc.) puisqu’il en faut cette semaine. Nous sommes un peuple particulier. Mot gentil lorsque votre psy veut dire vous êtes fous : D quoi? c’est vrai! C’est hallucinant le comportement des Camerounais dans les lieux publics.  Allez :

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We are happy from Yaoundé…

Il y a quelques semaines alors que je préparais mon retour chez moi, je me surprends à sortir cette punchline digne d’une ancienne abonnée à un vendeur de Comics : « Rentrer à Yaoundé après avoir vécu à Douala c’est comme replonger dans Smallville après avoir goûté à Metropolis ». Que tous les geeks et supporters de la #TeamYaounde me pardonnent, je me la pétais, mais un peu trop quoi.

Yaoundé is the town. No really, repeat after me:  YAOUNDE. IS.THE.TOWN.

@Danielle Ibohn

@Danielle Ibohn

Cet apaisant moment où, assise dans un bus même après le plus inconfortable des voyages, tu reconnais les lumières de ta ville à travers la vitre et recommence à te sentir vraiment chez toi. Et là je pense à la voix de Flora Coula qui souligne magnifiquement dans le titre Douala du Collectif Kalbass : « D.L.A, c’est vrai que j’taime bien, mais sans te mentir… Je reste une go de Yaoundé ».

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L’hémisphère droit a pris le dessus…

Je suis un garçon manqué. J’ai horreur d’être traitée de « fille ». Alors les écrits qui suivent se sont déroulés entre mon hémisphère droit et mon hémisphère gauche. Quoi? Vous ne connaissez pas la théorie? Selon des scientifiques, l’hémisphère droit, siège des émotions, commanditerait les décisions des femmes. Genre on est plus enclin à raisonner avec notre cœur plutôt qu’avec notre cerveau. Je vais vous avouer un truc, j’aime pas l’empowerment des femmes. Cette espèce de discrimination « positive » qui permet d’aider les femmes à être plus productives. Nous n’avons pas les mêmes chances que les hommes. Dans mon pays, je n’ai jamais eu à me confronter à ce genre de problème. Alors, je me demande bien quelle est l’utilité. Allez débutons ce billet! Ham… J’aurais dû écrire, oulà! Il passera pas à la Une. Il ne sera pas très original. Mais il vient du cœur. Oui, j’ai un cœur.

Crédit photo @Immigration Choisie

Crédit photo @Immigration Choisie

Les piplettes

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La communauté Twitter au Cameroun, vous connaissez?

Ce billet, je me suis prise trois fois avant de l’écrire. J’avais opté pour un début, genre: depuis fort fort longtemps existe la communauté twitter. Bref, je me suis ravisée vite fait. Vous aurez deviné. Aujourd’hui, je vais tirer sur la communauté twitter du Cameroun. Faut savoir que si on remonte à la genèse de la communauté, on verra des ancêtres comme « Homo Geekus » Quoi? Ce sont ces mecs à lunettes (la plupart) aimant parler de programmation, d’applications et de sécurité informatique.

Heureusement qu’aujourd’hui, l’environnement a changé. On retrouve les « Homo racontus » , les « Homo Checkus* », les « Homo Popcornus » , les « Homo fashionus » Quoi? Vous aussi! Bref, j’aime ma communauté twitter. Pour mieux vous en parler, je les ai catégorisés.

@Danielle Ibohn

@Danielle Ibohn

Honneur aux ancêtres! Les « Homos developpus ». Jean-Francis Ahanda, Daniel Kameni, Valdes Nzalli, Hugues Beyeck, Pierre Christian, Edouard Tamba, Izane Gaetan, Brice Ekobe, Max Epoh, Arsène Kapnang, Eloge. Ils parlent IT, sécurité informatique. Ces jours-ci, ils ont un délire : « bricolez une box TNT en faisant machin chouette » J’avoue que j’y comprends rien à leur truc. Bref! Vous imaginez,  lorsqu’ils engagent une conversation. Ils vous polluent la #TL 😀

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La séduction au Cameroun : fin !

Dans la vie, il y a trois choses qui suscitent autant de projecteurs : la fête, la drogue et le sexe. Je vais rarement aux fêtes. Je prends pas de drogues. Quoiqu’ on me demande souvent si… : D

Depuis plus d’une semaine, j’écris des billets sur la séduction. J’ai eu tous les projecteurs. Je ne parle pas de sexe, sexe… mais de séduction. De la séduction au sexe, il n’y a qu’un pas, voyons ! Ou pas de pas : D Bon, bref ! Il va s’en dire que tout le monde a eu son mot à dire. Je croyais que le tome 2 ne serait pas un succès. Cela ne fut pas le cas en termes de partage, mais en mails. J’en ai eu de toutes sortes.

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Welcome to the « wonderful world » of Cameroonian’s Girl!

Faut croire qu’à chaque fois que j’écris, je suis toujours dans cet état. Comme la tradition le veut, écrivons! J’aime pas faire de suite pour mes articles. C’est comme entamer une trilogie au cinéma, le premier de la série sera toujours meilleur que les autres. Bref! J’espère qu’il me donnera tort, ce billet! Ha! 😀

Lors de mon dernier article, j’ai parlé de séduction à la camerounaise. Bon, on va dire comment les mecs nous draguent. Bon, comment les mecs se débrouillent. Bon, comment ils se ramassent. Oui! Quoi? Nous ne sommes pas faciles. Croulant sur les  « Direct Message » (DM) sur twitter, des commentaires, des messages sur facebook, tous de la part des garçons. J’ai senti votre détresse. Et comme … Euh… laissez tomber , je risque convoquer une métaphore bien barrée. Débutons le billet!

Tyson by @Kamayeko

Tyson by @Kamayeko

L’enfer n’existe pas.

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La séduction à la camerounaise, mais allô quoi ?

Chaque fois que je suis dans cet état, il n’y a que l’écriture qui me permet de me changer d’idées. J’aime pas ce genre de billet, parce que ça finit toujours mal, en général. Quoi? Parlez d’amour finit mal en général, de la séduction à la vie de couple. Allez, hum.. vais vous parler de la séduction à la camerounaise. Je suis une fille. Bon, vous l’aurez deviné depuis le temps que je le ressasse sur mon blog. En plus, j’y ai mis ma tête là… Oui, tout à droite là! : D

Je suis une de ces filles qui se fait draguer tout le temps. Ham… Je me demande s’ils sont pas un peu pédophiles, les Camerounais. Quoi? J’ai 1M42 hihihi. La première fois que vous me verrez, si je vous en donne l’occasion. Quoi? 1 m42 c’est digne d’un record Guinness hihihi. Je ressemble à une fille de huit ans. Tout est petit. Tout ! C’est clair, je suis pas une Kate Moss. Et pourtant, je me fais draguer tout le temps.

@Browskin.fr

Vendredi dernier, lors de mes … Bref! Hihihi

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Désapez votre « burqa »!

Ham… Ce billet est égoïste.  Je vous vois vous le dire. C’est vrai, vous n’avez pas tort. Je suis une de ses filles qui … Ham… J’en sais rien en fait. Je suis une fille quoi? Elles ne savent pas ce qu’elles veulent, les filles, la plupart du temps. Quoi? C’est vrai! On est toutes comme ça.  Mon article a pour titre: « désapez votre burqa » . J’aimerais vous prévenir, il est complètement a-religieux, ce billet. Pourquoi ce choix ? Parce que la burqa est un vêtement complètement ouf ! Il nous couvre et laisse juste entrevoir les yeux.  J’ai parfois l’impression que nos pensées, nos sentiments nous emballent au point où on perd souvent la notion de « ce qui devrait être ». Voilà pourquoi je pense à la burqa.

@Grémi

@Grémi

Allez, je vous raconte. Hum vendredi dernier, j’ai pris rendez-vous avec le temps. Oui ? Lorsque vous décidez de revoir vos amis de fac, vous prenez rendez-vous avec le temps. Quoi ? Que faisons-nous  à part ressasser le passé. Ha ! Vous voyez ! : D je n’aime pas ce genre d’exercice argh ! J’ai promis d’être là ! Alors j’y vais.

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Génération soûle, révolution bière!

Il est dans mon tableau de bord depuis près de deux semaines, ce billet. Nous sommes au lendemain de la fête de la nativité. J’aurais dû avoir une gueule de bois tellement soûle de la veille. Une heneiken par minute, ce n’est pas facile 😀 Mais mon corps a eu la bonne idée de ne pas se sentir mieux. Repas, rencontres, partages. Les lieux de convivialité sont bondés: bars, restaurants, boites de nuit. Pour une fois, j’ai pas eu ce moment où tout le monde chante une chanson et je demande: c’est qui?

@Tym... On dit ça on dit rien hihihi

@Tym… On dit ça on dit rien hihihi

Oui! Je suis tout le temps en retard en termes de buzz musical. C’est vrai!  Je le sais toujours au moins deux mois voir trois plutard.  Alors, je vais vous parler avec beaucoup de retard… 😀 de MAALHOX. Oui, c’est un artiste hip-hop de mon pays.  Il fait une ode à l’alcool. Ne vous méprenez pas, « j’aime bien » les chanteurs du mboa (mon pays), les rappeurs. Je faisais du rap à une époque. OUI! C’est vrai! (suite…)



I have a dream ?

En ce jour, je suis triste. Les touches de mon clavier jouent une mélodie qui m’est familière. Ces notes résonnent comme un écho de désespoir. Je ne pensais pas écrire sur ce sujet, puisque je l’ai déjà fait. Mais il revient de manière incessante. Comme le petit Poucet, j’ai suivi les miettes çà et là. Rien ne concourt à ce que je vous parle de la fracture sociale en Afrique. De l’immigration clandestine en passant par la recherche effrénée des richesses, le développement du secteur informel, hum… j’ose croire qu’on y arrivera. Cette peur du lendemain, des heures qui viennent, des minutes qui arriveront, des tierces qui nous surprendront. J’ai de la peine à penser qu’on pourrait faire autrement. On fait des choix. On ne sait pas s’ils sont bons. Mais on croit faire le bon choix pour nous et ceux qui nous sont chers. Pourtant rien n’est sûr et ne nous rassure.

Crédit @BanqueMondiale

Crédit @BanqueMondiale

Nous sommes tous des clandestins

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Les fous d’un autre genre: les Jazzis de mon pays

Il y a des commentaires qui vous plombent l’envie de réécrire. J’ y ai mis du temps. Je ne savais pas si j’y arriverais. Mais bon, les événements de cette semaine m’ont ^.^

Je suis, on va dire une barge, une mise à part. On me le rappelle tout le temps. Alors , je vous le dis. Rien à voir avec la mégalomanie. Je suis fan de Jazz. Pour une africaine, une camerounaise, c’est presqu’une insulte.  Alors le jour où j’ai décidé d’aller à un Festival d’AfroJazz, j’ai eu tous les surnoms. Ils font de la musique de recherche, j’ai beau scandé. Rien y fait. Personne ne veut y aller. Beuh… Moi je vibre au jazz.  Cette voix roque qui vous emporte dans son univers, qui vous raconte une histoire d’amour, une histoire tragique, dure sur un ton suave et parfois acoustique. Quoi? Vous ne me connaissez pas comme ça? Hahahaha

danye photo 038

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Mon Dieu, faites que Le Président de la République vive à Douala!


Mon Président de la République était douala. Oh ! Vous aussi ! Je ne vais pas me moquer. Je l’aime mon « Président » Quoi ? Ce n’est pas parce que c’est le seul que j’ai connu. Je ne suis pas cette vierge. Ah ! Non ! je suis pas cette vierge qui sublime son premier amant. Vous aussi ! Il est venu chez moi à Douala. Pas chez moi, chez moi ! C’était tout comme oh ! 1000 km et près de 1000 policiers, c’est quoi ? Je n’ai jamais eu le  rêve de petites filles de le toucher, de le rencontrer. Quoiqu’il changerait bien ma vie. Quoi? Vous aussi! Hihihi. Je ne sais pas pour mes compatriotes, mais j’ai senti que sa venue a apporté plus que je le croyais. C’est vrai ! Vous aussi, ca m’arrive d’être sincère. Quoique hahahaha ?

Douala est une ville où perdure une ambiance bien particulière. Bien avant son arrivée, comme une vierge, la ville s’est préparée à decouvrir son amant. Quoi ? Je sais trop de sexe. Mais je n’ai que trouv’ ça pour être basique et compréhensible hahaha. Allez, deployons-snous. Le top ten des raisons pour lesquelles il devrait vivre à douala ?

1-:Pour que les gendarmeries , la police, les forces de l’ordre de cette ville puissent être sur le terrain. Ils y sont, detrompez pas. Avec cet engouement ? Nannnnn ! Les mecs étaient vestés, gantés, chapeautés en plein chaleur de Douala. Ils sifflaient tout le monde, les conducteurs, les piétons, les pousseurs, les fourmis. Tout ! Tout le monde marche au pas ! Non mais ! En plus, aie ! Je ne savais pas qu’ils pouvaient être beau. Quoi ? je suis célibataire oooh !

Policier au carrefour Logpom

Policier au carrefour Logpom

2- La propreté des routes. Je me mirais sur la route. Quoi ? Je savais pas que cela fût possible à douala. Ha !

3- Nous avions une nouvelle egerie de parfum. Quoi ? Sérieux! Ces portraits ressemblaient à ça. Elles quadrillaient toute la ville. « Loréal, je le vaux bien ». Oui ! oui ! vous aussi ! Bienvenue et merci le président de la république. Merci pourquoi ? bref ! Je cherche toujours.

4- Le zèle des forces armées. Quoi ? Ils étaient partout. Pick up, tenues aussi différentes des unes des autres, Hélicoptère qui quadrille la zone aérienne, gagoulés, pas gagoulés, souriants, pas souriants, moins souriants, dragueurs. Quoi ? Dis donc ihihihi ;

5- et mon préféré : la ville s’est rappelée qu’on avait un drapeau. Entreprises publiques, privées, particuliers. Yes ! Toute la ville abhorrait le drapeau vert rouge jaune. J’en suis devenue meme verte, après rouge , en esquissant un rire jaune lorsque le policier me regardait nerveusement lorsque je me suis penchée vers mon amie essayant de m’indigner : « C’est même quoi, c’est le pape »;

6- ça doit être un aveu de crise energétique. Vraiment un aveu du chef d’Etat. Ah ! le père ! Il vient à douala et demande cinq groupes électrogènes. Hihi mon père , on a une compagnie d’électricité hahaha. Le mec avait peur de delestron hahahaha

7- Le service public peut être poli. Ah ! J’aime ces fonctionnaires hahahaha. Port vestimentaire changé. Politesse exigée hahaha. Exécution des taches impeccables. Oui , chef ! Bon a deux pâtés du service. Vous ne pouvez cachés votre bordel hein?

Dossier phone 080

8- Les opposants. Bon, un opposant! Il était de sortie. « Biya dégage ». Il faisait du raffut à 1000 km du périmètre de Président de la République. Il criait à tue-tête. Tague le goudron en rouge. Je l’aime bien. Ça fait de l’animation. Mais bon, il aurait pu aller vers le périmètre du président, lui aussi!

9- Chiche ! J’ai dit chiche ! Ils ont rencontré le Chef d’État. Pas possible ! Le syndicat des moto-taxis a rencontré le Chef de l’État. Notre vie à douala a changé. Ils sont près d’un millier; je suis sûre. Ils nous feront aaargh ! C’est comme s’ils ont eu l’aval du Chef de l’État pour nous faire ch^^. Hahaha. Quoi ? Vous ne connaissez pas ces gars. Plus gueulards qu’eux , meurs. Oups, ceci n’est pas une raison, elle est une réalité. On est mort.

10- La population est devenue gentille. Serieux ! Elles respectaient les feux de signalisation. Les automobilistes avaient leurs dossiers pour une fois. Ils nous offraient presque la porte pour sortir. Pas de queue de poisson. Toute le monde suivait la ligne. Hahaha . c’est vrai !

Sinon, mon président, Il venait même pourquoi ?

Ah ! si ! deposé la première pierre pour la construction d’un deuxième pont sur le Wouri. Il l’a quoi le premier ? Il est foutu ?

Il est crée pour ouvrir une nouvelle voie pour désengorger la circulation. On me fait le kongossa (Souffle) que non. Ah bon ? Ok ! hihihihi

Mon président, mon président ! Quoi ? Il pourrait venir de temps en temps oh !

Allez,

Son’a ponda

 

 



Regards croisés sur l’immigration

Le drame de Lampedusa en a beaucoup interpellé  à travers le monde notamment les mondoblogueuses qui ont ainsi décidé de collaborer pour parler de cette « immigration ».  Un article à plusieurs mains : Marine Fargetton , bloggeuse dessinatrice et Pascaline Breuil de France, Faty du Mali (pas Fatou la Malienne, ce film que je n’ai pas aimé du tout !) et Danielle Ibohn et Josiane Kouagheu pour le Cameroun.

  1. Marine Forgetton illustre tout l’éventail d’émotions qu’éprouvent les parents des immigrés
l'immigration vu d'Afrique

l’immigration vue d’Afrique

2. L’immigration ne serait-elle pas une histoire sans fin ? question introductive de Pascaline Breuil, mondoblogueuse de la 2e saison qui était ancienne expatriée en Egypte.

Telle est ma question lorsque je regarde mon pays, et ma ville, Marseille considérée un temps comme  porte de l’Afrique, construite par l’immigration. La porte semble aujourd’hui fermée, ou à sens unique. Et comment peut-on, dans ce contexte, imaginer une mer Méditerranée qui serait « notre mer » (mare nostrum) à tous ? Une mère est-elle capable de laisser mourir ses enfants ?…

Du côté de cette mer où je vis désormais, l’immigration, c’est l’immigration choisie dont parle Fatou Diome, dans son livre Celles qui attendent (Flammarion, 2010) :

«Qui choisit ? Comment ? Et pourquoi ? Répondre à ces questions […] c’est jeter une lumière crue sur les rapports Nord/Sud de notre époque. »

Mon expérience de l’immigration, c’est cette mère de famille malade et menacée d’expulsion que j’ai rencontrée . Il y a deux ans de cela. Un groupe de soutien s’était  formé, épaulé par le Réseau éducation sans frontières, qui se bat pour la régularisation des enfants sans papiers scolarisés et de leurs familles, et qui lutte contre les lois « injustes et intolérables ».

L’immigration pour moi, c’est aussi cette étudiante chinoise, que j’ai connue un peu plus tard. Elle venait d’obtenir son diplôme, mais continuait de s’inscrire à l’université pour pouvoir rester en France, travailler pour une entreprise dans un stage qui n’avait que le nom et le «tarif». Elle vivait à Paris, mais avait fait sa demande de renouvellement à Marseille car les délais d’attente étaient moins longs et son dernier visa d’étude allait expirer. C’était à l’époque où le changement de statut entre visa étudiant et visa de travail avait été rendu plus difficile par la circulaire Guéant, du nom du ministre de l’Intérieur de cette époque peu glorieuse.

L’immigration pour moi, c’est aussi cet homme arménien, qui au travail m’avait appelée paniqué, car on lui demandait 200 euros de timbres fiscaux pour renouveler sa carte de séjour. « Vous devez faire erreur sur la somme monsieur, ce n’est pas possible !» lui avais-je répondu naïvement, avant de constater que c’était effectivement la somme demandée pour une demande de carte de séjour de 10 ans et de me raviser.

L’immigration pour moi, c’est enfin cette amie d’origine algérienne, pourtant française à qui l’on demande régulièrement d’où elle vient, comme si elle descendait de l’avion à chaque instant. C’est cette autre amie américaine, sans statut et donc sans droit de travail en France, car  il y a 7 ans son dossier de demande de visa a été « égaré ». Aujourd’hui, rien ne prouve cette demande et son séjour en France depuis cette date. Mes exemples sont si nombreux. Car l’immigration ce n’est pas ma vie et ce n’est pas mon expérience, pourtant c’est celle de mes proches, mes copains, mes voisins aussi. Comment pourrais-je ne pas m’y intéresser ?

L’immigration à Marseille, je la croise tous les jours dans mon immeuble, qu’elle soit de première, deuxième ou troisième génération. Qu’elle soit ici pour étudier ou pour travailler. Qu’elle soit algérienne, tunisienne, comorienne ou encore camerounaise. Elle a plusieurs visages et recouvre de multiples réalités. La cohabitation n’est pas toujours facile ; ainsi j’entends parfois au détour d’un couloir que ce sont les nouveaux arrivés qui profitent des aides sociales et ne veulent pas travailler. Les comparaisons faciles : « Ma mère est algérienne, pourtant elle a toujours travaillé quand nous étions petits ». Alors quand je dis qu’il ne faut pas généraliser, que la réalité est bien plus compliquée que cela, on me répond que je suis jeune et naïve.

Pourtant, ce que nous avons en commun, ma voisine et moi, c’est justement cette jeunesse de moins en moins naïve quant à notre réalité, et la précarité de notre situation.

« Blanche neige » et « Shéhérazade » ont toutes deux troqué leur palais contre un logement social.

Alors si moi aussi je pensais à émigrer…  où l’herbe serait plus verte et l’économie plus florissante pour rêver de meilleurs lendemains… qui viendrait me le reprocher ?….

3. Faty, le  Mali et l’immigration

Les statistiques sur l’immigration  au Mali peuvent paraître déroutantes, mais elles sont loin d’être exhaustives si nous tenons compte de cette immigration clandestine qui déverse, chaque jour des nouveaux candidats au départ pour l’ Europe.

Au début, les Maliens partaient plutôt vers la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Gabon… les pays africains plus développés qui offraient une meilleure alternative que la migration des ruraux vers les centres urbains. Le gain est beaucoup plus important, même  s’il faut mettre plusieurs années pour revenir – si jamais retour il y a !-

C’est avec la participation  des « tirailleurs sénégalais » – qui n’étaient pas que des Sénégalais- aux guerres mondiales que les frontières du monde se sont ouvertes aux Maliens. Ils découvrent un monde grand et les devises étrangères – qui donnent tellement de francs maliens une fois convertis-, notamment  le dollar, les monnaies des pays arabes et c’est parti pour une ruée vers l’or.

Une ruée bien légitime quand on se permet de jeter un coup d’œil sur les indices de développement du pays qui n’arrive pas à  prendre son envol malgré les efforts– si minces qu’ils en sont devenus invisibles- de l’armée qui s’est installée au pouvoir après avoir mis, Modibo Keita , son panafricanisme et ses idées teintées – d’autres diront noircies- de socialisme rêveur, au cageot.

Beaucoup de Maliens sont partis vers d’autres cieux et une culture de l’immigré est même née chez certaines ethnies comme les Sarakolés (également appelés Markas au Mali qui ont une prédilection pour les USA, l’Europe), les Songhoïs  (Niger, Côte d’Ivoire, Ghana)… Ces départs vers l’Eldorado saignent des zones entières du Mali. La région de Kayes en est l’exemple palpant : toute la société est axée autour de cette immigration qui la dépouille de ses bras valides, mais heureusement que les partants gardent un lien fort avec leurs familles qu’ils continuent à entretenir par des envois d’argent incessants.

Ces immigrés gardent un lien fort avec racines et ils reviennent d’habitude prendre femme au village. Des femmes dont la vie est peu enviable. Peut-on être heureuse de construire toute une vie autour d’envois d’argent et de coups de fil ?

Certaines femmes ne voient « les élus de leur cœur » (si nous nous permettions d’effacer de nos mémoires les rôles joués par les familles dans ces mariages arrangés où des femmes n’ont aucun mot à placer.) que par intermittence, le temps d’une visite quand ils arrivent à se faire régulariser. Sinon, la séparation peut durer plusieurs années. Cela n’empêche pas certains de ces immigrés de se marier à plusieurs femmes au pays et d’en avoir une dans le pays d’accueil . C’est le cas de ceux, évolués –je veux dire instruits, je ne fais jamais dans le racisme moi !-qui ont compris qu’ils pouvaient avoir des papiers plus facilement en s’entichant au mieux avec une Africaine régularisée, au pire avec « une blanche »). Sinon, les Sarakolés – qu’ils ne le prennent pas mal- peuvent rester en France longtemps en vivant au foyer et en économisant tout ce qu’ils gagnent pour envoyer à  père, mère, femmes, frères, sœurs restés au Mali, ne pensant qu’au bonheur qu’ils éprouveront pendant les séjours au pays.  Ils trouvent parfois les femmes mères de plusieurs enfants, qui bizarrement ne leur ressemblent, mais ne disent mot.  Je me rappelle de ce gag que j’ai entendu à la radio :

Un jeune Sarakolé qui appelle son père pour se révolter «  mais papa comment pourrais-je être le père de cet enfant, je n’ai jamais vu ma femme ? » et le père de lui répondre : «  Mon fils, quand tu naissais, je ne connaissais pas ta mère aussi ! » alors envoie l’argent du mouton et tais-toi.

Ils acceptent avec humilité la situation et repartent le cœur plein de souvenirs qui leur permettront de tenir face aux durs hivers et travaux qui les attendent, quand ce n’est pas le racisme.

Oui, le racisme est l’un des problèmes que rencontrent les immigrés. Il est partout présent de Paris à Los Angeles en passant par Tripoli ou Rabat. Ce n’est pas facile d’être noir dans un pays où la majorité des habitants sont plutôt pâles de teint. Serge Katembera a bien eu un coup de gueule face à l’assassinat d’un jeune Congolais au Brésil en envoyant une émouvante lettre à la présidente à Dilma Rousseff. Mamady Keita aussi parle de ce racisme si présent en Ukraine, Limoune en Tunisie,  Jean-Michel Hauteville en France, Salma Amadore au Cameroun, Boubacar Sangaré du Mali… et aussi ces jeunes Maliens qui ont traversé le désert pour l’Algérie frontalière du Mali en ayant d’abord opté pour une immigration clandestine vers l’Europe par les eaux tueuses de l’océan avant de trouver du travail plutôt bien rémunéré –quand ils comparent au Mali où ils n’avaient rien- et d’y rester.

Ils sont au nombre de 6 et ont emprunté le même car que moi, pour Bamako. Ils sont venus d’Algérie par Tamanrasset (ville frontalière algérienne). Ils sont emplis d’amertume. Ils ne savent pas que j’ai déjà commencé la rédaction de ma contribution à ce billet commun. La ligne de mon article en a été transformée, car je me voyais juste surveiller le racisme.

« Ces Souraka (Arabes) ne sont pas des humains, non, en fait c’est nous qui ne sommes pas des humains pour eux. Ils  prennent les Noirs pour des ânes. Pas parce qu’ils pensent que nous ne sommes pas intelligents (même cette hypothèse aussi est possible) mais surtout parce que nous eux, nous sommes des animaux qui ont la peau très dure et endurent tout. Quand ils te donnent un travail qu’un homme normal fait en 3 heures, ils veulent que tu le fasses en 1 heure et les voilà qui te crient dessus  « y’Allah ! y’Allah ! ». »  Me confie celui qui a été un voisin si serviable pendant les 30 heures  qu’ont duré notre voyage de 1200 km entre Gao et Bamako, Moussa.

Voyant l’un d’entre eux traîner la patte –je veux dire le pied, oubliez le bourricot !- je me suis empressée de lui demander si c’était parce que son pantalon – Adidas, s’il vous plaît – tombait trop et laissait voir un caleçon d’une couleur orangée.

–          Non, grande sœur – ce nom me colle presque à la peau- ce sont les Arabes qui nous ont bastonnés là-bas

–          Pourquoi ?

–           Oh juste parce qu’ils ne nous aiment pas et n’acceptent pas que nous puissions gagner de l’argent chez eux, pourtant eux préfèrent ne pas travailler et crier contre leur gouvernement.  Ils sont entrés dans notre dortoir la nuit vers 2 heures du matin pour nous battre et prendre tout ce que nous avions. Beaucoup ont fini à l’hôpital, nous avons choisi de revenir au Mali avec ce que nous avions caché ailleurs. Sinon ils nous ont tout pris, télé, téléphone, vêtements de marque…

–          Vous êtes rentrés sans problème ?

–          Non, cela décourage de voir la conduite des hommes de tenue sur les routes au Mali, de l’Algérie à ici, j’ai pratiquement perdu tout ce qui me restait. Il faut arranger tous les postes. J’ai une télé écran-plat que j’ai eu envie de jeter dans le désert tellement ils m’ont fatigué. Si je savais j’allais garder l’argent pour l’acheter au Mali.

–          Tu y retourneras ?

–          Oui, dès que ça se calme. Je vais prendre le temps de manger -dépenser- ce que j’ai-

–          Malgré tout ça ? Pourquoi ?

–          Parce que je n’ai pas étudié et que je ne trouverai pas de travail aussi bien payé que là-bas à Bamako. Je n’ai pas de choix, sauf si je fais comme les amis, je me contente des miettes que mes frères me donneront et je passerai mon temps à faire du thé devant notre concession. Je n’ai pas le choix ! IL faut que je reparte.

Comme ce jeune Abdoul, beaucoup de jeunes Maliens se retrouvent sur les routes de l’immigration clandestine pour échapper au chômage, par fierté. Chaque jour. Combien meurent dans le désert du Niger en cherchant à rejoindre la Libye, l’Algérie ou la Tunisie ?

4.  « Douala, cet autre Eldorado » par Josiane Kouagheu

Deux chèvres broutent. Un coq picore. Une poule, accompagnée de ses poussins, va à la quête des graines à picorer. Des oiseaux gazouillent. Je regarde tout ce spectacle de la gare routière de mon village. De ce qui tient lieu de gare ici. Un banc couvert de poussière, deux régimes de plantains, juste à côté. Mais ce qui m’intéressait n’était pas ce spectacle. C’était ce que je lisais dans le regard de ces jeunes qui nous observaient. Ils savaient que nous allions à Douala. Ils étaient venus nous dire au revoir. Comme toujours, ils étaient surtout venus nous entendre leur raconter nos derniers souvenirs.

Douala, cette belle ville, pensaient-ils. Pour eux, j’allais où il y avait de l’avenir. Chacun d’eux rêvait de Douala comme nous, habitants de Douala, rêvions de découvrir Paris, New-York, Berlin, Rome, Londres, Barcelone… Leurs regards sont pleins d’étoiles. Pour eux, Douala était où ils pouvaient avoir un bon boulot, un peu d’argent, une vie en rose quoi. Au village, le jeune cultivateur « Man », par exemple, allait au champ le matin, buvait du vin de palme le soir avec ses amis au club « Matango », cet espèce de bar villageois. Il regardait la télévision de temps en temps chez le grand boutiquier du village. « Monotone, moche… cette vie », disait-il dans son cœur. Il n’y avait même pas d’électricité par ici.

Et Douala devenait leur Eldorado

Je l’ai lu dans leurs regards. Lors de nos discussions, ils m’observaient toujours, comme si j’étais une certaine « idole », un peu comme nous, devant les « mbenguistes », ces Camerounais qui vivent en Occident. Je viens de Douala, voilà ce qui les intéresse. Je peux les aider à y arriver. Ils me disent alors qu’à Douala, ils trouveront un emploi, n’importe lequel. Ils pourront tout faire. Ils me disaient avec assurance, qu’il y avait du travail pour tout le monde. Et au fil des années, certains ont réalisé ce rêve.

Ils sont arrivés à Douala. Plusieurs sont devenus des voleurs. Ils ont été tués dans « leur » Douala. D’autres sont des enfants de la rue, des prostituées. Certains ont réussi. Mais au finish, la majorité a su que Douala n’était pas cet Eldorado dont ils rêvaient. Ils ont déserté leur village, cet espace plein de terres vierges qui appellent des cultures. On peut le transformer en richesse. Mais, Douala attire. Douala, c’est leur Eldorado.

Entre l’exode rural et l’immigration, le Cameroun perd ses fils

5. Danielle Cynthe Ibohn ou l’immigration culturelle

Je suis censée écrire sur l’immigration depuis une semaine. Mes copines mondoblogueuses étions biaisées par ce qui se passaient à Lampedusa. Alors nous décidâmes d’en faire un billet. Ceux qui partent et ceux qui restent. Je vais être sincère. Mon point de vue sur ce thème ne sera pas objectif. Je suis issue d’une tribu qu’on appelle les « Sawa » au Cameroun. Nous sommes le peuple de l’eau. Nous y vivons. Chez nous, l’ascension sociale se définit par le nombre d’allers-retours que fait votre famille en Europe. Je suis sûre que si vous recensez le canton « sawa » 70 % ont immigré et le 30 % restant cherche à y aller. Alors lorsqu’on parle d’immigration, je ne sais pas comment trop réagir. Cependant, une chose met tout le monde d’accord ; c’est une question culturelle l’immigration. Si pour un certain nombre, elle est liée à des difficultés financières, chez nous, ça n’y est pas forcément. Le fait d’y être est un exploit, une ascension dans la société « sawa »

Je parlerais  comme une anthropologue en immersion dont le sens de l’objectif ne peut être présent car en immersion depuis 25 ans. Pendant des années, une jeune sawa peut économiser juste pour avoir son ticket pour « mbeng » la plupart du temps, la famille ne sait ce qui se passe là-bas. Mais une chose doit être certaine. Il faut au moins un Western Union par mois. Aucune fête de fin d’année ne se passe sans eux. J’aime ma tribu, mais bon. Je ne comprends cet engouement pour l’Europe. Ce n’est pas impossible pour eux de braver Lampedusa. Mais ça c’est tabou. Comment on y va, comment on y vit. Tout ce qui compte, c’est l’apparence. L’arrivée est majorée par un coup de fil dont on informe le voisinage à tue-tête en y répondant. Plus moderne, aujourd’hui il se traduit par les réseaux sociaux et Facebook où sont affichées les photos de l’arrivée.

Na mala o Franci , j’irai  en France

Na mala o Europa, j’irai  en Europe

J’épouserai  un Blanc et j’aurai  des métis

Qui sait ? Ils disent tous que c’est dans nos gènes l’immigration

Allez Son’aponda !



Mon amie « Madame Le Procureur d’ETAT »

Elle réponds au numéro 97106118. Elle est procureur au Cameroun. Samedi dernier, elle m’accusait de vol de voiture.

Crédit Marinette Fargetton... Une des nouvelles monblogueuses qui m'a donné un coup de crayon http://unprintempspourmarnie.mondoblog.org

Crédit Marinette Fargetton… Une des nouvelles monblogueuses qui m’a donné un coup de crayon http://unprintempspourmarnie.mondoblog.org

Je suis une « petite nature » comme on dit. Et cette interlude dans ma vie m’a beaucoup secoué. Bref! Je vous raconte. Le weekend dernier, les « Weekend Startup » étaient au programme. Un événement IT dont je ne manque les rendez-vous (faisant partie du comité d’organisation). Cependant, celui de Yaoundé, il y avait de fortes chances que je n’y participe pas. J’étais malade.

Un coup de fil me sort du lit

Je devais donner un coup de main sur les réseaux sociaux et en faire la couverture médiatique. Il fallait que j’y aille. Levée à 6h et c’est parti avec mon pote, Benn. Nous faisons tout le trajet sans problèmes. Au niveau de l’entrée de Yaoundé « Mbankomo barrières » , la police nous arrête : Contrôle de police.  Le policier fait un premier contrôle sans conséquence. Il fait sortir un premier passager qui possédait une carte d’électeurs. Il repart , il revient. Puis fait un deuxième contrôle. Je veux pisser et me degoudir les jambes, je sors. En sortant, je lui remets ma carte. De retour de ma besogne, il me demande de descendre avec mes bagages: contrôle de routine. Je le suis angoissée. Je lui pose la question: ma carte est-elle fausse? Le policier me réponds: Si vous n’avez rien à vous reprocher? C’est quoi cette réponse! Je commence à paniquer.

Allo! La base? Les oiseaux sont dans la cage

Bien reçu, on vous les transfert pour le nid

Ha! Quel nid? Il me réponds. On vous amène au GMI  « l’école de police de Tsinga »

A ma descente du bus, dix minutes avant mon arrestation

A ma descente du bus, dix minutes avant mon arrestation

Ils se tourne vers ses collègues, il gueule le policier :Réquisitionnez une voiture! Ce sont les ordres. Amenez-les au GMI!

Alors débute une scène, plutôt troublante. Ses  collègues refusent d’y aller.  Le policier (visiblement le chef) réitère l’ordre. Rien n’y fait, personne ne s’exécute. Mais on est où là? Je commence à me poser la question. Il commence à draguer une des présumés voleuses. Soit! Après maintes menaces, une réquisition d’un taxi par les « présumés coupables » on s’envole pour l’école de police lieu dit GMI de Tsinga. Une voiture fait un dépassement, nous percute. Accident de voiture! Coté passager, elle vient frôler la portière où je me trouve. Je suis tellement choquée par ce qui se passe que je m’en rends même pas compte.

Il a gratté ma voiture, s’écrie le chauffeur de taxi. Les policiers: « on n’a pas le temps de faire le constat » Donne lui de l’argent, on part. Le Monsieur s’exécute. On entre dans le taxi. Le chauffeur a obtenu 7000 Fcfa. Le policier de réitérer, tu aurais dû en faire plus, t’aurais eu plus.

Arrivés, nous trouvons d’autres personnes arrêtées dont un substitut du procureur, un adjudant, une employé de banque tous venant de Bafoussam. Nous attendons dehors. Le poste se vide. Des personnes récupèrent leurs cartes d’identité, repartent. J’interroge le commandant. On est arrêté pourquoi?  Il me donne un numéro de téléphone en disant règlé ça avec elle. C’est une dame Procureur. Puis ses adjudants nous demandent de passer en cellule. On y va. On était 11 dans cette cellule: 8 hommes et 3 femmes dont moi. Alors commence un scénario dont je ne connais les aboutissants.

Le numéro de « Dieu »

Ce qui fût génial avec ce numéro , c’est qu’il te donnait la liberté. Tout le monde appelait à ce numéro sans cesse. C’était le numéro de ma grande amie « Mme le Procureur » . Le numéro de « Dieu » . Il avait de le droit de vie ou de mort, vous aussi. A ce qu’il parait, nous aurons volé ses véhicules: celui de son mari et la sienne. Une des voitures a été retrouvé grâce au GPS et un présumé coupable a été pris. Nous serons ses complices. Pourquoi? Parce que nous partageons la même profession qu’eux! Hum… La justice de mon pays! Ceux qui obtenaient le sésame, pouvaient partir. Fallait l’appeler, négocier avec elle. Puis elle vous dit, je vais vous rappeler comme une demande d’embauche pliée d’avance. Vous attendez! Rien! L’adjudant s’en va, le substitut et cinq personnes les suivent. Je vois ce manège, des noms barrés sur la liste. Puis un autre coup de fil de « Dieu »! Transférez-les à la Gendarmerie de Longkak.

Pas si « Dieu » que ça finalement« 

« Dieu » pour ceux qui ne l’ont pas compris, c’est ma grande amie « Mme Le Procureur » Nous arrivons à la Gendarmerie. Entre temps, j’oublie de dire que j’ai déjà déversée une tonne de larmes. Je sais , je suis pas une courageuse, je l’avoue. Le gardien en service me demande : vous pleurez quoi? Je ne suis pas sensible. J’ai votre note. Ce weekend, vous dormez ici. Je repanique. Je me demande comment j’ai fait pour ne pas tomber dans les pommes. « Dieu » le rappelle: ce sont des voleurs, gardez-les jusqu’à lundi. Alors, on nous mets en prison. Les femmes d’un coté, les hommes en cellule. Moi, il m’a mise à côté tellement je pleurais trop. Puis, il nous demande de nous asseoir. Il nous mettra pas en prison. On doit faire un geste (le corrompre). Mes collègues de fortune disent: non!

Puis, le Commandant débarque. Dieu seul sait ce qui venait foutre là! Peut-être était déjà la réponse à mes prières? Par pour le « Dieu » là hein? Mais le vrai quoi? « Pourquoi les prévenus sont en cellule avec leurs téléphones portables, leurs ceintures et montres » gueule le Commandant! « Ils sont là pourquoi? »

Le gardien: pour vol! Même elle? (me désignant)

Le Commandant: où le mandat?

Le gardien: « Il y a pas de mandat » C’est le Procureur qui a intimé l’ordre

Et le Commandant regueule: sortez de ma gendarmerie, sortez! L’administration est verbale. Il va rechercher un taxi. Nous fout tous dedans et retour à l’école de police lieu dit GMI de Tsinga. Lorsqu’on arrive, le Commandant fait une moue. Encore vous? Remettez-les en cellule! Cette fois ci, nous restons à la guerite assis sur un banc. On commence à discuter avec les officiers en poste.

Les officiers: Vous avez rappelés « Dieu »

L’employée de banque réponds la première non! Elle bipe mon petit frère. Et moi, dans ma lâcheté sans précédent pourquoi vous ne la rappelez pas. Avec un regard aussi froid, elle me dit: elle porte plainte contre moi. Elle demande que je la rappelle? Je me rassois déjà plus humiliée qu’avant. Alors, elle ressort son téléphone, rappelle son frère qui appelle « dieu » Mes congénères font pareil!

Faut mouiller la barbe pour sortir de prison (Corrompre)

Comme un hymne à la liberté, le même refrain revient: il faut corrompre le policier. « Dieu » leur dit tous. Mes congénères le répètent aux officiers. Ils sentent que cette histoire peuvent leur couter leur travail. Entre temps, j’ai pas de nouvelles de la « Team Startup weekend ». Je les cherche. Je les vois arriver. Il s’approchent de la guérite. je leur fais le signe: « Vous avez appelés « Dieu » Ils me disent , c’est fini! On va rentrer.

Gilles Lewat (Co-organisateur de la Startup) entre dans la pièce, l’officier me demande de sortir. Vous êtes libres.

Je n’y comprends. Alors Herman Kouassi et Benn m’expliquent. Le commandant de la gendarmerie,vous vous rappelez celui où on a été transféré. Il a donné à la team Startup, le numéro du Procureur de la République du Cameroun. S’il y a un mandat d’amené, il le saurait. La team est rentrée de la gendarmerie et est allée à la rencontre du Commandant de l’école de police. Ledit Commandant  n’ayant pas le numéro du  Procureur de la république se félicite de la trouvaille et appelle le procureur. Entre temps, les officiers en charge de notre incarcération rendent compte des témoignages. Le Commandant se charge illico de le transmettre au Procureur. Il intime l’ordre de nous libérer et demande à « Dieu » de le rappeler. Chose qu’elle dit dans l’incapacité de le faire parce que le numéro du Procureur de la République ne passerait pas.

Crédit Marinette Fargetton

Crédit Marinette Fargetton

Hum… mon weekend! J’ai pleuré, remercié DIEU, le vrai!

Allez Son’a ponda!



C’est décidé, je me mets au vert!

Je n’ai pas le syndrome de la page blanche. Mais ce billet, je devais l’écrire il y a deux semaines. Perdue dans « je ne sais pas quoi » je suis un peu flemmarde. Soit! Je parlerais de protection de l’environnement. Ce billet, j’aurais pu l’intituler avec « From Douala With my Love » (Un clin d’œil à Réné Nkowa).

Douala dans les années 60

Douala dans les années 60

Soit! Je vis à Douala. Je suis issue d’une tribu appelée les « malimba » , un peuple de l’eau, mangeant des huîtres à longueur de journée et de toutes les manières (crues, braisées, cuites). Peut-être l’origine de ma flemmardise? Soit! Je tiens à le mentionner, j’ai horreur de prendre partie pour des causes. Au Cameroun, c’est peine perdue. Je ne suis pas pessimiste, mais bon à force…

Il y a deux semaines, perdue dans mes pensées comme d’habitude depuis peu. Une nouvelle vient bousculer mon train-train: une usine de cimenterie s’implante sur les berges du Wouri. Je vous explique.

Le Cameroun a un littoral, Douala. Le fleuve qui va se jeter dans l’océan atlantique se nomme le Wouri. Je sais je ne suis pas très forte en géographie. Mais un géographe dirait : c’est un estuaire où l’océan atlantique y passe sous l’entremise du fleuve Wouri. En clair, nous sommes sur la côte. Point stratégique pour les affaires (port), le littoral (Douala) est une plaque tournante. Tout le monde court pour avoir sa part de la  capitale économique. « Venir se chercher à Douala » transparaît l’exode rural.  La ville s’étend de plus en plus. Les banlieues se créent, les ghetto se défont (sous l’action gouvernementale) et se font ailleurs. La pollution est au summum. La circulation est un calvaire. Les moto-taxis sont un « mal nécessaire » compte tenu des embouteillages incessants. Hum… Soit!

Une nouvelle cimenterie au Cameroun? Super! Ce sont des emplois. C’est la concurrence (seule une entreprise d’état avait le marché)! Vive la cimenterie! On construira des maisons et des immeubles. Le ciment sera à vil prix. Le développement, enfin passera par le Cameroun. Plus de crise du logement à Douala.

Bon, vous me connaissez déjà! C’est vrai, j’ironise. Je ne vais pas faire ma danye. Mais n’y a t-il pas un an, ce sont levés les chefs traditionnels Douala pour défendre les berges du Wouri pour des risques liés à l’environnement et au patrimoine culturel?

Hum… j’aime mon pays. Pourquoi insister et construire sur les berges du Wouri? Au cameroun, les terres ce n’est pas ce qui manque. La réponse se trouve dans ma question. Je devrais moins rêver moi! Les déchets! Ils seront déversés sur les berges du Wouri. Bon, en « bon » politicien (excusez la tautologie, ce fut impératif), la société déclare: « on surveillera l’environnement »

Ha! Je me rappelle juste un épisode des Simpsons. On se retrouvera avec des poissons à deux têtes. Je ne pourrais plus manger mes huîtres.  J’exagère.  Je sais comme Greenpeace.  Je finirais surement comme eux. Hahahaha.

Crédit Marinette Fargetton

Crédit Marinette Fargetton

Vous n’êtes pas fans des Simpsons? Vous devriez! Ils prédisent souvent l’avenir de manière troublante 😉

Je m’égare.

Je vous laisse en espérant que je ne me ferais pas pousser une deuxième personnalité. Oups, c’est déjà fait!

Vive le développement!

 Allez,  je me mets au vert,

Son’a ponda

 

 



Je veux un smartphone! Oui mais lequel?

Il est 12h 30 et je dois écrire sur la présentation « Samsung Galaxy note 3 + Gear ». Vous savez, cette espèce de téléphone avec pour accessoire une montre intelligente. Ils appellent ça , une SmartWatch. Vendredi dernier, j’ai assisté à Ma Pause Digitale, une rencontre de Networking mensuel sur les usages des Technologies numériques. Au menu, la présentation du Galaxy note 3 et sa Smartwatch. Ce fut une soirée aux allures de vente: des hôtesses, un buffet et des potentiels acheteurs, des publireportages. Comment utiliser un Samsung et surtout sa montre? Hum…

Le Galaxy coûte 380 000 Fcfa . Il est payable en traites. Quoi? On a contextualisé le prix du produit, vous aussi. C’est payable en traites. Dis donc…

En images...

En images…

L’innovation est de plus en plus folle…

La dernière innovation en date… J’appelle ça « une télécommande pour téléphone » La GEAR chez Samsung, la IWatch chez Apple. Je vous explique par cette innovation technologique, on entends par là : accéder à votre téléphone via votre montre.

Décidément, j’aime pas les dernières innovations IT. Elles veulent faire de la technologie, le prolongement des sens: Google Glass, Smartwatch, reconnaissance faciale, écrans flexibles, incassable, Waterproof, Ecran et capteur photo géants, processeur digne d’un ordinateur, vidéoprojecteur intégré, le Iphone 5 C (vraiment mieux j’en parle pas, faire des couleurs de l’innovation? Bref!)

Depuis le rachat de Microsoft des produits Nokia, la course à l’innovation est lancée. Et la guerre fait rage. Pour les non geeks, vous me direz d’un smartphone à un autre, quelle différence? Si, si, il y a en a une. Google s’y mets avec sa Nexus 5. Apple, le Iphone 5 , Iphone 5C. Ceux qui ont résisté aux éditeurs de système d’exploitation : Huawei, HTC, LG, Samsung (Bon, ceux qui n’ont pas raté le coche des Smartphones). Tandis que Blackberry perds de plus en plus le marché.

Chacun y va de ses coups bas: rachat des smartphones des uns pour revendre les siens, la guerre aux brevets. Une des tendances nouvelles, insérer les systèmes d’exploitation des uns aux autres.

Smartphone écologique? Smartphone vert oui, ça existe!

Je suis totalement d’accord sur un point: faire des smartphones un outil de complémentarité des sens face à handicap. On parle de ce fait: de « Smartphone vert ». Vous aussi, il est d’utilité sociale. C’est un peu le propre du « vert ». Non? Mais de là, à faire des fonctionnalités à tout bout de champs pour créer la consommation… Là, je deviens un peu vert. Bon, vert dans tous les sens. Ne pas l’être, c’est aller en l’encontre de la planète. Vous avez bien entendu. Être vert, c’est cher. Consommer propre, c’est coûteux. Alors pourquoi vouloir changer le monde?

Vous ne voyez pas où je veux en venir? Vous aussi! Un nouveau Smartphone ne ferait pas de mal. Il suffit juste que j’économise par traite 100 000 Fcfa par mois? Je le dépense dans une technologie dont la connexion internet en Afrique ne supporte pas le débit. Quoi? Chez nous, c’est la connexion qui dicte sa loi. Je pourrais l’égarer, ou me faire piquer, ou, ou… j’ai plus d’idée là. En somme, ces Smartphones sont-elles adaptables au contexte africain? Cette question me torture.

Le nouveau Galaxy S III est doté d’un magnifique écran de 4,8 pouces, d’un processeur surpuissant et d’une connectivité 4G, le S III adopte la reconnaissance faciale pour se déverrouiller lorsqu’il aperçoit son propriétaire. Au Cameroun, on est encore à la 1G voir la demi G en matière de connexion. Les coûts sont horriblement chers. Avoir internet au est un luxe.

Huawei, l’écran Full HD de 5 pouces possède une densité de pixels impressionnante de 443 ppi ainsi qu’une brillance de qualité supérieure. Avons-nous un souci de faire des photos professionnels lorsque la plupart n’ont qu’une culture: Facebook et album! J’en fais partie :p

Malgré son design compact, l’Ascend Mate possède un écran HD de 6,1 pouces. Conçu pour offrir une expérience optimale de divertissement, cette phablette possède un processeur quadricœur cadencé à 1,5 GHz. Une batterie de 4050 mAh à forte capacité de charge permet d’économiser plus de 30 % du temps de recharge. Bon avec notre fournisseur d’énergie électrique, il pourrait être bon.. Mais bref, cette question me taraude.

J’achèterais un Smartphone, un Samsung Galaxy note 3 avec des processeurs de dingue tant bien même je n’arriverais à me connecter de manière continue pendant plus d’une heure. Je l’achèterais quand même. Je me ruinerais quand même, juste pour la frime comme tous les africains d’ailleurs.

Crédit photo Nà tilà

Allez,

Son’a ponda



Appel à l’Enseignant! Appel à l’Enseignant!

JDN Cameroun

Tapis rouge! C’est la journée la plus importante d’une nation! La journée  des élites, de la jeunesse de Demain! Confettis! Défilé! Dîner en leur honneur!  Réévaluation de leurs statuts! Olé! C’était la journée internationale du Clochard de l’Enseignant  Samedi dernier!

 

Bon , ça aurait dû être hein? « Un appel pour les enseignant(e)s ! »: c’était le thème de cette 20 ème édition! Pas de panique, ce n’est pas le slogan d’une révolution.  Appel à quoi? Je cherche encore la raison? Quoique le statut d’enseignant me donne… une petite idée. Selon l’Inspecteur Régional pédagogique, Emmanuel Nkunke Ngouaba , l’engagement pris dans le cadre des objectifs du millénaire pour le développement(OMD) de porter la part des dépenses publiques d’éducation à 22 % du budget n’est pas respecté. En effet, depuis 2009, la part de l’éducation est en chute libre : 20,8 %( 2009) ; 19,4 %(2010) ; 16,3 %(2011) ; 14,5 %(2012).  Ha! C’est l’appel dont on parle? Peut être que oui! Peut être que non! Ah! on ne sait jamais! Hihihi

 

Mais Ce billet, je devais l’écrire, il y a belle lurette. Je sais un blogueur me dirait: actualité désuète!  Mais je vais pas entrer dans de telle considération « journaleuse ». Chacun de nous a eu un enseignant qui l’a marqué durant son parcours scolaire. Moi, j’en ai pas eu. J’aimais pas l’école. Je me demande encore aujourd’hui comme j’ai fais pour tenir pendant ces années. Vous me demandez pourquoi je parle d’eux? Mes ennemis de toujours? Je suis un peu maso sur les bords.

 

Arf! Qu’importe au Cameroun, on a fêté dans toutes les dix provinces. Tenue pour la circonstance, celle universelle, ou particulière à chaque établissement, les enseignants ont bu, défilé, arboré cette fierté marquée d’une empreinte d' »irrespect », pourtant porteur d’avenir de toute une nation. Je suis critique, parce que je suis la fille d’une institutrice. Je sais. Ennemis, vous comprenez maintenant. Je les côtoyais tous les jours. Chez nous, on dit « ne sois pas permanent dans les maisons de ton voisin de peur qu’il ne te haïsse ». Je suis pas une mauvaise personne, donc… :p

 

Pendant des années, je les ai vu trimé. Ils avaient la chance dit-on d’être « fonctionnaires » de catégorie élevée disent-ils. Je ne comprenais rien à ce jargon. Je comprenais juste une chose ma mère. Elle était veuve avec le statut d’une Directrice adjointe, elle touchait 190 000 Fcfa (Soit moins de 200 euros) avec 5 enfants à charge.  Je vous donne un exemple. Au Cameroun, le salaire se calcule en indice: lorsqu’un enseignant, il est autour de l’indice 1050, il touche « indicièrement »  229 000 F CFA.   Au même moment, tous ceux qui sont des fonctionnaires et qui ont la possibilité d’exercer des professions à l’indice 530, ils sont à 213 000 FCFA, à l’indice 1050 ils sont à 355 000 FCFA. (Source syndicaliste)

Infos.cm

Infos.cm

Le 05 décembre 2000, le gouvernement signait un texte portant sur le statut des enseignants (voir le texte dans ce bulletin). Ce statut améliore de manière générale la situation de l’enseignant camerounais, notamment du point de vue du salaire, du plan de carrière et l’âge de la retraite. 13 ans après, rien y fait on fait encore des appels aux enseignants. 

De la condition financière à une condition morale, il n’y a qu’un pas!

Alors je vous épargne la dérive du métier de l’Enseignant. Elle est corollaire des années de précarités et de désespoirs. Elle n’excuse en rien le désarroi et la perdition de ceux-ci. L’Enseignant au Cameroun est clochardisé. Rien à voir avec le rang qu’il occupait dans les années 60, me susurrait l’un d’eux obligés d’avoir un autre métier: de faire la restauration, de faire des travaux dirigés payés, des cours de vacances, de payer les supports de cours en marge des supports officiels. Hum.. On fêtait la journée mondiale de l’Enseignant, une journée de plus. Une journée d’appel, de défilés, de marches, de festivités et puis plus rien…

Allez,

Son’a ponda!

 

 

 



Deux, trois, quatre roues…? Vive les transports en commun à Douala!

Crédit DW

Crédit DW

Je traînais sur la Toile comme d’habitude lorsque Dani Feze et Danielle Ibohn sont sortis « de je ne sais où » avec l’idée saugrenue (comme toutes celles qui viennent après 1 heure du matin) de faire une « partouze littéraire » (si si , ils ont dit ça). Je ne me souviens plus ni du fil conducteur, ni de quoi que ce soit . Je sais juste que j’ai lu entre deux « lol » et trois « bande de tarés » , « donc Loic , tu vas écrire sur  les transports en commun du pays ». Et je suis allée me coucher, pas vraiment, mais c’est tout ce que vous saurez.

Ce billet, c’est Loïc Nkono qui le débute. Dani Feze et lui sont des barrés comme je les aime. Pourquoi eux ? Parce qu’à chaque fois que je suis plongée dans un énième rapport, leurs petites histoires sur Facebook me font lever les yeux dix minutes et je suis détendue. Ils racontent la plupart du temps leurs mésaventures avec les transports en commun. Alors ce billet, on en fera une partouze. Hahahaha.

Dani fera les motos-taxis. C’est un sujet qui l’inspire. Je ne sais pas trop pourquoi. Lui, il aime aller vite et bien. Quoi ? Vous aussi!  Hihihihi. En prélude , il y tient à sa définition. « Les conducteurs de benskin sont appelés benskineurs. La formation d’un benskineur dure en général entre deux et quatre heures. Le benskineur est reconnaissable à son teint sombre bronzé par le soleil, son blouson tout sale qu’il arbore fièrement même quand il fait chaud, ses yeux rougis par la cigarette ou la pollution. »

Loïc va dans le même sens en signifiant le professionnalisme « inébranlable » des taxis au Cameroun. C’est si poétique le fait que tu prennes un taxi en « ramassage » au Cameroun , alors il y a une chance sur deux qu’on t’ai déjà « surchargé ». C’est-à-dire que soit tu as passé un instant (bref ou long selon ta chance) avec le frein à main bien enfoncé dans la partie de ton corps que le soleil n’éclaire jamais. Ou alors le torse à l’extérieur de la portière avant, parce que tu n’as pas eu la patience d’attendre le prochain taxi et que tu condamnes  « Pepe Kallé » à condamner le chauffeur à rouler en première sur 300 mètres… ou plus.

Moi, je trouve que le mieux, c’est marcher dans cette ville. Cependant, marcher au Cameroun ne demande pas un professionnalisme sans faille ?  Détrompez -vous! C’est tout un art. Alors, faudrait partager votre trottoir avec de milliers de personnes, plus les motos-taxis, plus les taxis, plus les vendeurs ambulants, plus les pousseurs. Quoi ? Plus on est de fous, plus on rit!  Alors, vous vous faites insulter par les piétons. Vous êtes toujours trop lents. Vous vous faites insulter par les motos-taxis, les vendeurs ambulants, les taxis, vous êtes trop lents. Un exemple d’insultes : « Oh ! Quitte avec ton sac d’os là, c’est la maison de ton père ? »

J’aimerais juste dire que nous luttons contre l’individualisme de la société causée par la mondialisation criarde et l’occidentalisation de la société africaine. Oh ! ça m’arrive des fois d’être intelligente oh! Hiihihi. Loic abonde dans le même sens ? « Fait rare hein ? Continue Loic  : Un jour, j’ai entendu un Blanc dire à un autre Blanc :  » Ce qui est extraordinaire ! euh avec le taxi au Cameroun , c’est que vous êtes tous assis serrés les uns contre les autres… Vous êtes obligés de discuter, vous êtes proches , il n’ y a plus de barrière, je trouve ça excellent pour les échanges ! « . Vous voyez non ? Ah ! Loic ! lool ! 

Crédit Infos.cm

Crédit Infos. Cm

N’importe quoi ! poursuivit Loic, Mollah , essaie de garder ton calme quand tu vas à un entretien d’embauche et que tu es coincé entre Tchitcho le garagiste et sa blouse couverte d’huile bien fraîche qui est en train d’aller chercher un carburateur « là devant », et Atangana l’éternel pro qui a fait des tacles dans la boue sous la pluie toute la matinée et que le chauffeur  ne peutpas laisser dehors « à cause de Dieu » , tu vas respecter. En plus la promiscuité des taxis camerounais rend paranoïaque hein ! Je me souviens qu’une fois un de mes cousins s’est jeté hors d’un taxi en marche convaincu que le rasta assis à côté de lui était un agresseur. La seule chose qui s’est fait agresser, c’était sa fierté quand le taximan est lui-même descendu lui montrer les deux cents francs que le rasta sortait de son blouson quand le couzo a plongécomme Jack Bauer là .

 Apparemment, on n’abordait pas dans le même sens hein? (Loic et moi) L’éclipse n’a pas eu  lieu! Ha!

       Moi : Mon gars le feu est rouge !

       Benskinneur : Oui, mais les motos ont la priorité !

Ceci constitue désormais un quotidien dans nos rues, rapplique Dani :

– Benskineur : ouais on va où là ?     

– Client 1 : Ange Raphael 200

– Client 2 : 300 École publique

– Client 3 : Ndokoti, j’ai 100 

– Benskineur à client 3 : mets dedans !

 De nos jours, il est presque impossible de se passer des services de ces motos-taxis, surtout avec ces interminables embouteillages à longueur de journée. Les gars-là vont partout. Tu ‘‘parles bien’’ comme on dit au mboa, le gars t’emmène où tu veux (même en Afrique du Sud) et parfois au risque de sa vie.

Heu… il y a Loïc qui se tire là! Si je reste sur taxi-là on peut faire même trois jours ici ! Donc allez vous-mêmes voir sur Facebook comment le taxi au Cameroun est compliqué sur mon compte (oui oui c’est pas une page ) ou alors checkez le trend #ndemdutakesh (atalaku time)  et vous verrez vous-même.

       Enlève ton corbillard là en route

       Tu as ramassé ton permis

       Ah dis-donc, dégage là-bas

       Vois ses cheveux comme le désordre de la FÉCAFOOT

Dani nous livre le best of des insultes …Lool!!

Allez,

Son’a ponda!



Humain à l’eau, noyez-le!

Crédit photo Fifine 49

Crédit photo Fifine 49

Crie, saute, siffle, pleure, gesticule! Rien n’y fait! Le monde ne t’entendra pas.

J’ai découvert les relations publiques cette semaine dans les rapports humains. Ah! Les relations publiques! Dans la vie, tout est une affaire de relations publiques, de personnages, de scènes, de spectacles, de One man show. Ma grande sœur me le chuchotait.Butée, têtue, je me refusais de croire et pourtant! Chacun joue son rôle, sa partition.  Le monde n’aime pas les bons. Il aime cette  espèce d’arrogance. Ce type de personnes qui aime se donner en spectacle. Il aime que vous reflétiez la bonté.  Il faut que les apparences soient sauves. Les envies , la jalousies s’enchevêtrent dans un cœur qui n’explosera jamais. Ne vous inquiétez pas! Il fait pour ça le cœur. Porter les rancœurs, le pardon, l’amour, la haine, l’envie, la satiété, le vice, la bonté (ou un peu des deux)

Oh! Ce billet sera totalement égoïste. Pardonnez moi de l’écrire pour moi. J’aurais dû vous prévenir. Désolé 🙂 J’attérirais sûrement à une de ces réunions:  Bonjour! Je m’appelle Danielle et je suis une névrosée. J’aime pas parler des gens. Et la discrétion est la chose que je chérie le plus. Au delà, de ce que je raconte sur les réseaux sociaux ou  à mes amis! Rien n’y fait, je ne donne rien. Alors, j’ai développé un défaut qui parait être de l’arrogance. Je me tais. Ne dis rien.

Et plus, j’avance. Plus, je me rends compte que rien n’y fait! La plupart des gens aime courir après une vie. Cette vie, quand tu l’auras, tu en  feras quoi, hein?  L’ambition! Le nombre de personnes qui tuerait pour se faire un nom. Écraserait les uns , les autres pour occuper dans la société une position importante. Avide de salamalecs, de pouvoirs, de « Il vit par moi »,  l’homme aime être le maitre de l’homme, le dieu de l’homme. Qu’est-ce qu’on en a foutre? Il faut que l’ordre soit établi. Il faut que j’ai tout. Toi? Rien! Il faut que je sente que ta vie soit entre mes mains. Il faut que je manipule, je cogne des têtes, raconte partout. Que voire, je te tue , si je n’arrive à mes fins. Hum… Je n’en dors pas la nuit. Il faut que je te détruise quoiqu’il m’en coûte. Pourquoi tu l’as, moi pas. Hum… Alors mon cœur veut monter crescendo. Je sens la rage m’ensevelir comme Naruto luttant contre son démon à neuf queues. Humain à l’eau! Un humain à l’eau, il faut coûte que coûte le noyer. Quoi? Pas sauvé, hein? Vous aussi!

Alors ce théâtre, ce bal incessant défile devant mes yeux. Sans mots dire, je regarde. Ah! Être grand, drôle d’ambition. Il faut l’être pour faire quelque chose de sa vie. Les américains disent : quoiqu’ils en coûtent , il faut réussir. La reussite a un prix. Pas forcément celui du travail, mais aussi créer des opportunités. Créer ses opportunités, c’est être malin; déstabiliser son adversaire ; lui faire des croche-pieds ; jouer à l’ami ; Voler ses idées. Il n’avait qu’à être intelligent. La vie est une jungle. Il faut batailler dur. Le talent n’a rien à voir. Aaaaaaaaaaaaah!

Tu as ce que tu as. Ceux pourquoi tu es fait. Si les dames de chambres n’existaient pas, si le pousseur n’existait. On ferait quoi? On est tous esclave de quelqu’un. Toujours à vouloir briser, pratiquer des sciences occultes, vendre son âme pour.. Hum…

Un Humain à l’eau?  Alors noyons-le!

Hum…

Allez,

Son’a ponda!

 

 

 

 

 

 

 



Presqu’Politiquement correcte…

Crédit photo Danielle Ibohnn

Crédit photo : Danielle Ibohnn

Ce billet, je le débute avec la rage qui monte crescendo là. Je ne serais pas politiquement correcte. Depuis hier, je suis plutôt choquée par des propos qui m’hérissent le poil.

J’aime pas parler de faits politiques, je trouve que ça ne sert à rien. C’est juste un grand jeu où chacun essaye d’en tirer plus d’intérêts. Je ne suis pas pessimiste. Mais vraiment, j’aimerais qu’on me dise combien de maires, de députés, d’hommes politiques au Cameroun ont tenu leurs promesses électorales. S’il vous plait épargnez-moi vos discours. Au Cameroun, une chose est d’un commun partage: Ne jamais parler des sujets qui sont politiquement incorrects.

Commençons par celui-ci: Niat Njifenji notre numéro deux national (Président du Sénat) qui remercie notre Président de la République avec une cérémonie coûtant 78 millions de nos Franc Cfa. Bon, ça devrait me choquer! Mais dans ce pays, rien ne m’étonne. Les personnes aiment cotiser pour faire la fête. Ce qui me rends grrr, c’est que tout le monde trouve cette cérémonie griotique politiquement correcte d’en parler.

Ce ne qui convient pas, c’est un ambitieux ancien lion indomptable. Devenir maire? Il a le droit de se représenter. No bi so? (Question rhétorique en argot). Même comme il s’alignera comme les autres maires. Et puis, vraiment, on s’en fout hein?

Deuxième fait: Une image forte hein? La fille de notre deuxième président en visite dans son ancienne habitation (le Palais Présidentiel). Habillée en pagne du parti politique majoritaire au Cameroun, elle vient poser ses doléances: Participation aux élections, rapatriement du corps de son père, elle parle de réconciliation. Y avait-il un quiproquo? A ma connaissance, non! Bon, je suis aussi des années 80. Celle l’a moins informé sur son histoire, hein? Je découvre, je m’informe surtout. Ce fut incorrect d’en parler avant? C’est bon, maintenant?

Troisième fait: Ce qui convient de parler, c’est cette histoire de chats domptés (que dis-je de chatons, miaou domptés), de cette polémique autour des joueurs qui joueront ce dimanche ou pas? La coupe du monde Brésil 2014 est à notre portée hein? Tchuips, je maugrée. Et puis, quoi encore? Notre Eto’o national nous fait encore des misères. Il fait des caprices de star.  « Je ne joue pas, si mes copains ne jouent pas » Vraiment, je le comprends plus. Tu ne veux plus jouer. Ne joue plus. C’est simple. Ekié! Ils ont fait une réunion de crise, jusqu’ à 23h. Ils jouent le lendemain.

Le politiquement correcte, l’agenda des médias camerounais, friands de sensations, de titres pompeux, des titres qui feront vendre des tirages de dingue.

Devrais-je leur jeter la pierre? Combien de personnes achètent la presse au Cameroun? Le politiquement correcte est ce qui nourrirait son homme? Ma colère retombe là… Serait-ce une excuse? J’en sais plus rien… Mais une chose est sûre, c’est que dorénavant j’irais cherché mon information.

Allez,

Son’a ponda!

 

 



Le top 10 de Miss Cameroun

Credit ocameroun.tumblr.com

Miss Cameroun 2013 Credit ocameroun.tumblr.com

Il y a plusieurs jours que je suis sensée écrire sur les tops 10… Nouvelle tradition mondoblog. Top 10 de quoi? Vraiment j’étais confuse. De prime abord, faut que  je mentionne que je ne suis pas très fan des concours miss. Rien à voire avec les misogynes et les féministes, mais ce genre d’événement m’ennuie un peu. Ce qui me pousse à regarder ce sont les go de Creative and Moving… Des cinglées de la provoc au Cameroun… Oui! Les filles! Faut être barges. Vous êtes barges. Sans oublier, ma  chouchou  nationale et ses coups de gueules:

 

Je ferais ce que ceux que tout camerounais sait le mieux faire : Critiquer.

Voici les tops-flops de cette cérémonie.

Premier flop : la photo qui tue

Des semaines avant la cérémonie, une photo de présentation fait le tour des réseaux sociaux. Ma #TL s’enflamme, Facebook pareil. Les miss ne sont pas photographiées sous leurs meilleurs profils. Elles sont laides, s’énerve le public. Il y a mieux au Cameroun Non ?

Bon ! Quand je regarde moi-même,  je ne peux m’empêcher  un rictus. Vous-même ?

Crédit Miss Cameroun

Crédit Miss Cameroun

Deuxième flop : la transmission

Chez nous, si la télévision nationale vous dit qu’elle diffuse un événement en direct ? Pardon, faut prier ! Ce n’est pas facile la télévision nationale. Une fois sur deux, on ne voit rien. Bon, cette fois ci il était à l’heure. Vraiment rien à dire. Mais l’affaire d’éclairage là. Ekie ! C’est un concours de beauté. On te fait seulement flashé. Que dis-je ? Bombardé la lumière-là sur le plateau. Bon que je vois bien… et mes amis-ci ne soient pas dégoutés (Ekie Arnaud et le Panda)

 

 

Troisième flop : La playlist de la cérémonie

L’événement normalement des miss est un carrefour de culture. Le lieu où la culture camerounaise est mise en évidence dans tous les sens du terme. La musique doit être purement camerounaise. Bon, on a fait le tour des states par contre hein ? Que des modèles hein ? Rihanna, Eve, Whitney Houston  (Bon , j’ironise en parlant de modèle)

N’empêche que je me suis retrouvée dans cette cérémonie qu’au passage des maillots et la danse des Miss quoi ? Elles savaient bouger  le popotin. Au point où je soupçonne le cameraman… akia. …

Non ! Il cadrait trop bien quoi ?

Quatrième Flop : les votes

Vraiment, j’ai voulu voter. Mes 500 FCFA pleurait. Quoi ? Dion, C’est le prix d’une bière, je me sacrifie là. Même pas content ? Bon ! Il fallait envoyer un sms au 8000 et le numéro de la miss gagnante. Le truc c’est que je ne savais pas si je l’avais bien effectué. Le vote est parti ? Il fallait voter jusqu’à quelle heure ? Une fille votait seulement.

 

Bon, vous l’avez deviné. Ce n’est pas seulement 500 FCFA que j’ai dépense. J’aime mon pays quand même.

 

 

Cinquième flop : les artistes musiciens programmés

Bon, les mecs ont joué en playback. Pas grave, le comité d’organisation avait un budget limité. Vraiment, j’avais pitié. Ekié , ce pays ! Mais j’aimerais juste te dire : mieux il y a pas d’artistes que ceux-ci. Le choix ? L’azonto, le bitkutsi (en veux-tu en voilà) et Stanley Enow (la coqueluche des dernières heures au Cameroun, hein père ?). Mais ce qui m’a choqué, ce sont les danseuses là. Ha ! Vous êtes dans Miss, on dit beauté. On n’a pas dit hum… strip. Ha ! Problématique est différente hein les artistes ? Heureusement que Stanley était là ! Akia !

Sixième :  les discours des candidates

Vraiment, les femmes au Cameroun, ce n’est pas ça ! Ah ! Ça volait bas. Respecter nos valeurs, limiter les naissances (couper les pipi ! Quoi ? diooon hihihi), respecter la faune, lutte contre la corruption, protéger les enfants de la rue. Oui ! Vous avez raison bon programme. Mais façon, c’est dit ! Ah ! Pas convaincant ! Elles ne se sentaient pas impliquées ou quoi ? C’était le tract. Je crois hein. C’était le tract.

Septième flop : l’imprésario

Elles étaient vingt-une  au départ. Il n’en restera qu’une. Je m’entendais à ça. Genre, l’imprésario va m’enjailler. Mais vraiment, je commence par lui. M. Yves de Mbella ne vit pas au Cameroun. Ce n’est pas sa faute. Mais le nombre de flop qu’il a fait à lui tout seul. Ngatara ! Traiter notre chère journaliste anglophone d’ivoirienne, je peux comprendre. Mais de là, à faire de miss Cameroun est un jeu de tiercé ? Il a fait le tour de la salle pendant que le jury délibérait non loin. Donne tes pronostics? Ha ! Mon frère on fait ça ? Puis le public ne scandait que la 6. Il allait faire quoi le jury ? Eliminez la 6 ? Dioon !

Huitième flop: la remise des trophées

L’impresario là avait bu quoi ? Vraiment ! On décompte les Miss. Il y a 6 filles sur le plateau. Il commence 6 ème dauphine ?  Mon frère, il faut une miss, c’est 5 ème. Puis il se rétracte 5ème dauphine. Puis à la 3ème dauphine, il faut remettre un chèque de 150 000 FCFA : il dit.

Ah ! Moi, je vois écrit sur le chèque 50 000 FCFA. Mon Frère, ça allait ? C’est quoi ? Ce sont les longues jambes là ? Deuxième dauphine, même son chèque , elle n’a pas eu. L’imprésario a oublié. Ah ! Puis il fait suspens en annocncant la Miss Cameroun. Mon frère, une fille reste. C’est elle ou bien ? Peut être que lui aussi il participait. On  ne se sait jamais. Puis les bisous, des personnes qui voulaient féliciter. Ah ! Il n’avait pas peur de reluquer, hein ? Ah ! On fait ça ? hihihi

Neuvième flop : Les autres nationalités

Oh ! Mes frères pas camerounais ! Ne faut pas critiquer oh ! C’est nous seul ! Ah ! Voilà c’est dit ! Non, mais !

Dixième flop : Les Camerounais de twitter

Parce que vous croyez que vous n’êtes pas dans le flop là ? Vraiment, ça volait bas hier. Entre :

Les lorgneurs : Oui ! Vous lorgnez quoi ?

 

 

 

Les pronostics :  Celle-là ne peut même pas gagner ! Ha vous aussi ! hihihihi

 

 

Les consolateurs des Miss : Ha ! Vous aussi

Les filles jalouses comme moi : Ha ! Elles n’avaient pas toutes 21 ans diioooon

Ekie ! Mais bon aussi, les photos de Bouba Kaele était du grand art (Je sais, j’ironise diooon). Le compte twitter de Miss Cameroun était dépassée par les événements. Pas grave, tu acquiers l’expérience.

Voilà ! Miss Cameroun, c’était bon pour moi. Et surtout pour la camerounaise que je suis, en bonne critique ne pouvant rien faire sauf critiquer.

 

 

Allez son’a ponda

Hihihihi

Ps : Qui a gagné ? On s’en fout dis donc…  On a critiqué.

Bon je vous laisse quand même sa photo … hihihi

Miss Cameroun 2013 Credit Archaic

Miss Cameroun 2013 Credit Archaic



Enfants au Cameroun…

Je ne savais pas sur quoi écrire en commençant ce billet. Je voulais parler de mes sœurs et de leurs penchants pour la peau blanche. Mais on risque me taxer de juge. Alors que je voudrais juste montrer qu’elle est toujours d’actualité cette pratique : Créer une relation avec un blanc, puis se marier, puis revenir au pays, se pavaner avec ses métisses et construire une maison pour sa famille. Ah ! La réussite à l’africaine ! Je  parlerais pas de ça. Je parlerais d’un sujet léger. OUI! Vu que je traîne avec des enfants ces jours-ci. Ce n’est pas faute oh! Ils croient tous que j’ai leur âge.  Du coup, je suis retombée en enfance.

 Je vous parlerais des jeux traditionnels au Cameroun. Comment grandit-on chez nous?

Crédit casafree.com

Crédit casafree.com

 

Enfant au Cameroun : on aime jouer avec le sable. Jouer à la cuisinière comme maman. On volait les allumettes, le bois, le pétrole. On allait se cacher pour préparer notre sable. Ou si nous avons le sésame de voler les condiments (Ail, oignons, sel, viande), là c’est le bonheur.

 

Enfant au Cameroun : on aime jouer à la corde. Pas celle où on saute un pied à la fois. Mais celle où on saute à pieds joints. Celle où on traverse des portes, des paradis. On discute, braille sur le fait qu’une amie n’a pas respecté les règles du jeu. GOD ! Parce que seul son orteil a touché la deuxième corde. Alors qu’elle devrait avoir les deux pieds joints.

Pas celle-ci...Crédit 123.SRF

Pas celle-ci…Crédit 123.SRF

Enfant au Cameroun: on aime jouer à la marelle (Pousse pion). On discute sur le fait de pas trop rester longtemps à croche pied. Le pion a touché un peu la ligne . Elle n’est pas dans la case.

Enfant au Cameroun: on aime jouer aux billes. On faisait des matchs pour récupérer un grand nombre de billes. Il y avait des spécialistes des « Olait » (Ceux qui pouvait en recupèrer un max). Fallait en avoir peur. Je retirais mes billes oui! Quoi? Voulait pas me faire dépouiller. Hihihihi

Crédit

Crédit

Enfant au Cameroun : on aime aller puiser de l’eau à la fontaine publique. Pourquoi ? Parce qu’on peut fuir les travaux de la maison. On peux jouer au « Dorshi » (La balle aux prisonniers), jouer au foot, jouer à la poursuite. SANS que les PARENTS vous perturbent. Non, mais ! Cependant, il y a toujours un qui finit par rentrer. Il nous trahit (Crahit ) tous ! Et là, on entre ennemi. On se tourne les yeux. On lui parle plus, on l’exclut.

Enfant au Cameroun: il y a toujours cette espèce de concurrence avec les autres enfants du quartier. Il n’est pas de notre secteur. Alors si par mégarde, tu touches l’un des nôtres ? On te mélange. (On se met tous pour te taper)

Enfant au Cameroun: faut etre prudent quand tu manges. Il y a toujours un plus malin qui veut prendre ta nourriture. Hahahahaha

Enfant au Cameroun: on aime les fêtes pour montrer sa nouvelle chaussure. Et si tu te salit ? Hahan, tu vas te faire fouetter.

Enfant au Cameroun : mieux vaut papa ne sache que tu fais des bêtises. Façon, on va te  fouetter ? hahahaha.

Enfant au Cameroun : on est  élevé à la dure. On joue à des jeux dangereux On cultive la solidarité. On a peur de nos parents. On regarde moins la télévision. Et on aime traîner.

Allez,

Son’a ponda,

Je vais jouer au Mbang (claquette), si j’arrive encore à sauter comme avant hihihihihihi

http://www.youtube.com/watch?v=Yx99g3RR-Iw

Oh iya mandela

Dernier tour ? Dernier tour ? C’est la malchance  hihihihi



Le jour où j’aurais 30 ans…

Credit histoiredunsoir.overblog.com

Credit histoiredunsoir.overblog.com

J’aurais dû écrire sur les IT. Cependant, une discussion m’en a detourné. Ce billet n’est pas une plainte. Faudrait le mentionner avant. Comme ça, on ne dira pas que ceci est un billet de misandrie.

Le 14 Juillet dernier, je fêtais mon anniversaire. Je m’approche dangereusement de la trentaine. Depuis peu, je vis les inconvénients qui vont avec ce statut. Nous sommes une bande de potes donc je suis la seule fille. Tous ou presque des trentenaires et ce jour là , j’ai compris qu’il y a une différence entre eux et moi. Je suis une femme. Chez nous être une femme, c’est entrer dans les us et coutumes de chacun. Tellement, on est différent. Cependant, concernant le statut de la femme, on reste sur le même pied d’égalité.

Une femme a trente ans

C’est une femme qui est mariée. C’est une femme qui a un copain, voir un concubin reconnu. C’est une femme qui a au moins deux enfants. C’est une femme qui travaille. C’est une femme épanouie. C’est une femme battante. A trente ans, la société doit vous voir accomplie. Plus? La réussite d’une femme se résume au nombre d’enfants qu’elle possède. Pas au nombre d’amants reconnus ou pas, ne vous détrompez pas. Euh! Non!La réussite professionnelle est parfois secondaire. Vous êtes une femme, une vraie.

Alors ça parle…

Vous n’êtes pas normale, si vous ne répondez pas à ces critères. Que vous soyez ministre, directrice d’entreprises, personne n’est exempte. La rumeur commence par dire que votre conjoint ou votre concubin n’assure pas (Si vous en avez un). Dans le cas contraire, « Vous êtes sures que vous n’êtes pas … » Affaire de Kongossa commence. Comme on dit au pays: « tu ignores quoi? »

Bon, les voisins peuvent se fatiguer. Au bout d’un moment, tu es juste pointée du doigts. Et puis à la longue , ça passe. Mais lorsque la famille s’en mêle. Hum, il ne faut bien plus faire de régime, ma sœur ! Tu vas maigrir. On commence par identifier si tas un copain. « Il attends quoi? Tu es sure que c’est vraiment toi (celle qui l’aime)? » Tu le regardes. Tu ne sais quoi dire. Lui non plus. Si t’as pas de copain, c’est plus grave. Ou bien vous avez beaucoup enlévé (Avorté) au point de devenir stérile. Le mot est dit.

A beleu travail? A beleu money? A ne Za? A te Zu? Traduction?

Chez ma mère, on dit: Elle a un travail. Elle a de l’argent. C’est qui son copain. Il y a un ?

Dja pè nou? A si bèn friend. Oñola nje ? Traduction du coté de mon père: C’est qui? Ce n’est pas son copain. Pourquoi elle n’a pas un.

Votre amie, votre sœur, votre voisine, qui possèdent toutes ses qualités, devient un exemple.  Très vite, vous devez  aller voir un tradipraticien (marabout). On doit vous laver. Une grande cousine vous a attaché. Les lieux de prières doivent être votre chambre à coucher. Et quand bien vous le faites, les résultats ne sont rapides? On vous harcèle. Nous sommes en Afrique, notre réalité est tout autre. Cependant, il peut arriver (je touche du bois) que des esprits malveillants peuvent. Mais laissez le temps au temps. Chaque chose a son temps.

Quoi? Je suis pas une vieille fille oh! hihihihi

Allez,

 

Son’a ponda!!!!



Welcome to Jcertif World!

Aujourd’hui, je me rends à une présentation Java. Organisé par le Google developper of Douala, je verrais ce qu’est vraiment le langage informatique Java. Je suis pas une développeuse. Cependant selon le milieu, coder en Java est porteur.

La particularité  de Java: les applications, les logiciels écrits dans ce langage sont utilisables sur tout système d’exploitation tels que Windows, Mac ou Linux.  Développer dans ce langage, devient une necessité. Elle permet d’être compétitif indépendamment des systèmes d’exploitations. Jeux vidéos, applications,logiciels développés en java, c’est booster sa productivité.

Une opportunité: le Jcertif

Crédit @GDG

Crédit @GDG

Depuis 2011, le JCertif (J pour Java) est devenu un évènement qui vise à faire connaitre les dernières nouveautés en matière de logiciels, fonctionnalités et technologies Java.

Cet évent qui est crée par M. Max Bonhbel – Expert Java à Fujtsu Siemens et initiateur des Africa Android Challenge (AAC) –

Il est à Douala. Ce 14 Juillet à Ymie.

Allez, je vais à la conférence. Si vous ne pouvez être là.

Suivez le twittlive #JcertifXpressdla #Jcertif ou le FB du GDG
Sinon, attendez le prochain article,

Allez, Son’a pnda



Les « petits boulots » de vacances

C’est comme un rêve qui se réalise, lorsque  j’écris ce billet. Il y a dix ans , j’étais journaliste stagiaire dans une radio de la place. Je vous laisse imaginer la course aux billets, la couverture médiatique de certains événements. Nous étions 5O jeunes. Pendant les vacances, on jouait les apprentis journalistes. Je jouais à l’apprenti journaliste. J’avais ce souci d’écrire sur les « petits boulots » des vacances. Malheureusement, je m’exprimais moins vite que mon esprit. Et chaque année, j’étais devancée. Hum… Aujourd’hui, je vous parlerais comme j’aurais aimé le faire.

Crédit cameroon-info.net

Crédit cameroon-info.net

Les vacances sonnent le début de la partie…

Une pluie, des imperméables en plastique, la circulation horrible sur Douala ne les stopperaient pas. Jusqu’au 30 septembre, ces jeunes vont parcourir toute la ville à la recherche des clients. Lorsque je fus petite, je voulus tellement participer à ce bal incessant. Il faisait de vous un grand. Il signifait que vous êtes mature, que vous assumez vos responsabilités. Vous participez à votre rentrée financièrement. Cependant, le statut de mes parents ne me le permettaient.

En plus, j’étais petite, scandait ma mère, tu peux te perdre dans cette ville. Et puis, quelle idée, danye!

Alors en aidant ma copine Bamoun dans le commerce de sa mère. je vivais à moitié comme une grande. Une règle à suivre, savoir faire un calcul mental rapide. Il faut tenir une caisse!!!

Douala devenu une pancarte publicitaire ambulante?

Crédit Cameroon-infonet

Crédit Cameroon-infonet

Je ne raviverais pas mes souvenirs d’enfance. Vous découvriez que je suis une caissière maladroite hahahaha. Le petit boulot des vacances? Le plus dur? C’est d’avoir un fournisseur. Comment le trouver? C’est la vendeuse de beignets du quartier, la braisseuse de plantains, le commerçant du marché Mboppi, ou la grande distribution agroalimentaire. Avant, nous nous contentions d’arachides sur plateau, de cola, de biscuits, de prunes et de plantains braisés. Aujourd’hui, les carrefours sont pris d’assaut par des commerçants d’un autre genre. En tenue publicitaire (tricots, tabliers), les entreprises confient aux jeunes de plus de 18 ans leurs produits. Les tactiques sont créatives. Une entreprise téléphonique de la place a crée une brigade de roller. Pour le prix d’un, ayez deux. Gouter avant d’acheter. Assurances, téléphonie mobile, Cosmétiques, banques, tout le monde y est. En plus des petits vendeurs, la ville grouille. On dirait une géante affiche publicitaire où chacun veut tirer la part belle de la plus grande dimension.

Possible de faire sa rentrée avec la vente d’arachides?

La question est posée? Je me ferais pas l’avocat défenseur du travail des enfants. Qu’est ce que j’en sais des conditions de vie?  Juste un conseil. Vous voulez faire la monnaie de 10 000Fcfa? N’allez plus seulement dans une station service.

N’empêche que pour moi, elle aurait été une fierté de dire que j’ai participé à ma rentrée.

Allez,

Son’a ponda!

 



Cameroun: Peut-on être blogueuse sans être prise pour une tchatcheuse?

Credit Danielle IbohnJe suis dans ce milieu depuis deux ans. Le nombre de préjugés à mon sujet, je vous en parle pas. Je suis une de celles qui sont collées à leurs ordi et leurs I-phone. Pour la plupart des gens, je ressemble à une cameruineuse. Vais-je vous parler de moi? Non! Je suis celles qu’on appelle les blogueuses, des filles à la langue un peu trop pendues.

Je sais pas pourquoi on ecrit avec cette rage. Chez moi, elle vient de tous ces a priori sur la profession. Alors en un, je suis une chercheuse de Blancs. Des heures sur internet? C’est pas possible, elle tchatche. En deux, elles aiment se plaindre, des femmes à problèmes. Pourquoi chercher la polémique?  De plus, elle est social media manager. C’est quoi encore cette profession? Je suis quelqu’une qui parle peu en vrai et je pose ma plume pour m’exprimer. J’aimerais bien répondre à ces personnes. Cependant, j’opte pour un exercice plutôt marrant.

Mondoblog et ses bug…

Vous vous demandez pourquoi j’intitule ce paragraphe de cette façon? hihihi! Parce qu’à chaque fois qu’elle bug ma plateforme, je me rends compte à quel point j’aime bloguer.

Depuis peu, je n’ai pas de connexion rapide. En plus de la migration de mondoblog, j’arrivais pas accéder aux réseaux sociaux. Je vous laisse imaginer l’enfer pour un social media manager. Cependant en tuant l’ennui, une sonnerie m’agace. Celle de l’alarme que j’ai mis sur mon téléphone. J’ai eu l’idée la plus saugrenue de m’abonner à une alerte information sur le Cameroun. Ça fonctionne comment ? Partout où est mentionné ou est cité le mot Cameroun dans un article , j’ai un système d’alerte mail qui me prévient. Au début, ce truc m’agaçait. Ça faisait trois jours, je n’ai pas accès à mes comptes. Et cette alerte m’agaçait vraiment. Comme on dit chez nous, la chèvre broute où elle est attachée. Alors je me suis attachée. Quoi? C’est vrai!

Ce lundi, je parcours les articles sur le Cameroun.  JE DÉCOUVRE :

Alors en continuant ma lecture, je me suis rendue compte que cette revue de presse devenait très vite un feuilleton. J’aurais pu regarder la Tv. Mais non ça m’ennuie. J’ai opté pour la télé réalité sans les scenarii préconçus à l’avance. Enfin, je crois !

On est Lundi encore ! JE DÉCOUVRE :

  • Le président du sénat voudrait-il améliorer son image. Son épouse joue les chargés de RP en assistant à la remise des prix à la coccinelle. Notons de le dire, c’est l’école de la présidence de la république.
  • Un tour chez Iya mohamed ? Iya toujours en prison écrit une lettre ouverte à la Presse adressé au Président de la republique. (Comme tous les détenus de détournement) La SODECOTON nomme un nouveau DG Abdou Namba. Le frère du ministre de la communication le traite de « marafaristes ». L’allié d’Iya depuis des années, Mbombo Njoya démissionne.
  • La présidente de la Fecafoot dans le sud Mme Emvoutou répond à une plainte: 14 jeunes réclament 26 millions. Dans les épisodes précédents de la Fécafoot, elle bagarrait pour que cette dernière lui remette ses  2millions. Serait-ce de la vengeance ? On dirait les feux de l’amour.
  • Que le septième art est un métier dangereux. Si, c’est vrai ! Ne faites en aucun cas des films sur des présidents. Le Belge Thierry Michel, Jean Paul Bekolo l’ont appris à leurs dépends. Si pour l’un (respectivement) sera refoulé du territoire camerounais quelque soit les visa quant à sa participation pour le festival Ecrans Noirs, pour l’autre il est interdit de diffusion dans les salles. Que le 7ème art au Cameroun est très cérébrale. J’étais pas à la projection mais les retours sont bons. Le métier de prostitués n’est pas ni noir ni blanc, raconte François Ellong.
  • Que la Côte d’ivoire est la terre d’accueil des homosexuels camerounais

 

Blablablabla et une danielle qui déblatère encore?

Quoi? C’est l’actualité… C’est digne des série à la Bollywood, en tout cas au Cameroun.

Quoi? Ne me museler pas!

J’écrirais une lettre au Président!

Allez,

Son’a ponda!

 



Une comédie électorale sous les tropiques…

J’étais censé rédiger ma partie, concernant le Togo, avant de recevoir les contributions de mes amis, pour faire ce billet collectif. Mais j’avoue qu’en éditant les différents articles qui me sont parvenus, j’en ai perdu mon latin, tellement j’avais l’impression qu’on parlait déjà du Togo.

vote

La problématique est simple : juillet 2013 est une période électorale dans beaucoup de pays africains. Que ce soit au Mali, en Guinée, Au Togo, au Cameroun ou au Tchad, les populations iront aux urnes, pour désigner soit des députés, soit un Président de la République.

En Guinée, mon ami Thierno Diallo nous fait un récapitulatif en cinq points de la situation politique de son pays.


Thierno Diallo, adresse blog: http://cireass.mondoblog.org
Image: profil Facebook

Au sortir de l’élection présidentielle de 2010, il était prévu que les législatives se tiennent dans les six mois suivant l’investiture du nouveau président. Mais deux ans et demi après cette date, les guinéens n’ont toujours pas élu leurs députés. Ces élections s’organisent au milieu de la pire crise sociopolitique que le pays ait connue de son histoire. Pourquoi la situation est si pourrie et le climat électrique ? Aux yeux de nombreux observateurs, les raisons de cette crise sont multiples et variées. Dans ce présent billet, nous y citerons quelques-unes des plus remarquables. Premièrement, depuis l’arrivée du président Alpha Condé au pouvoir, il n’y a pas eu un réel dialogue entre les deux belligérants. Et cela a contribué davantage à la radicalisation des uns et des autres. Deuxièmement, chacun des deux camps [pouvoir et opposition] se croit en position de force. En effet, au vu du dernier scrutin présidentiel de 2010 où Cellou Dalein Diallo, le candidat de l’UFDG [Union des Forces Démocratiques de Guinée], avait totalisé plus de 44%des voix alors que celui qui sera proclamé vainqueur du deuxième tour [Alpha Condé, candidat du Rassemblement du Peuple de Guinée] n’avait obtenu que 18% des suffrages exprimés. Depuis, des partis l’ayant soutenu ont pris leurs distances avec le gouvernement, qu’ils accusent de n’avoir pas respecté les accords signés et ont rejoint, l’opposition. Aujourd’hui, ces derniers revendiquent plus de 70% de l’électorat. Et ils sont convaincus de les remporter si l’organisation se fait dans la transparence. Du côté du pouvoir, on estime avoir franchi le plus haut sommet : la présidentielle. Donc avec tous les pouvoirs dont dispose le président, il ne pourrait organiser une élection et la perdre. Cette situation risque de retarder une fois de plus la tenue du scrutin. Parce qu’il n’est pas facile d’aller à une compétition si aucune des parties prenantes n’est prête à avaler son éventuelle défaite. Le pouvoir actuel a peur de voir l’opposition contrôler l’assemblée nationale, d’où le non-respect de la loi sur la tenue des législatives au cours des six premiers mois. Pourtant, ce scrutin est censé tourner définitivement la page de la transition amorcée avec la prise du pouvoir par les militaires, au lendemain de la mort du général-président Lansana Conté. Troisièmement, l’établissement d’un nouveau fichier électoral divise les acteurs. Contrairement à ce que dit la loi, le président Condé avait annoncé, dès son arrivée, son intention de faire une reprise intégrale du recensement. Chose que la partie adverse n’a pas accepté. Après des vives protestations, parfois avec morts d’hommes, il a fini par abdiquer. Au lieu du recensement entier il y aura la révision du fichier électoral. Quatrièmement, le vote des guinéens de l’étranger, garanti pourtant par la constitution, n’a été accepté par le gouvernement que lors du dialogue inter-guinéen sous l’égide du représentant du Secrétaire Général des Nations Unis, Said Djinit. Là aussi, c’est au terme des multiples manifestations de rues organisées par le Collectif, l’ADP, le FDP et le CDR. Cinquièmement, la CENI [Commission Électorale Nationale Indépendante], contrairement à ce qu’elle prétend être, n’a jamais été indépendante. Je m’explique. D’abord sous Louceny Camara, c’est-à-dire en sa première composition, l’institution a refusé de travailler dans le consensus. Des commissaires envoyés par l’opposition ont dénoncé tout au long de cette période ce qu’ils qualifient d’unilatéral : les décisions du président. Et ce n’est pas la seconde composition, dirigée par Bakary Fofana, qui a apporté du nouveau. En guise d’exemple, l’annonce de la date du 12 mai 2013 fut faite à 23 heures sur les médias d’État, heure à laquelle beaucoup de Guinéens sont couchés. Toutes deux sont caractérisées par des fixations des « nouvelles dates » suivies bien entendu de contestations, puis des reports. Nous sommes en ce moment à cinq rendez-vous ratés. Enfin, il n’y a pas de respect entre le président, l’opposition et le gouvernement. Pour le  président, ces anciens Premiers ministres ou ministres ne veulent pas le laisser travailler. « Comme ils ont échoué, ils ne veulent pas me laisser travailler« , disait-il dans l’une de ses sorties. Il est allé même jusqu’à les qualifier de « chiens« . Quant aux intéressés, bien qu’ils aient reconnu officiellement son élection, ils disent qu’il est non seulement mal voire très mal élu, mais aussi il a basculé le pays dans une « dictature sanguinaire« . Depuis avril 2011, l’opposition a enterré une cinquantaine de ses militants tués par les forces de l’ordre. La question que l’on se pose aujourd’hui est de savoir est-ce qu’il sera possible d’aller à un scrutin apaisé sans que ces différends ne soient résolus ?

 

Je suis convaincue que cette question ne m’est point adressée, à moi Aphtal. Nous devons tous y songer, en tant qu’africains, épris de justice et de démocratie. La réalité est toute autre, au Tchad. En effet, le pays de Deby n’est point en période électorale, (en tout cas pour le moment) ; par contre, pour ma grande sœur Ndodjo, le Tchad est constamment en campagne électorale.


Nodjo Klein. Adresse: http://rene-mouna.blogspot.com
Photo: Profil Facebook

Vous avez dit campagne ? Eh bien elle est partout ici. Dans la rue, au marché, à l’école, à l’université, à la télévision et même sur les réseaux sociaux. On est en campagne électorale tous les jours au Tchad. La pose de pierres, la coupure d’un ruban, des réceptions ou des inaugurations de bâtiments tout est une occasion pour véhiculer l’image du bâtisseur si ce n’est d’un généreux chef d’État distribuant des crédits ou des dons allant du sel de cuisine aux bus pour les universités. Matin, midi, soir, que ce soit à la radio, à la télévision ou sur internet, le Tchad est tout le temps en campagne électorale. Avec des émissions qui tournent en boucle. Qu’on le veuille ou non, le pays est continuellement en campagnes électorales sans le savoir. A peine une élection est-elle finie que l’on prépare déjà une autre. Et tout donne lieu à une récupération politique. Un poste ministériel, la construction d’un marché, d’une école que déjà les ressortissants de la localité organisent une fête et envoient des représentants remercier le généreux donateur qu’est le président de la République pour sa bienfaisance. Il y a d’une part, une omniprésence incontestable du Chef de l’État père de la Nation soucieux et conscient du bien-être de la population. Un chef d’État à qu’il faut bien confier un second mandat, encore un troisième, un quatrième et voir un mandat à vie parce qu’il fait si bien sa mission. D’autre part on a des éternels chefs d’opposition avec ces ennuyeux airs de défenseurs des droits du peuple, les justiciers toujours réclamant sans des propositions concrètes parfois. Tout ceci est une campagne électorale silencieuse mais efficace. Et qu’elles soient de l’opposition ou du parti au pouvoir, toutes les campagnes électorales se ressemblent avec les mêmes promesses jamais tenues. Sauf les slogans de campagnes qui changent avec des mots pompeux du style, un Tchad prospère, le changement social, la renaissance, et que sais-je? Il faut noter aussi que depuis vingt ans les visages sur les autocollants sont les mêmes à quelques nuances près que certains ont muris, d’autres devenus grisonnants. La veille des élections donne lieu à une générosité forcée des candidats. Ici des pagnes, là des tee-shirts et casques à l’effigie du candidat. Des billets de banques partagés, des cabris égorgés arrosés de bière locale. On offre à manger, à boire et on vêtit l’électorat. Ici se joue le charme. On sert du tout à la population sauf un vrai projet de société réalisable. Vous voulez faire campagne voici le mode d’emploi made in Tchad à utiliser sans modération.

Au Cameroun, la situation est à peu près comme au Togo. Report sur report, les votes ont finalement été calés sur ce mois oh fatidique : Juillet. Danielle raconte.


Danielle Ibohn. Adresse: http://natila.mondoblog.org
Photo: Profil Facebook

« Au Cameroun, plus rien ne va.

Le 26 Juin dernier la nouvelle est tombée. Les élections municipales au même titre que les élections législatives sont prolongées.

Depuis le début de l’année, ces périodes électorales font la danse bafia (On avance, on recule). Rien ne va plus. Après l’élection des premiers sénateurs après « 50 ans d’indépendance et de démocratie », le Cameroun entre dans une phase électorale plutôt chatouilleuse. Les échéances sont prolongées faute d’inscriptions sur les listes tout d’abord. Comme si presque trentenaire que je suis,  m’inscrire à une liste est une priorité alors que j’ai des difficultés à me nourrir. Les échéances sont prolongées faute de moyens ? Ce sont les organismes internationaux tels le Commonwealth qui ont l’habitude de supporter de telles ardoises financières. Le Roi Lion ne serait il pas encore sûr du calendrier électoral ?

Pourtant l’année 2013 devrait une année élective au Cameroun. Cela fait cinq ans et demi qu’on a les mêmes députes et six ans les mêmes responsables municipaux (Juillet 2007). Ce n’est qu’une demie ? Les sénatoriales sont les plus urgents pour éviter le chaos de l’après Roi lion hein ?

Un mandat prolongé sensé prendre fin le 21 mai prochainaprès les législatives. Une  prolongation ultime législative pour le 23 juillet 2013 ? (nous sommes déjà à la quatrième prorogation)

Une  prolongation municipale jusqu’en Novembre 2013. Cependant en parcourant la presse, je tombe sur ces propos.

 Les nouvelles ne sont pas rassurantes.

Le messager dévoile sa peur : http://www.cameroon-info.net/stories/0,47859,@,municipalites-le-mandat-des-conseillers-municipaux-encore-proroge.html

« Mais l’inertie qui caractérise le régime ne rassure pas que ces consultations électorales pourraient se tenir avant la fin de cette nouvelle prorogation. »

Me Jean Bertin Kemajou dans ouest Littoral http://www.cameroon-info.net/stories/0,44735,@,elections-legislatives-le-cameroun-bientot-sans-parlement.html

«Le Cameroun va droit vers une situation sans précédent où non seulement le Président de la République sera obligé de créer un État d’exception ou alors légiférer par ordonnance en attendant que la situation se régularise éventuellement».

Allez, son’a ponda !

Le récit à la fois loufoque et grave, est celui que me livre mon camarade « Bouba Sanga ». Malien, il est inquiet de la situation de son pays, et cela se comprend. Le Mali est une nation en guerre contre le terrorisme :


Boubacar Sangaré: Adresse: http://bouba68.mondoblog.org
Photo Facebook

Dans quelques semaines, les Maliens seront appelés aux urnes pour élire un nouveau président de la République et mettre ainsi un terme à une période de transition que tous ou presque veulent voir s’éclipser. Mais, cette présidentielle, d’ores et déjà, inquiète « grave ». A pas comptés, le Mali marche vers les élections présidentielles dont la visée est d’élire un pouvoir légitime, capable de redresser un pays plongeant sous le vent d’une crise sécuritaire et institutionnelle : un coup d’ État foireux perpétré le 22 mars 2012 et une rébellion armée touareg charriant la horde de barbares d’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique), duMUJAO (Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest) et d’ANSAR DINE, ont suffit à installer le Mali dans un « temps incertain ». Même s’il faut aussi reconnaître à cesévènement fâcheux le mérite d’avoir crevé l’écran de fumée qu’était la démocratie malienne, et d’avoir aussi amené bien des Maliens, d’une naïveté incomparable, à prendre conscience de la vacuité politique et de la faiblesse d’un État auquel ils appartiennent. Et dès lors, les langues se sont déliées ; une démocratie brandie jadis comme un modèle est devenue la proie des flammes des médias locaux et étrangers. Ah, comme il est vrai qu’ « on ne brûle que ce que l’on a aimé… » (1)! Aujourd’hui, toutes les attentions sont mobilisées par les présidentielles prévues pour le 28 juillet prochain. Pour s’en convaincre, il suffit de lire la presse locale qui rend compte du ramdam provoqué par ce rendez-vous électoral très attendu. Sauf que, état d’urgence oblige, les campagnes électorales n’ont pas, à bien dire les choses, encore commencé mais déjà s’est engagée entre les différentes formations politiques une espèce de tauromachie électorale dont les règles ne sont pas encore définies. Dernièrement, après la formation d’une coalition du F.D.R (front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la république) -dont l’ADEMA PASJ est la figure de proue-, nombre de commentateurs de l’actualité se sont dépêchés de parler d’un duel « I.BK (Ibrahim Boubacar Keïta) contre tous ». Mais, c’était aller vite en besogne, car une autre coalition composé de I.B.K (il est le président du Rassemblement pour le Mali), Moussa Mara (Yèlème), Soumana Sako, Housseïni Amion Guindo, Cheick Modibo Diarra (dont la candidature n’a pas encore été validée), Yeah Samaké, Ousmane Ben Fana Traoré… est en gestation et pourrait voir le jour dans les jours à venir. Preuve que la bataille sera dure et qu’I.B.K ne sera plus le seul torero. Et que pensent les Maliens de tout cela ? Fidèles à leurs habitudes, les Maliens parlent de ces élections avec, parfois, une déception née du chaos engendré par plus de 20 ans de démocratie. Vingt ans de démocratie qui ont fait d’eux un peuple incapable de juger autrement que par le discours, les promesses, les diplômes et le visage. Un peuple qui est bien en peine de comprendre ce que signifie un programme politique et qui, dans son simplisme, n’aspire qu’à trouver de quoi se mettre sous la dent…croyant que le reste – c’est-à-dire la bonne gouvernance– n’est pas son affaire. On dira ce qu’on voudra de ces élections, mais je ne suis pas sûr que le peuple malien soit d’avis que sa tenue les arrachera de la spirale des difficultés du quotidien. Au vrai, son inquiétude réside dans le fait que le gros des candidats ont déjà fait leur preuve pour avoir été les obligés et les obligeants de l’ex-président, Amadou Toumani Touré, chassé par la mutinerie qui a abouti au coup d’État. « Il ne nous sera pas facile d’en finir pour de bon avec l’ADEMA-cratie », ironisait il y a quelques jours un ami enseignant, qui met tous les malheurs qui arrivent au Mali aujourd’hui au compte de l’ADEMA, la plus importante formation politique dont est issu Alpha Oumar Konaré, qui a dirigé le pays de 1992 à 2002. C’est également l’ADEMA PASJ qui a soutenu, en 2002, le candidat indépendantAmadou Toumani Touré, devenu président… « S’il faut organiser des élections pour que l’ADEMA revienne au pouvoir, ce n’est vraiment pas la peine ! », ajoute t-il. Bien entendu, soutenir l’idée que ces élections ne sont pas opportunes, comme le pensent nombre de Maliens, relève d’une analyse incomplète. Ce qu’il faut dire en revanche, et redire, c’est que le peuple malien n’a pas cette fois-ci droit à l’erreur dans le choix de ses dirigeants. C’est pourquoi, il lui revient d’aller, le jour du scrutin, remplir son devoir civique en votant pour un candidat.  Il ne lui sert à rien de se réfugier derrière ce constat très répandu qui est qu’au Mali comme partout ou presque, chaque parti politique est la réplique exacte du concurrent, au point de dire que ADEMA et R.P.M, c’est, comme aiment à dire les algériens, Hadj Moussa et Moussa Hadj ! Non, l’aspiration la plus partagée par tous est le changement, et les élections à venir sont une occasion à saisir pour s’engager sur le chemin. Mais, le changement n’est pas une affaire d’une, deux, ou trois années ; il a différentes phases. Pensez au Mali le 28 juillet prochain ! (1)    Akram Belkaïd, un regard calme sur l’Algérie

J’ignore si vous avez pu déceler ce qu’ont de communs, tous ces articles : juillet. Et je vous annonce que les élections législatives, au Togo sont également prévues pour ce 21 juillet. Se tiendront-elles, ou pas ? Je ne puis vous répondre. Ce qui est sûr est que tout semble conforter cette date, à Lomé. Autre chose qu’il faille souligner, c’est que le Mali, le Togo, le Cameroun, la Guinée, tous ces pays ont presque la même histoire coloniale. Suivez mon regard.

Et dire que ces nations ont déjà plus de cinquante années d’indépendance ; cinquante années au bout desquelles, de simples élections législatives sont sources d’angoisse, pour les paisibles populations.

Et pourquoi juillet, pour tous ces pays ? Pourquoi pas mai pour la Guinée, octobre pour le Togo, décembre pour le Cameroun ? Pourquoi juillet, de la même année pour ces états ?

Et si ces pays n’avaient tout simplement pas le choix ?

Je n’ai rien dit !



L’homme des sucettes…

Ce billet est égoïste. J’écris parce qu’il va me manquer. Je ne sais pas quoi faire. Pour un avenir meilleur, il pars. Il trouvera sûrement une schroumpfette qui l’emmerdera moins.

Pierrick de morel Crédit photo Danielle Ibohn

Pierrick de Morel Crédit photo Danielle Ibohn

Il est pas très grand. Avec ses sucettes, ses jeans tailles basses, ces tricots mini mini moi, sa coupe de cheveux volumineuse, c’est le social manager l’un des plus dingues que je connaisse. Se laver sous une température de 15 degré, un blasphème pour un noir. Se shooter aux sucettes, être manque, être mal à l’aise. Discuter pendant des heures de boulot, jouer les provocateurs lors des tournois africains. C’est suicidaire! Je vous dis! Dire qu’épervier ne valent RIEN devant lions dompt … tchuips … presqu ‘indomptables là!

Social media manager, il arrive à diriger deux cents cinquante (250) blogueurs avec sa complice Raphaëlle Constant.

Rapha et Pierrick à Dakar Crédit photo Danielle

Rapha et Pierrick à Dakar Crédit photo Danielle

Faut savoir que c’est une chose pas facile. Le blogueur est chiant parfois. Il est capable:

  • de vos poser des questions sur des tutoriels (c’est moi! )
  • de vous importuner à pas d’heures parce que son blog disjoncte (euh! moi!)
  • de vous faire chercher une photo sur le web qu’il a prise (ça c’est moi hihihi)
  • de vous faire corriger ses fautes (encore  moi! hihihi)
  • de se plaindre de ne pas être à la une (toujours moi! hihihi)
  • de vous mentionner à tout va pour que vous lisez son article (décidément! hihihi)
  • de vous corrompre pour que vous le mettez en avant (Bref hihihi)
  • de RT si sauf son nom est cité ( j’y suis aussi quelque fois hihihihi)
  • de vous faire rechercher une source de son information pendant des heures

Il va me manquer. Parce que plus qu’un social media manager. Il est devenu notre frère, mon confident pro, mon grand frère parfois (lorsqu’il me titille sur mon célibat). Voilà! Je risque pleurer si je continue. Il va me manquer.

Merci à ZIad et Simon de lui avoir fait confiance. Je lui ai fais confiance et j’ai appris.

 

Que de milliers de sucettes, soient avec nous!

Il corrigera sûrement mes fautes! hihihihi

Simon Decreuze, Pierick de Morel, Ameth Dia "cherchez l'erreur" A dakar crédit photo Danielle Ibohn

Simon Decreuze, Pierrick de Morel, Ameth Dia « cherchez l’erreur » A dakar crédit photo Danielle Ibohn

Son’a ponda!

 

 

 

 



Il était une fois le chant de griot…

Crédit photo: music.medazilla

Crédit photo: music.medazilla

J’aurais fait un storify, ça aurait été pareil. Je n’aime pas parler de politique. Chaque fois que je parle de politique, soit je reçois des menaces. Soit mon texte est spolié par des individus sans scrupule comme ce site  Tchad Online.

Bref ! Il y a une semaine, le nkukuma (le chef de la république si affectueusement appelé de cette façon au pays) approuvait l’élection du nouveau président du Sénat. D’habitude, ce genre d’informations ne m’intéresse pas. La politique au Cameroun, c’est comme courir dans un sac.

Cependant, c’est le numéro deux du pays. C’est lui remplacerait le Président de la république en cas de… (ne le tuons pas, on risquerait d’attaquer ces fervents militants). Alors on voit en lui, la relève du Président roi lion comme l’aime l’appeler Ngimbis. Comme un effet papillon, les réseaux sociaux se sont enflammés. Je vous résume les impressions:

Les bamilékés sont en haut.

Il s’appelle Marcel Niat Njifenji élu président du Sénat camerounais. Il est d’originaire du Ndé, un bamiléké.  A 71 ans, il dirigera la chambre du Sénat. Pour expliquer, l’effervescence autour de cette « bonne nouvelle » , « cette victoire pour la démocratie », il faut que je vous relate un fait. Au Cameroun, les bamilékés sont une tribu dont la réputation n’est plus à démontrer. Il agace parfois, sont très malins en affaire. Et comme mon petit frère aime à dire: Président de la République, un bamiléké? C’est quincaillerie au palais de l’unité direct. En clair, ce sont nos juifs. Le Cameroun compte 200 tribus. Et si le numéro deux est bamiléké? La relève sera bamiléké. Je vous laisse imaginer la façon de penser camerounais? Non. Je vais le faire pour vous, nous sommes compliqués. Par conséquent, le pays appartiendra aux bamilékés dans un futur « lointain » (Quoi? Vous voulez mon extradition?). Les postes clés, les ministères clés seront aux mains des bamilékés.

J’ai cru que c’était juste la sphère des réseaux sociaux qui  en parlaient. De toute façon, l’archétype des personnalités des réseaux sociaux, est qu’ils sont très prolixes. Cependant, c’est toute la ville de Douala qui boue. Dans le taxi, les marchés, on ne parle que de lui. Le numéro deux de la République a un visage.

Marcel Niat, Président du Sénat (Crédit photo Africapresse)

Marcel Niat, Président du Sénat (Crédit photo Africapresse)

Le futur, la relève, le prince et surtout de ses origines. D’aucun voit en lui:

https://twitter.com/bubakaele/status/344861154604105728

La génération 90 (que nous sommes) envoyait les motions de soutiens ? Hein ? C’est quel son j’entends? Le syndrome  griotique, nous atteint? Comme un chant de louange au prince? Cette façon de vivre ne lâchera jamais. J’aime pas parler de politique. Parce que j’ai toujours l’impression de régresser.

Allez,

Son’a ponda



Les embouteillages dans le monde des blogueurs

 

D’Haïti passant par l’Egypte, le Cameroun, le Tchad, le Mali et la Côte d’ivoire, les embouteillages se ressemblent mais ne se vivent pas de la même manière. Comme une mosaïque, ce billet fait escale dans chaque pays  …. Edité par Danielle Ibohn

Crédit photo (Le blog de Roudoudou et Petite Bouclée)

Crédit photo (Le blog de Roudoudou et Petite Bouclée)

« Ayiti se yon peyi blokis » (Haïti est un pays d’embouteillages), Jérôme Osman

« Ayiti se yon peyi blokis » (Haïti est un pays d’embouteillages), a craché Wanito dans son hit musical, titré « blokis » (embouteillage). Même si le fond de la chanson a été plutôt porté sur les monstrueux bouchons, observés presque chaque jour dans la capitale haïtienne, le jeune artiste en a profité pour dresser le portrait d’un pays, dont la quotidienneté est faite d’embouteillages. En effet, dans cette courte réflexion, je vous invite plutôt à embarquer avec moi dans les Banques commerciales, où des blokis, sont toujours observés.

Haïti, 8h du matin. Les comptoirs des Banques commerciales sont souvent débordés de clients. Ils sont venus très tôt faire une place pour éviter les embouteillages, toujours présents dans ces institutions après l’ouverture.

A Saint-Marc par exemple, qu’ilssoient à la BNC, UNIBANK ou SOGEBANK, c’est toujours le même constat de tous les jours : des longues courbes qui font flipper les gens devant les comptoirs pour faire une quelconque transaction.

Faire un dépôt ou un retrait dans une Banque commerciale de la place se révèle souvent un casse-tête chinois. A moins qu’on soit VIP, personne handicapée ou femme enceinte ; ce qui peut (parfois) vous passer de ces interminablesfiles, qui ne grouillent presque pas.

Moi personnellement, je me rappelle avoir patienté plus de deux heures dans une longue file à UNIBANK avant d’atteindre la caisse de service. Pire, quand j’y suis arrivé, le caissier m’a informé qu’il se posaitun problème de système pour la transaction que j’ai souhaitée réaliser. Donc, imaginez le taux de ma colère et de ma déception.

A part la lenteur des employés, due probablement au système de travail, le client, debout dans la file doit aussi faire face au phénomène de « Moun pa » (partisannerie) ; une vieille pratique, présente dans presque toutes les institutions publiques et privées du pays.

Bien souvent, celui qui arrive le dernier sera reçu en premier. Ce, parce que l’un des agents de sécurité ou un quelconque employé de l’institution estson ami ou membre de sa famille. Suivez mon regard !

Calcinés d’impatience, certains clients ne mâchent pas souvent leurs mots pour qualifier d’incompétents, les employés qui, semble-t-il n’ont pas été formés à répondre à de telles exigences. Pendant que d’autres, moins vaillants préfèrent abandonner la file.

Depuis quelque temps, on remarque une légère amélioration, surtout avec l’arrivée du service de l’ATM (des petites caisses automatiques disponibles en pleine rue) dont disposent certaines Banques. C’est plus que pas mal, certes, mais c’est une goutte d’eau dans l’océan d’efforts que doivent consentir les patrons, en vue d’améliorer les services de ces institutions.

 

Au Caire, les embouteillages sclérosent la ville, engorgent ses artères, et polluent son air, Pascaline

Je sais maintenant que je n’avais jamais vécue pleinement la notion d’embouteillage avant d’arriver au Caire. Elle prend tout son sens dans cette ville qui ne dort jamais, et qui ne laisse donc jamais de répit à ses conducteurs, qu’ils soient de taxi, d’autobus ou de voitures particulières. C’est peut-être le seul espace de la ville où tout le monde est logé à la même enseigne, qu’il soit riche, où moins riche, propriétaire d’une berline somptueuse ou simple passager d’un bus bondé. Les embouteillages du Caire sclérosent la ville, engorgent ses artères, et polluent son air. Les taxis jaunes, noirs ou blancs de la ville tentent de se frayer un chemin dans ce capharnaüm pour satisfaire leurs clients pressés. Ils pilent, redémarrent, doublent à droite, ou à gauche, font demi-tour, prennent des chemins détournés, mais rien a faire, une rue embouteillée aura toujours raison de ses détracteurs. Les seuls bénéficiaires de la situation, les piétons, jamais prioritaires, qui peuvent profiter de l’arrêt parfois total des véhicules sur la chaussée pour pouvoir enfin la traverser, sans risquer de se retrouver  emboutis par le capot d’une voiture, d’une moto chinoise voir même d’une charrette à cheval. On peut même dire sans exagérer, qu’il y a une vie dans les embouteillages. Les vendeurs de mouchoirs, de bouteilles d’eau et autres laveurs de vitres sont ici pour le prouver. Ils se fraient un chemin entre les voitures à l’arrêt pour proposer leurs produits aux conducteurs impatients, prêts à répondre à tous leurs besoins sans qu’ils aient à se déplacer. Les taxis aussi, deviennent des hauts lieux de socialisation, puisque pris dans un trafic qui n’en finis plus, clients et conducteurs peuvent donner libre court aux conversations les plus variées : de la politique à leur situation familiale en passant par le niveau 0 de leur compte en banque, comme en témoigne le livre « Taxi » de Khaled Al Khamissi, témoignage précieux d’une société égyptienne post-révolutionnaire. Et si les embouteillages au Caire reflétaient tout bonnement cette société égyptienne immobilisée par la corruption, les inégalités, le système scolaire à deux vitesses, les difficultés quotidiennes, encore en vigueur aujourd’hui, plus de deux ans après la révolution ?

Au pays de l’ivoire, saviez-vous que les abidjanais perdent en moyenne 2 heures/jour dans les embouteillages, ce qui revient à 20 jours/an, Cyriac Gbogou

En Côte d’Ivoire et plus principalement à Abidjan, la circulation mérite une attention de plus en plus particulière.

Selon une information donnée par Monsieur Florent Youzan (Fondateur de la plateforme Afriworkers)saviez-vous que les abidjanais perdent en moyenne 2 heures/jour dans les embouteillages, ce qui revient à 20 jours/an? 

A cela, nous pouvons ajouter, ralentissement, route endommagée, feu non fonctionnel, travaux en cours sur les voies, accident de la circulation ou fluidité routière.

Mais malheureusement les usagers de la route se retrouvent bien souvent coincés dans des itinéraires qu’ils auraient pu éviter s’ils avaient simplement eu cette information.

Voila donc ce qui a motivé la création de la plateforme « CivRoute »,L’info routière participative  dans laquelle la population peut et doit s’impliquer pour une meilleure sensibilisation et régulation de la circulation routière. « CivRoute » est donc une action citoyenne.

Crédit photo: Studio 7

Crédit photo: Studio 7

Trois moyens pour alerter :

Via le site : En vous rendant sur le sitehttp://www.civroute.net,cliquez sur « Donner une info routière ». Il faut ensuite remplir tous les champs du formulaire. N’oubliez pas de choisir une catégorie, d’indiquer vos coordonnées et de mentionner le lieu sur la carte. Vous avez la possibilité d’y ajouter une photo.

Via SMS : envoyez votre info routière par SMS au numéro suivant 55 39 24 24 ou au 49 95 33 95 en indiquant le lieu et l’information en question.

Via les réseaux Sociaux : envoyez un Tweet suivi de #CIvroute oulaissez un message sur la pagefacebook.com/civrouteou par mail à : info@civroute.net

Plus d’infos :  http://www.youtube.com/watch?v=-TdY6PbfVDk

http://www.france24.com/fr/20120917-tech-24-afrique-numerique-fibre-optique-telephone-portable-mobile-internet-cote-ivoire-embouteillages-crowdsourcing-sms

 

 A Bamako, c’est un casse tête chinois. C’est coincé de partout, Michel Thera

 « Casse tête » ; « Chacun pour soi, Dieu pour tous » ! Pour circuler dans la capitale malienne, mieux vaut se prémunir de ces maximes là. Car à Bamako, le scénario de la circulation ressemble à ça : Ecart, queue de poisson, dépassement sur la droite, défaut de panneaux de signalisation, le tout accompagné parfois d’injures grossiers entre usagers.

Cependant, cette ville est équipée d’infrastructures routières assez modernes et acceptables (même si cela reste insuffisant). En effet, il ya trois ponts qui relient les deux rivent du fleuve Niger sans oublier les quelques échangeurs dont le tout dernier est à usage multiple.

Malgré tous ces efforts dotant la ville d’infrastructures routières acceptables,  les routes goudronnées restent peu nombreuses. Ainsi, plus on se rapproche du centre-ville et du grand marché, plus la circulation se densifie avec son lot de bouchons. C’est aussi dans ces environs que les routes sont le plus détériorées.

A Bamako, plus que les embouteillages et l’état des routes, c’est le comportement des usagers qui choquent : par ici un nid d’oiseau, plus loin une bande d’écoliers traversant en courant, de l’autre coté deux SOTRAMA (muni-bus assurant le transport commun à Bamako) faisant la course aux passagers.

Dans cette cacophonie, le cheval de fer (la Moto, en occurrence Jakarta) semble vulnérable, mais semble tout aussi incontournable. Car elle (la moto) reste le moyen de locomotion qui permet d’aller d’un point de la ville à un autre rapidement sans être englué dans les bouchons.

Pour finir, retenez tout simplement qu’à Bamako le problème relève plus de l’insuffisance et de l’état de l’infrastructure routière ainsi qu’au comportement  des usagers qu’a l’importance du parc automobile.

 

Au Tchad… N’Djamena devient de plus en plus agaçant, Abdhallah

N’Djamena, capitale du Tchad connaît ces derniers temps une croissance démographique importante ainsi que l’augmentation des moyens roulants. Circuler à N’Djamena devient de plus en plus agaçant. Il est 18h. C’est l’heure où dans les villages sahéliens à vocation pastorales, les éleveurs ramènent leurs bétails dans les enclos après les avoir fait paître toute la journée. Il est sensiblement la même heure à l’avenue Mobutu. Une pagaille monstre règne. Un troupeau de bœufs venant du fleuve Chari bloque la circulation. Pris en sandwich par les véhicules dans les deux sens, paniqués par les klaxons, les animaux font une parade entre les usagés créant un embouteillage sans fin. Il a raison le journaliste qui a qualifié la capitale tchadienne de « grand village sahélien ». Le centre ville, qui abrite pratiquement tous les ministères et les citées d’affaires, n’arrange en rien la situation. Pour y accéder, il n’y a que deux voies principales: l »avenue Mobutu et l’avenue Charles De Gaule. Le matin, une multitude de personnes semblables à un essaim d’abeille y convergent. Des piétons, des cyclistes, des motards et des chauffeurs sont au rendez-vous. L’embouteillage n’est pas en reste. Circuler aisément dans la capitale tchadienne n’est qu’une simple illusion. L’augmentation croissante des usagés de la route face à un nombre réduit de voies est à l »origine du phénomène.

A Douala, c’est le calvaire aller-retour, Josiane Kouagueu

Un soir, tout heureux de rentrer chez soi, on est stoppé net à l’Est de la pénétrante ville de Douala. Nous sommes à quelques mètres de l’aéroport international de la capitale économique du Cameroun, sur le principal axe Douala-Yaoundé. Une longue file de voitures nous fait face des deux côtés de la ville. L’horizon n’est pas visible. Des coups de klaxon résonnent de toute part. Des jurons se font entendre. Un policier, tente sans succès de discipliner les moto-taxis qui refusent de suivre le rang. Il transpire à grosses gouttes. Les hurlements d’une ambulance se noient dans le vacarme. L’attente est longue! Plus de Cinq heures dans les embouteillages au quartier Village à Douala. Matin et soir, rien ne change. La route suffisamment étroite, ne peut rien. Le retour de tout chef de famille du travail devient un instant de malheur. Ça fait des années que ça dure ! De l’argent perdu, du temps évaporé, des rendez-vous ratés. L’embouteillage n’est pas accepté, mais toléré. «On va faire comment ? », te répond un habitant, tout résigné.

Allez portez-vous bien !



La démocratie à l’Africaine

Ce billet est l’un de ceux que je fais en main levée. Il y a deux jours, lors d’une discussion avec Cyriac gbogou sur  la démocratie en Afrique. Je suis abasourdie par ses propos.

Il parle pas de démocratie en Afrique mais, de démocratie à l’africaine.

Crédit photo L'Afrique Enchantée---- Émission de France Inter

Crédit photo L’Afrique Enchantée—- Émission de France Inter

Au lendemain de nos sénatoriales, je suis sceptique face à ce nouveau concept : La démocratie à l’africaine. Tout se passe comme si les africains ont une manière particulière de pratiquer la politique. La démocratie est le gouvernement du peuple par le peuple. Les libertés dont nous jouissons sont inégalables. Le jeu n’est pas pipé d’avance.

Mais en y réfléchissant un peu, je me rends compte qu’elle est criarde cette pratique. Chez nous, le chef est le chef. Les décisions sont prises avant même que le chef n’ai ouvert la bouche. Même le plus petit chef, même s’il est à la tête d’une vingtaine de personnes. Ce n’est pas n’importe qui hein ? C’est le chef hein ? Je cherchais à m’indigner face à ce concept de démocratie à l’africaine. Lorsque je me suis rappelé d’un fait divers.

 Un jour, un de mes amis est devenu chef. Il a pris du poids et pour le voir se fut sur rendez vous. Comme les règles du jeu ont changé, j’appelle avant de passer à son bureau.  Il me rassure, je peux passer. Cependant, il aurait du rassurer aussi le gardien. J’étais rabroué comme une malpropre à la porte. Sauf la honte m’a fait tenir. J’ai du insister. J’ai été comparée à une de ses groupies qui voudrait profiter de son argent. C’est du zèle sans précédent.

Le Zèle en Afrique ? Il se nomme le griot. Vous savez cette espèce de personnes qui vantent vos mérites moyennant une somme d’argent et d’avantages. Plus on lui donne, plus ils sont vos fidèles amis.  Si seulement on utilisait ce zèle à bon escient, on serait plus que la chine. Mais l’homme noir reste l’homme noir.

Le griot n’est jamais bien loin du chef. C’est peut être pour ça que l’homme noir reste l’homme noir.

Lorsque Cyriac intervient et en fait une analyse plutôt pertinente (je l’avoue).

– L’unité à l’africaine veut simplement dire « uni pour prendre du thé », un bon moyen de se retrouver pour parler de tout sauf de l’essentiel la plupart du temps.

– La solidarité à l’africaine, c’est lorsqu’on se met ensemble pour détruire une personne ou une initiative au lieu de la construire.

– La gouvernance à l’africaine veut dire que si je suis au pouvoir, c’est que toute ma famille, mes ami(es), mes connaissances, voire même ma localité à du pouvoir.

– Avoir une promotion à l’africaine, c’est être la taupe, le lèche botte ou la maîtresse du patron

Alors je me rends compte que chez nous, il est commode de connaître l’issue d’une élection. Pas que nous sommes de très grands marabouts. Mais vraiment, l’expression  « à l’africaine » change le concept de Démocratie. Elle veut dire que les dés sont pipés grave ! Et le mot démocratie, c’est qu’une question de forme. Je vous prends un exemple en Afrique centrale, nous sommes un cimetière de démocratie. Les présidents se succèdent à eux-mêmes : Gabon, Guinée équatoriale, Tchad, RCA. L’âge moyen de règne est de 30 ans.

On lance les concours en sachant déjà qui sera retenu, maugrée Cyriac Gbogou. Le principe fondamental d’égalité est un leurre. Le concept de démocratie est un fil conducteur, une forme dont le fond devient tout son contraire. C’est donc pour cela peut être que Cyriac parle de Démocratie à l’Africaine. Ah Wais, j’ai mis du temps à comprendre. En plus ma personne me l’avais dejà  parlé humm Ces griots nous sécurisent….

Allez,

Son’a ponda Cyriac !

J’ose croire que vous ne serez pas mes griots hein ?

Quoi ? C’est vrai Oh ! Allez !



Comme les Mangas, l’Afrique a les Kiro’o….

Ce billet est dans mon tableau de bord depuis plus de trois semaines.  Je croyais que le chômage aurait raison de moi. Mais depuis que je travaille à mon compte, je subis les affres de cet aléa.

J’écris peu. Produire un texte est une gageure. Cependant le 17 Mai dernier, j’ai eu le privilège de participer à l’appel à l’investissement du premier jeu vidéo camerounais et africain: les KIRO’O.  Il y a plus de trois mois que je les suis. J’y connais rien aux jeux vidéos. Le seul jeu que je connais et auquel je joue, c’est CALL OF DUTY.  J’essaie de dompter (Comprendre) Assassin’s Creed.  Alors en allant à cette conférence de presse, je suis sceptique:

Pourquoi vouloir lever les fonds au Cameroun?

Il pourrait le faire en déposant des dossiers comme tout le monde? Et puis en lisant le dossier de presse, je vois qu’ils sont parrainés et soutenus par le Ministère de la Culture.

Crédit photo Danielle Ibohn

Crédit photo Danielle Ibohn

Le Jeu s’appelle AURION. Il est basé sur une histoire, une mythologie, celle qui s’appelle les Kiro’o

Madiba Guillaume Olivier , l’un des promoteurs nous explique (NDLR, NGUIEBOURI Mamia Patrick est son associé)

« Je vous explique.  Kiro’o est un mouvement comme les Mangas. Il est né sous le lancement de la communication faite sur le projet AURION (Jeu vidéo 2D). »

Les jeux seront inspirés des «Contes de Vision Spirituelle» africains. Les  Kiro’o sont un diminutif de «Kiroho Maono» en swahéli qui signifie «Vision spirituelle». Basé sur la mythologie africaine  comme le sont les autres jeux vidéos européens ou nippons, Kiro’o réponds à ce vide. Il a pour ambition de  raconter et diffuser des valeurs culturelles.

Nous espérons le sortir en mi 2014 si nous levons les fonds dans le timing prévu.

Présentation de Kiro'o (Crédit photo danielle Ibohn)

Présentation de Kiro’o (Crédit photo danielle Ibohn)

Notre plan et stratégie est étalé sur 4 ans à partir de 2017.
A court terme (2013-2014):

  • créer le Kiro’o Tales sous la forme d’un livre
  • créer le premier jeu AURION qui montre le potentiel appliqué.

A moyen terme (2015-2017):

  • Faire entrer le Cameroun et l’Afrique par la grande porte en déclenchant l’industrie du Kiro’o sur tout le continent.
Un jeu piraté marche mieux qu’un qui ne l’est pas…
Crédit photo Danielle Ibohn

Crédit photo Danielle Ibohn

Madiba Guillaume réponds à cette inquiétude. La piraterie serait une bonne publicité. Les supers productions  sont piratées. Cependant la veille concurrentielle prouve que les avantages de supports techniques et de produits complémentaires , finissent par triompher du faux.

J’ attends de 2014 et je pourrais être fière! Hahahahaha

Les Mangas au Japon, les Kiro’o en Afrique.

O’bosso! ( Encouragements)

Son’a ponda!

 



L’envers du décor de la Douala Startup Weekend!

(Crédit photo Danielle Ibohn)

Comment s’est passé la Douala Startup Weekend?

Une chose est sure. Je suis exténuée. Ce fut 54heures d’adrénaline, de peurs, de rebondissements, de joies. Un sacré cocktail, un concentré d’émotions qui m’a déboussolé pendant 24heures. Vais-je vous raconter les moments forts? Je vais vous en rappeler quand même.  Nous avons eu des différents témoignages des mentors, des coachs. Nous avons eu l’enseignement, un partage de connaissances et d’expériences. Ce fut un laboratoire d’open source sans précédent.

100 candidats se sont présentés à la Douala Startup avec pour ambition de changer une vie. Créer une idée, la transformer en entreprise. Voici la Star:

Le table de bord des participants (Crédit photo Danielle Ibohn)

Le table de bord des participants (Crédit photo Danielle Ibohn)

Comment créer sa startup, son idée, sa faisabilité, son business modèle, les circuits de commercialisation. Le tableau répondait à ces questions par des post-it. Les yeux rivés vers cette dernière, rien y fait les candidats se battent.

Hussein d'activspaces, Benn Ngnet organisateur de la SWDouala, Patrick Tchientche, Guillaume Soto

Hussein d’activspaces, Benn Ngnet organisateur de la SWDouala, Patrick Tchientche, Guillaume Soto

Faut dire que les idées sont bien pensées:

  • Une application pour trouver votre appartement à vos coûts
  • Manager votre événement avec une application. C’est possible avec eux
  • Assistance aux universitaires (Partage des épreuves, des cours et d’informations universitaires)
  • Une agence conseil pour étudiants
  • Transformer vos devises en produits de services
  • Vous avez perdu vos documents? ces coursiers se proposent de vous les ramener. Lorsqu’on les retrouve.
  • Place à Obookbiz, notre premier candidat. Il défend le projet d’un CENTRE COMMERCIAL VIRTUEL
  • CHIP’s line veut conquérir le monde avec les chip’s de plantain

Pour une fois, les laptops étaient aux vestiaires.

(Crédit phoho Danielle ibohn)

(Crédit phoho Danielle ibohn)

Les mentors sont par dessus leurs épaules, conseillent, rectifient. Le don de soi était le maitre mot. Jusqu’à pas d’heure, on bosse dur.  Les incubateurs sont très présents et font vivre leur expérience en matière de création d’entreprise. Plus qu’un concours , cet événement fut un séminaire, un lieu de réseautage.

(Crédit photo Danielle Ibohn)

(Crédit photo Danielle Ibohn)

Au bout du troisième jour, les visages sont fermés de fatigue, de joie, de stress. On n’arrive à expliquer. Mais on est las. Bien las et un peu triste qu’il se termine.
Les présentations des projets se font sous l’œil aguerris du jury:

Le jury (Crédit photo Danielle Ibohn)

Le jury (Crédit photo Danielle Ibohn)

 

Se succèdent sur le podium les différents finalistes:

Le podium de la SWDouala (credit photo Danielle ibohn)

Le podium de la SWDouala (credit photo Danielle ibohn)

Le mot du Vice-Consule des États -Unis (avant le début des présentations des projets.) était un discours de l’Ambassadeur des États-Unis. La quintessence se résumait en cinq points:

  • Sa fierté d’être convié,
  • Ses excuses de ne pas être là,
  • L’importance de ce genre d’événement (les idées étant à l’origine de grandes entreprises)
  • Sa fierté de voir un tel engouement pour cet événement
  • Son espoir pour le cameroun
Le Vice-consul des USA (Crédit photo Danielle Ibohn)

Le Vice-consul des USA (Crédit photo Danielle Ibohn)

 

Après une heure de présentations, près de 45 minutes de délibérations.

Nous avons nos vainqueurs:

  • En première position: CHIP’s line veut conquérir le monde avec les chip’s de plantain
Crédit photo Danielle ibohn

Crédit photo Danielle ibohn

  •  En deuxième position: Place à Obookbiz, notre premier candidat. Il défend le projet d’un CENTRE COMMERCIAL
Crédit photo Danielle Ibohn

Crédit photo Danielle Ibohn

  • En troisième position :Manager votre événement avec une application. C’est possible avec eux
Equipe 10 , 3eme prix de la Douala Startup Weekend  avec Hervé Djia au milieu (Crédit photo Danielle Ibohn)

Équipe 10 , 3eme prix de la Douala Startup Weekend avec Hervé Djia au milieu (Crédit photo Danielle Ibohn)

 

 

Ainsi, je ferme un chapitre plein d’entrains. Un chapitre de … Bref! Magnifique moment! J’ai plus des mots là!

Vous ne lisez pas mon bonheur?

Vous aussi?

Allez Son’a ponda!

 



D’Abidjan à Douala via Cacaveli: à chacun son parapluie !

C’est la saison des pluies dans plusieurs pays africains et pour vous faire vivre cette ambiance de fraîcheur, d’eau de ruissellement et de ciel gris ; trois mondoblogueurs ont bravé les gouttes.

Bonabéri sous la pluie (Crédit photo Frank william Batchou)

Bonabéri sous la pluie (Crédit photo Frank william Batchou)

En côte d’ivoire, c’est Suy Kahofi qui commence…

On a coutume de dire que les Ivoiriens n’ont pas peur des armes mais ils craignent terriblement la pluie et c’est une réalité ! A peine les premières pluies ont commencé à s’abattre sur Abidjan que les habitudes des Ivoiriens ont foncièrement changé. Tout le monde (ou presque) à son parapluie et son imperméable. Les femmes ont retrouvé les joies du bonnet de bain en pleine rue sans oublier les chaussures en caoutchouc made in China qui se vendent aujourd’hui comme des petits pains. Abidjan, c’est désormais des percées de soleil très rare, un ciel gris digne de la City, des pluies fines interminables qui trempent piétons et autres commerçantes sans oublier ces caniveaux qui refusent le trop plein d’eau. Ce n’est pas encore l’heure des cordes quotidiennes qui occasionnent inondations et destructions mais chacun s’y prépare. En effet voici près de cinq ans que les pluies sont particulièrement meurtrières sur les bords de la lagune Ebrié. Les victimes se comptent principalement dans les bidonvilles. Gobelet, Washington nouveau quartier, Mon mari m’a laissé, Boribana…dans tous ces quartiers précaires les populations implorent le ciel et consolident leurs frêles baraques dans l’espoir que les eaux de ruissellement ne les emportent pas. Le Gouvernement pour prévenir les morts et autres dommages a déjà offert 150.000 f CFA de prime de relogement temporaire. Cette somme est jugée insignifiante par Moussa Camara habitant du quartier Gobelet. « J’ai une famille de 6 personnes : quelle maison je peux bien louer avec 150.000 f  quand les propriétaires exigent des cautions ? » se demande le père de famille. Malgré les injonctions de la protection civile, les habitants des bidonvilles font la sourde oreille. Si Abidjan n’a pas encore les pieds dans l’eau, on ne pas en dire de même pour Cacaveli qui est déjà passé en mode inondation.

La personne la mieux placée pour en parler n’est tout autre que le mondoblogueur Aph Tahl.

J’ai du mal à croire que mon ami Suy a les pieds secs ! Plus j’y pense, plus j’ai mal ! Franchement.

Mon asthme m’a toujours imposé d’être attentif à tout changement brusque de température (et de pression, probablement). Depuis un mois déjà, j’ai la nette impression d’être un astronaute, tellement je passe dans tous les états, et dans les degrés, ici à Cacaveli. Tu t’allonges, le temps de regarder la fille moche qui présente la prévision météo (une menteuse, en plus), brusquement l’air devient sec et frais ; le temps d’aller chercher ta capsule de Ventoline, il fait sombre tout à coup, et les branches des arbres à ta porte s’affolent : c’est sûr, il va pleuvoir ! Offre-toi quelques secondes de paresse, et ton linge qui n’a pu sécher la veille sera mouillé à nouveau.

Tu t’es fait surprendre par la pluie, sur la dalle, en essayant d’ôter le linge, tu es déjà mouillé, alors c’est à toi de positionner les bassines pour recueillir de l’eau de pluie. Dieu seul sait combien elle est abondante, cette eau ; et utile en plus, pour mettre au propre les engins et pour la prochaine lessive. Ouf, tu rentres et tu te mets au sec, tout grelottant, pensant te blottir dans tes couvertures et te connecter à Internet pour t’évader : Delestron t’en empêche. Isolé du reste du monde, tu ronges seul ton frein dans ta chambre, et tu te mets à hanter les couloirs de ta maison.

 J’ignore quel péché à commis Cacaveli mais ces pluies sont de véritables déluges. Tu sors enfin de l’arche, pour respirer l’air pur, et prouver aux voisins que tu as survécu au déluge, et que tu es un élu : c’est là que tu te rends compte de l’ampleur des dégâts : les canaux d’évacuations sont bouchés, pleins à exploser, débordés, et les alentours immédiats…inondés ! Pauvre Cacaveli, qui perd pour quelques jours sa beauté (s’il y en avait une) poussiéreuse pour arborer l’hideux masque taché de boue, d’eau stagnante et de débris de tous gabarits !

Il faut voir la galère des habitants de la cour commune, à côté de chez moi : toute la cour est sous l’eau, sur laquelle plane des sachets et des déchets de tout genre ; certaines chambres prennent également de l’eau, et il faut plusieurs heures, pour s’en débarrasser. En ce qui concerne les risques de maladies, je préfère me taire.

Un camarade m’a une fois dit, que la qualité des infrastructures d’un pays est toujours mise à l’épreuve, en saison des pluies, et seuls les Etats censés et bien organisés arrivent à la réussir ! S’il a raison, alors le Togo fait très mal ses routes. Je le sais, je les vois tous les jours ! Certains endroits de Lomé sont pires que Cacaveli, mais je m’en fous, car c’est pour Cacaveli (et à Sokodé, probablement), que je désire être Député ! Suivez mon regard…

Cacaveli est une carte postale, en tout temps : c’est un joli paysage désertique de la Mauritanie, en saison sèche, et une version chinoise de Venise, en saison pluvieuse.

A Douala, bizarrement le soleil refuse de partir.

Nous sommes le 8 juin. Et les pluies denses sont rares. Il pleut tous les 4 jours. Les parapluies ne sont pas encore à la mode comme à Abidjan. Cependant, l’inondation à cette période de l’année, est la chose la mieux partagée.  Il est capable de pleuvoir et l’inondation (dans certains coins de la ville) persiste au moins pendant une semaine. La communauté urbaine nous rappelle que cela est dû aux égouts bouchés. Elle est  la cause des embouteillages. L’érosion écaille les routes. Pourtant bitumées, elles deviennent impraticables.

Nous ne sommes ni à Cacaveli, ni Abidjan. Bizarrement nous avons la même piscine municipale. C’est vrai ! Pas la peine d’aller se doucher ou se baigner. L’eau vient à nous. Le centre ville (Akwa) ressemble à une ile engloutie. Le courant est si fort que les années précédentes, elles ont été à l’origine de plusieurs décès. Le travail commence véritablement lorsque la pluie cesse. Les stations services sont bondées par des moto-taxis. Les taxis sont garés.

Nous sommes comme en été. On travaille moins, on dort plus et bizarrement on râle moins. (Suivez mon regard). Ceux qui en souffrent le plus, ce sont les habitants des bidonvilles. Comme à Abidjan, tous les moyens sont mises en place pour résister à la pluie. On entasse les affaires ménagères dans un coin de la maison où il ne pleut pas. Et on attend que ça passe. A Douala, la population est si dense que les habitations sont le plus souvent construites sur un marécage. Le terrain, le loyer  y sont moins chers. La saison de pluies n’est qu’une étape pour être propriétaire ou mieux vivre.

Juillet, Aout, Septembre, Octobre sont les mois les plus pluvieux de l’année. Le ciel est gris. Le climat est glacial. Les bébés sont conçus. Quoi ? Nous sommes à Venise oh ! En tous cas , on a l’inondation. C’est déjà ça non ?

Son’a ponda



Script du Spot Radio (Crédit photo Danielle ibohn)

Douala accueille la Startup Weekend

Script du Spot Radio (Crédit photo Danielle ibohn)

Script du spot Radio (Crédit photo Danielle ibohn)

Ce billet n’est pas objectif. Je vous préviens. Je suis l’une des Community Manager du Douala Startup Weekend. Vais-je écrire pour vanter cet événement? Non ! Vous incitez à y aller? Oui ! Quoi? Je suis  la reine des jeux de mots. Oh! HIHIHI. J’ai l’impression que nous sommes prêts à passer à la vitesse supérieure. Nous passerons à une autonomie sans précédant face à l’État, ses subventions, ses concours.

(suite…)



( Crédit Photo Espace Rezo)

Ma terre d’accueil: le Cameroun

( Crédit Photo Espace Rezo)

( Crédit Photo Espace Rezo)

J’aurais voulu ne pas écrire ce billet. ShakaAzonto, une amie m’a dit à sa façon que l’enfermer dans ma tête ne sert à rien. Témoigner, c’est lutter. Alors je lutte.

En 2006, j’ai fait la rencontre de Sylvie, une rwandaise. Elle était tout ce qui a de fayot,  accrochée aux règlements. Une de ses filles désagréables qu’on déteste à la fac. Je ne sais pas comment et pourquoi nous sommes devenus amies. Je portais le nom de sa fille adoptive Danielle. Elle était Hutu et combattait les Tutsi. Elle fut enrôlée à 15 ans. Pourquoi? Elle n’a aucune idée. Ce qu’elle sait c’est qu’elle fuyait la ville avec ses parents. Qu’ils ont été tués et qu’elle fut prise pour la « bonne cause ». Je vous raconte son histoire.

Tuer, elle ne peut

Le premier jour au camp, elle était entourée d’enfants allant de 10 à 15 ans. Aussi perdu qu’elle, pleurant à chaudes larmes. « Ce bruit était presqu’une symphonie à la mort », me dit-elle. Leurs bourreaux (jusqu’à ce jour, il est difficile qu’elle les nomme) entrent. Ils leur demandent de sortir de cette geôle en paille. Ils sont dans la forêt. On a dû lui administrer de la drogue.

Il faut tuer, crient leurs bourreaux. Il faut assainir la vermine. Nous sommes l’élite.

Bien loin des considérations politiques, elle a faim. Elle ne tuera pas de toutes les manières. Elle s’enfuira. Ils seront seuls dans la foret, entre nous. Elle pourra s’échapper. Alors , elle rêve de liberté, du chemin qu’elle empruntera. Il est l’heure de partir. Elle est surexcitée. Tout le monde l’est sauf les nouveaux. Elle était d’une toute autre excitation. Celle de s’échapper.

Dans la forêt…

Elle s’enfonce peu à peu vers ces hautes herbes, ces arbres. Ils doivent rejoindre la route. Ils doivent débarrasser du monde la vermine. Son ton change. Il devient froid. Elle doit avoir tuer. Je commence à me rendre compte peu à peu. Son visage se referme. Son récit sur les violences perpétrées sont insoutenables.

« On tuait à l’arme blanche. Parfois, avec une arme. Nous, les nouveaux , nous avions une arme. Je n’ai pu tiré sur personne. Mais sans oublier, ce qui m’attendait au camp. Je n’ai pu fuir. Ce ne sont plus des humains, ses enfants. Ils m’ont brutalisé. Ma sentence a été irrévocable. J’ai tué un autre enfant au camp pour sauver ma peau. »

Drogue, sexe, liberté

« Je connais plus de 30 techniques pour tuer un homme. J’en suis fière ? Cela m’a détruite. J’ai été violée tour à tour par mes bourreaux et mes collègues de même pas 13 ans. Le sexe, c’est sale. Je suis addict à la coke, au chanvre. Tout ce que j’avais sous la main. Dans un moment de lucidité, pourtant j’ai pu rejoindre le camp de l’Unesco dans un village pour m’échapper. J’y passé tout mon enfance: Ecole, Psy, atelier. J’ai obtenu mon baccalauréat dans ce camp et j’ai quitté le Rwanda. Il nous demandait de choisir un pays. J’ai choisi le Cameroun. Parce qu’ils ont une multitude de langues, de tribus et ils arrivent à vivre. C’est mon idéal de pays. Je peux y vivre. J’ai adopté une tutsi. Et j’y vis. »

Me reconstruire?

« Je ne pense pas. Je suis détruite. J’ai un homme qui m’aime. Continue ma thérapie. J’espère que la vie sera moins pénible. »

Voilà! J’ai lutté ShakaAzonto! J’ai lutté Sylvie! J’ai lutté…

Son’a Ponda



Les journées Nationales des Pme (Crédit Photo Danielle Ibohn)

Cameroun : les Journées Nationales de la PME, une mascarade?

Les journées Nationales des Pme (Crédit Photo Danielle Ibohn)

Les journées Nationales de la PME (Crédit Photo : Danielle Ibohn)

Au Cameroun, les Petites et Moyennes Entreprises (PME) représentent le premier secteur créateur d’activités. Et pourtant… En 2010, les pme ont réalisé 15% du chiffre d’affaires total du pays et employaient 48,7% des effectifs, tandis que les grandes entreprises – qui dégagent 84,6% du chiffre d’affaires total du secteur productif – n’emploient que 51,3% des travailleurs.

Seulement 56 PME sont reconnues par l’Etat, me souffle la présidente de l’association des Pme au Cameroun. Je suis stupéfaite. Quand on parle de reconnues au Cameroun, on fait appel aux réglementations en vigueur à respecter (impôts, les autorisations…) Apparemment seuls 56 sont donc en règles. En économie, lorsque le tiers de la population qui produit du PIB n’est pas en règle, elle n’est pas compétitive.

Imaginez-vous : au Cameroun les PME, c’est de la sous traitance.

L’Etat est le premier fournisseur en la matière. Près de 8 mille milliards 6oo millions de CFA sont prévus à cet effet. Cela signifie que le secteur des PME devrait relancer, la croissance en créant des emplois, créant de ce fait un PIB conséquent.

Notre secteur est informel est centré sur de petits marchés. J’étais à la deuxième édition des Journées nationales de la PME le 7 mai dernier. Il y a un souci. Le secteur est malade. De ce fait, il faudrait faire des ateliers de formation. Le secteur est convoqué à l’hôtel  Sawa pour en parler.

Les PME ne savent pas répondre à un appel d’offres

Selon Wikipedia, Un appel d’offres est une procédure qui permet à un commanditaire (le maître d’ouvrage), de faire le choix de l’entreprise (le soumissionnaire qui sera le fournisseur) la plus à même de réaliser une prestation de travaux, fournitures ou services. Le but est de mettre plusieurs entreprises en concurrence pour fournir un produit ou un service.

Au Cameroun, elles sont comateuses. Elles disent se nourrir des subventions de l’Etat qui constituent 30 % de leur survie. Faut-il alors apprendre à pécher ou à prendre du poisson ? Les PME camerounaises aiment être des éternels assistés, des enfants non sevrés ?

Le ministre des Petites et moyennes entreprises de l’Economie sociale et de l’Artisanat, Laurent Etoundi Ngoa,  le confirme :

« Les PME ne savent pas répondre à un appel d’offres. Nous sommes l’Etat et les appels d’offres nous parviennent sans rigueur, sans connaissance, sans compréhension. On s’interroge . »

La salle est pleine. Je suppose que ce sont les chefs d’entreprise de ces PME. J’ose croire, les visages ne me disent absolument rien. La publicité autour de cet événement ? Le cadre de formation ? Au quartier, on dit que ce sont les choses des blancs là. J’espère que la présence de la chaîne locale a pu en décider certain, parce que ces journées ont été l’occasion de toucher du doigt la compétitivité du secteur.

Le premier fournisseur, l’Etat, est monté au créneau et explique pourquoi les 8 Milles milliards 600 millions échappent aux PME :

  • En un : elles sont pas reconnues,
  • En deux : elles ne savent pas se prêter au jeu des appels d’offres (capital pourtant),
  • En trois : certains projets de l’Etat sont clefs à main. C’est-à-dire que l’Etat est contraint par les bailleurs de fonds de choisir une entreprise qui lui sied,
  • En quatre : la question du lobbyisme et du tribalisme.

Aux deux premières préoccupations, il s’agit de mettre les PME à l’obligation de la qualité. Être dans le standard de la compétitivité. Éviter de rester dans des marchés de proximité qui ne permettent pas d’accroitre de manière exponentielle son chiffre d’affaires. En plus, elles pourraient se rendre compétitif au niveau international.

Aux deux dernières, il s’agit d’echapper aux contraintes. Tant bien, on sait que le marché est souvent moins objectif, il n’en demeure pas moins que c’est près de 2 milliards qui sont en jeu, puisque les 6 milliards, la plupart du temps sont clefs à main, nous souffle le ministre. Les chantiers du Cameroun sont nombreux. Les PME permettent de créer de la croissance qui pourrait être réinvestit dans un autre secteur, quand bien même les grands travaux se terminerait. Laquestion du tribalisme, du lobbyisme ? Tout cela reste du domaine du grand mystère. Il est clair que dans certains secteurs, on peut retrouver plus une tribu qu’une autre. Cependant, ceci est fortuit puisqu’il dépend de la formation.

Je reste dubitative.

Les PME au Cameroun constituent ce secteur informel d’une dynamique hors paire, ne voient elles pas cet enjeu là ? Le village des journées continue à m’inquiéter. Aucune PME n’est représentée. Sauf les grandes entreprises y sont. C’est assez paradoxale pour un événement de ce genre.

Bref, je vous laisse avec un souncloud des discussions de ce jour,

Mon cœur lourd, je vous dis Son’a ponda!



liebsterblogaward

Liebster blog…

(Crédit Tekla little blog)

(Crédit Tekla little blog)

Je voulais pas me prêter au jeu. Cependant Nora NOVIEKOU, Pepito, Nelson m’ont plutôt forcé doucereusement la main Hihihihi. Le comble, c’est que je ne peux les nommer (c’est la règle du jeu.) Hum…

Onze faits sur MOi…

1- Je suis née un 14 Juillet dans une maternité où toutes les infirmières me trouvaient si minuscule. J’avais 33cm. Je sais,rien à faire…C’était pas un accident: je serais courte loool.

2- Je suis naïve. Mes proches en ont peur parfois. « C’est une éponge, le pire c’est qu’elle ne fait pas exprès. Elle se fait toujours avoir elle »  Ils disent.

3- Je suis maniaque.

4- J’y crois tellement à des choses que j’en oublie parfois de manger.

5- Tout le monde me dit que je suis barrée. Je suis pas normale. C’est vrai! Je suis horriblement insensée. Pense à des choses qui dépasse souvent mon propre entendement

6- J’aime le changement. Bouger! Je M’ennuie très vite

7- Je suis tellement maladroite qu’on pourrait faire un livre de 200 pages sur mes gaffes. Vous vous ennuierez pas, c’est hyperdrôle.

8- Je suis pas patiente.

9- J’aime les années 70. La photographie, la musique, le style vestimentaire, l’ambiance, les personnes, je suis callée sur le blues, le jazz, et aime lire parfois je dis parfois du Hemingway.

10- Bizarrement j’écris, mais j’aime pas lire loool

11- Lorsque j’écris, c’est mon cœur qui le fait, pas MOi.

Réponses aux questions des personnes qui vous ont nominé…
Mes réponses à Nora NOVIEKOU

1- Quel est le nom de votre blog et quel est votre message phare que vous passer? J’accuse

2- Quelle est votre couleur préférée et pourquoi? Le bleue, j’en sais rien en fait

3- Quelle est votre chiffre préféré?  J’en ai pas

4- Quel est votre vœu le plus cher? être en santé

5- Quel est votre coté négatif et sur lequel vous pensez que vous devez travailler? L’impatience

6- Quel est votre coté positif que vous pensez que les gens apprécient ou que vous même vous appréciez? Mon enthousiasme

7- Qui pourriez vous considérez comme votre grand mentor dans votre développement personnel? Solo Niare, Daniel Kameni, Bata christian (J’en ai trois hihihi)

8- S’il vous ait donné de changer une chose dans votre existence, laquelle changeriez vous? rien

9- Quelle est votre citation préférée? il faut parfois échouer pour mieux décoller

10- Si vous devriez vous représenter par un symbole dans cette vie, par quoi vous vous représenteriez et pourquoi? Le phoenix. Rien n’est perdu en fait.

11- Que pensez vous de la jeunesse et le panafricanisme?  J’y crois pas trop au panafricanisme. Je sais je sais pour une africaine c’est un blasphème. Je suis pour les brassages de cultures. Je suis né d’un brassage de cultures alors… La jeunesse? Elle sait ce qu’elle vaut et n’a pas besoin de moi pour la definir.

Mes réponses à  Nelson
– A quel animal vous identifiez-vous ?Une lionne, calme en apparence mais elle mord quand on s’attaque à ses petits
– Quel est votre plus beau souvenir ? Le dernier jour où j’ai vu mon cousin.
– Votre plus grande fierté à ce jour ? Mes frères et mon beau frère
– Votre principale qualité ? Dynamique
– Qu’aimeriez-vous changer en vous ? Le doute
– Qu’est-ce qui vous a conduit à l’écriture ? Mes parents
– A quel moment de la journée vous sentez-vous le plus souvent inspiré ? la nuit
– Quel est pour vous, votre meilleur billet ? Ici Git un homme
– Votre plus belle rencontre ? A l’heure actuelle, c’est Pierrick de Morel (le cm de mondoblog) ça risque changer bientôt lool
– Que prenez-vous au petit déjeuner ? Du chocolat
– Que pensez-vous de moi ? Que tes quelqu’un de formidable en plein doute qui se cherche. Cependant qui s’est trouvé mais doute. Quelle surprise! Kieu!
– Quel est votre plus beau souvenir ? Ma mère me faisant un enième reproche lool
– Votre plus grande fierté à ce jour ? C’est DIEU, il m’a jamais deçu
– Votre principale qualité ? La créativité
Mes réponses à Pepito
  1. Quelle est la plus importante chose que vous aimeriez faire dans votre vie ? Faire le social manager

  2. Qu’est ce qui vous en empêche ou comment pourriez-vous y parvenir? L’environnement économique

  3. Que recherchez-vous en écrivant ? Me libérer

  4. Comment vous-est venue l’envie d’écrire, de tenir un blog ? M’ennuyait en fait lool! C’est vrai!

  5. Pour qui écrivez-vous ? Mes parents

  6. Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait se lancer ? Éviter de vouloir plaire à tout prix

  7. Qui êtes-vous vraiment ? Une fille timide

  8. Quel est la chose que vous voulez absolument cacher dans votre blog ? Que je suis plus militante qu’il n’y parait

  9. Quel âge avez-vous ? 28 ans, je suis vieille hein? lool

  10. Quel est votre vrai nom ? Essamba Ibohn Marie danielle

  11. Quelle est votre adresse si je passe dans le coin ? Douala- Lopgpom lool

J’ai pas de questions aux mondoblogueurs hein?

Mes 11 Favoris? Hum…

  1. Le Dagenais… pour son coté barge
  2. L’Aphtal, son coté provoc sensible lool
  3. L’Axelle, concise, précise, informative nette et claire
  4. Le Simon , si si si , il écrit. Ses billets un peu loufoques, très bonne analyse bizarrement. vais vous avouer m’inspire un peu. Tiens, celui-là
  5. l ‘Arnaud Femtchou , ses poèmes qui me fendent le cœur, très profond
  6. la sinath, c’est ma jumelle mais pas en écriture. Elle est fait de l’analyse. C’est barbant lool!
  7. Le Berlinoir, sa plume simple, vivante, m’embarque malgré que moi.
  8. La plume anticonformiste de William Bayiha
  9. la Hibou, un concept de blog qui me plait oulààà
  10. Le Wonk, je le lui dirais inbox lool
  11. La Manon, son élégance dans sa manière d’écrire

Voilà!

Ma question: Pourquoi bloguez-vous?

Son’a ponda



Welcome to the ladie’s place!

Marché HML Dakar, Koloba en carte postale (Crédit Photo Danielle Ibohn)

 

Ceci est un de ces billets que j’écris à main levée. Ma mère me disait toujours: c’est en faisant les choses sans programmer qu’elles deviennent belles.

 

Ce billet sera de ce fait beau. Hahaha! Enfin pour moi!

 

Je suis un peu dans la cinquième dimension ces jours-ci. Choses bizarres s’accumulant, je ne peux qu’écrire sur l’ADM (atelier des médias). Je sais. Chose bizarre. Mais l’heureux hasard a voulu que je vous parle de mes ladies sur cette plateforme.

C’est sur cette plateforme que j’ai pour la  première fois bloguer professionnellement. Elle a toute une histoire cette plateforme. Très communautariste, je commence à percevoir pourquoi faut que je vous parle d’elles ici.

 

Welcome to the Ladie’s place! Je parle pas anglais hein? En tout cas pas encore. Hihihi.*.*

 

Je suis juste depuis peu de plus en plus accoutumée au monde des femmes. Entre les télénovelas, la cuisine, c’est fascinant le monde des femmes. D’habitude scotchée (voire gluée) à mon ordinateur, je soulève juste les yeux pour acquiescer mes sœurs lorsqu’elles se triturent le cerveau voulant opter pour le vêtement qui fera de l’effet.

 

Cependant par l’entremise de Réndodjo, je me suis frottée ces jours ci à un groupe de femmes. Ce sont les Ladie’s place. Elles sont près de 1000 membres. La plupart est mariée. Ah! Les préjugés que j’ai sur les femmes mariées: coincée, stricte, rigoureuse, soulante, toujours occupée et n’ayant jamais le temps pour s’amuser. Les femmes des années 2000, c’est bizarre. Elles parlent de tout: recette, petits conseils, éducation, shopping et surtout de sexe de manière libérée.

 

A l’époque, je voyais ma mère et ses copines parler de sexe? Oulà! Grand Dieu! Elles utilisaient des codes sans sens. Va cacher une chose à un enfant. Elles avaient ce terme: « dormi ». Il signifiait « coucher » Je passais à des kilomètres et déjà elles changeaieent de conversation. Suspicieuses que je puisse entendre ces paroles qui me pousseront surement à être devierger vers mes 13 ans. Je serais mère d’enfants et ma vie sera foutue. J’irais plus à l’école et je serais la honte de ma famille. Ah ! Les années 90 !

 

Elles m’ont fait tellement peur que je croyais que si j’embrassais un garçon, je tomberais enceinte.

 

Ah! Mes Ladie’s place dans une conversation vous décortiquent le sexe dans toutes les positions possibles HAHAHA.

 

En plus d’être libre, elles ont un truc en plus: le sens de l’humour. Elles sont très drôles. Dingue! Vous verrez ma mère et mes copines à l’époque. Elles chuchotaient, piaffaient, maugréaient, rarement riant aux éclats. Ah! Celles qui essayaient d’etre libérées, riant aux éclats, étaient taxées de femmes trop libertines. Et chez nous l’adjectif  » libertine » est cousine de « pute ».

 

Elles parlent librement mes ladie’s place, sans tabou. En plus, elles sont accrocs à Facebook. Elles échangent bien au delà des considérations culturelles. Cool, quand même cette plateforme au delà de ses effets negatifs en Afrique.

 

C’est un groupe Facebook mes Ladie’s Place. J’ai pu identifier et je ne suis pas sure leur credo: Être positive quoiqu’il arrive. La solidarité y est tellement qu’elles ont institué ce truc: être des hôtes pour des ladie’s de passage dans leur pays. Elles sont de plusieurs nationalités et bizarrement partagent une même culture celle d’être des femmes africaines mariées des années 2000.

 

J’aurais voulu les citer, les mettre en lien. Mais c’est un groupe fermé et c’est mieux comme ça. Quoi? Vous voulez connaitre le monde des femmes? HAHAHAHa C’est notre monde Oh!

 

Les femmes donnent l’envie à tout homme épanoui
Une femme est un poème fait de mille « je t’aime »
Une femme en nos coeurs de la belle poésie sème
Aimer une femme en douceur c’est reconnaître en elle une mère
Séduire une femme, c’est la laisser reconnaître en nous un père
… Les filles sont pour les garçons un trésor de vie et d’amour infini
Une fille est pour un garçon une leçon de tendresse, une belle amie
Mère, maman, mamie, épouse, amante, amie, copine ou collègue
Doux mots d’amour et d’amitié que chaque jour elles nous lèguent
Respecter en chaque femme la douce mère qui nous a porté en son sein
Point de machisme ou de féminisme, l’égalité des sexes est un destin…..

 

Hadjia Aisha, une des ladie’s place

 

Son’a ponda (A bientôt)



(Crédit photo Zen Faulkes )

La gifle de Daniella

(Crédit photo Zen Faulkes )

(Crédit photo Zen Faulkes )

 

Depuis mon retour, je savoure les joies du chômage. Ce qui est classe à cette période, c’est le nombre de choses que vous expérimentez sans le vouloir. Je passe mes journées sur mes multiples projets IT avec la télévision en fond sonore.

Ainsi, j’ai découvert les télénovelas. Ce sont ces feuilletons quotidiens de soirée des pays hispanophones, lusophones. L’intrigue est l’amour décliné sous plusieurs formes: fraternel, filiale et surtout l’amour avec grand A. Je ne les regardais pas à proprement dit, je les écoutais surtout. Réglées comme des horloges, ces dames de la maison sont friandes de ces programmes. Par conséquent, moi! Quoi? J’ai rejoins le club des ménagères, femmes de maisons et les nounous. Nos journées sont hyperchargées entre 6h et 12h. On prépare tout pour être libre entre 12h et 16h. Euh… C’est toute une organisation, nos journées.
Les feuilletons commencent à partir de 12h sur près de 15 chaines de télévision. C’est parti pour 4 heures. Le plus bizarre, c’est que le timing de ces feuilletons ne se chevauchent pas. C’est vrai! Dingue! Mon après midi est une balade autour du monde. De l’Argentine, passant par le Venezuela, le Mexique, le Brésil, l’Inde, les USA, les sud africains, les philippins, les chinois, l’intrigue reste la même.

Amour, chantages, mensonges, secrets, infidélité, pardon, réconciliation. C’est normal, qu’on ne devienne pas schizophrène. Seule, la culture change. Particularité? Le nombre de personnages. C’est comme s’il faut avoir absolument une trentaine. Et pour les suivre tous? J’ai dû demander un GPS. C’est vrai ! Un GPS, c’est une habituée des feuilletons. Elle a quand même du métier, ma ménagère. A son actif, 10 feuilletons, près de 1200 épisodes à son actif. Quoi? Humm….Elle ne joue pas. Hihihihi.

Chose extraordinaire: plus le scénario est hors du commun, plus il suscite l’attention:

  • un cerveau échangé
  • un personnage dans le coma qui accouche
  • des échanges de bébé
  • des transplantations de cerveau
  • des transplantations de cœur d’une victime à son meurtrier
  • des morts presque toujours ressuscités
  • Histoires d’amour impossible
  • la lutte des classes
  • l’ascension sociale

Tout ça se terminant toujours par un mariage. Dans beaucoup de telenovelas, la musique est mise en avant. Il n’est pas rare que l’actrice principale chante la musique du générique ou de voir dans une scène des chanteurs ou des musiciens interpréter un des morceaux récurrents du feuilleton. (Source Wikipédia et mon GPS)

Ma scène préférée est celle des Feux de l’amour:

– Faut-il échanger le cerveau de OB. Brody (son mari) ne saurait jamais rien. On a besoin de cette subvention pour nos parfums. Il faut absolument influencer la décision de Brody. Kidnappons sa femme pendant deux heures et faisons l’opération. On mettra un émetteur pour contrôler sa pensée.

– Tu crois?

– On enlèverais l’émetteur une fois sa décision prise. Je pourrais enfin conquérir le cœur de Sophia ( Et le flashback meuble le dialogue). Récupérer les parts de mon père dans l’entreprise Machin chouette (me rappelle plus du nom) d’Alexander Klein (me rappelle plus du nom aussi) qui l’a volé à ma mère. Et Sophia sera fière de moi. Et elle n’écouteras plus sa mère Félicia.

Ouf! Je suis arrivée.

Allez, je vous laisse. Il y a la rediffusion de Daniella à minuit. J’aimerais revoir la gifle qu’elle assène à son Sergio. Il n’aurait pas dû lui mentir sur sa classe sociale oh! Il vient se faire pardonner? Il a droit à une gifle. Hihihi

Son’a ponda !



Gaming revolution (Credit photo Hamza Aziz)

1m50! 1m50quette! Dakar est venu à nous?

Gaming revolution (Credit photo Hamza Aziz)

Gaming revolution (Credit photo: Hamza Aziz)

Ce billet, techniquement je l’ai écrit dans ma tête. Il commence par mon départ jusqu’à mon arrivée. Sans interruption, j’y ai pensé mots pour mots.

Depuis plusieurs jours déjà, je redoutais son arrivée: le moment de partir. La plupart du temps, je fais l’autruche.  Seulement ma dernière soirée à Dakar fut pénible. Une aventure de dingue qui s’est finie en blues. Comme si les heures avaient un contentieux avec moi. Elles allaient plus vite que d’habitude. Et le jour de départ est si vite arrivé. Il est 3 heures du matin, une Sinatou débarque dans ma chambre. Il est l’heure de partir. J’ai encore la soirée d’hier dans les yeux. Elle me presse. J’enfile, je ne sais pas quoi.

Dans le hall de l’aéroport, nous sommes muettes. J’aime pas les aurevoirs. Elle sait que je pars. Bref! On ne se parle pas. Bizarrement, ce qui nous réunit c’est  le wifi.

Ah! Le wifi! Ce pays où les wifi est ouvert partout. Ce pays où tu ouvres une page, elle se charge à la tierce. C’est vrai , j’exagère. Elle s’ouvre au bout de 15 tierces.

J’étais dans l’avion pour Douala. Et tout me revenait comme un boomerang. Il est 7h 30 et nous survolons Dakar. Son architecture sévère, ses routes sableuses, son climat bizarre (passant du chaud au froid) me plongent dans une léthargie bien habituelle. L’hôtesse de l’air me demande :

– Jus de pomme ou eau? (sous un ton presque menaçant).

Bizarrement, ça m’amuse. Elle me fait penser à Raphaëlle.

Ah! Mon aventure dakaroise!  Je la définit en deux mots: émotions wifi, émotions, wifi. Quoi? C’est vrai oh!

Au programme, il y a eu des formations intéressantes. Mais ce qui m’a rendu ouiiiiiiiiiiiii, ce sont les visites à JOKKOLABS et CTIC. Ce sont des incubateurs. Ces espèces de fondations qui permettent aux projets de devenir des entreprises. Elles vous fournissent un bureau, une connexion internet, un cadre de travail moyennant des pourcentages. Ces pourcentages sont liés pour certains à votre futur chiffre d’affaires, pour d’autres c’est une somme symbolique en termes de location.

Lorsque j’ai entendu ça, j’ai sursauté de peur. Parce qu’au Cameroun, ce genre de choses s’appelle de l’arnaque. C’est pas possible chez nous. Et pourtant…

Samedi dernier, mon statut de blogueuse m’a fait participé à un de ses barcamps: Le GDG Barcamp organisé à Douala. J’y ai fait une présentation. Mais ceci n’était pas le plus important. Le plus important, ce fut Activ space et la Startup weekend de Douala. Important pourquoi? Parce que ce sont des incubateurs.

Je n’y ai pas d’abord prêté attention, préoccupée par une discussion lancée par un ingénieur fou (Brice), un chef publiciste voodoo (Mathias) , un community manager barge (CK Klein), sur la particularité des mondoblogueuses. Entre autres, elles aiment les wifi,  introverties, toujours derrière leurs smartphones. Elles vous écoutent à demi-mot… Une partie du cerveau à produire un article tout le temps.  Gaelle tjat et moi nous défendons par des grimaces. Ils n’ont pas tort les garçons.

Gaëlle et moi (Crédit photo Danielle Ibohn)

Gaëlle et moi (Crédit photo: Danielle Ibohn)

Cependant, à demi-mot, une phrase nous enlève de la discussion.

Activ Space, est une fondation qui vous permet de créer votre entreprise gratuitement.

Ah! Brice (ingénieur fou) devient aware. Comment? Il pose une série de questions qui attire mon attention. La sélection des projets passant par la procédure d’intégration des projets en entreprises, tout est une question d’idées. En effet selon la rentabilité de votre projet, vous êtes capables de créer une entreprise de rien. Juste avec une idée. L’espace de travail vous est offert, les moyens aussi. A votre arrivée, vous signez un contrat protégeant votre idée et statuant sur le mode de règlement. Ainsi en six mois d’existence, la fondation prélève 5% de votre chiffre d’affaires produit pendant ce laps de temps. Si après six mois, vous ne voulez plus de l’aide de la fondation? Vous êtes libre de partir. Le principe m’a plu.

Activ Spaces en conférence (Crédit photo Danielle ibohn)

Activ Spaces en conférence (Crédit photo: Danielle Ibohn)

Puis la Douala Startup weekend est venue faire son show:

(Crédit photo Douala startup Weekend)

(Crédit photo: Douala startup Weekend)

– 54 heures où des développeurs, des commerciaux, des financiers se rencontrent pour partager leurs idées, créer des équipes, concevoir des produits et lancer des startups.

– un rendez vous entre  étudiants et  professionnels intéressés voire passionnés par le monde de l’entrepreneuriat

– un événement qui consiste à faire émerger des projets.

1m50, 1m50quette la révolution est en marche. La bande passante est certes un désastre. Mais le monde geek au Cameroun bouge. Le barcamp comme celui de GDG nous rends moins con. Les incubateurs sont de plus en plus présents. Je suis fière de penser que le retard ne sera qu’un triste souvenir.

Allez son’a ponda!!!!

 



Anta Mbow Directrice de l'empire des enfants Sénégal - (Crédit Photo Danielle Ibohn)

La rue ne fait pas d’enfants !

A Dakar, un incendie dans le quartier de la Médina, dans la nuit du dimanche 4 mars 2013, a coûté la vie  à neuf  personnes dont 7 talibés* (enfants-mendiants) ainsi qu’un brûlé grave. Les victimes sont tous des enfants dont le plus âgé n’avait que 12 ans. Je suis au Cameroun et cette actualité me bouleverse. Ah, le Sénégal! J’y vois que Chidid, Youssou N’dour…

Anta Mbow Directrice de l'empire des enfants Sénégal - (Crédit Photo Danielle Ibohn)

Anta Mbow Directrice de l’empire des enfants Sénégal – (Crédit Photo Danielle Ibohn)

 

Nous sommes le 7 Avril et le Sénégal est sous le choc!

Pour écrire ce billet, je m’y suis prise trois fois. Je ne me sens pas légitime de parler des enfants de la rue. J’en suis pas une. J’ai rencontré Anta Mbow, directrice de l’Empire des enfants après cette tragédie. J’étais choquée par ce fait divers et même temps je me suis sentie à ma place. Je sais : bizarre et pourtant!

Ce sentiment, je le connais un peu trop bien. Comment peut-on abandonner son enfant ? C’est la question à laquelle je cherchais des réponses. Avec Anta et ses dizaines années d’expériences , j’ai eu mes réponses.

Au Cameroun, on les appelle les EDR (les enfants de la rue).  En 2011, selon des enquêtes réalisées par le Ministère des affaires sociales (MINAS) à Douala, Yaoundé (Agglomération à fort taux de population), un peu plus de 46% des EDR sont le fruit de conflits familiaux. Vient ensuite la recherche du mieux-être (près de 35% d’enfants quittent leur foyer) et enfin l’exaltation pour l’aventure.  Le programme « Enfants de la rue » (EDR) du Mfoyer, c’est déjà  quelques 634 enfants identifiés, et près de 140 sortis de la rue à travers des programmes de réinsertion (les centres d’accueil et de prise en charge).

Moi, je suis une orpheline de père, de mère, de famille. Et lorsque Anta parle de ses petits fils (ses pensionnaires), je ne m’empêche pas de penser à ma mère. Son dévouement à nous garder, nous protéger. Ah! Ma mère! Anta parait elle.  En voulant les garder coûte que coûte, Anta ne déroge pas à la mission d’une mère. Il faut:

  • S’assurer qu’ils s’inserrent dans la cellule familiale;
  • Qu’ils ne reviennent plus dans la rue.

Ils ont de 5 à 15 ans. Et la rue ne fait pas de cadeau. Son association est donc devenue un refuge une institution pour la brigade des mineurs, les enfants des rues (Talibés).

Son bureau donne sur la cour, rangé à la va vite, sûrement dû aux visites inopinées de ses multiples de ses pensionnaires. Je ne peux m’empêcher en voyant ses 50 petits fils (Comme Anta les appelle affectueusement) de lui demander comment elle fait. Elle a ce souffle que  toutes les mères ont en s’adossant sur son siège. Elle parait chercher un appui. Cependant, son corps n’exprime pas la lassitude mais la rage.

Elle dit subvenir à leurs besoins grâce aux dons:

  • Celui des Sénégalais de bonne volonté,
  • Des associations aux USA, en France, interpellées par son site internet offert gracieusement par un des éducateurs français,
  • Les lions de la Teranga,
  • plus récemment une subvention de l’Etat

Il faut les nourrir, les doucher, les envoyer à l’école durant leur séjour à l’empire, payer l’électricité, gérer la négociation par des appels téléphoniques. C’est un coût.  Pas si facile, mais elle finit toujours par y arriver. Les mères c’est comme ça. Personne ne sait comment elles font, mais elles y arrivent. C’est une une lionne , comme toutes les mères d’Afrique, mais elle est de la Teranga.

En continuant à écrire ce billet, j’ai les larmes aux yeux… Je ne peux m’empêcher. Je vois son dévouement. C’est 1.800 petit fils déjà sauvés de la rue. Et si elle pouvait me sauver, moi. Si je pouvais l’avoir elle. Mes réponses, je les ai pas encore trouvées. Alors je me demande si je  devais pas lui poser la question. Comment fait-on pour se réinsérer dans la société ? Anta me demande alors d’aller voir Cheikh Sall: l’éducateur.

Cheick Fall, l'educateur de l'empire des enfants - Sénégal (Crédit Photo Danielle Ibohn)

Cheikh Sall, l’éducateur de l’empire des enfants – Sénégal (Crédit Photo Danielle Ibohn)

 

Il a le même âge que moi… Ses 1m80, son coté protecteur me rassurent. Je comprends pourquoi c’est lui et pas quelqu’un d’autre. Je suis toute de suite à l’aise avec lui. Il me révèle que pour les réinsérer, il faut mettre les enfants en confiance. C’est tout.

Au travers des jeux, les enfants sont mis en scènes. Et le fait d’être mis en scène les rend confiant. Il peuvent se réinsérer par conséquent. J’ai eu ma réponse. J’écris parce que je me guéris sans le savoir. Et l’écriture me met en scène et je prends confiance.

En quittant l’empire des enfants, je suis heureuse. Et j’ai  ces paroles d’Anta en fond sonore:

« La rue ne fait pas d’enfants. Les talibés (Enfants-mendiant) sortent des dara (école coranique) de mauvais marabouts. Parce que leurs parents ont juste baissé les bras, ils n’ont pas abandonné. Le 17 mai 2013 prochain, je fêterais mes 10 ans et c’est dix ans de trop. Il faut AGIR. »

Selon l’ONG Human Rights Watch, au moins 50.000 enfants fréquentent des écoles coraniques dans des conditions qui s’apparentent à de l’esclavage.

La salle d'informatique de l'empire des enfants-Sénégal (Crédit Photo Danielle Ibohn)

La salle d’informatique de l’empire des enfants-Sénégal (Crédit Photo Danielle Ibohn)

Allez,

Son’a ponda  Bathi-kaname (A bientôt en Wolof)

*Talibés : nom donné normalement à l’élève coranique, mais nom qui désormais désigne le plus souvent, un enfant en guenilles qui passe sa journée à mendier.



Le marché de la gare - Dakar (Crédit photo)

Au pays des Dakaroises…

De Douala à Dakar, la séduction est un art.

Le marché de la gare - Dakar (Crédit photo)

Le marché de la gare – Dakar (Crédit photo Fofana )

Dans le cadre de la formation des mondoblogueurs à Dakar, j’ai choisi de me livrer à un exercice plutôt dangereux. C’est vrai! C’est dangereux de s’attaquer aux secrets des femmes. Chacune a une particularité pour séduire son homme. Lucile est une dakaroise plutôt pas très aux normes de la norme. Oui, c’est vrai ! Elle cumule à elle seule 1m60, je vous jure! C’est pour dire qu’avec elle, je me suis sentis chez moi. C’est vrai!

Le marché HLM5 (Crédit Photo Danielle Ibohn)

Le marché HLM5 (Crédit Photo Danielle Ibohn)

Perchée sur leur 1m80 pour la plupart de ces femmes, elles captent l’attention avec leur imposante carrure. Pas cette espèce de forme voluptueuse des femmes de l’Afrique centrale, mais celles de l’Afrique de l’ouest. Hum… De peau noire ébène. Je suis allée à la découverte de ceux qui font d’elles les femmes les plus appréciées du continent.

Elles ne sont pas celles qu’on croit. Cyriac, Suy kahofi Dit Môgôba, Bela et Bamba Moussa déclenchent une discussion dans le car en partance pour l’Institut français.  (Ah! Les Blogueurs i-voi-riens toujours à nous emmerder comme ça). Ce sont des femmes, tu les touchent, tu ne veux pas rentrer chez toi. Wanda! (Etonné).

N’empêche que je suis intriguée. Les thèmes se cherchent lors de la formation. Il faut partir à la conquête de Dakar. Alors sous l’entremise de Vladimir Cagnolari (présentateur de l’Afrique enchantée, une émission de France Inter) , je rencontre Lucile une dakaroise, dit Niak (Parce qu’elle a un accent étranger).

Pour Lucile, les femmes sénégalaises, calmes d’apparence savent comment empêcher nos chers hommes de s’échapper une fois dans le panier. Hum… Que de bonnes surprises !!!!!! Des surprises qui emmènent nos chers i-voi-riens  à voir clairement !!!!

Lucile les appelle les « secrets des femmes ». Je suis perplexe. Les femmes mettent en place des stratégies pour garder leurs hommes. C’est toute une science, toute une science.

Au Cameroun, c’est deux choses: le ventre et le bas ventre. En clair, il s’agit du sexe et de la bouffe. Mais ce qui m’a intrigué dans cette histoire, c’est cette effervescence des femmes autour de ses secrets. Les marchandes sont parfois à l’aise ou ont parfois honte en parlant de « leurs » secrets. Ils sont de tout ordre: les sucettes, les boules de senteurs, des bine-bine lumineux, parfumés, des dessous affriolants. Trois à quatre dans ce marché, elles se passent le mot, les secrets en chuchotant. Assises sur les tabourets, elles discutent pendant des heures.

Lorsque le Sénégal s’en mêle, c’est Lucile qui prend la parole

Bin Bin parfumé (Crédit Photo Fofana)

Bin Bin parfumé (Crédit Photo Danielle Ibohn)

 

Beaucoup de sujets y sont débattus mais Danielle «la  kamer » comme on les appelle au Cameroun s’est jointe à moi pour une tournée aux marché des HLM afin de lui faire découvrir à elle et à mon binôme l’ Ivoirien Fofana les secrets qui font voir le soleil en pleine nuit aux I-Vois-riens !!!!!!  Ma camer n’arrête pas de me répéter avec un air étonnant « Les sénégalaises sont très cooooooooquines ». Nous voila au marché des HLM ; déjà à l’entrée l’ivoirien Fofana commence à voir clair !!!!! Il est même payé des « bine- bine » destinée qu’aux femmes. Donc une question que l’on se pose, elles sont pour qui ces perles ?

La femme sénégalaise est une grande séductrice. C’est tout un art chez elle, elle doit être « Djongué » c’est-à-dire être en mesure de dompter son homme, de le cajoler de telle sorte qu’il n’ait pas l’occasion de voir ailleurs ni de traîner à la descente.

Tandis qu’au Cameroun, l’art de séduire est un tabou. Au Sénégal, cet art de séduire n’en est pas un. Quand une épouse se prépare à rejoindre le domicile conjugal, les tantes s’arrangent toujours pour se retrouver en intimité avec la nouvelle mariée pour lui présenter cet arsenal de séduction.

Internet (Crédit Photo Danielle Ibohn)

Internet (Crédit Photo Danielle Ibohn)

Arsenal que nous avons trouvé au marché des « HLM », cela va des béthios (petits pagnes tricotés à la main qui dévoilent les rondeurs de la femme), des Bin- Bin de toutes les couleurs (des perles dont le tintement suscite le désir du mari). Quand les bloggeurs utilisent l’internet pour écrire leurs billets, d’autres s’en servent autrement. Car au marché des hlm, les femmes ont crée leur propre connexion internet à travers la confection de string et de soutien gorge en perles qui porte le nom « Internet »,et là l’I-Voit-Rien Fofana a pu bien voir claire en se les payant.

Thiouraye "Sauce Piment" (Crédit Photo Fofana)

Thiouraye « Sauce Piment » (Crédit Photo Fofana)

Un homme nous explique que se sont les préambules qui aiguisent son appétit sexuel :

« Je suis tellement comblé car dés que je descends du travail, dés l’entrée de mon appartement, je sens ce parfum de thiouraye  qui envoûte la maison, et ça me laisse penser qu’aujourd’hui la soirée sera spéciale et j’avoue que ma femme est très Djonguée . À chaque fois que j’arrive à la maison, elle m’appelle par mon petit nom, discute un peu avec moi sur tous les sujets, ensuite elle trempe mes pieds dans une bassine d’eau, elle les masse ; je suis détendu après ce moment d’intimité avec elle. Je ne pense même pas aller voir ailleurs ».

Cet arsenal de séduction fait pas mal de victimes surtout chez nos chers hommes qui risquent de tout abandonner et ne suivre que leurs compagnes. Des fois, les belles familles partent même jusqu’à dire que leur fils a été marabouté alors que non. Juste qu’il a été envoûté par secrets de femmes.

Elle a raison la Lucile, elles sont des coquiiiiiiiines

Les dakaroises sont exceptionnelles c’est vrai oh ! Chez nous, on a jamais pensé de mettre du Nap – une poudre sur du ventre, du nombril, sur du front- pour susciter le désir de son mari . On a jamais pensé au Sothio, cette espèce de cure dent qu’on frotte bien loin de son mari , pour qu’il vous regarde vous. Nous , on a jamais pensé cocoter une sauce de piment , mettre sur les braises dans la chambre pour le retenir en période de saison de pluies pour qu’il n’ait pas envie de sortir. On a jamais pensé à ces sucettes aphrodisiaques , le tangal aphrodisiaques, dont le jeu sexuel peut devenir très coquin si on le suce ensemble. Elle sont géniales les dakaroises. Je n’avais jamais pensé à mettre des bonbons sous son oreiller pour le retenir sur le lit. Ou penser au lait de minuit, Seriously, j’arrête là. Les dakaroises, les femmes de la terranga m’ont tuer. Hihihi

Allez,

Son’a ponda  Bathi-kaname (A bientôt en Wolof)

Petit lexique
 
Un tour au marché HLM, nous a permis de connaitre un petit lexique sur ses petits secrets de femme mais très dangereux:
  • Internet : ensemble de string et soutien en perle
  • Bekou Soukar : bec de sucre. Se dit d’un petit pagne dont la taille des mailles s’apparente à celle d’un carré de sucre
  • Bethio : petit pagne
  • Bin-BIN : perles 
  • Dam thieré : tamis pour filtrer le couscous. Se dit d’un petit pagne tissé avec de petites mailles
  • Défar ba mou bakh : l ‘art de bien s’occuper de son homme
  • Dial Dialy : ceintures faites avec de grosses perles initialement portées par les femmes matures.
  • Dogali : éreinter de plaisir .littéralement : achever quelqu’un
  • Pobare : perle en poivre
  • Tey gua thiagua : aujourd’hui tu seras coquine
  • Salagne Salagne : astuces, coquinerie
  • DJARAL FOULANEKH : passe où tu veux (pagne tricoté avec de grand trous)

 



Le cinéma LE WOURI (Crédit photo Daniel Kameni)

Ma toile au beurre noir

Le cinéma LE WOURI (Crédit photo Daniel Kameni)

Le cinéma LE WOURI (Crédit photo Daniel Kameni)

Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de ma passion pour la cinématographie. Mon premier film remonte à l’âge de 6 ans. Ce fut un film sur… C’est drôle je me rappelle plus en fait. Mais une chose est sûre, c’est que j’avais pas mangé cette semaine là, pour me payer mon ticket d’entrée. Chaque mois, dans mon école primaire, un film nous était diffusé. A l’époque, j’étais la fille de la maîtresse et je ne savais pas les avantages qu’elle procurait. Je pouvais entrer gratuitement. Et Mince! Tant de sacrifices, pour rien. Mes 25 FCFA, mon trésor si longuement gardé pour rien? Quoi? C’était une fortune à l’époque. N’empêche que la grande toile, c’est pas pareil que l’écran cathodique hein? Les images sont deux fois plus grandes, et la scène nous embarque dans cet univers virtuel qui devient réel pour une heure ou deux. J’avais les yeux plein, la tête et aussi l’estomac dans les talons. J’avais oublié de prendre un truc à bouffer oh!

Je n’étais pas en âge d’aller au cinéma seule. Alors j’attendais impatiemment ces programmes de toile. Cependant ma toile a eu son premier œil au beurre noir. Le programme a cessé. Il faut que je réédite l’expérience. Seulement, le directeur de mon école trouvait que ça nous distrayait un peu trop. (Les élèves ne vivant que pour ces moments et oubliant les études. Fallait se cotiser pour se payer une place). Il fallait absolument que j’entre au collège. Quand t’es au collège, t’as la latitude de faire ce que tu veux et t’as de l’argent de poche. Ah! Mon père! Il était fort quand même. Je vous explique. Je suis une paresseuse de feu. Je fais les choses quand elles me plaisent et je le fais bien. Et lui, il avait compris ça. Après tout, c’était mon père aussi. Alors comme une carotte, il m’a fait miroité la liberté. Moi, je ne voyais que la liberté d’aller au mythique cinéma le Wouri. A l’époque, c’était le must des must. Écran géant, fil d’attente de feu, tribune d’exhibition (mode). Personne ne le sait, mais j’ai eu mon diplôme d’entrée au lycée à cause de lui et aussi qu’il ne croyait pas en moi (mais ça c’est mon complexe d’Œdipe avec lui hahaha).

Premier film: « Independance day et le droit de tuer ». Je m’en rappellerais toute ma vie.  Séance de 14h, ma cousine m’embarque. C’est vrai que je l’ai saoulée, et que j’ai surtout cotisé pour y aller. Ma mère inquiète, m’habille. Elle, je me demande si j’avais été une grande fille pour elle. Bref! J’y vais. Qu’est-ce qu’on fait? Il faut faire quoi? Elle m’aligne ma cousine, achète nos tickets, me donne le mien. Et là, j’ai foulé la salle mythique, tapis rouge, clime à fond, des personnes qui montent et qui descendent. Ah! mon paradis! J’étais une grande. Nous choisissons nos places. On s’assied. Très vite, ma naïveté me rattrape. Je veux dire bonjour à tout le monde ma cousine dit non! C’est pas branché ça. Je me rassois. Elle va nous acheter à grignoter: boisson, pop-corn. On est paré. Les lumières s’éteignent. la projection commence.

Je vous explique. Allez au cinéma, c’est quand un même un tripe énervant et génial à la fois. Il y a l’emmerdeur. Celui qui a déjà vu les films et qui est tout près de vous et vous raconte le film point par point. Il y a le couple. Je ne sais pas pourquoi ils viennent au cinéma. Mais ils ne font pas que regarder le film , leurs bouches se regardent aussi. Puis il y a le chabat. C’est espèce d’endroit où toutes les blagues sortent. C’est pour eux, que j’y allais, pas la toile en tant que telle. Ah! deuxième œil au beurre noir pour ma toile.

Lorsque le rideau s’est baissé pour la première fois, ce monde s’est ouvert à moi. Cette ambiance mêlée à la fois à la salle et au film, les points de vue se défendent. Un débat ou une dispute est crée et le film devient plus intéressant dans ce chahut.Je ne sais pas comment dans ce tohubohu, j’arrivais à suivre le film. N’empêche qu’il fut à chaque fois très instructif. Toute mon année scolaire, je suis allé au cinéma pendant les jours de classe, en cachette, le weekend, les séances de 18h alors que j’ai classe demain.

Cependant je ne savais pas qu’en terminale, l’arrivée d’internet, m’éloignerait de lui. Troisième œil au beurre noir pour ma toile. J’y allais de moins en moins occupée à tchatcher. Puis un jour, voulant y aller. je suis arrivée et je l’ai trouvé fermé. Quoi? WTF. La crise est passée par là. Les financements, les impôts, l’arrivée du câble et surtout les téléchargements, les DVD nigérians ont tués le business. Why? Quatrième œil au beurre noir pour ma toile. Elle est devenue une église, réduite à l’abandon. Il y a en 4 au Cameroun. il n’en reste qu’un et encore.
Les promoteurs sont obligés de louer la salle beaucoup plus pour des concerts, émissions TV, mariage, et réceptions pour exister. L’activité principale est passée aux oubliettes. Pourquoi plus de salle de cinéma au cameroun, je me demande. Les droits d’auteurs? Ces espèces de droits des auteurs que le ministre de la culture nous miroite en guise de menace. Tout le monde y passe. Même les cybercafés, une époque, étaient sous la menace. Wanda (Etonné)! Ou bien, c’est la crise, ou la présence d’un autre centre d’occupation. Je ne comprends pas.

Allez, Son’a ponda!



Mes 1m50!

9ideas

9ideas

Ce billet, j’ai menacé le faire. Pas menacé, menacé, mais menacé la communauté 2.0 camerounaise. C’est vrai oh! Il y a deux semaines que j’ai fait véritablement leur rencontre. L’ambiance était bonne et j’ai menacé les afficher sur mon blog. Pas parce qu’ils ont fait quelque chose de mal, mais je me reconnais tellement en eux. Ce fut autour d’un séminaire de formation que je suis allée à leur rencontre . J’étais un peu intimidée au départ. Mais en fait , il le fallait. Le coveritlive.com, vous connaissez? Quoi? Vous aussi! C’est cette espèce de twittlive, pas seulement mais aussi facebook live sur un événement… Vous ne connaissez pas? C’est cette espèce de truc machin chose de plateforme qui vous permet de recouper toutes les informations, et commentaires dits sur votre événement sur les réseaux sociaux. C’est l’heure de l’hyperconnexion. Quoi? La 2e édition de la série de formation 24OJT à l’intention des journalistes/bloggers, m’a fait vraiment du bien. Je parle comme une geek. D’un, parce que j’ai appris un truc nouveau et deux parce que j’ai appris un truc nouveau. Quoi? c’est l’essentiel. Hihihihi.

Plus sérieusement, j’ai touché du doigt mon milieu. J’ai vu que les peines et les douleurs étaient les mêmes. J’ai reconnu en eux, mon parcours. Difficile, parfois frustrant, incompris, voulant changer les choses, apprendre, innover dans un environnement camerounais? Je ne vais pas faire ma troll. Mais au Cameroun, c’est pas évident du tout. J’aurais aimé vous dire, qu’on s’en sort. Mais c’est la passion qui nous fait avancer. les pionniers de la profession cumulent des postes rien à voir avec les 2.0 peinent à trouver des fonds pour les initiation aux TIC. La connaissance, c’est le pouvoir. Alors ils se battent mes 1m50.

Séminaire de formation (les blogueurs présents)

Séminaire de formation (les blogueurs présents) Crédit photo lapointetechnologie.info

Hihihihi.Je sais comme un cheveu dans la soupe, elle apparait cette expression. Vous explique. A cette formation, la plupart des femmes n’atteignent pas plus de 1m51. C’est vrai quoi? Les femmes intelligentes sont courtes. Je le revendique. J’ai choisis cette expression parce qu’elle montre mieux ce que nous sommes. Pas au dessus, de la moyenne, n’appartenant pas à la normalité, différent, anormal, rêveur, penseur. Tels des napoléens, on va conquérir le monde. Combien sont des personnes dans ce monde qui bossent pour leur passion, sacrifient, vivent de leurs passions,bon pas encore financièrement! J’en ai rencontré à cette formation. On y croit tellement à nos 2.0. Qu’elle changera nos vies.

Voila pourquoi j’ai attendu le 9ideas. 9ideas conference : Des idées pour « inventer le futur ». 9 porteurs de projets partageront leurs passions et leurs idées d’avenir avec 200 personnes venant de diverses classes socio-économiques : décideurs, entrepreneurs, cadres, journalistes, relais d’opinion, chercheurs, étudiants… Et les projets qui leur seront présentés, tentent tous « d’inventer le futur» en surpassant les problèmes de notre temps : changement climatique, crise économique, crise financière, fossé numérique, globalisation. ça fait 4 ans que ça dure.

9ideas en conference

9ideas en conférence (Crédit photo Danielle Ibohn)

C’est un gros tweetup comme le disent mes compères. Mais en même temps, on parle, discute, échange sur les tendances, les innovations 2.0. Elle a eu lieu samedi dernier. Et comme d’hab, j’ai pas réussi à arriver à l’heure. « Je t’unfollow si tu ne viens pas, t’es où? » « Where are you? » Mon téléphone dring, dring. Perchée sur mes  talons à 15cm, je fais des pieds et des mains pour terminer ce que j’ai à faire. Il est 14h et je débarque. Francis Pisani vient de terminer son propos. M***
Cela n’empêche que je tombe sur un débat plutôt intéressant de l’utilisation de la presse électronique au cameroun. Des sites camerounais existent, près de 800 000 personnes se connectent. 14 000 personnes se connectent via notre site par jour, maugrée l’interlocuteur en place. Cependant, je ne m’empêche de penser qu’elle est encore précaire, pas assez entrer dans la culture. En plus, combien de personnes achètent un quotidien à 400FCFA ou 500FCFA . Le prix d’une bière? Le papier vs numérique vs bière. Chez nous, c’est comme ça oh!

C’est la pause, dommage! Alors on se regroupe, échange des regards, des pseudos twitter, rient, mettent à la place d’une photo, d’un compte, des tweets un visage. C’est bon enfant. En plus le co-maître de cérémonie, Edouard Tamba (@ETAMBA) est habillé en boubou. Très vite, il est baptisé le pasteur. HAHAHA. Alors on se restaure et reprise.

De gauche à Droite Jean-Pierre Boep et Francis Piscani

De gauche à Droite Jean-Pierre Boep et Francis Pisani
(Crédit photo Danielle Ibohn)

Les échanges continuent avec NJORKU un site d’orientation RH pour chômeurs hyperdiplômés produits par nos universités super académiques. Puis une jeune femme monte au pupitre. C’est le CNA, une ONG pour le cinéma rural.Je comprends l’enjeu: amener la connaissance au population rurale. Cependant très vite, le débat s’accentue sur ses financements. En qualité d’ONG, les organismes internationaux la subventionne. Néanmoins, il ne court que 6 Mois, en plus elle projette des vieux films africains, en plus elle prends souvent des films institutionnels pour se renflouer. alors, elle rassure sur son éthique. Cependant, mon esprit s’égare. Ma voisine de chaise fait de drôle de choses avec un GPS. De l’idée à la carte, j’entrevois une présentation. Aussitôt j’ai levé les yeux. Elle et son compère s’installent. Ils nous entretiennent sur la possibilité de mieux renseigner nos cartes. Car les anciennes datent.  Il créent un site participatif où la plupart des camerounais pourront nous renseigner sur les nouvelles de manière citoyenne. pour ça, il faut un I-phone, et une culture citoyenne. Pour le I-phone, je m’inquiète Pas. C’est le mot citoyen là. Hummm…ça donne l’argent? Quoi, je suis camerounaise, oh!

Puis, un blanc monte au pupitre. Kieu, les projecteurs s’allument. Il doit être important ou c’est la mentalité africaine? ça ne me choque même plus ce genre d’assistance. Il se présente,Fabrice Epelboin, enseignant à Sciences Po. Il va nous parler de la géopolitique des réseaux sociaux.  Encore un qui nous planifie un complot, c’est sure. Il va nous l’expliquer en 3 histoires. Le recensement du 18è siecle (voulant identifier les religions) engendre les outils de comptable. Ces derniers créent des technologies utilisées pour la déportation des juifs lors de la deuxième guerre mondiale. Les groupes informatiques (BULL, IBM)  s’en mêlent. Et patratra avec les réseaux sociaux, on arrive à une concentration des masses. Cependant, ses derniers se sont garder de nous parler de DPI (réseaux de surveillance). Faut savoir que la connexion vient des câbles réseaux marins. Et ces câbles se retrouvent la plupart des pays de l’Afrique noir où? En Bretagne. Ah! je deviens « aware » Uncle sam n’est pas le seul, La Tour Eiffel watching you!

Submarine Communication Cable

Submarine Communication Cable

 

Bon an, mal an, on s’approche de la fin. Et le pasteur @Etamba (Quoi, c’est vrai! pourquoi j’ai pas pris une Pic, dingue) et joel Nleppe nous résume les 9 idées innovantes:

-L’avenir de la presse

-Cyberattaque

-Moyens de paiements innovants

-Formation aux nouveaux métiers

-Big data

-Localised entreprises apps

-Cheap smart devices

– Focus on Profits

-Africa is rising

Sur cette note, africa is rising. je me rends compte que toutes ses innovations sont folles pour le moment mais l’avenir. Ah! Mes 1m50, mes gens « anormaux ». Ils pensent fous, ils pensent technologie, application dans un pays où dompter facebook est la majeure des préoccupations. Alors on a tweeté toute la journée sauf moi (euh, je me désintoxique peu un peu hihihi)

Fière d’eux,présents ou pas. Daniel Kameni, Martine Ellong, Izane Gaetan, Epoh Max, Mouenthias, Herve Villard, Jean-pierre Boep, Brice Ekobe, Arsene Kapnang, Armand, Hugues, Valdes , Ndedi Estelle, Dorothée daf, carole Leuwé, romeodada, Roméo Noah, Djia, NDjientcheu , Eloge, chouchouazonto, Julie owono, réné jackson, Josiane kouagueu, Ngimbis, GJat, Akouma TV, Djoss TV, shakaazonto, Asitchoma, Raoul Biniga, Salma Amadore, Jean Francis Ahanda, Manekang, Joel Nlepe, Elodie, FrankyWilly Batchou, Ckklein.

Ils étaient sûrs que j’allais me moquer d’eux. (HAHAHAHAHA)

Allez, son’a ponda.

L'After! Quoi? C'est privé! Hihihi

L’after! Quoi? C’est privé! Hihihi (Crédit photo Danielle Ibohn)

Quelques liens vers des articles produits ce jour cc Franky, Mouenthias, Asitchoma

Énergie renouvelable socle de l’économie verte et du développement durable en Afrique  http://bit.ly/YPEVIJ

Une bonne santé pour un business citoyen http://bit.ly/XnpA3G

Il faut arrêter de dire «le Cameroun c’est le Cameroun…» http://bit.ly/Z5tE32

Produire pour… et de l’Afrique http://bit.ly/XnpkSr

Un tour dans « l’innovation distribuée » avec Francis Pisani http://bit.ly/YPEVIJ

La formation en milieu rural http://0z.fr/inX8y



Photo de Griot sur Uniprovince

Bordel, cette foutue oralité!

Photo de Griot sur Uniprovince

Photo de Griot sur Uniprovince

Ce billet, je l’ai pas prémédité. C’est une longue série de ceux que je ne publie jamais. Il y a longtemps que je blogue? Non, je ne pense pas. Mais cette activité me permet de masquer mes envies, de me planquer envers et contre tous. Je ne suis pas parano. Oh! Mais lorsque vous vivez dans un pays (dans une ville que dis-je) aux noms de quartier bizarre. Je vous assure, il y  a de quoi.

Il est 19h45. Et comme d’habitude la moto qui vient me chercher du bureau pour me ramèner à la maison est encore en retard. Bref, je me pose plus la question. J’attends tout juste. Ses excuses, bref, ses histoires de pneus (hahahahaha), je vous en dispense. Se pliant en quatre en s’excusant, je ne fais plus attention. Regard instant, il ne démarre pas et  attends mon sourire permettant de surseoir sa culpabilité. Et je ne fais pas prier. En enfourchant la moto, une dame en nous sifflant (après une course presque d’une minute), nous hèle toute essoufflée: « Bépanda cassemando ». Mon « zen de chauffeur » lui fait sentir qu’il n’est pas de service. Et nous continuâmes le trajet. Cependant, mon cerveau reste bloqué sur ce nom de quartier.

Bépanda est un de ces quartiers aux ramifications importantes. Ne hélez jamais un taxi sans préciser lequel des « bépanda ». »Bépanda cassemando? » Pourquoi cassemando, le nom d’une école, maugrée le chauffeur. Alors se déferle ma curiosité. « Bépanda borne fontaine? » Parce qu’il y avait une bonne fontaine à l’epoque. Ah! « Bépanda sans calençon », parce que monsieur a battu sur sa femme et l’a déshabillée. « Bépenda double balle » parce que deux coups de feu fut tirés à cet endroit. « Bepanda tandon »? Parce qu’on y vends de la viande de bœuf. HIHIHI. Je suis éberluée.

Alors en parcourant la ville cette nuit, je ne peux m’empêcher de remarquer que la ville ne comporte pas de plaques de rue. Faux, elle en contient véritablement. C’est vrai qu’il faisait nuit aussi. L’outil pratique, Foursquare ou google Maps. Je suis rentrée et j’ai sauté sur l’ordi de libre que j’ai trouvé. C’est fou quand même de voir à quel point la technologie nous informe sur ce qui devrait être.  Alors, le lendemain, je me suis mise à regarder moins le sol et les gens, les yeux rivés sur les bâtiments. Chose curieuse, c’est sur ces bâtisses construites sous l’occupation allemande que sont collés ces écriteaux. Plutôt curieux. Ils existent vraiment. Fallait juste que je me courbe un peu plus. Je me penche sur le coté. Que je repère à moins de 10 km une plaque cachée sous l’enseigne d’un écriteau à vendre, ou sous les annonces immobilières écrites sur les murs de la ville. Parfois, je devais avoir les pouvoirs de spiderman. Il existe un boulevard de la république, je le savais pas ça. Oh! Rue kassalafam, rue bessengue, avenue Japoma. Si si si si c’est vrai, je ne savais pas ça.

Douala compte près 120 quartiers répartis en 6 arrondissements. La ville  s’est imposée comme capitale économique du pays par son port qui a permis le développement de près de 80 % de l’activité industrielle du Cameroun. À lui seul, le port draine plus de 95 % du trafic portuaire du pays, par conséquent, une immigration conséquente. Les zones d’habitats se créent ça et là. Les noms appartiennent à l’histoire de cet endroit. Tenez « logbaba jardin » , le plan d’urbanisation ne connait que celui de logbaba. Mais pour spécifier les entrées, on y a ajouté logbaba « jardin ». Parce qu’à cet endroit, il fut un jardin d’enfants. C’est le retour à l’oralité. Je vais finir par croire que la colonisation n’a jamais eu raison de nous. Tout est fait en termes d’historique, d’histoire racontée. Les choix de noms de rue, de quartiers, de personnes, de choses.

Tenez par exemple, le termes « baba ». Au Cameroun, ce terme est un adjectif qualificatif décrivant  le caractère faux d’un objet ou d’une personne. Il vient d’où, il vient du terme « babaguida ». Ce même termevient d’où? Dieu seul sait. Encore cette histoire d’oralité. Je me demande si un jour, on parviendrait à coucher sur du papier le pourquoi de certaines choses.

Allez touriste, bien vouloir contacter l’application camerounaise Foursquare, le benskimen (Les chauffeurs de moto-taxis)!  Quoi? C’est vrai oh!

Allez,

Son’a ponda! (A bientôt)



Photo de saravanan sur Pixabay.

Génération causante

Photo de saravanan sur Pixabay.

Photo de saravanan sur Pixaba

Billet édité par Nicolas Dagenais et Danielle Ibohn.

Josiane Kouagheu (Cameroun) : J’ai embarqué sur le bateau Mondoblog. J’ai partagé mes aventures. Une vie de rencontres, de découvertes. La Guinée, le Sénégal, le Mali, l’Ukraine, le Togo… J’ai voyagé sans décoller. Ça se raconte à Mondoblog, comme raisonne le bruit « utile » du tam-tam au village. J’écoute et je pose ma main sur celle des autres. Et ensemble nous écrivons la génération causante.

Nathy Kangami (Cameroun) : Il est 16 h, nous quittons Mbabane pour Joburg. Web-addict reconnue, je pianote sur mon Nokia E63, je surfe, je lis les infos RFI et je tombe sur « le téléphone portable vu par les Mondoblogueurs ». Je déguste en entrée « ya ya, si si, ciao ciao ciao… », le billet de la blogueuse Christelle Bittner qui écrit depuis le Pérou, et je souris.

Kaba Madigbè (Guinée) : Le Mondoblog ressemble à une vieille pratique en Afrique : « le conte vespéral autour du feu ». Avec Mondoblog, comme autour du feu, une génération cause.

Sinatou Saka (Bénin) : Génération causante comme nous a surnommés Claudy Siar.

Mylène Colmar (Guadeloupe) : Les mondoblogueurs méritent bien le qualificatif de génération causante, tant ils dissertent, jasent, blaguent, discutent, commentent, dénoncent, critiquent, tweetent, échangent, informent, écrivent…

Ameth Dia (Sénégal) : Génération causante, génération consciente, génération marrante!

Sinatou Saka (Bénin) : J’étais loin d’imaginer que je rencontrerais des personnes aussi éloignées de moi géographiquement auxquelles j’allais plus me rapprocher que ceux qui sont dans mon environnement immédiat.

Mylène Colmar (Guadeloupe) : Des quatre coins du monde.

Serge Katembera Rhukuzage (Brésil) : En 2008, quand je quittais l’Afrique, la RDC donc, c’était avec le désespoir au coeur. Ce qui m’attristait le plus en quittant l’Afrique c’était le manque de perspective et de soutien pour les jeunes. Que c’était désespérant d’être jeune en Afrique. Mais quel avenir pour eux? Aucun! Eh bien ça c’était avant de m’engager dans l’aventure Mondoblog et de découvrir à quel point mon cher continent regorge de talents. Sur Mondoblog, je découvre tous les jours du génie africain à l’état brut.

Ameth Dia (Sénégal) : Durant ces deux années, j’ai appris énormément sur ma personne puis j’ai découvert des univers particuliers et des façons de vivre que l’on ne voit pas forcément dans les médias.

Solo Niaré (France) : J’hallucine très rapidement de voir en un même lieu autant de tons colorés, d’histoires qui se laissent raconter, fluides et captivantes, soutenues par d’insolites locutions. Le temps d’une revue journalière, je m’abreuve des cultures du monde, de la sexualité des crabes à marrée basse dans les mangroves des îles de Loos à cette légende qui raconte comment le baobab malgache s’affiche comme un arbre renversé, pompant de ses racines l’eau des nuages. L’insatiable que je suis ne peut que se délecter de cette orgie. L’orgasme !

Sinatou Saka (Bénin) : Au-delà de l’aventure enrichissante qu’elle représente et qui a permis à plusieurs d’entre nous de partager de façon professionnelle, l’information de proximité, c’est avant tout la découverte d’une famille, de personnes qui partagent vos centres d’intérêts et que vous apprenez à connaître, à admirer, et à aimer article après article, jour après jour !

Aphtal Cissé (Togo) : C’est décidé! À ma mort, inscrivez cette épitaphe sur ma pierre tombale : « Ci-gît un homme qui sut s’entourer de gens plus intelligents que lui ».

Thierno (Guinée) : J’ai réalisé mon rêve d’enfance : Écrire.

Ensemble, nous écrivons la génération causante !



Habemus Papam…

Il est 19h20 et comme à l’accoutumé, je suis coincée au bureau. Je ne suis pas fan, fan, fan de travail, mais ce soir-là, j’ai cru que j’entrais dans la quatrième dimension. Et puis un tweet sort de nulle part, celui de PIERRICK de Morel.

Une sina qui panique. C’est une geek, elle le fait tout le temps pour une innovation technologique, mais c’est plus que d’habitude.

Elle est sérieuse cette histoire?

Je suis coincée au bureau pas de Tv. Mais les tweets montent crescendo. Tout le monde va de son commentaire, ses pronostics. Alors je retweet.

Marie Simone nous prévient…

Une sina qui tourne en bourrique

Chouchou rêve d’un pape noir…

Et le nouveau pape est…

https://twitter.com/danielkameni/status/311918763643662336

Très vite, les tweets recommencent … Les allusions à Messi, Maradona fusent.

https://twitter.com/AdelGoultine/status/311920067401109504

Comme s’ils venaient de remarquer le nom du nouveau pape: François 1er.

Les blagues recommencent de plus belles.

https://twitter.com/AgatheHuguet/status/311919371087904768

Si pour certains, ce pape en cache un autre…

… Pour moi, elle reste une soirée magique pendant laquelle les réseaux sociaux marquent un tournant décisif dans le traitement de l’information. Il y a cinq , six ans, tout le monde déplorait son coté « désinformation » lors du live-tweet le plus long de l’histoire: l’Affaire DSK. Aujourd’hui, Ils me montrent qu’ils ne sont pas que ça.

Allez,

Son’a ponda (A bientôt)

 



emmental

Frontières emmental

Emmental-Fromage

Emmental-Fromage

Oh! Non! Je sais: le titre. Encore un billet bizarre? Euh… Oui! Mais je vous rassure. Vous comprendriez tout. Je vais être simple, c’est promis. C’est vrai? Vais y arriver? J’y vais d’abord, puis on verra. Hihihi

Vous avez entendu sûrement parler de Boko Haram et cette affreuse histoire d’enlèvement de français au Cameroun. Je n’aimerais pas en rajouter une couche. Mais je vous parlerais de nos frontières en Afrique et plus précisément au Cameroun.  Nos frontières? C’est de l’emmental. Vous savez cette espèce de fromage plein de trous.  Oh! Vous aussi! Il faut être acculturé de temps en temps. Les reliefs?  Oui,  les reliefs ! Oh! Vous aussi, sont nos  gardes-fous.

Le Cameroun, c’est une superficie de 475 000 Km/carré. Il ressemble bizarrement à un triangle africain. Euh… Oui! Avez-vous déjà vu un triangle avec des fesses de ce genre? Il est particulier mon pays. Même la forme du territoire aurait dû me mettre la puce à l’oreille.

Nous sommes limitrophes de cinq pays.

Ainsi lorsqu’on quitte le Cameroun natal pour le Gabon. Suffit-il de traverser la mer, un fleuve, un lac, une rivière, voire une marre d’eau? Oui? C’est vrai, oh! La preuve? 40 bonbonnes de gaz ont été saisies à l’intérieur du Gabon provenant du Cameroun. Pas plus tard que ce 1er février. Quoi? Il suffisait juste de traverser une marre d’eau . Vous alors…

La frontière Cameroun-Nigéria en dehors du trafic de « zoua-zoua » et de Boko Haram, c’est la course à l’or blanc (coton) qui est d’actualité. On y entre , on y sort. Le passeport? Hein? C’est quoi ce papier? Le truc des blancs là? Oh! ça? Connait pas. Et puis chez nous, le voisin connait mieux ce qui se passe chez toi. Pourquoi s’en priver?

La frontière Tchad-Cameroun ? Faut traverser un pont. C’est vrai! On va y chercher notre baccalauréat. Le nôtre? Oh! Vous aussi. Il faut à peu près être téméraire pour l’avoir ici. De plus hein, celle du Tchad est mieux valorisée que celle du Cameroun. Tchuips!

Euh… Entre la Guinée équatoriale et le Cameroun, le torchon brûle. Quand un camerounais veut transporter ses marchandises. Vraiment, ne venez pas le chercher, hein?  Ne lui  demandez pas de présenter ses papiers, hein? Euh… ça vous crée un incident diplomatique sans précédent. C’est vrai oh! Hihihi. Ils ne me croient pas.

Avec la frontière République centrafricaine ,ce sont  les militaires centrafricains qui s’y perdent aussi. Ils perpétuent des actes de vandalismes. Font des expéditions punitives contre la véritable armée camerounaise, parce qu’elle ne veut pas respecter l’ordre.

Quoi? C’est mon Cameroun.

On ne sait pas où on va. Mais on y va quand même.

Allez,

Son’a ponda!



Poster allemand de 1914.

Je suis une Schtroumpfette

Poster allemand de 1914.

 

 

 

 

 

 

 

 



Social Network Class

Je suis de la Social Class Twitter!!! Et vous?

Social Network Class

Social Network Class

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hey les voisins ! Si vous lisez ce message c’est que vous avez un compte Facebook

Ce billet, je l’avais pas prévu. Mais l’émission du mardi 26 février de « 7 Milliards de voisins » nous rappelant et faisant débat sur la journée nationale sans facebook, m’a réveillé de léthargie. Oui, je cogite parfois. Oui!J’ai dit parfois.

Les réseaux sociaux ont transformé notre façon de de communiquer et de consommer internet, déclare Emmanuelle Bastide, Véritable société virtuelle dans la société réelle, certains en sont même accros ! Et vous les voisins, quel est votre utilisation des réseaux sociaux ?

J’ai entendu défiler les plus accros des plus accros. Mais le commentaire qui m’a fait « et hop faut j’en parle » c’est celui-ci:

Les réseaux sociaux pour certains, c’est comme de la drogue. Pour d’ autres, c’est comme de l’eau. Pour d’autres, encore c’est rien du tout…

Pour moi, c’est de la drogue. Quoi?C’est vrai! J’y suis tout le temps. Je parle, je discute, je rencontre, j’écoute, je vois des films, m’informe,désinforme, me réinforme  apprend, désapprend, m’ennuie, me désennuie. Je crois que c’est un complot des blancs. Quoi? Tout le monde en Afrique croit que tout ce qui nous arrive, c’est la faute aux blancs. Quoi? Je suis un mouton. hihihi

Chaque réseau social remplit une fonction.Je vous parle des plus célèbres.

Notre album photos: Instagram, Pinterest, Flickr, voire Facebook (bref au Cameroun, c’est le seul qu’on connaisse alors…Quoi? Je suis un mouton. Je suis la foule )

Notre iPod: Deezer, my space

Notre bibliothèque: Wikipedia, Google

Notre coin kongossa (commérage) : Twitter, Facebook, DjossTV

Notre coin Series, film, vidéo,gags: Youtube ,dailymotion

Notre coin culture : DeviantART

Notre coin pro: Viadeo, Linkedin

Être fliquer: Fousquare (bref,on se flic soi-même quoi?)

Imaginez moi, grasse comme ça, sans faire de sport. Vivant en postant mes photos d’il y a 8 ans (quand j’étais encore mince) sur Flickr, sur Instagram, sur facebook. Quoi? L’excès ne nuit pas oh!
Ne cherchant plus à lire,mais  introduisant un mot-clé sur des milliers de moteurs de recherche que j’ai mis sur mon bookmark. Il n’y a qu’à écrire la première lettre et le robot reconnait.

Plus besoin de créer une carte professionnelle, j’en ai une sur viadeo, Linkedin.

Ne cherchant plus à mettre mon IPOD aux oreilles: Ouille le mouvement perds du temps. Quoi?Je n’ai qu’à cliquer my space, deezer et me connecter avec mon compte Facebook. Quoi? Qui vous a dit que j’aime écrire. My playlist s’affiche et elle enchaine les morceaux. Et lorsqu’elle finit, le robot se charge de me faire écouter le même style musical.

Les informations? Je les tweets, retweets, faisant attention au Fake. Quoiqu’il fallait juste que je regarde la TV ou un journal pour etre mieux informé. Mais je suis trop faiblarde pour ça. Alors, je me desinforme d’abord, puis je m’informe à force des retweets.

Je regarde mes émissions sur dailymotion: radio, TV. Je ne rate rien.

Je me flic sur Foursquare.

Puis je kongosse sur Facebook, twitter, et djossTv.

Quoi? Vous aussi! Je ne suis pas une paresseuse. J’ai du écrire ce billet. WordPress  mets au Compteur 507 mots.

Allez ,

Son’a Ponda!!!



DJOSS.TV

La première télévision sociale au Cameroun: DJOSS.TV

DJOSS.TV

DJOSS.TV

 

On est samedi et je suis encore au bureau. Je sais, c’est courant ces jours-ci. Faut croire que j’aime ça. J’ai mis des plombes à écrire ce billet. L’interview est faite, il y a une semaine et quelques. C’est décidé, je vous parle des gars de Djoss.

Un site qui permet aux téléspectateurs de discuter en temps réel sur ce qu’ils regardent à la télé, et de participer. Donc le téléspectateur est devant sa télé et en même temps, il djosse avec les autres qui regardent le même programme que lui.

C’est par cette phrase que Patrick NDJIENTCHEU, le leader commence ses propos. J’aurais pu débuter ce billet par une description de l’interviewé et de son environnement, son physique. Mais je ne vous le décrirais pas. Ayant comme indice qu’il avoisine la trentaine. On oserait croire qu’il peut être super athlétique. C’est oh! Quoi? J’ai le droit de faire mon marché.

Un après-midi, alors que Patrick (je peux le tutoyer, c’est vrai oh!) regardait tout seul un match de son équipe favorite Manchester United. Vraiment à supporter un manchester, c’est sûr que ça peut vous créer des idées. C’est vrai oui! Un Barça rendrait plus fâcheux qu’autre chose. C’est vrai! Ils auront le syndrome Armstrong d’ici peu je vous le dis. Patrick a été un peu frustré d’avoir à célébrer les buts tout seul. Alors il s’est demandé s’il ne serait pas possible qu’il soit connecté en temps réel avec d’autres personnes qui étaient aussi en train de regarder le match.

Et djoss.tv est né . »djoss » : pour dire discuter, bavarder et « tv » pour faire allusion à la télé.

Quatre geeks se mettent alors à la conquête du monde des réseaux sociaux. Physiquement, je vous assure, ce sont des brad Pitt. En plus d’être intelligent, on peut faire son marché. Quoi? Je suis célibataire oh! En plus, ils me blasent avec leurs mots compliqués là. Ekié.

Eloge FOKEM, Hervé DJIAoutou, Aboubakar Sidiki aka @kasbig et Patrick -désolée les gars, je vous affiche- créent la plateforme sur du PHP, construite à partir du framework symfony. On a aussi des composants reposant sur la technologie Java hébergés sur l’insfrastructure d’Amazon EC2. La technologie temps réel est fournie par un service appelé PubNub et le module de traitement des SMS repose sur Androïd. Voilà mots pour mots la formule magique.

Le principe peut être beau. Mais il s’agit aussi d’émouvoir. Quoi? Vous aussi! C’est vrai! Je peux aimer sans être matérialiste. Quoi?

Tenez! Pour la CAN 2013, ils ont créé un principe consistant à prédire l’issue d’un match et la probabilité d’avoir dans les 117 prochaines secondes qu’il y aurait un but. Vous n’avez pas compris. je sais , j’ai le cerveau à l’envers. Quoi? c’est vrai! Je réexplique.

 

Lire la suite…

 

 



Facebook-Covers-011

Sesame,ouvre-toi?

Depuis peu, notre grand triangle national couve les prochaines élections législatives. Postes mobiles d’inscriptions, caravane, publicité à tout va, gratuité de la carte d’identité nationale, campagne de sensibilisation, les icônes y sont convoquées, clips, mini-concerts, interviews, tous scandent un même discours : ALLEZ VOTER!

Je suis comme qui dirait une jeune et je n’ai jamais voté. A quoi bon? Notre régime est « très démocratique ». N’empêche que cette fois, j’ai décidé de m’exprimer. Ne vaut-il pas mieux mourir l’arme à la main?

Première étape, avoir une carte d’identité. Pour s’inscrire, il en faut une. La mienne est comme qui dirait, a fait son temps. Elle a expiré , il y a six semaines. Je me réjouis d’en faire une, et en plus c’est gratuit. Quoi? Je vous vois venir. Six semaines, échéances législatives, carte d’identité gratuite, depuis le temps, vous n’avez pas compris que je suis une matérialiste. Wanda! (Etonné?) Génération camerounaise, génération intéressée? Oh, oui! c’est vrai oh!

Vous vous demandez si les échéances législatives ne sont qu’un prétexte. Je veux y participer? Bon, c’est un peu vrai. M’en fou un peu. Il me coûterait 6000 F CFA ce papier en temps normal. Oh! Quoi?

Il est 5 h 30 du matin, je vais à la rencontre de mon sésame. Euh, oui? Oui! Vous explique, au Cameroun lorsque quelque chose est gratuit, tout le monde le fait. Même si vous n’ en avez pas besoin. Vous en avez deux? L’excès ne nuit pas oh!  L’essentiel, c’est de profiter. C’est vrai! Kaba, foulard, tous les moyens sont bons pour être servie. Il faut paraître vieille. Je vous explique au Cameroun pour être rapidement servi, il faut être vieux, être enceinte et surtout pas être jeune. Il est 5h45, je suis la 124 ème personne… hummm camerounais!

Je m’aligne. Il est 8 heures, début du service. Une bonne trentaine est reçue. Le bal débute. J’avais pas encore compris le manège. S’il est vrai que la corruption est devenue tabou, une denrée à ne plus consommer. Une autre forme de corruption a pris le dessus: la famille.

Plus la peine d’être mon frère, on est tellement mélangé ces jours-ci qu’un bassa traînant avec un bamiléké, le considérant comme son frère. Humm, ça n’étonne personne.

L’ordre n’est plus suivi. Nous nous énervons. Quoi? Que je peux m’énerver seule? Effet de masse oui! L’officier nous calme en nous disant qu’ils sont pas obligés. Vous avez payé? Tout le monde se calme. Révolutionnaire cachée, révolutionnaire toujours cachée! (Quoi?) Je décide de mettre en pratique les règles de la bienséance camerounaise: commencer à parler le patois.

Quoi? Vous aussi!

Allez , Son’a Ponda!



Mon tweet-Valentin!



Tableau parisienne en Voiture
Alice Aime

Je suis Parisienne et Vous?

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J’ai mis du temps à écrire ce Billet. Rien à voir avec la maintenance de Mondoblog…Quoique..J’aime pas parler de culture. Il y en a plus 200 sans compter les dérivés. Tout le monde est sur le qui-vive. Vous avez dit Discrimination positive? Humm! Parlez pas de ce mot. Il ya des puristes d’une part, et d’autre part des vendus comme ils nous appellent  » les blancs sans etre blancs  » qui ont accepté la modernité. Revenons à la lampe-tempête, déclare l’un, c’est ce que nos ancêtres nous ont laissé, s’adressant à moi tout cherchant à capter un réseau avec son dernier Iphone à la mode.

Oh! C’est vrai! Il est rare de parler de culture dans ce pays sans vous prendre dans la tronche les foudres des traditionalistes et des modernes. En fait chez nous, nous n’avons pas de demi-mesure Hein? Soit tu l’es, soit tu l’es pas hein?

N’empêche que cette semaine , j’ai découvert un animal culturel en voie d’extension: le camerounais français !
Ah!je sens que vous êtes entrain de vous dire encore un billet dont on ne comprendras que dalle! je vous promets , je serais simple hihihi. Enfin, j’essaierais hihihi!

L’animal culturel camerounais français sont deux espèces différents:Soit il vivait au Cameroun , puis expatrié, puis est revenu. Soit   il vit au Cameroun , et ne sait par quel miracle, il est  français.Pas claire hein?J’e recommence  mon récit.  Il y a une semaine , un ami cher  rentre de Mbeng (Paris)..yeu Avec de beaucoup cadeaux,  il nous a aussi ramené son accent.

Vous savez cette espèce de façon de parler en mettant des euh…partout en roulant la langue tel un wat!oh! Wat? définition  Mot Pidgin (Anglais nigérian) signifiant white en fait! White  Signifiant Blanc! Ouf, je suis arrivée à expliquer!

Avec le suffixe « isage »  vous avez  sa façon de s’exprimer le « watissage » en français , ça dit blanctissage! Mais c’est mieux en Anglais, « Watissage »

N’empêche que cette semaine, en  marchant avec lui . J’ai découvert son  pouvoir ultime…ils vous ouvrent bien des Portes!!! Vous explique, Ce samedi, j’ai décidé d’aller pavaner mon Mbenguiste (Parisien) dans la ville Histoire de me faire voir.Euh! Oui! avoir un frère en Europe est un luxe en Afrique! C’est vrai!

En m’habillant tout comme, avec des bottes en pleins chaleur , un jean cintrée…Quoi? il faut je colle aux personnages oh! Nous avons fait la tournée des endroits chics à la recherche d’un coin où on pourra s’asseoir et partageant un pot se rappelant nos souvenirs. On pourrait aussi le faire à la maison, mais il voulait visiter la ville.

Alors, nous sommes aller dans un snack. J’y vais à ce snack on va dire une fois par mois quoi? Je cultive le foirage depuis un bout oh! L’accueil n’y est pas du tout chaleureuse! J’y vais parce que c’est moins chère! Mais ce jour , j’ai cru que Paris venait à nous! Le roulement de la langue était telle une épidémie de choléra  propagée dans tout New-Bell (Ghetto à Douala).  Je me suis crue à Petit Paris ! Ah! Mama ! Comme des POM-POM girls, tout était accueillit avec presque des cris d’encouragement.

N’empêche, que j’ai tout fait pour qu’on se tire de là…Quoi?

Alors voir ailleurs…Ailleurs c’était  différent? Nannnnnnnnn! Quoi? Que la Chèvre ne broute pas où elle est attachée?

On a joué à « je te tiens , tu me tiens par la barbichette » avec le nombre de personnes qui se mettaient en 4 pour lui.. J’y comprenais que dalle, sans compter l’essaim d’abeilles (filles) à l’odeur du miel (argent), deviennent dingue…Alors je me suis dit , il n’y a pas mort d’hommes! Chacun cherche son Bonheur. En tant que casque Bleu  de l’ONU à Goma (observant les gens se faire tuer sans lever le petit doigt parce que ce n’est pas notre mission), j’ai décidé de tirer profit de la situation.
Quoi? Il me prenait aussi pour une Mbenguetaire (parisienne), je fus cintrée froid alors que  je suis dans un environnement  chaud. En plus même, mon snack préféré ne m’a pas reconnu…

j’ai bu jusqu’à laisser le pourboire…Chose que je ne pense même pas faire en temps normal!

On vous parle si bien, on vous réponds si bien, on veux tout faire si bien…

Mbenguiste là, c’est bien hein?

Allez,

Son’a ponda!



Polygamie pour tous !

Polygamie pour tous!

Polygamie pour tous !

Polygamie pour tous !

Chers lecteurs, mon mari Aphtal n’est plus à présenter. . Ses épouses non plus ne sont plus à présenter. Sinatou est sa première épouse, son premier amour, avant qu’il ne succombe à mes charmes. Il espère que Sinatou ne projette pas l’empoisonner, et que je ne nourris guère l’ambition de le poignarder dans son sommeil. Que diantre mijotent-elles ?Nous avons à notre compteur, plus de 20 années de vie commune. Ce soir, la frustration devait être à son comble, car nous nous regardons en chiens de faïence,

Assise au pas de ma porte, regardant Sinatou s’activer à la cuisine, et Aphtal assis à la véranda, broyant sa noix de cola. Le pagne noué autour des épaules, mon combat est rude. Il faut que je sois d’attaque. Sinatou n’a pas droit, elle n’a aucun d’ailleurs. Je suis la plus jeune, le corps frais, la peau douce, les seins encore debout. En plus, qu’est-ce qu’il peut lui trouver oh ? Vielle Marmite fait bonne sauce ? Quelle sauce ? Fait, 9 ans que je le traîne le vieux Aphtal, déjà 9 ans.

Tous les deux ans, le vieux me bombardait en couche ; déjà quatre enfants. Le jour des noces pourtant toutes les filles du village me jalousaient ! « Ton père t’a trouvé un meilleur Parti : il est riche »… Et moi, en arrondissant le dos telle une taupe, je n’osais croire les affres du mariage. A 19 ans, fallait que j’use d’astuces pour qu’il soit dans mon lit et que je puisse jouir moi et mes enfants des seuls privilèges. A l’époque, il était riche, quand je ne traînais pas encore mes bambins…. Les pagnes, les bijoux, il ne passait pas un seul jour où il ne me couvait de cadeaux. Et pour le remercier, fallait juste que je ferme les yeux quand il me touche. Le Paraître c’est important oh ! Et puis tout est une histoire de pouvoir, tant qu’il est heureux au lit et que je pousse des cris stridents durant l’acte sexuel… Et puis l’incision a déjà enlevé mon plaisir sexuel… Et puis, cela insinue que tout va bien…Que voulez-vous, ma société est polygame.

Mais ce qu’on oublie, c’est que tout n’est pas dans le paraître quand adviennent les progénitures… Ils ont bien grandit mes mioches… Et lorsque je les regarde sans aucune autorité parentale… Oui ? Oui ! C’est vrai oh ! A les regarder, on me comparerait à leur grande sœur… Mon vieux, déjà tout pétri par des années de sexe de cases, en cases. Mon Homme n’a plus la vigueur d’un homme de 45 ans…Ah ! Aphtal, son père lui avait bien dit «avoir deux femmes, c’est bien. Mais en avoir quatre c’est encore mieux ». C’est vrai oh ! Au moins tu ne gères plus leur éducation, ni leur budget, les femmes sont obligées de s’auto-gérer… Oh ! Je vous vois dire, beurk ! Mais c’est vrai, il aurait dû ! Les femmes en Afrique sont autonomes. Il voulait faire l’homme moderne ! Tchrouuuuuuuu.

Sinatou , sa légitime épouse…

Moi je suis fatiguée de cette vie ! Je me suis sacrifiée plus de 15 ans pour ce type et pour me récompenser, il est allé chercher cette chose comme femme. Ah les hommes, comme ils peuvent être ingrats et sans honte ! Vous vous rendez compte ? 9 gosses, abandon de mes études à peine entamées ! Et tout ça pour un vieux clochard qui est allé chercher une gamine qui peut être sa fille comme épouse. Il a dépensé tout son argent pour la doter et maintenant, nos enfants n’ont plus une scolarité normale ! Moussa vient d’être renvoyé de l’école pour frais d’écolage ! Amina, la cadette, elle, Dieu merci, elle m’aide pour mon commerce mais j’aurais préféré qu’elle aille à l’école pour devenir docteur. Les autres, ils sont là à traîner dans la cour. Tout ça parce que vieux Aphtal voulait épouser jeune fille ! On n’a plus rien et difficilement on mange ; si Dieu n’était pas bon, on ne conduirait jamais les enfants à l’hôpital !
Après, c’est pour me dire que je suis sa préférée et m’amadouer! Tous des menteurs ! Maintenant que j’y pense, je viens d’avoir une idée ! Je vais le sevrer ! Qu’il se contente de sa « petite femme », moi je veux plus des restes ! Thruummm, tellement, il est bête le vieux, la gamine va trop le tromper avec les petits du village et il ne saura rien ! Qui sait même si elle ne le fait pas encore ? Seins debout à traîner pour chercher de l’eau au marigot tous les jours ! En tout cas, tout ça ne me regarde plus oh ! Je vais demander à notre voisine là si elle peut me prêter un peu d’argent, je vais augmenter mon commerce. Maintenant, c’est chacun pour soi! Mes enfants et rien que mes enfants ! Le reste, je m’en fous.

Aphtal, se cognant la tête en plein soliloque….

Souba haan nanlaye ! C’est quoi cette vie ? Où ai-je merdé ? Qu’ai-je fait, moi pour mériter cela ? Je cogne mon front tous les jours pour Allah, je respecte les saintes écritures, je suis les pas du Prophète, alors quoi ? D’ailleurs le prophète lui, en avait quatre ! Quatre épouses, quatre bonnes femmes pour le soutenir dans sa lourde tâche prophétique ! Moi je n’en ai que deux. Juste deux ! Et pourtant ça ne marche pas.
J’ignore si je vais pouvoir manger ce soir, façon Sinatou me regarde depuis sa cuisine, on dirait qu’elle me reproche quelque chose. Oh merde, je n’ai pas participé à la popote, je vais dormir le ventre creux. Danielle a déjà lavé ses casseroles, nul n’a pensé à moi. Triste sort pour un honnête citoyen comme moi. J’ai travaillé dur, durant ces années, j’ai pourvu aux besoins de la famille, du mieux que je pouvais, mes enfants, en tout cas les aînés ont fréquenté les meilleures écoles. Sinatou était la plus belle et la plus gracieuse des épouses, dévouée, soumise, tendre, délicieuse et pleine d’énergie. Je la prenais pour acquise, et j’ai accepté de céder à la tentation que représentait la croupe de Danielle. Douce, mais trop fertile, la Danielle ! Elle s’est mise à pondre des gosses comme pour accomplir à elle seule le devoir du Seigneur : « Allez, multipliez-vous et remplissez la terre ».
Malheureusement, mon salaire n’a pas suivi : trop de bouches à nourrir, trop d’ordonnances à honorer, trop de scolarités à régler ! Mes cotisations à la Caisse de Sécurité Sociale, ne suffiront jamais à envoyer Brama à l’Université Cheik Anta Diop. Même si je pouvais, Danielle exigerait aussi que son avorton de Mocktar aille à la même université. Misère !

Moi Aphtal, moi Aphtal CAYAMAGA, obligé de raser les murs du quartier, obligé de demander aux pauvres instituteurs d’écoles publiques de garder mes enfants en classe. Moi Aphtal, obligé de demander crédit à Abdou l’épicier. Moi Aphtal, obligé de garer ma Mercedes pour me déplacer à moto-taxi. Moi Aphtal, incapable de m’imposer dans ma propre cour, moi, réduit à admirer les fesses de Danielle sans avoir une respectable érection. Moi, CAYAMAGA Aphtal, je n’arrive plus à supporter le méprisant regard de ma première épouse, Sinatou… Non, je m’arrête ici, je n’ai aucune envie de me suicider ce soir. Je sors chercher de la bouillie pour me faire un pansement gastrique. Pauvre de moi. Je ne suis plus ! J’ai été.

Voyez-vous, une chose est de lire les écritures saintes, une autre est de céder à ses bas instincts. Lorsqu’on n’a pas les moyens de sa politique, il faut faire la politique de ses moyens. Polygamie, voilà un bien joli mot ! Mais être un homme, un vrai, c’est d’avoir de bons et beaux enfants sevrés au lait Bridel, avec un bel avenir assuré, bien les éduquer pour l’harmonie de la famille, de la société, et la quiétude de la nation. Etre un homme, ce n’est point jouer à l’étalon sur de nombreuses jument, c’est aussi….. être capable de réserver la dernière érection pour son épouse, même après sa ménopause.

Nous avons dit !



Île de Gorée-Dakar

J’irais à Gorée!

Île de Gorée-Dakar

Île de Gorée-Dakar

Ça fait une semaine que je dois écrire ce billet. Il me trotte si fort dans la tête. Et Aussi froid qu’un matin de saison de pluies, je grelote quand je pose mes doigts sur le clavier. Rien ne sera plus pareil. Mes haut-le-cœur montent et je la revois elle, déambulant dans le hall du Commissariat de Bépanda.

Les Badauds reniflent Scandale, et parquent tout autour. Elle, du haut de ses talons à 20 Cm, sait, salive sur nom finit ce soir.

Son imprimé de mère-Célibataire sur le dos, sa chevelure digne d’une indienne du Far-West, elle semble déroutée. Ses Mioches crient. Elle a la tête qui tambourine. Ça lui ressemble énormément cette histoire à la Vanessa Tchatchou. Sa fille de 13 ans a disparu, soudainement de son école. Encore une disparition d’enfants ? Elle se fera du fric, c’est sure. Les pratiques sexuelles, telles que la sodomie courante, puis le meurtre ? Sa mère inquiète, se lève du hall, sort dans la cour du commissariat en sanglots sous l’œil inquisiteur de la foule.

Y a-t-il eu un rebondissement ?

On retrouvera son fils. Elle ira en France surement. Vanessa est partie, lui avait susurré une de ses amies « bien informée ». Une de ses amies, copine avec la cousine de Vanessa, le lui a affirmé. Source sure ! Oui !

Alors, elle porte plainte. Elle en a encore 5 à la maison. Il faut bien les nourrir. Son boulot de serveuse ne le peut pas à lui seul. Et leurs pères ? Les 6, ne sont qu’une aventure d’un soir qui finissait la plupart du temps dans un hôtel miteux situé près de son lieu du travail. Pourtant, le père du 2eme, elle a beaucoup aimé. Surtout le sexe, c’était si magique. Sa façon de la prendre, dans tous les sens et de partout, même en public. Il était si…Mais c’était fou ! bien trop fou ! Il était Bamoun avec une fille de l’est ? Il est rare que ça se produise. Alors elle s’en est fait un souvenir, elle, Magalie, sa fille chérie !

Dans cette société, où la convention est d’être en concubinage. Elle se sent différente. Elle, qui aime tant sa liberté, virevoltée à droite et à gauche telle un papillon. N’empêche que cette histoire de disparition l’embête énormément.

Le premier adjudant-chef, lui demande le programme de sa fille. Elle le lui donne dans un français soutenu qui étonne l’adjudant. Alors son talent de séductrice prend le dessus, elle a remarqué l’étonnement du policier. La main parcourant de temps en temps, sa chevelure, elle les dégage ses faux-cheveux, remonte son soutien sans bretelle qui laisse entrevoir ses seins. Sa mère en soubresaut, lui coupe la parole, s’énerve, s’acharne, l’adjudanr-chef n’y comprend rien. Elle avait compris le manège de sa fille, Elle !

Sa mère vocifère, gueule, la frappe au sang…

La foule accoure. Un interrogatoire commence entre sa mère et sa fille.

« Où est-il ? »

L’étonnement de la foule est à son apogée…

Elle la traine, la fracasse sur le mur, la mets en boule sous les coups de pieds au ventre. Elle n’a aucune force, ne sait se battre sa fille. Et puis c’est sa mère, elle peut être maudite. La foule scande à la police de les séparer. Mais rien n’y fait. Sa mère est déchainée : « remets-le-moi »

Les policiers tout aussi pris dans ce déferlement tout aussi soudain, sont pétrifiés d’étonnement. Elle, peut-être, certes une fille aux mœurs légères… elle n’y ressemble pas. Elle aurait fait quoi ? De cet enfant ? Le commissaire est interloqué.

Maison des esclaves

Maison des esclaves

La mère déclare : elle aurait vendu à une cousine de son amie au Gabon. C’est ce qui est dit…

Aussi étonnée des dires, la fille nie.

Qui le dit la vérité ? Elle ne peut vendre sa fille.

Je suis pas « normale » mais j’aime mes enfants.

Tout est confus, tout le monde est confus…

Qui croire ? La mère bouleversée tout aussi par la vie de sa fille ou sa fille ?

Elle est restée sans réponse cette histoire. Jusqu’au mois de Décembre où dans une soirée bien arrosée, elle pleura son enfant parti pour l’ile de Goré comme elle le dit… en esclavage. L’ile de goré ? Port-Gentil dit-elle ?



We are ONE!

BILLET SANS TITRE

We are ONE!

We are ONE!

C’est le dernier Billet de l’année. Oui! c’est le Vrai dernier. Il sera sans titre.  Je l’écris pour moi. Oh ! Je vous ai écris des billets tout au long de l’année. Soyez pas vache oh ! Hihihi.

C’est sûre celui ne fera pas la Une de Mondoblog. C’est Vrai ! Oui ! Qu’est-ce que vous croyez? Je vise être la reine de cette plateforme. Vous oubliez ? Camerounaise = Ambition++argent. Vous aussi ! Apprenez vos théorèmes ! Hihihi ! Quoique celui-ci, non ! Il ne sera pas à la Une.

Pour mon dernier ticket comme le dit mon frère hihihi, je me présente à vous : Danielle Ibohn, Camerounaise, aussi allumée qu’une ampoule. Mes billets, vous ai pas prévenus ? Quel horreur !, sont à la limite de la folie et pleins d’humours. Je n’ai pas trop l’occasion de parler. Mais quand je commence, je m’arrête un peu. C’est vrai ! oh ! Je m’arrête souvent. J’écris en conversant avec vous. Sur un sujet précis, se cache une plainte, un cri. Voilà pourquoi, mon blog porte le nom Nà Tilà ….

Expression d’origine Douala, région côtière du Cameroun, entremêlée dans des joutes populaires liées aux maquis au fil des années,  Nà Tilà s’est finalement traduit par « J’écrirais au juge » Désignant une connaissance sans équivoque du Droit, Nà Tilà est chez bon nombre de la culture Douala , un cri de liberté: parler; dénoncer; aimer; porter plainte…enfin  c’est se plaindre Quoi? …

Alors comme Coluche, je ris et je pleure mon quotidien. Je suis un clown content, ramenant tout au rire. Et si on lit bien aux larmes.

Cette année, telle la bisounours que je suis, je vous souhaite de Joyeuses Fêtes et Meilleurs Vœux pour l’année 2013.

C’est vrai ! vous aussi ! Je ne suis pas que camerounaise (matérialiste).  Je suis aussi malienne, c’est la faute à Solo Niaré, Fasokan. Je suis zambienne, la faute à Arnaud. Il faut que je le rencontre lui. Il me doit une bière. Vous aussi, c’est  le roi, le  Harouna 1er.                         

Je suis sûre que dans une autre vie j’étais burkinabé hein…le @fulbertIlboudo  @Gugustt @wirriyamu2011 @fabriceabj, BAMBA Moussa, la team brakina hihihi. Je suis déjà soûle rien qu’à vous parler …euk ! euk !

Aphtal m’a fait muté en togolaise, aussi allumé que moi. Mais ça ! il ne le sait pas, encore en fait ! hihihi

Un tantinet Belge, La faute à ma Chloé. un tantinet français , la faute  Ludio, Sébastien, à l’équipe Mondoblog  Ziad, Simon, Cédric kalondji. Ils m’ont mises à la Une deux fois ! Deux fois, je vous dis ! Pas bien les gars pas bien ! hihihi Et surtout à Assa, et ses tutoriels…ses tutoriels, avec un pois chiche en guise de cerveau comme le mien,  j’ai galéré oui ! hihihi

Un soupçon de SUY KAHOFI, l’ivoirien. Je le lis en cachette, c’est mon chocolat, je n’abuse pas trop hihihi.

Quoique la vrai nature n’est si loin hein… c’est la faute à :

  • @ a-hot, mon fidèle étriller. Mon développeur qui me refuse quel que soit les tentatives d’harcèlement hihihi
  • Brice Ekobe, mon premier fan. Il me l’a dit c’est vrai ! vous aussi !
  • Jean Pierre Boep, mon « chut » patron, très  très très prévenant ! quoi ? Vraiment ! Une de mes plus Belles Rencontre 2012
  • Daniel kameni, mon insomniaque, si, si, c’est vrai. Mon  développeur aux jargons déroutants.
  • Mes Azontos girls, Méfiez –Vous, ShakaAzonto et ChouchouAzonto! elles sont dangereuses celles-là et pratiquent la Camerounisation ou plus précisément la bassaisation
  • Le Nasser , mon si touchant nasser
  • Ma team journalistique, ma Carole Leuwe, et  mon Franky Batchou. Ils ont toute les infos eux !
  • Mon Raoul Biniga, mon «  4G, sound dolby »
  • Mon Panda, lui c’est motus et bouche cousu GRRRRRRRRRR
  • Le Ngimbis, espèce rare en voie de disparition, mais comme le marsupilami vaut la peine d’être aperçu une fois
  • La Julie Owono, overbookée, mais toujours disponible pour moi quel que soit l’heure et la disponibilité, me fait une toujours une petite place sur son agenda. Kissous
  • Le Patrick « Magic » Mboma, qui gère mes hihihihi comme il peut … hihihi
  • Ma Nathalie Kangami, ma préféré, ma jolie découverte Mondoblog, après aphtal biensur hihihi. Ma future psy, vu comment je suis en train de tourner. On se ferait un bon ndolè quand elle reviendra au pays ! Kissous
  • Izane Gaétan,  mon chargé en relation publique CM, jamais couché. Même à 2h du matin, on peut causer  Event 2.0
  • Mon trorel, qui supporte ma douce folie…
  • Le Yvan Rheault , le plus camerounais des canadiens chut…on se parle Backstage !
  • Ma sœur jumelle Salma Almadore,…j’ai failli passer sans la connaitre hihihihi

ET pour tous ceux qui me lisent, Bien du courage ! Vous pouvez encore me supporter une année de plus ? Je vois vos sourires ! hihihi

Voilà ! Je ferme le chapitre 2012. J’ouvre 2013. Vous allez me manquer. Aham…je sais oh ! C’est la même la planète, c’est juste l’année qui change. Vous aussi hein ?

Allez,

Son‘a Ponda,

Meilleurs Vœux 2013 !

Once More !

Ps : La famille ! Les Amis…euh…Attendez votre billet sur place…par sms biensur ou face to face



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Père Noël, pourrais-je avoir un Noël Ecolo ?

Je t’aime En Mandarin

Je t’aime En Mandarin

Chez nous, le mois de Décembre est cet espèce de mois où les choses les plus occultes sont  pratiquées : sorcellerie, mort, accident incompréhensible. Le paranormal est sur toutes les lèvres. Ce qui rend bizarre, c’est que rien n’est normal. Je suis Africaine et je crois à ces choses.

Coïncidence ou fait avéré ? N’en déplaise aux plus téméraires, la chasse aux sacrifices à la nature est ouverte. Poulets, chèvres, bœufs, sacrifiés; voyage initiatique au char des dieux (Mont Cameroun), lavage au bord d’un fleuve, sacrifices aux cranes des ancêtres : la nature est  le lieu de la sorcellerie par excellence. Mais le sapin est aussi à la mode, ses boules, ses guirlandes. Mais en bonne africaine, on parlera de palmier. Quoi ? Il fait chaud chez nous et trouver un arbre du pôle nord… Ici?

Cependant ce qui pose problème, c’est la rareté de ces arbres au profit des sapins en plastique. L’avancée de la désertification n’est plus un leurre. La déforestation cause des problèmes imminents.

Je sens que vous êtes en train me brandir le drapeau blanc de la responsabilité sociale …

Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est ? Comme moi… Oui ! Oui ! C’est vrai… Vous aussi !

C’est cette espèce de pratique qui brandit la morale dans le monde sans pitié du capitalisme. En d’autres termes : faites des profits, mais construisez 4 ou 3 écoles, des ponts. Faites des profits de manière pondérée. Sachez que la nature a besoin de vivre pour que vous continuiez à faire du profit. Allez dire ça à un capitaliste, qui fait des profits sur la déforestation. Un Arbre coupé, un arbre replanté. Et encore un arbre que je recouperais d’ici 5 ans… Ekiée c’est vrai !  Aura-t-il vécu assez longtemps ?

Faut penser à nos voisins ! A la population riveraine ! Même si les riverains à notre entreprise souveraine  nationaliste, patriotique d’électricité ne jouissent de cette avancée technologique qu’est la lumière… Oh ! Vous aussi, nous sommes encore au stade d’avancée. C’est vrai ! Avoir de l’électricité est un luxe au Cameroun. Vous ne savez jamais, quand est-ce vous l’aurez…On joue à la chaise musicale. La stratégie à Edéa (ville riveraine à notre compagnie nationale) est que  lorsqu’ il y a de l’électricité, faut bosser. On ne sait jamais quand elle reviendra. Prévoir 4 ou 5 appareils de rechange au cas où un se grille.

N’empêche que j’ai décidé de partir à la chasse au vrai sapin. Pas celui en plastique, dépoussiéré  made in china ou Dakota.

De coutume chrétienne, l’arbre de Noël est enracinée au Moyen Age autour de deux symboles religieux, la lumière et la vie. A cette époque, on parlait du « Paradis perdu », d’Adam et Ève, de l’attente d’un sauveur à Noël et ce paradis se figurait par un arbre chargé de fruits placé au centre de la scène. Voila pourquoi notre arbre de Noël est décoré par de confiseries. Nous sommes intelligents ! Nous ! Aham on ne pense pas à notre ventre en premier oh ! Vous aussi !

Bref ! Du 24 au 25 , notre réveillon est chargé en émotions et surbooké à mort. Les arbres en plastiques, guirlandes qui  sont en profusion dans nos ménages, produisent deux fois de gaz à effet de serre. Oh! ils nous ont dit que la fin du monde était le 21. Alors réchauffement climatique là oh pfff ! Vous aussi ! Il faut contextualiser du sapin au Père Noël. Même si on a pas de cheminée. Nos doubles plafonds servent à quoi ? Il arrive sur son âne bêteuhhh, le Père Noël, brandissant les made in china plus vrais que les vrais. La journée du 25 est une course effrénée. Manger gratuitement est le sport par excellence. Alors on erre de maison en maison en mangeant poulet, porc, bon marché par nos compatriotes chinois. Quoi ? Ils vendent même déjà les Beignets-Haricots-Bouillie. Oh ! Tout ceci, en se soûlant bien évidemment ! Quoi ? C’est la Soûl-idarité…

Ekié ! De tout ce que j’ai dit : vous retenez juste le made in china… Oui ! Ils envahissent notre quotidien. Pensez vous qu’on à le choix ? La désertification est à notre porte. La responsabilité sociale ? Bref ! Elle est ce qu’elle peut être dans un contexte de corruption.

Bon Père Noël, c’est vrai qu’une 4G m’aurait fait plaisir compte tenu de cette histoire de blogging  et son addict du Net. Mais je me contenterais juste d’un peu moins de made in chinadans mes assiettes, dans mon salon, dans mes vêtements, dans mes chaussures…

Oh ! En terme de ratio, être écolo  me coûterait les yeux de la tête !

Allez,

Son’a Ponda (A bientôt) chez les chinois.



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2013 est un Grand Cru…

Il y a une semaine, j’étais en plein préparatif du mariage de ma grande sœur…(en passant j’étais belle jusqu’à… le jour du Mariage … hihihi Quoi ? Vous aussi !)

Qui dit Mariage, dit Boisson Vous aussi! c’est vrai! Alors en bon soulard …oups… camerounais nous avons fait état des besoins. Lorsqu’il nous est  parvenu la facture de boisson, le bonheur qui reluisait sur les visages, était inqualifiable. Incommensurablement salée! La facture ! C’est quand même près de 300 invités à nourrir et à satisfaire. Les oncles, de la tante, la tante éloignée , le cousin expatrié , la sœur… Vraiment! Famille africaine !
Cependant, Il y a rien de tel qu’un mariage pour mesurer le coût de la vie au Cameroun
N’en déplaise, ce mariage m’a fait  sentir que 2013 sera un grand cru !
Oh ! Vous aussi ! Attendez ! C’est Vrai !

Denrées de Premières nécessités, la suppression prochaine des subventions publiques sur les produits pétroliers ; décision qui aura pour corollaire immédiat la hausse des prix à la pompe ; Twitter interdit sur Mobile ; Le 2.0 apparu dans le système universitaire camerounais ; les élections législatives reportées ;la biométrie ; La multiplication des procès pour assainir les finances publics ;  le Bébé Perdu de Vanessa Tchatchou ;  Droits des Homosexuels ; éliminations des lions domptés ; la fuite des athlètes au Jeux Olympiques ; Si on récapitule bien Notre Vie sociale annonce de grand changement comme Bugarach     on sera mieux loti que quiconque.
Les indicateurs sont là. Comme le calendrier Maya, il s’arrête à une date propice: l’an 2035. Et l’amorce des grandes réalisations avec les procès des détournements  des fonds publics : Tout un gouvernement sous les barreaux ? C’est un signe! bordel ! Ils ne me croient pas.

La vie sera moins chère : PÉTROLE 700 milliards attendus en 2013

 « Pour maintenir les prix à leur niveau actuel cette année, le plafond des subventions est estimé à 400 milliards de FCFA, montant insoutenable par le budget de l’Etat… A cause des travaux de restructuration de la SONARA (Société nationale de raffinage) et de l’ardoise salée de l’Etat vis-à-vis de cette entreprise, nous avons été contraints d’autoriser les marketers privés à importer du pétrole raffiné à des coûts prohibitifs, mais néanmoins subventionnés… Les subventions n’atteignent pas leurs cibles que sont les ménages pauvres, elles profitent essentiellement aux couches sociales favorisées… A ce rythme, nous aurons bientôt le choix entre ne plus construire les hôpitaux, les routes ou les écoles et continuer à subventionner les prix du carburant à la pompe… ».

Voilà les arguments évoqués par le PCA et le DG de la  caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH), pour tenter d’obtenir l’adhésion de la dizaine d’organisations de consommateurs.
Il n’en demeure pas moins qu’on se fera bien euh niquer par les commerçants sur le prix des denrées de premières nécessités. Précédent ? La lutte contre la vie chère de 2008…
Il faut être optimiste. On construira enfin des routes, des hôpitaux, le service Public sera Optimisé.
Ekié!  ils ne me croient pas

Tout Un gouvernement en prison
De quoi, semé le trouble dans le rang des dirigeants. Personne n’est intouchable. Du Premier Ministre jusqu’au secrétaire d’état Personne n’est à l’abri. Les indicateurs sont là. Selon La commission Nationale de lutte contre la Corruption , près de 10 Milliards ont été détournées à ce jour. L’indicateur nous dit , tu voles? tes arrêté !
Tu ne rembourses pas ? Oh ! On s’en fout ! Tu croupis en prison ; en jouissant de tes biens ? On s’en fout.Tes un ministre oh !
Il faut être optimiste. On géra mieux les fonds publics, et le service Public sera optimisé !
Ils ne croient toujours pas.

Le 2.0 est sur toutes les lèvres
Le système universitaire s’y est mis. Enfin ! Mieux vaut tard que jamais vous Aussi ! Les inscriptions sont en ligne maintenant. Même s’il plante tout le temps le serveur, pas adapté à un flux pareil. Vous aussi ! On est au 2.0. La biométrie et les élections législatives sont des indicateurs d’avancées 2.0 et de démocratie participative. Vous aussi ! Twitter fut interdit sur Mobile ; Quoique Le bébé de Vanessa Tchatchou a fait boom dans les réseaux sociaux et faire émerger une nouvelle forme d’expression. Quoi ? C’est vrai, le 2.0 a fait traverser les frontières cette affaire. Pétitions, Marches, de la diaspora jusqu’aux autochtones, on est resté scotché, calé sur cette affaire.

Le divertissement n’en est pas de moindre
Les lions indomptables se font domptées pour la Can2013. Qui leur a donné ce nom d’indomptables? Sérieux! Au moins les athlètes des J.O ont défendus notre honneur. Ils ont perpétué la tradition en fuite à la Dalton. Vous aussi! Au moins, vu ce qui nous attends en 2013 il y a au moins 5 Familles qui mangeront du poulet.
Allez ! Ne faites pas la moue. De 134e en 2011, nous pointons cette année à la 144e place du  classement des pays les plus corrompus . Une régression qui s’explique. La rechute du Cameroun est due, si on s’en tient à la lecture des seuls documents fourni par Transparency International Cameroun (Tic), aux efforts consentis par d’autres pays pour résoudre les problèmes de corruption.
Vous aussi! c’est vrai!

2013 sera un grand cru, Euh …j’ose croire ,ce sera celui présent dans un Lac en saison sèche,

Oh! vous aussi! je ferais pas de prédilections. On en a déjà assez!

Et Puis zut! On mourra tous …

Allez,

Joyeuses Fêtes, euh..Joyeuses Fins du Monde,

Son’a Ponda (A bientôt)



Egalité des sexes

Le père noël est une femme.

Toute l’année, je me suis moquée de la prédiction des mayas…un calendrier qui s’arrête le 21 Décembre et tout le monde qui panique? Humm…

C’est décidé, je jouerais probablement au loto ce jour là…Quoi ? Prédiction alignement galactique fin du monde 2012 ; Prédiction Timewave Zéro, Prédiction Planète X/Nibiru; Prédiction Nostradamus; Bugarach. Avec autant de prédictions, ce jour tant qu’à faire …Vous aussi!

C’est comme le vendredi 13, où t’as plus de chance qu’un chat noir, de gagner au loto…Vous aussi ! C’est vrai! A l’an 2000 était prévue une énième fin du monde, un bug informatique. On l’a célébré en chanson, une évidence. Seule cette chanson m’a marqué, cette taquinerie des Espoirs 2000 Boyzband Ivoirien:

On nous l’a dit, la vie est un marathon. Mais c’est quel marathon, les femmes sont toujours derrière. Émancipation… En l’an 2000 on fera tous les bilans…

J’ai été énervée…J’avais 15 ans. La première année où en Afrique on fêtait en grande pompe la libération féminine.

A 19 Jours 9heures 13 min 43s  du 21 décembre,  je vous écris …Bilan Femme!

Le prix Nobel de la paix décerné à trois femmes, dont la présidente du Liberia. Aung San Suu Kyi ayant été autorisée à se présenter aux élections législatives partielles de 2012, après 22 ans en résidence surveillée, elle a enregistré sa candidature le 18 janvier 2012. Le 1er avril 2012, elle remporte très largement le scrutin et obtient ainsi son premier mandat officiel : celui de députée. La politique selon les femmes: la non-violence!

…Qui dit Mieux!

Voila j’ai dit ! Voila un Aphtal qui débarque dans mon billet! Garçons pfff…

Nom de Dieu, Danye!  J’ai failli renverser ma tasse de Lipton, ce matin, en te lisant. Où as-tu sorti cette idée que la vie est un marathon pour les nanas? C’est faux oui. Il n’y a plus marathon. L’égalité des sexes, c’est une promenade main dans la main que nous vous offrons, oui. Laisse affaire de Maya là. Je me ferai un malin plaisir pour leur faire mon doigt d’honneur, le 22 Décembre prochain!

Mais quand tu dis que égalité des sexes là, c’est marathon, je ne suis point d’accord. Nous vous avons tout offert sur un plateau d’or. Nous avons lancé exprès, un concept appelé « galanterie », au nom duquel, nous vous ouvrons les portes, nous vous laissons entrer en premier, nous vous faisons la vaisselle, nous vous lançons des compliments, nous vous encourageons, nous nous faisons petit pour vous. Tout cela, personne ne nous a forcés à le faire hein. Ingrate là, maintenant tu parles de marathon, comme si on vous faisait courir derrière Husein Bolt, en mini jupe. Tcho.

Garçon là, ce n’est jamais content…

 Mais euh…Aphtal, galanterie là c’est une arnaque…MOI JE VOUS DIS…M’ouvrir la porte me laisser passer mais euh…Vais pas faire … ce n’est pas pour mieux… Mais euh…bref!

Alors pariais-je sur Homme en 2012, Aphtal? Au loto, je gagnerais c’est sûr… Oh toi aussi ! J’ai failli gagner deux fois. Comme dit le dicton jamais deux sans trois. Vraiment toi hein?

Selon  Aristote l’homme serait un loup pour l’homme. Vraiment je n’ai pas envie de faire ma Danye … vraiment il n’a pas dit les femmes. Nous sommes douces nous? Et ceux qui qu’ hein… Vraiment ! Nous sommes les mères de l’humanité Kiéé!  C’est vrai!

Selon la Mythologie Grecque, les femmes gouvernaient le monde…Ah! Les Amazones…ces femmes guerrières qui décimaient toute une armée. Mais lorsque j’ai appris qu’elles se coupaient les seins pour pouvoir mieux tirer à l’arc…Humm…Puis Hélène Périvier s’en mêle.

Selon Hélène Périvier, économiste au Département des études économique à l’OFCE, le coté « les femmes sont plus sensibles et plus humbles » est un énorme cliché auquel je n’adhère pas. Pour qu’une femme arrive dans la sphère du pouvoir, elle a du s’accrocher. Elle n’a pas pu être douce et gentille avec les autres, sinon elle ne serait pas là où elle en est. L’idée que les hommes seraient plus agressifs, plus dans la prise de risques, est une conception profondément biologisant et difficilement acceptable… Humm affaire d’égalité là Aphtal, je me demande si les femmes ne veulent pas devenir des Hommes.

C’est bien une réponse de Mec ça …

Difficilement acceptable par qui, Danye ? Ce qui m’amuse chez toi, c’est que tu cites un philosophe, et tu fais appel à la mythologie. C’est tout votre péché, mesdames ! Nous, les hommes, la mythologie (ce qui n’existe pas), on ne s’y accroche pas. Vous êtes devenues si hystériques avec cette affaire d’égalité de sexes, que maintenant, il y a discrimination masculine. Combien de job je n’ai pas raté dans ce pays, tout simplement parce que « les candidatures féminines sont vivement souhaitées » ? Nous même nous acceptons d’être au chaumage pour vous embaucher, nous acceptons même quitter nos respectables emplois, pour flirter avec l’une d’entre vous, fut-elle femme de ménage dans un hôtel ; nous faisons des sacrifices, des compromis, nous trainons notre honneur dans la boue, juste pour vous permettre d’exister, de vous affirmer, de vous sentir pas très loin des hommes. Malgré cela, c’est zéro pointé pour vous. Il y a combien de femmes qui peuvent doter un homme ? Combien de tes consœurs sont-elles prêtes à construire une maison pour y loger un homme ? Quelle directrice de société acceptera tomber amoureuse de son chauffeur ? Et pourtant, nous vous aimons, femmes de ménages oh, boniche oh, coiffeuse oh, handicapée oh, courte oh, obèse oh, nous on ne fait plus de distinction. Alors ne viens pas faire le malin sur ton blog ici, en te la jouant, égalité des genres, juste parce que Maya a dit que tu vas trépasser dans une vingtaine de jours. Lorsque Christine Lagarde se ferait tripoter dans un ascenseur par un vigile, reviens me parler d’égalité de sexe, ok ?

Le père Noël est une femme…

Ah! les femmes dominent le monde…Aphtal a tout compris. Le père Noël est une femme cette année…Les cadeaux nous les donnons à qui sont sages … Suis sure que le monde se porterait mieux je vous dis…Hein? hihihi

De toute façon, le Gangnam Style annoncerait la fin du monde. Oh! c’est Guillaune Leroy qui le dit… Dans La théorie de cet étudiant, parti d’une citation de l’astrologue français, Nostradamus, en 1503 aurait annoncé la fin du monde :

Du matin calme la fin viendra,Une fois le nombre de cercles alignés de neuf sera,du cheval qui dansera.

La description dans sa vidéo annonce la fin imminente, puisque le Matin Calme est le surnom donné à la Corée, tandis que la fin correspondrait avec l’Apocalypse annoncée des Mayas. La danse du Cheval quant à elle désigne le Gangnam Style de Psy.

Hihihihi ce que femme veut, DIEU Veut…

Faites des Salamalec (Courbettes; supplications) Messieurs hihihihihi

Allez,

Son’a Ponda (A Bientôt)

 



Community Management

Quand c’est foutu, c’est presque foutu…

Mon esprit est ailleurs. Écrire sur le Community Management, devient un supplice. Il est rare que je prévoie à l’avance le contenu d’un billet, mais j’ose croire qu’il est l’heure que j’en parle. Enfin! Selon les statistiques Facebook réalisées par SocialBakers et Zoomphère, le Cameroun pointe au 102 ème rang mondial avec plus de 550260 utilisateurs et le 15 ème rang en Afrique. La Facebookmania? Sujet de mon Billet? Non! Mais ce sont les seuls chiffres qui donnent un aperçu global  sur l’utilisation des réseaux sociaux. Les catégories les plus représentées sont respectivement les 18 / 24 ans (plus de 200.000 utilisateurs) et les 25 / 34 ans, environ 37% des utilisateurs. Et en genre, ça donne 64% d’hommes  et 36% femmes.  Twitter présente une nette marge inférieure avec ces histoires de RT là vraiment!

Bon, au Cameroun on aime Facebook hein… avec son option Photo partage, on peut trouver son MOUGOU* comme ça… akiaa… Vous aussi! Si le crocodile a un pantalon, c’est qu’il a enfin trouvé ou ranger sa queue. Non?

Alors lorsqu’on me pose la question pour la première fois sur le Community management, je ne sais ce que c’est…Vrai! Vrai! c’est cette espèce de nom hasardeux qu’on donne à un travail  sans intérêt… un animateur de jeunesse, ou de camp de scout ça… tchuips…

Mais l’ignorance fait des choses fantastiques , meilleure que te rendre ridicule, elle m’a permis d’aller me rassurer chez le seul moteur de recherche que je connaissais à l’époque, Google…

En français Gestionnaire de communauté, Le Community Manager est un nouveau métier qui consiste à animer et à fédérer des communautés sur Internet pour le compte d’une société ou d’une marque. Profondément lié au Web2.0 et au développement des réseaux sociaux, le métier réside dans l’interaction et l’échange avec les internautes (animation, modération) ; mais le gestionnaire de communauté peut occuper des activités diverses selon les contexte.

Quand ma mère a entendu ça… Elle a crié commençant à vociférer sur ma flemmardise… Vraiment! A l’époque, je n’avais rien compris. Pourquoi elle s’énerve, je n’en ferai pas mon métier…Oh! elle me sentait venir LA MAMA!

 JOB DESCRIPTION

Organiser les échanges au sein de la communauté

Favoriser l’échange d’expériences au sein de la communauté.

Développer la visibilité d’une marque au sein de communauté sur le web

Améliorer la cohésion de la communauté

Améliorer la plate-forme technique de la communauté

 

Au Cameroun, en termes de nouveauté, nous sommes à la page hein? Le dernier iPhone est déjà dans nos mains. Oh! Non! pas le chinois! Vous aussi… Alors Quoi de mieux que de croire  que je trouverai le Community Management présent dans le paysage Camerounais.

Les Entreprises Camerounaises se servent des réseaux sociaux, d’un site, de ses contenus pour fédérer leurs marques

Les statistiques que nous révèlent les « social analytics » et les sites spécialisés de mesure d’audience et d’indexation (peerindex.com, socialbakers.com, etc.) indiquent par exemple que le top 5 des marques les plus dynamiques est constitué de :

1 – MTN Cameroon (24067 fans sur Facebook)

2– YooMee/Internet Nonstop (12297 fans)

3 – RINGO SA

4 – Yar-technologies.com

5 – Camair-co

Outre les  sociétés de télécommunications, les politiciens se contentent d’un compte officiel ou non twitter ou facebook…

Qu’en est-il de LinkedIn? En prenant  mes collègues pour cobayes, je me rends compte que seul Facebook rapporte sur les suffrages. En Afrique, c’est dans le Maghreb que ces réseaux sociaux professionnels sont plus utilisés. Mon petit doigt me dit … oh! vous aussi!.. Nous ne sommes pas un peuple opportuniste. Sur les le top 73 des utilisateurs le Cameroun n’en fait pas partie. Viadeo compte plus d’un million d’africains inscrits, dont l’essentiel vit dans les pays maghrébins à l’instar du Maroc (250 000 membres) ou de la Tunisie (100 000 membres).

Peut-on créer autour de Facebook, Linkedin, GooGle+, YouTube, Viadeo, Pinterest, Myspace une communauté?

Anecdote révélatrice?

En Septembre 2011, pour palier aux longues files d’attentes dans les guichets, la compagnie unique (quoi? le régime est unique aussi oh!) de l’électricité met en place une campagne visant le paiement des factures par téléphone à travers leur site.  Selon AES Sonel ladite compagnie, «l’opération de paiement par téléphone portable se fait en deux minutes environ, le gain en confort et en temps est réel. Mieux, la traçabilité est aussi garantie». En outre, explique la société, l’utilisateur reçoit une notification par SMS valant preuve de paiement de sa facture, et il peut même, sur Internet, se connecter à une interface « lui permettant d’éditer les reçus de paiement de ses factures ». Il est actuellement utilisé par 20 000 abonnés . La campagne actuelle, sans frais de paiement, avait pour objectif d’intéresser 100 000 nouveaux abonnés à ce mode de paiement moderne pour faire passer le nombre total de ses utilisateurs à 120 000.

Résultat? Les lignes restent toujours aussi longues…

Pourquoi? Les campagnes ont été tenues en relais dans les réseaux sociaux? Au delà des réseaux sociaux, le Community Management va sur le terrain, voit les plus les moins interroge, cherche ce qui sierra le mieux, ensuite créer une présence de la marque, créer en faite une communauté…

Un ami me disait : Obligé ! Les entreprises camerounaises penseront un jour à la communication digitale obligé!

La robe de mariée ira à la mariée le jour-J. Obligé?

Allez,

Son’a Ponda

*En argot camerounais: Notre Con Mec avec qui on reste pour son fric



Perplexe

ICI GIT UN HOMME…

Il est 8h45 du matin. Comme d’hab, je suis en retard au boulot. J’emprunte une moto. Le vent fouette mon visage et mets en pétard ma coiffure. C’est sûre, je vais me faire engueuler ce matin…En pensant à ma future rixe et mes futures mensonges…Une scène me sort de ma doucereuse oppression. Un regroupement? Ah! A tous les coups, C’est encore une marchande du sexe qui ne s’est pas fait payer … A l’approche de la scène,  je le découvre cet Homme Brulé.

C’est un voleur! scande la population, il le mérite! C’est Normal! Il nous tue, nous vole, nous viole. C’est Normal!

Qu’est ce qui est normal? Je me le demande: Bruler un homme vivant? Son corps calciné est étendu sur la chaussée. Seul son pied rescapé du feu, nous rappelle qu’ici gisait un être humain. La population est prise entre un sentiment de frayeur et d’enthousiasme éphémères. Et si c’était mon fils… le visage d’une mère à la recherche de son fils se trahit.

Une femme, en tenant fermement son fils, crie: même ces histoires de Pédés là! Ils ne sont pas normaux! Ils me polluent la société à se pavaner avec leur féminité forcée…

Le débat sur la normalité prend des élans de jouxtes populaires.

En continuant le chemin à pied, mon visage parcourt les autres visages aussi défaits les uns que les autres: Méritait-il cette sanction?

Cette scène ne me quitte pas . Ce qui n’arrange pas les choses, mes collègues l’ont tous vus. Ils crient:

La justice populaire, c’est bien! Ils nous dépouillent , nous torturent en infligeant des sévices sexuelles et physiques (repasser les corps)

Et puis la police est corrompue. Il sortiront demain…et viendront nous narguer au quartier
C’est normal! Il est mort et alors? Un de moins… c’est toujours ça de gagner..

Je sais pas trop comment la conversation à virer sur la normalité et celui du poids de la société. Mais les vices les plus profonds doivent être réprimées, tuées à la rigueur.

Pourquoi je ne suis pas en colère? Mon propre frère a été assassiné par des voleurs qui en voulaient à son argent et qu’ils l’ont tué pour s’amuser. Mais cette scène me rappelait celle de mon frère. Elle aurait dû me réjouir …Pourquoi non? La Vengeance vaut elle la peine? Une vie vaut elle celle d’une autre?

Allez,

Son’a Ponda!



Je ne faillirai point à mes engagements

Camerounaises,Camerounais,mes chers compatriotes…

Le 4 Novembre 1982, à la surprise générale, l’ex président camerounais quitte le pouvoir, A 10 heures et 15 minutes, Samuel EBOUA, secrétaire général à la présidence de la République, est reçu par Ahmadou Babatoura Ahidjo.

J’ai décidé de démissionner. En effet, depuis un certain temps, je constate que je ne suis plus à même d’assumer pleinement mes fonctions à la tête de l’État. Mes nerfs sont à bout, et mes médecins m’ont prescrit un repos complet d’un an. J’ai donc vu Biya. Je lui ai dit que vous avez servi avec dévouement l’État, et qu’il est souhaitable que vous continuiez à le faire. Il vous proposera donc soit le ministère du Travail et de la Prévoyance sociale, soit le département de l’Agriculture avec le rang de ministre d’État. Toutefois, au cas où vous ne désireriez pas à faire partie du gouvernement, vous pourriez aller à la Société Nationale d’Investissement en qualité de Président Directeur Général lui dit alors le Président de la République

20h au journal : Camerounaises, Camerounais, mes chers compatriotes. J’ai décidé de démissionner de mes fonctions de président de la République du Cameroun. Cette décision prendra effet le samedi 6 Novembre 1982 à 10 heures… J’invite toutes les Camerounaises et tous les camerounais à accorder sans réserve leur confiance, et à apporter leur concours à mon successeur constitutionnel M. Paul Biya.

Camerounaises, Camerounais, mes chers compatriotes…

Depuis que je suis née, je fais confiance à cet homme. Euh! Après tout, j’avais pas le choix non plus. Mais le jour où j’ai eu l’âge de voter j’ai voulu changer les choses. Comme une vierge, mon premier amant m’a déçu…Ses différentes concubines faisant partie de la classe politique dirigeante m’ont vendu ses mérites… Tu grimperas au septième ciel … oh! oui! je l’ai touché mais par la pensée seulement lors de ces élections très très démocratiques. Le RENOUVEAU. Tout était dans cette phrase: C’est qui convient le plus. Me convient-il aujourd’hui? J’en ai aucune idée… J’ai pas le choix. Le Roi Lion, sa basse cour et surtout elle m’invectivent «Jeunesse paresseuse qui ne fout rien»; Oui! Je me soule; oui ! Avec quel fric? Le mien! Pas le vôtre?

Camerounaises, Camerounais, mes chers compatriotes …Lydiane tsayem

Un 06 Novembre…Ou quand tu achètes la crème de beauté « Je vais que te rendre blanche oooooohhhh ma chérie », et que trente ans plus tard, tu te retrouves avec le corps strié de noir et de blanc façon « zèbre », mais en moins joli…

Ou alors, lorsque tu épouses un mec, et que trente ans plus tard, tu te rends compte que le jour de votre mariage, il était si saoul que toute la soirée, il t’a confondue avec son ex dont il était amoureux, et que c’est à cette méprise, seulement à cette méprise, que tu dois l’existence de votre couple. Disons que le mec- trentenaire, toujours aussi sexy, genre beau brun ténébreux-, il devait être tout de même un peu inspiré au début…trente ans plus tard, il faut dire, même Jésus s’est tiré à cet âge là!

Bon. Disons que le destin ne l’a pas aidé. Entre les accords très philanthropes (On est là pour vous aider, hein?) que nous faisaient signer le FMI, la dévaluation du Francs CFA, la crise boursière internationale et autres, le destin ne l’a pas vraiment servi, le pauvre…

Mais au fond, le bon goût aurait exigé qu’en ces circonstances, au lieu de placer des camions anti-émeutes à tous les coins de rue du pays, qu’en ce jour tout du moins, qu’il offre une part de gâteau à chaque Camerounais (Zut! Je viens de dire à mon boyfriend comment faire tomber toutes mes colères…mince!). Après ces trente et magnifiques années passées ensemble, nous n’avons plus qu’une chose à dire: « Et si l’on s’abstenait de fêter le trente et unième anniv’? »…

Camerounaises, Camerounais, mes chers compatriotes… Serait-ce trop tard pour les grandes réalisations? Marie Simone Ngane

Le 06 novembre 82, je n’étais pas née. En 90, lorsque le multipartisme a été mis en place, je n’étais pas née. Lorsqu’en 92, les espoirs de cette nouvelle opposition se sont envolés, je parlais à peine. Je n’ai pas connu les chantiers du renouveau, je suis née dans l’inertie, je n’ai connu que Paul Biya. Je pense pourtant (sans avoir lu les textes des autres) que je serais la plus optimiste de tous. Je ne veux pas pleurer sur les trente ans qui viennent de s’écouler. Serait-ce trop tard pour les grandes réalisations? Le Cameroun peut-il émerger en 2035 ou alors sommes-nous déjà trop loin derrière dans la course ?

Ce 06 novembre 2012, j’ai vu mes pairs se plaindre, gémir sur les réseaux sociaux le mal-être de la jeunesse camerounaise. La faute aux lions m’a-t-on dit, « au moins quand ils gagnaient, on était fiers d’être camerounais ». Qu’avons-nous fait pour que les choses changent ? Rien ? Sommes-nous pareils que le système que nous décrions ? Puissions nous, cette jeunesse qui se revendique du changement, ne pas répéter les erreurs des aînés, ne pas tomber dans le clivage des nombreux leaders que l’on ne peut départager. Ne ratons pas le coche de l’Afrique émergente.

Le renouveau m’aurait-il déçu ? Pour être déçue, faudrait-il encore avoir eu le choix…

Camerounaises, Camerounais, mes chers compatriotes…Ulrich Tadajeu

…au chef de l’État, en cet anniversaire, de ne pas le célébrer. Nous l’invitons à prendre quelques années pour mettre sur pieds une véritable société de consensus où règnent la confiance et la tolérance. Ceci en créant un panthéon à la mémoire des héros nationaux. Ensuite, il assainit vraiment les mœurs et le champ politique à travers la transparence pour créer aussi un climat de confiance entre les différents entrepreneurs politiques. Tout ceci en accordant une place prépondérante à la jeunesse, aux Technologies de l’information et de la communication. Voila les préliminaires que notre chef doit faire au lieu de démissionner comme le prétend une certaine presse. Ainsi, à mon avis, on pourra parler de « Renouveau », non pas par rapport au régime Ahidjo, mais par rapport à la première phase du régime Biya qui a été tout, je dis bien tout, sauf le « Renouveau ». Soucieux de l’image qu’il aimerait laisser en quittant le pouvoir, le chef de l’État pourra ainsi être fière de cette image…

Camerounaises, Camerounais, mes chers compatriotes ….Le renouveau m’a tué…Zouatcham

Voici un régime où les jeunes n’ont plus de rêve où les plus méritant souffre de la corruption où les jeunes n’ont de solution qu’en sortant de leur pays ou en se prêtant à des pratiques peu orthodoxes. Ce régime a trop durée. C’est un régime qui dirige un pays stable et immobile. On nous vante la stabilité. De quelle stabilité ? Une stabilité au prix de quoi ? Quel sera le prix ? Que nous vaudra ce régime. J’ai trente ans quatre masters et je prépare un doctorat et dans mon pays je ne suis pas encore cassé. Il faut être amoureux de la douleur et sado maso comme ces criminels qui servent le pouvoir pour croire que ce régime a du bon et lui accorder ses suffrages. Le Cameroun va connaitre un choc social comme le cousin Hubert des visiteurs. Oui nous nous réveillerons un matin avec l’histoire en face de nous comme cet immeuble dit de la mort en plein cœur de Yaoundé capitale du cameroun. Au Cameroun quand tu réussis à t’enrichir en pillant les poches de l’état tu es adulé quand tu trimes et tu essayes de te conforter en reposant des bases de moralité on te traite de con et d’idiot. Au Cameroun, les difficultés que l’on rencontre on trait soit à l’origine tribale ou alors à l’origine sociale. Comment comprendre qu’en plein 21 siècle, l’on applique encore au Cameroun la répartition régionale dans les concours ? L’unité camerounaise de 1972 n’est-elle donc qu’un leurre scandé comme les nombreux slogans creux de ce régime ? Dans quel pays on procède à un recrutement où les plus jeunes sont recrutés avant leur ainé académique. C’est le ferment de la discorde et surtout de la victoire de la corruption et du favoritisme sur les valeurs républicaines…

Camerounaises, Camerounais, mes chers compatriotes … Pourquoi le soleil du renouveau de 30 ans de Paul Biya n’apporte rien de nouveau à la jeunesse Camerounais? Josiane Michael Kouagheu Chemou

Ce mardi, je me suis promené au carrefour Ndokoti à Douala, capitale économique du Cameroun. Un grand carrefour. Le plus grand de Douala, a en croire certaines personnes.

Ils étaient là. Certains sur des motos, d’autres sur le trottoir, diverses marchandises à la main, se promenant de gauche à droite.

J’ai vu ce que trois décennies ont ignoré. J’ai vu des jeunes, plein de rêves, stoppés aux portes de ce gouvernement. Ils sont techniciens supérieurs, licenciés…, mais ils sont des vendeurs ambulants, des maçons, des conducteurs de moto.

Ils étaient loin de leur rêve ce jour, ce mardi, jour de la fête pour les « fans » du régime (ironique non?). J’aimerai comprendre pourquoi. Pourquoi est ce que le soleil du renouveau de 30 ans de Paul Biya, n’apporte rien de nouveau à moi, à la jeunesse camerounaise? Pourquoi…

Camerounaises, Camerounais, mes chers compatriotes … 30 ans c’est trop!…Nasser Abdou

Le 6 novembre 1982 il était acclamé comme l’homme du renouveau. Aujourd’hui, on dirait qu’il est un monarque. Pendant tout ce temps,son gouvernement n’a presque rien fait de bon. Aujourd’hui qu’il est vieux, il prétend faire du Cameroun un pays émergent. Que faisait-il durant tous ce temps passé au pouvoir?…hum

Camerounaises, Camerounais, mes chers compatriotes… la paix ne fait pas le bonheur… Julie Owono

Avec le Président Paul Biya, le Cameroun a connu 30 ans de paix, ne cessent de rappeler les partisans de l’homme qui fêtait le 6 novembre 2012 les 30 ans de son accession au pouvoir. Relativisons cependant : selon le  Global peace index 2012, le Cameroun est classé 97ème Etat le plus en paix au monde, sur 158. Surprenant qu’avec autant d’années sans guerre, ce pays ne fait pas partie des 5 pays les plus sûrs d’Afrique, l’Île Maurice étant le premier du continent et 21ème au rang mondial.
La paix camerounaise tant célébrée par ses partisans n’est pourtant pas la panacée.
Notre président est un homme de la guerre froide, qui s’est laissé enfermé dans le discours géopolitique qui prévalait alors : la stabilité à tout prix, même si le risque était la paupérisation des populations et une léthargie politique, économique et sociale. La conséquence de cette doctrine prêchée par des stratèges occidentaux a eu pour principale conséquence que le seul service public efficace au Cameroun est celui de la sécurité, non des citoyens, mais celle du régime contre toute tentative de déstabilisation, surtout celles fantasmées.
Nous continuons encore à payer le prix  de cet accident historique. Paul Biya serait-il toujours un homme qui lit l’histoire dans le marc de café d’avant la chute du mur de Berlin?
Son sursaut politique récent, peut-être sa dernière chance d’entrer dans l’Histoire, en saisissant la main qu’elle lui tend : préparer les institutions, Sénat et Cour constitutionnelle, continuer sa guerre contre la corruption, et préparer notre pays pour que les  70% de camerounais de moins de 30 ans puissent envisager un avenir plus enviable que celui brisé en plein vol de leurs parents…

Camerounaises, Camerounais, mes chers compatriotes…FrankWilliam

Je suis sûr que c’est la malédiction. On lui a fait ça au village. Ne riez pas. Je suis sérieux. L’année dernière, ma voisine m’a dit qu’elle ne pouvait plus aller à un meeting. Même si c’est l’anniversaire de l’accession au pouvoir du « Noum gui ». Quand j’ai demandé, elle a maugrée et elle est partie. Séraphina ? Elle n’a pas répondu. Dans mes recherches, j’ai appris que lors de la fête du 6 novembre 2011, elle n’avait pas mangé (même pas le pain chargé). Ni bu de l’eau plate (j’ai aussi entendu ceci dans un restaurant de la place), ni la somme de 5000 Fcfa promise à chaque militante avant les cérémonies. Euch !!! Jusqu’à ce point ? Si c’est comme ça, je suis d’accord avec toi. Comme dit maman Foning, « Nous te soutenez ! ».

Ce 6 novembre 2012, il est 22h30. Je suis abrité sous un hangar. Je vois vos gros yeux ouverts. Je fuyais cette pluie torrentielle qui s’abattait sur la ville. Quand je tourne la tête, qui vois-je venir ? Séraphina. Ma voisine est bien fâchée. Son visage est tellement serré on dirait le pain « rassie » que j’ai vu tout à l’heure chez le boutiquier du coin. Ce genre qu’il faut prendre une machette pour couper. Séraphina et ses autres camarades militantes marchaient sous la pluie. Sans parapluie, sans protection. Elles arboraient toutes les uniformes du parti des flammes avec l’effigie du « Nkunkuma ». Les militantes se plaignaient. Depuis le matin comme elles sont sorties, elles n’ont pas encore mangé. Elles disent qu’un grand camarade a pris l’argent qui leur était destiné et a disparu. On m’a a dit que l’épervier rôde là haut. Mais les gens ont toujours le courage d’emporter l’argent des autres. Tchuips….

Camerounais Camerounaise ,mes chères compatriotes de 2035….Florian Ngimbis

En ce lendemain de fête nationale, les rues de la capitale sont plus ou moins désertes. La Société des Brasseries du Cameroun, devenue première industrie du pays a décrété une baisse de moitié du prix de la bière, pour permettre à tous ses clients de célébrer dignement l’évènement. La conséquence notoire a été une beuverie générale suivie d’une gueule de bois nationale.

La veille, le roi Lion alias Duncan Mc Leod alias l’Immortel a présidé le défilé en personne via son hologramme relifté et programmé pour sourire et saluer toutes les deux minutes. En ce lendemain de fête, aucun journal n’a osé publier une autre photo que celle de l’hologramme officiel. Personne n’a osé braver la loi sur l’image du monarque qui interdit la représentation du Roi Lion sous son aspect délabré et fripé actuel. L’union des Journalistes s’inquiète par ailleurs du sort d’un confrère du journal la Vérité qui pour avoir osé publier une photo du Roi Lion en déambulateur, est allé méditer sur les Vérités Eternelles dans une cellule du pénitencier sous-terrain de Nkondengui.

Le défilé a été marqué par la présence de tout le gratin politique de la Nation. Tout le monde a pu apprécier leurs luxueuses berlines à coussins d’air se jouant des nids de poule du Boulevard Bolloré. Depuis l’élection de 2018, les opposants tels qu’on les nommait n’ont plus beaucoup de travail. Le nouveau système politique, la chefferie démocratique, qui n’admet pas d’alternance, en a fait des notables, dont les seules intrigues consistent à se demander s’ils doivent proposer le médecin personnel du Roi Lion au Prix Nobel ou à la potence.

La soirée s’est néanmoins bien terminée, malgré l’annulation du concert géant prévu, les sept sociétés de droit d’auteur musical n’étant pas parvenues à se mettre d’accord sur le partage du pactole promis par la multinationale, promotrice de l’évènement. Les riverains du lieu devant accueillir l’évènement se disent par ailleurs soulagés car la puissante coalition de pasteurs de sectes réveillées avait promis de saccager les lieux si deux artistes pratiquant le rythme à la mode, le porno-bikutsi étaient maintenus dans la programmation.

Malgré la gigantesque coupure d’électricité survenue vers vingt trois heures, coupure qui a fait se demander aux uns et aux autres pourquoi le développement du solaire n’a jamais fait partie des Grands Chantiers Inachevés, la soirée fut belle pour certains comme ce Florian Ngimbis, fêtard rencontré devant le monument du martyr Marafa Hamidou Yaya:« on n’a jamais eu besoin de lumière pour avaler une bière dans ce pays, si c’était vrai en 2012 je ne vois pas pourquoi ça ne le serait pas aujourd’hui »…

Les vieilles marmites feraient de bonnes sauces. Je lève les fonds pour une mise en bière de notre espoir. Bien vouloir apporter la bière et surtout les mises.

Allez,

Son’a ponda.



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Prisonbreak à la Camerounaise

Ce billet , je le débute un peu interloqué. La nuit dernière , j’ai fait un étrange rêve. Je me retrouvais dans Prisonbreak. Vraiment ! Chose là, quand tu rêves comme ça , c’est que la fin d monde n’est pas loin ! Oh ! Vous aussi ! Les Mayas ont raison…

Peut être qu’en pleine léthargie, mon esprit a gardé en mémoire cette information du 25 octobre dernier : une remise de don par la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (Cndhl) à la prison de New-Bell, un frigidaire d’une contenance de 500 litres et un four à micro ondes aux détenus VIP.

Compte tenu de mon attraction…euh…Dieu seul Sait… pourquoi… pour des prisonniers. J’ai décidé de parler de leur situation. J’en connais pas. Mais à l’approche de Noël , le don de soi est impératif. Rien de tel pour les différentes associations de faire l’étalage de leur bonté…médiatisée c’est encore mieux !

Alors passant par un média, j’étale ma bonté…

Dernières Statistiques de 2008, le Cameroun dispose de 123 prisons pour une capacité totale de 10.070 places ; 10 prisons centrales, 48 prisons principales (de niveau départemental) et 16 prisons secondaires (de niveau d’arrondissement). Les deux principales prisons sont la prison centrale de Kondengui à Yaoundé et la prison centrale de New Bell à Douala.

« Charité bien ordonnée commençant par soi-même. », depuis plusieurs années, la Prison centrale de Douala vit un malaise général du fait de la promiscuité, de l’insalubrité, de la surpopulation carcérale, de l’insuffisance du personnel et du manque de matériel de travail..

Trop de prévenus en prison

Construite en 1938  pour 600 pensionnaires, la prison de Douala abrite aujourd’hui près de 5.000 détenus. Oh! « Quand le sage montre la lune, l’abruti regarde le doigt. ». J’ai décidé de regarder le doigt. Vous aussi! Ce n’est que normal! Près de 80 pour cent de la population carcérale au Cameroun est constitué de prévenus, selon une enquête de la branche camerounaise de l’Avocat sans frontière » (ASF). Si je suis pas abruti … Ah! si tu vois une chèvre dans le repaire d’un lion, aie peur d’elle. Akia! J’ai décidé être le lion. Sur 23198 détenus dans les prisons camerounaises, 14265 seraient des prévenus en attente de jugement, pour 8031 condamnés. (Source ASF)

Bien que le nouveau code de procédure pénal en activité depuis 2007, reconnaît aux citoyens, des droits comme la garde à vue ne devant pas excéder deux semaines. La loi donne au procureur de la République, la possibilité de procéder aux vérifications de la présence des personnes en détention dans les maisons, et de procéder à l’élargissement des prévenus dont des faits allégués ne nécessitent pas une incarcération.

La contrainte par corps et les lenteurs judiciaires sont à l’origine du surpopulation du milieu carcéral.

Le coassement des grenouilles n’empêche t-il pas l’éléphant de boire ?

Sous l’égide du projet “Dignité en détention”, les tares du système carcéral camerounais ont été mises en lumière : surpopulation, recours à l’enchaînement, pratique de la torture… Plus de 1 200 détenus “vulnérables” ont été recensés par Avocats sans frontières (ASF) France au Cameroun. Faute d’avoir pu s’acquitter d’une amende de 33700 Fcfa fixée par le juge du Tribunal de grande instance du Wouri, Valentin Bilaï, un détenu de 27 ans, a écopé d’une contrainte par corps. Autrement dit, condamné à 24 mois d’emprisonnement en juin 2011 pour viol, il a finalement purgé 6 mois de détention en plus.

Le droit minimum au logement n’est pas respecté. A Douala, près de 500 détenus dorment dans la cour. Ceux qui couchent dans les cellules ne sont pas mieux lotis, le taux de surpeuplement dans certains dortoirs étant de 300 %. Conséquence, “ des gens dorment entassés comme des moutons, parce qu’une cellule, prévue pour 50 personnes, en abrite 150”, affirme le coordonnateur du projet.

Des prisonniers enchaînés

La situation est bien plus grave à la prison centrale de Bamenda où un détenu sur neuf est enchaîné pour cause d’indiscipline supposée. Certains prisonniers doivent mettre des chaussettes et des chiffons pour atténuer la douleur provoquée par les menottes et les fers.

Autre anomalie: des centaines de détenus restent enfermés plusieurs mois après leur libération parce que la décision de justice ne leur est pas parvenue. “Nous avons transmis les listes des détenus concernés aux présidents des tribunaux afin qu’ils délivrent ces documents ”, expliquent le coordonnateur du projet.

Enfin, les dispositions de la loi sur les avocats commis d’office ne sont pas respectées, donnant lieu à de nombreux abus au cours de l’enquête préliminaire.

“ Soupçonnée de vol de téléphone portable, une détenue de la prison de New Bell a été bastonnée. Les coups de machettes sur la plante des pieds est aussi une pratique courante dans les prisons des grandes villes”, conclut le coordonnateur du projet. Il va s’en dire que c’est tout le système qui est en péril.

Les fonctionnaires de l’administration pénitentiaire, leurs conditions de travail restent pénibles.

Ils ont derrière eux une nuit sans sommeil.

215 gardiens de New Bell qui ont la charge de surveiller 2 600 pensionnaires au moins, et souvent un millier de plus

«J’ai pris le service à mon poste, hier à 17h. Je ne vais en repartir qu’à la même heure ce jour, c’est-à-dire à 17h encore », confie Paul. Il travaille vingt quatre heures d’affilée avant de prendre un repos équivalent.

Cependant, ces mesures sont loin d’avoir diminué la pénibilité du travail des gardiens. «Les gens peuvent penser que nous nous reposons quand ils ne nous voient pas en train de faire la ronde au mirador ou autour de la clôture. Mais nous sommes toujours sur nos gardes, prêts à intervenir à tout moment lorsqu’un problème survient»,  fait remarquer Paul.

Selon lui, son travail est encore plus éreintant, à cause de la surpopulation carcérale. «Les détenus flânent dans la cour parce qu’ils n’ont pas de cellules pour dormir. Comme on ne peut pas leur interdire d’y rester, on fait face, chaque jour, à des tentatives d’évasion», explique t-il. Conséquence, les responsables de la prison ont décidé d’affecter une équipe à la surveillance des clôtures, pour mâter les velléités des prisonniers de se faire la belle. Une contrainte de plus pour les gardiens.

Surtout pour les hommes, les gardiennes étant dispensées de surveillance dans les miradors ou autour des clôtures à partir de 23 heures jusqu’à 5 heures. «C’est une décision de l’administration à cause de la vulnérabilité des femmes qui sont peu enclines à tirer pour empêcher les tentatives d’évasion», justifie un geôlier.

Un gardien de prison pourra percevoir plus de 110.000 Fcfa par mois en fonction de son ancienneté, bien plus que les 90 000 Fcfa d’aujourd’hui

Le salaire des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire a aussi été revu à la hausse par un décret présidentiel du 29 novembre 2010.

«Certaines dispositions du décret, notamment les sanctions infligées aux gardiens pour fautes, commencent à être appliquées.», note un surveillant.  Quatre de ses collègues sont écroués, depuis bientôt un mois à la prison de Yaoundé, pour avoir manqué de vigilance pendant l’escorte du détenu Abah Abah, l’ancien ministre des Finances. Une peine qui a suscité le mécontentement de toute la profession.

 Prisonnier au Cameroun, plus hard que Prisonbreak, les conditions de vie en prison ne sous-entendent pas que ce sont des animaux parqués comme du bétail. J’ai été généreuse, par un média , j’ai parlé du prisonnier camerounais à l’occasion des fêtes de fin d’année comme diverses associations qui viennent verser des sacs de riz …

Bref! Comme dit Henry de Montherlant, Ce qu’il y a de difficile dans la charité, c’est qu’il faut continuer…

Allez

Son’a Ponda

Source: JADE/ Cameroun ; PANA ; ASF



MotoTaxis Au Cameroun

Quand je joue à Saute-Mouton!

Voila une semaine que j’ai retrouvé un nouveau boulot. Rien de tel qu’un hymne à la vie. Boulot=Salaire=Boire. Quoi? Faut bien que je me soule compte tenu des conditions de transport à Douala.

Depuis peu, la ville est en plein travaux. Les grandes réalisations ont attéries à Douala: route bloquée, embouteillage aux heures de pointe. Rien à faire le stress est notre dada.

En dehors des autoroutes et des voies urbaines, la nomenclature routière fixée par décret présidentiel n° 79/093 du 21 mars 1979 a divisé le réseau routier camerounais long de 50 000 K m en quatre catégories.

· Les routes nationales, qui relient essentiellement les chefs lieux de province à la capitale Yaoundé et le Cameroun aux pays voisins, constituent l’ossature du réseau. La longueur de cette catégorie de routes (18 au total) est de 7241 K m.

· Les routes provinciales relient, à l’intérieur d’une province, les chefs-lieux de département, à la capitale provinciale. Leur longueur est de 5 841 K m.

· Les routes départementales relient, à l’intérieur d’un département, les arrondissements aux chefs-lieux de département. Leur longueur est de 8 075 K m.

· Les routes rurales desservent les campagnes, les plantations, les zones industrielles locales, elles permettent de relier les zones de production aux marchés locaux ou aux centres de commercialisation. La longueur du réseau de routes rurales classées (pris en charge par le ministère des Travaux publics) est de 12 843 K m.

Le Cameroun compte ainsi près de 23.0000 km de routes principales, dont 4.300 bitumées et bien aménagées.

Cependant, le système routier à Douala est cette espèce de longue pente étroite où les boulevards et autoroutes se comptent sur les bouts de doigts.

Quoi? Douala est une ville de pêcheurs. Tout a été construit autour de la côte. Du coup, aller au travail est un parcours de combattant.

La solution miracle: ce sont les Moto-taxis. Ces espèces de motos où l’on peut tenir à trois voire quatre ou cinq . Elles faufilent, contournent, volent au dessus des embouteillages. Quoi? C’est vrai! Et arrivent plus vite sauf si:

1) Un mange-mil est présent et gère la circulation, tout transpirant sous la chaleur, embrigadé dans sa tenue de gendarme. Le mange-mil est très nerveux. Il ne fait aucun cadeau sauf pour le chef. Quoi? il y a toujours un au dessus que lui. La route est étroite , et l’on est déjà à la quatrième fil d’attente. Les motos grouillent de part de d’autres de la route, même sur le trottoir. Quoi? Les piétons n’ont qu’à jouer à saute-mouton;

2) Une famille Sawa a décidé de mettre une tente en pleine route! oui? tente? c’est leur village après tout! Lors des deuils chez nous, il est coutume de convier la famille et les amis du défunt pour l’accompagner à sa dernière demeure. Rien de tel que la famille au grand complet, sous une même tente (bâche). Le Malheur, ça se partage hein? Surtout auprès d’un buffet hein? C’est là, où tu sais que le Mangement, c’est le positionnement. Plus tes loin tu buffet, plus tes en même de rien bouffer! Quoi? Faut être proche du défunt pour bien lui dire aurevoir;

3) La énième route construite une énième fois est en plein travaux. Après une saison de pluies désastreuse, inondations, une succession de crevasses, trous impressionnants qui pour certains coupent presque la route en deux, la construction des routes était inadapté à la saison des pluies. Alors, Nous voila reparti dans une saison sèche plein de son bruit assourdissant, ces bifurcations, ces trrrrrrrrrrrrrrrr trrrrrrrrrrr à longueur de journée . Il y a pas lieu de faire un état de la route: Du comment du pourquoi améliorer sa construction pour ne plus en venir à la reconstruire à chaque fois.  Bien plus, c’est lorsque tes reins ont déjà tellement tremblé pendant vos passages dans les nids de poule que vous savez que les dos d’âne c’est pour ralentir;

4) Voiries poubelles municipales ou comment nettoyer la ville en plein midi créant ainsi un embouteillage monstre. D’abord, les routes sont étroites, puis venant garer au bord de la chaussée pour faire son ramassage à chaque fois sur même route d’au moins 20 Bac à ordures. Euh! c’est révolutionnaire! Faute de place pour avancer les motos s’illustrent dans le jeu à la : rouler dans le sens interdit pour fuir l’embouteillage. Quoi? une moto c’est petite! Vous aussi! Elle roule au bord…;

5) Les Concerts Mobiles. c’est une tradition bien typique de Douala, le levée du coude (boire). Alors pour créer un championnat, nos entreprises brassicoles nous organisent les mini concerts, nous accompagnant en musique. N’ayant pas d’espaces pour monter leur bat-mobile , la route devient normale d’accès. Quoi? Ils ont demandé une autorisation à la mairie. Imaginez un vendredi soir, heure de pointe, ma route de retour super étroite pour changer, les moto de part et d’autres la chaussée, le trottoir, les voitures cherchant à se frayer aussi un chemin, le mange-mil dépassé par autant de véhicules à quatre, à trois , à deux. Et si par mégarde, on touche du bois, quoique dans la plupart des cas ça ne marche jamais, une camion de bile de bois tombe en panne. Bref, on est parti pour au moins 1h voire 2 h bloquée là! Euh! ils nous ont inventé les téléphones à quatre puces maintenant!Quoi? Le crédit finissant dans une, la deuxième , la troisième et la quatrième…

7 accidents sur 10 sont causés par les motos taxis et l’on enregistre en moyennes 2 conducteurs de motos qui meurent en exercent ce métier.

Alors en recherchant des informations sur le nombre de moto-taxis dans la ville de Douala, je tombe sur ce rapport de l’Organisation des Droits de l’Homme Et de la Protection du Citoyen (ODHPC).

Oh! Selon leur recherches , les autorités doivent réagir maintenant au lieu d’attendre que la situation s’empire sur le plan sanitaire et environnementale. La pollution par le rejet de souffle de dioxine de carbone d’une Moto, surtout en activité permanente , pollue plus que cent Véhicules neuves dans l’atmosphère. Elles émettent plus de dioxine de carbone, et peuvent transmettre à l’Homme plusieurs types de maladies , telle que, la pneumonie, le système respiratoire , le système nerveux, la maladie lombalgies pour les conducteurs de Moto, le cardiovasculaire ( AVC). Les personnes vulnérables pour ces maladies citées, sont les femmes enceintes, les jeunes fille, les vieillards voient leurs facultés intellectuelles modifier à cause de bruit , le stresse, la maladie de gorge et la Toux etc.…La particularité de la gestion des villes situées dans une position géographique très sensible appelé zone humide comme Douala. Au centre de pneumonie d’Akwa,  le nombre des malades s’est multiplié par 10 à cause de notre atmosphère pollué de plomb à plus de 80 %. Pour nous, ODHPC, ne pas interdire l’usage de Motocycliste pour le transport Urbain mais ce serait livré les Citoyens au suicide collectif, à l’empoisonnement.

J’aimerais pas faire ma maya, mais euh…

Allez

Son’a ponda!



militaire

Ancien Combattant:Tais toi!

            J’ai essayé …oh ! J’ai essayé de ne pas parler de ce sujet… Comme un boomerang, il partait, revenait aussi  insatiable qu’il n’y paraît. Alors comme Oscar Wilde,  j’ai succombé à la tentation. Quoi ? La camerounaise est cultivée !!!  Ce n’est pas qu’un saucisson! Je ne cherche pas qu’à me shooter à l’espoir d’être riche, en restant les pieds en éventail, rêvant à l’éventualité d’une manne tombée du ciel. D’où cette expression française, j’en suis sure, se dorer la pilule*.  Ah oui ! Se shooter n’était pas bien loin … Je m’aventure alors dans les méandres d’un sujet aussi écumé que ceux des anciens combattants au Cameroun.

Au delà des considérations sociales, les anciens combattants ne sont pas que des tirailleurs de 1945.

Ce sont les militaires en retraite ayant servis  leur pays…soit dans les Forces Armées Camerounaises, soit du fait des Institutions antérieures à l’indépendance, dans les Forces Armées étrangères. Représentant la population des personnes âgées au Cameroun, son faible taux n’implique pas qu’on puisse rencontrer un vieux tous les 1m mais La figue ne tombant jamais en plein dans la bouche, la mienne devrait être maraboutée …Akia!** Je les rencontrais partout !

A  croire qu’ils voulaient ma peau cette semaine ! Lors d’un périple cybercafesque (ma connexion abonnée aux clignotants), je suis devenue associée permanent ,que dis-je , actionnaire majoritaire d’un cybercafé. Je l’avais remarqué ce vieux, toujours vêtu d’un chapeau colonial, d’où ma curiosité d’ailleurs ! Tout le monde susurre. Il a perdu la boule chez les allemands, torturé pendant dix ans, à écouter « ich liebe dich » Vraiment! (vraiment! c’est le seul mot que je connais en allemand !). En me faisant signe du chapeau toutes les pauses 12H-14H, Il m’a remarqué le vieux. Ce mardi là, il engagea une bien curieuse réflexion : « Ma fille !….,
Quand il a commencé comme ça, j’ai dit: ça y est,  je prends ma première leçon de cours d’histoire. Oui ? Oui ! Va savoir pourquoi, je m’endormais entre 14H et 16h heure de prédilection durant tout mon parcours scolaire du cours d’histoire … ah ! Les pédagogues camerounais, des Génies !

Bizarrement, il me parlait pas de l’époque, mais du présent, c’est quoi ? Il s’est shooté à la pilule ?

Les enfants d’aujourd’hui me dépassent, ma fille, Internet là… c’est un métier ? Je lui dis non papa… Pourquoi ? Toi, tu viens 12h 14h … les autres sont là toute la journée avec les pauses. En parlant des autres, il fait allusion à nos très chers congénères, les go du cyber à la recherche d’un noir expatrié ou d’un blanc !
«Ma fille ! Ça se lève, ça s’assoit, ça se tourne, devant la camera… ce qui est curieux …  même les hommes maintenant.» Pendant près de 45 min , j’ai fait  le tour de la question avec lui… sur les buts et les retombées… Très déçu, de ma  réponse, il arrangea son casque … et rentra dans son mutisme !

Alors je me suis dit, c’est bon aussi froide qu’une douche froide (Pardon! excusez la tautologie, chez nous c’est courant),c’est sure là, j’ai ma dose … mais en entrant dans le taxi le mercredi, Gérard débarque en trompe : «  laissez moi là …(expression camerounaise, j’ai  100 FCFA pour la course). Aussi délabré physiquement et en vêtements, le passager  à la cabine hésite lui faire une place … il se pousse … 20 Secondes plutard le  bal  du toucher couler sommeil du vieux  débuta!  Le père!, vous êtes arrivé…, vocifère le chauffeur!

Euh … il exige sortir deux pâtés de maison plus loin. « Laisse moi là… laisse là, le chauffeur lui répond, je ne peux pas Papa, stationnement interdit ! Je suis Gérard hein ? Ancien combattant de l’armée française, j’ai tous les droits, j’ai fait la guerre de 14 de 35…

Akiaaaa! le vieux et tu es encore vivant, rétorque le chauffeur. N’empêche qu’il se gara bien loin… sous les injures du vieux….

N’est ce pas « quand on a mangé salé, on ne peut plus manger sans sel… Quoi? j’ai décidé de braver le diabète…

« Peña! peña!***», c’est Victor qui s’avance tout timidement vers le guichet croulant sous le poids de son âge, tout tremblant. La fil d’attente est longue comme ça … On attends depuis 9 h du matin payer notre facture d’électricité. Il est 14h ! L’électricité c’est la vie ! Quoi ? Vous aussi …C’est sur là, le boulot c’est mort…

Il est clair, je suis entré dans une troisième dimension: les anciens combattants me suivent partout… Quoi? L’eau chaude n’oublie pas qu’elle a été froide…

Une dame crie: priorité aux vieux !Ah ! Même le père-ci vient payer sa facture ! Ah ! Enfants là, il n’a pas ?

Ah s’engage une discussion entre ceux de la file et le guichet ! C’est vieux, ancien combattant, et  alors… ? déclare les gens …Fatiguée, transpirant de tout bord, mon cerveau a commencé à tourner aussi vite qu’une moulinette:

Comment c’est possible? C’est grave quand même? Les gens, quand même! Comment peut-on…

Quelle Horreur!  Vraiment! J’aurais du donner ma facture  à mon vieux … tchuips… Quoi ? Je ne perds jamais le nord hein?

Allez…

Son’a ponda (A bientôt)

*voire les choses fâcheuses sous un aspect favorable

**onomatopée, signifiant son étonnement

*** Traduction: bien! bien! Vous finirez par parler ce patois hhihihi!



Combien vous coûtez?

Alléluia! Le marketing de réseau changera ma vie…

Depuis peu, le marketing de réseau a pris ses marques dans la ville de Douala. Entre colporteurs, et réseau de travail, tout le monde s’y est mis.

Juste préciser une chose, pour ceux qui ne savent pas encore, inventé aux USA en 1940 et popularisé dans les années 50 par la société Tupperware, le marketing de réseau est un marketing relationnel, vente par cooptation. Il désigne une structure du réseau de vente dans laquelle l’activité élimine les coûts liés au recrutement et à la formation, mais aussi les dépenses de publicité en lui substituant par le bouche à oreille. Dans un pays d’affaires (commère) comme le mien, comment ne marcherait-il pas? La santé (suppléments nutritifs et vitamines) et les cosmétiques sont les secteurs les plus touchés par cette pratique…Va savoir pourquoi mon petit doigt flaire des FCFA. Il changera votre vie, m’a t-il dit. Le manager en chef, vesté en plein chaleur: « Tu pourras construire ta villa, en un an sans pour autant faire quoi que ce soit !  Tout est possible avec la bonne attitude ! »

Ah! Le rêve africain: ne rien foutre et gagner des sous. j’ai commencé à cogiter, ah! Aussi vite qu’un coyote de Warner Bros… Il faut quoi? Il faut quoi? Il faut quoi?

Il m’invite à un séminaire samedi matin, une sorte de grande messe du dimanche pour tous les employés. Il va me parrainer. Parrainer? je ne sais pas ce que c’est, mais ça a l’air cool ce mot. Enfin, j’espère. Elle a lieu dans un hôtel de la place. Humm…Qui dit hôtel, dit cocktail, dit restau, je vais manger à l’œil oui! Je me sape à l’africaine. Précisons! Se saper à l’africaine, c’est mouler son corps…Il faut qu’on sente que je suis quelqu’un. En moulant bien, on est craint… parce qu’on a l’impression d’avoir la latitude de faire ce qu’on veut, les us et les coutumes n’ont aucune emprise sur nous, puisqu’on est indépendante financièrement. Je sais, drôle de perception camerounaise du respect. Alors comme un saucisson, je débarque au lieu dit atelier de travail, le nom m’inspire pas trop… Quoi? Qui vous a dit que je voulais travaillez?

Je m’assieds au premier rang. Mot de bienvenu du blanc. Hummm… mon corps a commencé à gesticuler comme ça… Quoi? C’est la couleur de la réussite au village! Une heure, deux heures d’explication se sont écoulées sur l’activité, de la formation à la commission sur la vente des produits : vendre un produit et  recruter des distributeurs (des filleuls) qui à leur tour vendront et recruteront des filleuls. Recruter? Recruter un distributeur consiste à faire entrer quelqu’un dans votre réseau, qui va à son tour vendre et recruter. Parrainer cette personne consiste à la former et à la soutenir pour qu’elle aussi connaisse le succès et développe son réseau (qui sera aussi le vôtre). Ce système permet de toucher des commissions non seulement sur ses propres ventes mais aussi sur celles de ses filleuls et des filleuls de ses filleuls, sur plusieurs niveaux de profondeur.

Attendez! Me suis dis, c’est à dire que je rameute les gens, je fous rien… enfin presque… et je gagne des sous parce que j’ai la foi? Un proverbe africain dit « Que celui qui n’a pas traversé ne se moque pas de celui qui s’est noyé». Sur ce, j’ai décidé de me noyer.

Aux allures de film américain, effervescence est au rendez-vous. Et ce n’est pas l’enthousiasme qui manque dans cette salle. On y est tous shooté, claquements de doigts, slogan, cri de guerre à l’unisson nous somme devenus des pom-pom girls du succès. Et là je me sui mis à rêver …Quoi? « Le vieil éléphant sait où trouver de l’eau…Les réseauteurs ne sont pas des vendeurs professionnels et n’ont pas besoin de l’être. II parle d’Votre indépendance financière adoptant l’attitude gagnante qui mène au succès en travaillant de chez vous et à votre rythme. Et souvenez vous que la vraie richesse, ce n’est pas de gagner beaucoup d’argent, mais d’avoir le temps de profiter de ce qu’on gagne !

 

Les théories du développement personnel des psychologues ont très vite pris le pas sur le séminaire : Notre pensée façonne notre existence ; La pensée constitue une force inouïe ; être convaincu de la puissance de ses pensées. On dirait les préceptes d’un gourou…

Faut noter qu’elle est à l’origine du rêve américain…Avec Rien, on peut…

Selon une récente étude de la FTC (Federal Trade Commission) les ventes annuelles des compagnies réseautrices dépassent les 30 milliards de dollars aux Etats-Unis seulement, où plus de 13 millions de personnes participent à cette industrie. Aux USA, quelqu’un démarre dans le Marketing de réseau toutes les 11 secondes !

Dans le monde plus de 50 millions de réseauteurs indépendants vendent des produits et offrent des services pour plus de 90 milliards de dollars. De nombreux analystes prédisent qu’avant la fin de ce siècle un tiers de tous les produits et services des nations occidentales seront offerts par le biais du Marketing de réseau. Mais transformé à la sauce africaine…j’en ai un peu peur.

Alors comme une témoin de Jéhovah, je viendrais sonner à votre porte,

Euh…faites pas pareil!

Allez…

Son’a ponda!