Top 10 des jurons les plus utilisés lorsqu’on est dégoûté au Cameroun

Article : Top 10 des jurons les plus utilisés lorsqu’on est dégoûté au Cameroun
10 mai 2014

Top 10 des jurons les plus utilisés lorsqu’on est dégoûté au Cameroun

@Ney Giraldo
@Ney Giraldo

A notre arrivée à Abidjan, on a perdu un de nos compatriotes suite aux « excellents » services publics de la police des frontières camerounaises. Nous avons perdu Tchakounté. Un humain à l’eau grâce à la myopie d’un fonctionnaire. Oui, il a mis à la place de sa photo une autre. Alors dégoutés mes compères et moi, nous avons commencé à pratiquer le sport national : la critique. Au lieu de s’invectiver, chose normale, on a des jurons bien pratiques qui font le boulot.

Voici le top 10 des expressions les plus utilisées lorsqu’on est dégoûté.

 Au Cameroun, on n’aime pas le lait lorsqu’on s’invective. Oui, vous avez bien entendu. Le lait connote une facilité dont on peut se permettre le luxe. Alors lorsqu’on met la négation, on marque son caractère difficile.  Alors par exemple : ne donner aucun lait, signifie ne donner aucune attention à ce que les gens disent. Les jurons seront la manifestation de notre faiblesse face au service public. Alors on dira, le service public camerounais ne donne :

1-      Aucun lait

2-      No Milk

3-      No miliki… Quoi ? c’est la déclinaison hein ?

Lorsqu’on est dégouté au Cameroun, on ironise de son côté facile. Je vous explique. C’est certes difficile, mais au lieu de jurer en ces termes, on va dans l’autre sens. Vous imaginez la complexité du langage. Alors on dira les services publics :

4-      C’est facile ?

5-      C’est pas facile

6-      Tente alors ?

Il a un adage au Cameroun qui dit : lorsque vous êtes dépassés au mboa, l’expression « sauf » est votre sauveur. Oui, comme Jésus-Christ, elle arrive révélatrice et marque notre attachement et notre acharnement perdus d’avance. Les services publics :

7-      C’est sauf que bon

8-      C’est bon sauf qu’à nous

Lorsqu’on est vraiment dégoûté. C’est paradoxal,mais on n’aime pas les tubercules. Oui si si ! Entre les pâtes alimentaires et les patates, on ironise énormément. Va savoir pourquoi lorsqu’on est dégoûté, on se pose cette question :

9-      C’est la pâte ?

10-   C’est la patate ?

Voilà. Un peu bizarre nos expressions. On aime tellement ironiser et détourner les sens. Est-ce que c’est facile alors ?

Allez,

Son’a ponda !

 

 

Partagez

Commentaires

nathyk
Répondre

Je ne maîtrisais pas les 3 derniers. L'argot cam évolue avec le temps.

Danielle Ibohn
Répondre

Surprenant! Je crois que même moi je me fais déjà vieille :D

Aymard
Répondre

euhhhh dani rectif "c'est la pâtte!", "c'est la patate!", ça c'est quand on est fan quand "on kiff" quand "on ya mo". A ce moment là on peut aussi s'exclamer ainsi: "c'est mo mal!"

Danielle Ibohn
Répondre

Voila pourquoi je me sens vieille, dit! :D

Yves Tchakounte
Répondre

Très court et explicite comme billet. Comme quoi, il faudra même tout un dico pour parler de tout ça! Merci pour le clin d’œil Danielle. RDV donc à Douala Inch'allah

Danielle Ibohn
Répondre

Dieu le voudra et sans détour... Au plaisir :D