Cameroon : United, yes we have to stand

J’ai du mal à commencer ce billet. Il me rend perplexe. Sommes-nous restés de grands enfants ? 50 ans d’indépendance, est-ce juste au niveau de la forme ? Les pensées ne changent pas ? Elles sont figées dans le temps, comme si les actions d’aujourd’hui n’ont aucune espèce d’importance ? Permettez-moi d’être sérieuse dans ce billet. Je vous parlerais de la xénophobie au Cameroun : nà tilà !

La dédicace d’Alain Foka

Pourquoi je le dis ? Il y a un mois, je participai à la dédicace d’Alain Foka. Il présentait son dernier coffret sur les archives d’Afrique. Ce coffret était consacré à Sankara. Mais ce qui ressortait durant toute la soirée dédicace, c’est Alain Foka journaliste à la solde des Français. Permettez-moi d’entrer directement dans le vif du sujet. Une vision règne au Cameroun: la France joue un rôle dans les enjeux économiques et mets une pression gouvernementale pour qu’on lui octroit des marchés publics. Alors il faut déstabiliser, il faut mettre les marionnettes attachées à la France. Et Alain Foka y concourt. Toute la salle ce jour, comme à l’unisson le pensait. J’aimerais juste comprendre. Entre pays, seule la loi des intérêts règne. Les récentes informations sur l’écoute des USA et ses « alliés » européens ne sont-ils pas une preuve ? C’est comme rechercher en la traite negrière, un fautif. Tout le monde l’était. Des esclavagistes blancs ambitieux aux esclavagistes noirs (rois qui vendaient leurs « personnels » pour avoir des « présents ».

Le problème, c’est nous ?

Le pays appartient aux vieux. L’ordre public est régi par cette façade, où règne un désordre sans fin, imbriqué dans des intérêts communautaires et personnels. Peut-être, elle est la raison pour laquelle on voit l’autre comme étant notre chute. Les medias à valeur propagandiste qui vont dans les deux sens : la haine des blancs, ou l’intérêt subite de certains pour notre « liberté d’expression ». Le problème n’est-il qu’on se laisse corrompre ? Le problème, ce n’est pas nous ? Ces puissances ne serrent-elles pas de ça ?

Allez, je serais vraiment courte.

Vu les récents événements qui ont eu lieu au pays (Les attentats perpetrés à Maroua) . Les discussions vont dans tous les sens. Nous avons peur de l’inconnu, de l’étranger. Je cherche un refuge. Nous cherchons un refuge. L’on est imbriqué en regardant l’autre comme l’ennemi. Tout tend à nous amener vers une guerre des religions, de l’inconnu.

Une chose est sûre, mes genoux ne cessent de fouler le sol.

RIP Maroua… United we Stand !

Son’a ponda!

The following two tabs change content below.
Danielle Ibohn
Je suis hypothétiquement barrée... Je dis bien hypothétiquement. Community Manager en herbe, se prenant rarement au sérieux.