Catégorie : Cameroun

Je suis Luc, j’ai 30 ans et je veux aussi me marier…

Cela fait plus de six mois que je trouve à peine du temps pour moi. Alors pour mon blog, je ne vous dis pas. Pour mon retour, je vais me faire l’avocate des hommes ! Oui, vous avez bien lu. Je suis censée être une féministe ? Les événements qui suivent ne sont ni fortuits, ni le produit de mon imagination. J’aurais bien voulu. J’aurais aussi bien voulu être engagée contre le terrorisme qui sévit dans mon pays. Mais ma position reste et demeure : pour résister, parlons-leur de notre culture qu’ils tentent si durement de détruire. Je vais vous parler des déboires de Luc.

Le syndrome de la trentaine

Je ne savais pas que la pression sociale sur le statut matrimonial était la chose la mieux partagée chez les trentenaires camerounais. En Afrique, celles qui se plaignent le plus, ce sont les femmes. Bizarrement, personne n’est jamais allé voir de l’autre côté de la barrière. Nous allons tenter de résoudre ce préjudice, que dis-je, cette injustice :

Comment survivre dans la jungle des « femmes » lorsqu’on est trentenaire au Cameroun, cadre dynamique ou pas, et voulant juste être marié ? C’est aussi épineux qu’on le pense ? Oui, oui !

Une histoire de la cavalière de mariage

Luc est un ami de longue date. Trentenaire, il est à la recherche d’une partenaire. Il pourrait passer chez Meetic, tellement il a eu et causé (ben quoi? c’est un garçon avant tout) de déboires. Rien n’y fait. Il est invité à un mariage. La traîtrise des mariages, c’est le « monsieur et madame » (un complot universel contre les célibataires onong) mentionné dans chaque invitation. Il fallait une madame.

Ça tombe bien, Luc sort depuis peu avec Nathalie. Le genre de femmes pour laquelle tu te dis : elle vaut le coup. Elle est trentenaire, en CDI. Elle a une situation. C’est important pour nous les hommes, se confie Luc. Quoi ? C’est pareil, là-bas aussi !

Trois semaines avant le mariage

Nathalie débarque chez Luc. Après une partie d’amour sensuel et plein d’attention (enfin, je crois hein ?), elle évoque le souci de la tenue de soirée. « Tu m’invites, alors forcément, je voudrais m’habiller comme tu le souhaites. » Comme dans Pretty Woman, mes tourtereaux font le tour des boutiques. Les tenues sont choisies. Ils roucoulent comme des pigeons en plein lune de miel.

La semaine du mariage

Nous les filles, nous avons cette manie d’appeler tout le temps et à n’importe quelle heure :

  • Nathalie : Chéri, tu dors ?
  • Luc : Allô ?
  • Nathalie : Ah oui, il est 2h du matin. Juste te dire que je t’aime.
  • Luc : C’est tout ?
  • Nathalie : Oui, bébé ! Et toi ?
  • Luc : Mama, il est 2H, j’ai juste sommeil
  • Nathalie : Donc tu ne m’aimes pas ?
  • Luc : Euh … (marmonant Balock di pass die* !)

Nous allons essayer de corriger ça, les filles, hein ? Mais vraiment, c’est dur. (suite…)



Ma fierté 237…

Ce billet sera totalement et entièrement subjectif. Emotions, sentiments, s’entremêlent lorsque je pose des mots sur cette page. Aujourd’hui, je vous parle de ma fierté de 237 du moment. Je suis particulièrement émue de vous présenter la Mboatape III. Je ne suis pas une zexperte, mais  mon cœur parle. La mboatape est un projet d’une amie Esta… Oui, oui, nous sommes en République bananière. On est censé mettre en avant les amis. La méritocratie, c’est zéro… rhooo. (suite…)



Cameroon : United, yes we have to stand

J’ai du mal à commencer ce billet. Il me rend perplexe. Sommes-nous restés de grands enfants ? 50 ans d’indépendance, est-ce juste au niveau de la forme ? Les pensées ne changent pas ? Elles sont figées dans le temps, comme si les actions d’aujourd’hui n’ont aucune espèce d’importance ? Permettez-moi d’être sérieuse dans ce billet. Je vous parlerais de la xénophobie au Cameroun : nà tilà !

(suite…)



Je suis jovine?

Il est minuit. Et je me retrouve à faire danser les touches de mon clavier. Mboko God est sorti le 20 mai dernier. C’est l’album très attendu de Jovi « Le monstre », un rappeur camerounais. J’aime le rap, J’aime Jovi. J’aime New-bell Music. J’aime le mouvement qu’il draine : celui de mêler nos sonorités à la modernité. J’aime ce mouvement parce qu’il est à l’image du Cameroun. Il est à l’image de cette jeunesse qui se cherche. Une jeunesse qui prouve que, sans rien elle existe. Au départ de cet article, j’étais prise de colère. Danielle ibohn est une vendue à la solde du jovin… Vais-je me justifier ? Non ! Je vais vous parler de l’album.

Ce qui m’a dérangé tout d’abord… (suite…)



Au pays de Daesh… Je suis Garissa

Il  est 5 heures du matin. Et déjà, les appels des muezzins inondent la ville. L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. J’enfile ma burqa. Je ne suis pas de religion musulmane. Mais il faut bien le faire pour pouvoir survivre. On n’entendra plus les cloches : celles de la sainte cathédrale. Il fut un temps, elles résonnaient avec force, une volée de cloches. L’avais-je déjà entendu ce son ? Je ne pense pas. Mais mes grands-parents le racontent si bien. Il fut un temps, on pouvait vivre sans contrainte de religion. Aujourd’hui, l’on feint une croyance. L’on mime des gestes auxquels on ne croit pas.  Les gens de Daesh, ils pensent qu’ils ont vaincu. Ils se pavanent, chacun exhibe sa barbe et son sourire en coin, avec surtout la satisfaction d’un travail accompli. Ils pensent nous avoir convertis, nous avoir annexés. Mais notre cœur pense le contraire. Les apparences… Certains musulmans ne sont pas d’accord…

Ce n’est pas l’islam…

« Tout ce qui est dit dans cette version du Coran n’a rien à voir avec le prophète Mohamed. », s’écrit l’imam.

Il est sur la place publique. Comme des milliers d’autres, il sera exécuté comme tous les vendredis. (suite…)



Les lions indomptables de la culture: Indomptables ou bien?

Ce billet est un des ceux que je qualifierai d’égoïste. Je suis désolée, mais je pense que c’est mon blog …ou bien ? L.O.L. Je suis social media manager. Et être au courant de tout sur la toile, est mon devoir.  Je n’aurais jamais pensé que cela m’arriverait un jour.  Mais c’est un fait : les réseaux sociaux sont devenus un facteur de stress. Alors j’ai décidé de consommer moins, de consommer de manière passive, être là sans vraiment l’être, n’interagir sous aucune manière.

La vie d’une junkie

Alors comme une junkie, j’ai décidé d’essayer le monde parallèle des medias sociaux que je visite peu.  Comme des effets « placebo », je me suis mise au gif, au Mooc,  au soundcloud,  et surtout à la musique urbaine camerounaise (Vidéo).  Il faut savoir que je suis fan de rap. A une époque, je voulais l’être. Ekié, il faut vraiment que jeunesse se fasse. Hihihi. J’avais pour artistes-boussole : Jovi, Krotal, , Stanley Enom, Magasco… des artistes rappeurs qui font le bon et le mauvais temps au Cameroun.

La musique urbaine au Cameroun

Avant toute analyse, je tiens à dire que je ne connais rien à l’art. Je suis dans le ressenti. Bon, Je suis hypersensible comme personne, ressentant la portée de chaque mot à la syllable près… C’est vrai que ça ne se voit pas dans mes écrits, mais les poids des mots  ont une importance. Voilà pourquoi le rap est mon style musical préféré. J’aime la rage, l’amour, la peine, la mélancolie, la joie, qui en ressort. J’aime lorsque les mots déchirent la pensée. J’aime lorsque les mots font monter le ton. J’aime lorsque les mots sont si puissants qu’il vous pousse à faire des gestes de rage. J’aime ce  ressenti. Je suis très introvertie, alors ces punchlines me libèrent. (suite…)



Le jour où j’ai rencontré Dieu…

Je tiens à vous dire : ce billet va être rocambolesque. Hihihi.  Débutons. J’ai la chance ou la malchance d’être une fille super maladroite. Je crois, je suis même sûre  d’avoir déjà expérimenté tous les pans de la honte. La dernière en date : les églises éveillées. Ne vous méprenez pas. Je ne fais aucune apologie, aucun procès. Chacun est libre d’adorer un Dieu. Qu’il soit en bois oh ! Qu’il soit en fer métallique, genre IronMan ou spiderman. On s’enfout hein ? Hihihihi.  Moi, je ne vais pas vous dire qui j’adore. Ça va complètement fausser l’ « objectivité » de ce billet hihihihi.

« In Jesus name » (suite…)



Les lions indomptables m’ont mis sur un petit vélo sans chaîne

« Dans le cadre d’une opération baptisée “Francophones, tous à vélo!”, Mondoblog a été sollicité par le réseau francophone Vélophonie, qui vise à promouvoir l’usage du vélo dans le monde. Vélophonie vous invite donc à raconter, expliquer, décrire ou même dessiner votre réponse à la question Quelle place pour le vélo dans votre vie et dans votre pays ? en y consacrant un billet sur votre plateforme Mondoblog. »

Lorsque je dis oui à cette campagne, je n’ai aucune idée de ce dont je vais parler. Cependant, J’ai trouvé l’idée bonne et suffisamment « absurde » pour mon blog. Si, si « absurde ». Au Cameroun, le symbolisme du vélo est lié à la classe moyenne. Il est cher allant de 35.000 FCFA  à 70.000 FCFA . Je suis une fille de pauvres. Je ne n’ai pas d’expérience en la matière. Je ne sais même pas pédaler.

@btwn

@btwn

 Alors je vais vous parler de ce que je connais. Nous sommes au lendemain d’une défaite des lions indomptables, de nos chatons vénérés du Cameroun à la CAN 2015, et je suis très en colère. (suite…)