Catégorie : TIC

La génération androïde, la génération sans « comment ? »

Cela fait 5 mois que je n’ai pas écrit. Cela fait 5 mois que ce billet trotte dans ma tête. En 140 caractères, je l’exprime parfois. Alors il aura l’air pessimiste. Je suis une amoureuse de TIC depuis 2008. Comme les jeunes couples, ma nuit de noces avec elles est définitivement passée. Cette époque où les discours qui les accompagnaient, mettaient en avant une révolution sociale. Tout sera plus rapide, instantanée. L’information circulerait plus vite, les marchés à l’international seront plus ouverts grâce à une petite boite magique, et une toile magique. Cette « société de l’information » qui pendant longtemps a caractérisé uniquement les pays les plus développés, s’est propagée au sein du continent africain. Aujourd’hui, Africa is the future ne fait plus l’ombre d’un doute ?

AFRICA IS THE FUTURE ?

Bernard Miège m’avait mise en garde pourtant. Il décrivait cette société conquise par la communication, de manière dure. Pour lui, L’espace public est morcelé en communautés, en individualités, en une société de spectacle. Tout est mis en place pour magnifier le spectacle, la recherche du scoop, le sensationnel. (suite…)



Je suis jovine?

Il est minuit. Et je me retrouve à faire danser les touches de mon clavier. Mboko God est sorti le 20 mai dernier. C’est l’album très attendu de Jovi « Le monstre », un rappeur camerounais. J’aime le rap, J’aime Jovi. J’aime New-bell Music. J’aime le mouvement qu’il draine : celui de mêler nos sonorités à la modernité. J’aime ce mouvement parce qu’il est à l’image du Cameroun. Il est à l’image de cette jeunesse qui se cherche. Une jeunesse qui prouve que, sans rien elle existe. Au départ de cet article, j’étais prise de colère. Danielle ibohn est une vendue à la solde du jovin… Vais-je me justifier ? Non ! Je vais vous parler de l’album.

Ce qui m’a dérangé tout d’abord… (suite…)



Cameroun: Je blogue donc je suis?

Les blogueurs camerounais… depuis une semaine, je vous menace. Je sais que le digital est le nouveau métier à la mode. Tout le monde se prévaut évangéliste, pionnier, avant-gardiste. Je vous l’accorde, le terrain est encore vierge, le milieu tend à se construire. Mais sous-entends dit-il, qu’il faut faire n’importe quoi ? Je ne pense pas. Aujourd’hui, je m’attaque aux blogueurs camerounais. Ceci est une critique acerbe. Le blogging, C’est un pan du digital. C’est lui qui crée du contenu. Il est d’autant plus important qu’il donne un positionnement, le pouls du Cameroun. N’en dément les journalistes, il a le pouvoir d’influencer les pensées.

@blogapart.info

@blogapart.info

La pléthore des blogs

Avec la démocratisation des coûts d’internet au Cameroun (Dieu, merci il y a une justice dans ce monde. Thank you Djizoous ! Quoi ? Ce n’est pas facile, lol), les blogs ? On en compte près de 200 indépendant de l’espace géographique (de la diaspora ou natif). Sur quoi, je me base ? Le groupe facebook des blogueurs camerounais, le nombre d’inscrits et le nombre de blogs mentionné. Ce qui présuppose que certainement, il n’est pas exhaustif ce chiffre. (suite…)



La communauté Twitter au Cameroun, vous connaissez?

Ce billet, je me suis prise trois fois avant de l’écrire. J’avais opté pour un début, genre: depuis fort fort longtemps existe la communauté twitter. Bref, je me suis ravisée vite fait. Vous aurez deviné. Aujourd’hui, je vais tirer sur la communauté twitter du Cameroun. Faut savoir que si on remonte à la genèse de la communauté, on verra des ancêtres comme « Homo Geekus » Quoi? Ce sont ces mecs à lunettes (la plupart) aimant parler de programmation, d’applications et de sécurité informatique.

Heureusement qu’aujourd’hui, l’environnement a changé. On retrouve les « Homo racontus » , les « Homo Checkus* », les « Homo Popcornus » , les « Homo fashionus » Quoi? Vous aussi! Bref, j’aime ma communauté twitter. Pour mieux vous en parler, je les ai catégorisés.

@Danielle Ibohn

@Danielle Ibohn

Honneur aux ancêtres! Les « Homos developpus ». Jean-Francis Ahanda, Daniel Kameni, Valdes Nzalli, Hugues Beyeck, Pierre Christian, Edouard Tamba, Izane Gaetan, Brice Ekobe, Max Epoh, Arsène Kapnang, Eloge. Ils parlent IT, sécurité informatique. Ces jours-ci, ils ont un délire : « bricolez une box TNT en faisant machin chouette » J’avoue que j’y comprends rien à leur truc. Bref! Vous imaginez,  lorsqu’ils engagent une conversation. Ils vous polluent la #TL 😀

(suite…)



Je veux un smartphone! Oui mais lequel?

Il est 12h 30 et je dois écrire sur la présentation « Samsung Galaxy note 3 + Gear ». Vous savez, cette espèce de téléphone avec pour accessoire une montre intelligente. Ils appellent ça , une SmartWatch. Vendredi dernier, j’ai assisté à Ma Pause Digitale, une rencontre de Networking mensuel sur les usages des Technologies numériques. Au menu, la présentation du Galaxy note 3 et sa Smartwatch. Ce fut une soirée aux allures de vente: des hôtesses, un buffet et des potentiels acheteurs, des publireportages. Comment utiliser un Samsung et surtout sa montre? Hum…

Le Galaxy coûte 380 000 Fcfa . Il est payable en traites. Quoi? On a contextualisé le prix du produit, vous aussi. C’est payable en traites. Dis donc…

En images...

En images…

L’innovation est de plus en plus folle…

La dernière innovation en date… J’appelle ça « une télécommande pour téléphone » La GEAR chez Samsung, la IWatch chez Apple. Je vous explique par cette innovation technologique, on entends par là : accéder à votre téléphone via votre montre.

Décidément, j’aime pas les dernières innovations IT. Elles veulent faire de la technologie, le prolongement des sens: Google Glass, Smartwatch, reconnaissance faciale, écrans flexibles, incassable, Waterproof, Ecran et capteur photo géants, processeur digne d’un ordinateur, vidéoprojecteur intégré, le Iphone 5 C (vraiment mieux j’en parle pas, faire des couleurs de l’innovation? Bref!)

Depuis le rachat de Microsoft des produits Nokia, la course à l’innovation est lancée. Et la guerre fait rage. Pour les non geeks, vous me direz d’un smartphone à un autre, quelle différence? Si, si, il y a en a une. Google s’y mets avec sa Nexus 5. Apple, le Iphone 5 , Iphone 5C. Ceux qui ont résisté aux éditeurs de système d’exploitation : Huawei, HTC, LG, Samsung (Bon, ceux qui n’ont pas raté le coche des Smartphones). Tandis que Blackberry perds de plus en plus le marché.

Chacun y va de ses coups bas: rachat des smartphones des uns pour revendre les siens, la guerre aux brevets. Une des tendances nouvelles, insérer les systèmes d’exploitation des uns aux autres.

Smartphone écologique? Smartphone vert oui, ça existe!

Je suis totalement d’accord sur un point: faire des smartphones un outil de complémentarité des sens face à handicap. On parle de ce fait: de « Smartphone vert ». Vous aussi, il est d’utilité sociale. C’est un peu le propre du « vert ». Non? Mais de là, à faire des fonctionnalités à tout bout de champs pour créer la consommation… Là, je deviens un peu vert. Bon, vert dans tous les sens. Ne pas l’être, c’est aller en l’encontre de la planète. Vous avez bien entendu. Être vert, c’est cher. Consommer propre, c’est coûteux. Alors pourquoi vouloir changer le monde?

Vous ne voyez pas où je veux en venir? Vous aussi! Un nouveau Smartphone ne ferait pas de mal. Il suffit juste que j’économise par traite 100 000 Fcfa par mois? Je le dépense dans une technologie dont la connexion internet en Afrique ne supporte pas le débit. Quoi? Chez nous, c’est la connexion qui dicte sa loi. Je pourrais l’égarer, ou me faire piquer, ou, ou… j’ai plus d’idée là. En somme, ces Smartphones sont-elles adaptables au contexte africain? Cette question me torture.

Le nouveau Galaxy S III est doté d’un magnifique écran de 4,8 pouces, d’un processeur surpuissant et d’une connectivité 4G, le S III adopte la reconnaissance faciale pour se déverrouiller lorsqu’il aperçoit son propriétaire. Au Cameroun, on est encore à la 1G voir la demi G en matière de connexion. Les coûts sont horriblement chers. Avoir internet au est un luxe.

Huawei, l’écran Full HD de 5 pouces possède une densité de pixels impressionnante de 443 ppi ainsi qu’une brillance de qualité supérieure. Avons-nous un souci de faire des photos professionnels lorsque la plupart n’ont qu’une culture: Facebook et album! J’en fais partie :p

Malgré son design compact, l’Ascend Mate possède un écran HD de 6,1 pouces. Conçu pour offrir une expérience optimale de divertissement, cette phablette possède un processeur quadricœur cadencé à 1,5 GHz. Une batterie de 4050 mAh à forte capacité de charge permet d’économiser plus de 30 % du temps de recharge. Bon avec notre fournisseur d’énergie électrique, il pourrait être bon.. Mais bref, cette question me taraude.

J’achèterais un Smartphone, un Samsung Galaxy note 3 avec des processeurs de dingue tant bien même je n’arriverais à me connecter de manière continue pendant plus d’une heure. Je l’achèterais quand même. Je me ruinerais quand même, juste pour la frime comme tous les africains d’ailleurs.

Crédit photo Nà tilà

Allez,

Son’a ponda



Welcome to Jcertif World!

Aujourd’hui, je me rends à une présentation Java. Organisé par le Google developper of Douala, je verrais ce qu’est vraiment le langage informatique Java. Je suis pas une développeuse. Cependant selon le milieu, coder en Java est porteur.

La particularité  de Java: les applications, les logiciels écrits dans ce langage sont utilisables sur tout système d’exploitation tels que Windows, Mac ou Linux.  Développer dans ce langage, devient une necessité. Elle permet d’être compétitif indépendamment des systèmes d’exploitations. Jeux vidéos, applications,logiciels développés en java, c’est booster sa productivité.

Une opportunité: le Jcertif

Crédit @GDG

Crédit @GDG

Depuis 2011, le JCertif (J pour Java) est devenu un évènement qui vise à faire connaitre les dernières nouveautés en matière de logiciels, fonctionnalités et technologies Java.

Cet évent qui est crée par M. Max Bonhbel – Expert Java à Fujtsu Siemens et initiateur des Africa Android Challenge (AAC) –

Il est à Douala. Ce 14 Juillet à Ymie.

Allez, je vais à la conférence. Si vous ne pouvez être là.

Suivez le twittlive #JcertifXpressdla #Jcertif ou le FB du GDG
Sinon, attendez le prochain article,

Allez, Son’a pnda



La démocratie à l’Africaine

 

Ce billet est l’un de ceux que je fais en main levée. Il y a deux jours, lors d’une discussion avec Cyriac gbogou sur  la démocratie en Afrique. Je suis abasourdie par ses propos.

Il parle pas de démocratie en Afrique mais, de démocratie à l’africaine.

Crédit photo L'Afrique Enchantée---- Émission de France Inter

Crédit photo L’Afrique Enchantée—- Émission de France Inter

Au lendemain de nos sénatoriales, je suis sceptique face à ce nouveau concept : La démocratie à l’africaine. Tout se passe comme si les africains ont une manière particulière de pratiquer la politique. La démocratie est le gouvernement du peuple par le peuple. Les libertés dont nous jouissons sont inégalables. Le jeu n’est pas pipé d’avance.

Mais en y réfléchissant un peu, je me rends compte qu’elle est criarde cette pratique. Chez nous, le chef est le chef. Les décisions sont prises avant même que le chef n’ai ouvert la bouche. Même le plus petit chef, même s’il est à la tête d’une vingtaine de personnes. Ce n’est pas n’importe qui hein ? C’est le chef hein ? Je cherchais à m’indigner face à ce concept de démocratie à l’africaine. Lorsque je me suis rappelé d’un fait divers.

 Un jour, un de mes amis est devenu chef. Il a pris du poids et pour le voir se fut sur rendez vous. Comme les règles du jeu ont changé, j’appelle avant de passer à son bureau.  Il me rassure, je peux passer. Cependant, il aurait du rassurer aussi le gardien. J’étais rabroué comme une malpropre à la porte. Sauf la honte m’a fait tenir. J’ai du insister. J’ai été comparée à une de ses groupies qui voudrait profiter de son argent. C’est du zèle sans précédent.

Le Zèle en Afrique ? Il se nomme le griot. Vous savez cette espèce de personnes qui vantent vos mérites moyennant une somme d’argent et d’avantages. Plus on lui donne, plus ils sont vos fidèles amis.  Si seulement on utilisait ce zèle à bon escient, on serait plus que la chine. Mais l’homme noir reste l’homme noir.

Le griot n’est jamais bien loin du chef. C’est peut être pour ça que l’homme noir reste l’homme noir.

Lorsque Cyriac intervient et en fait une analyse plutôt pertinente (je l’avoue).

– L’unité à l’africaine veut simplement dire « uni pour prendre du thé », un bon moyen de se retrouver pour parler de tout sauf de l’essentiel la plupart du temps.

– La solidarité à l’africaine, c’est lorsqu’on se met ensemble pour détruire une personne ou une initiative au lieu de la construire.

– La gouvernance à l’africaine veut dire que si je suis au pouvoir, c’est que toute ma famille, mes ami(es), mes connaissances, voire même ma localité à du pouvoir.

– Avoir une promotion à l’africaine, c’est être la taupe, le lèche botte ou la maîtresse du patron

Alors je me rends compte que chez nous, il est commode de connaître l’issue d’une élection. Pas que nous sommes de très grands marabouts. Mais vraiment, l’expression  « à l’africaine » change le concept de Démocratie. Elle veut dire que les dés sont pipés grave ! Et le mot démocratie, c’est qu’une question de forme. Je vous prends un exemple en Afrique centrale, nous sommes un cimetière de démocratie. Les présidents se succèdent à eux-mêmes : Gabon, Guinée équatoriale, Tchad, RCA. L’âge moyen de règne est de 30 ans.

On lance les concours en sachant déjà qui sera retenu, maugrée Cyriac Gbogou. Le principe fondamental d’égalité est un leurre. Le concept de démocratie est un fil conducteur, une forme dont le fond devient tout son contraire. C’est donc pour cela peut être que Cyriac parle de Démocratie à l’Africaine. Ah Wais, j’ai mis du temps à comprendre. En plus ma personne me l’avais déjà  parlé humm Ces griots nous sécurisent

Allez,

Son’a ponda Cyriac !

J’ose croire que vous ne serez pas mes griots hein ?

Quoi ? C’est vrai Oh ! Allez !



Comme les Mangas, l’Afrique a les Kiro’o….

Ce billet est dans mon tableau de bord depuis plus de trois semaines.  Je croyais que le chômage aurait raison de moi. Mais depuis que je travaille à mon compte, je subis les affres de cet aléa.

J’écris peu. Produire un texte est une gageure. Cependant le 17 Mai dernier, j’ai eu le privilège de participer à l’appel à l’investissement du premier jeu vidéo camerounais et africain: les KIRO’O.  Il y a plus de trois mois que je les suis. J’y connais rien aux jeux vidéos. Le seul jeu que je connais et auquel je joue, c’est CALL OF DUTY.  J’essaie de dompter (Comprendre) Assassin’s Creed.  Alors en allant à cette conférence de presse, je suis sceptique:

Pourquoi vouloir lever les fonds au Cameroun?

Il pourrait le faire en déposant des dossiers comme tout le monde? Et puis en lisant le dossier de presse, je vois qu’ils sont parrainés et soutenus par le Ministère de la Culture.

Crédit photo Danielle Ibohn

Crédit photo Danielle Ibohn

Le Jeu s’appelle AURION. Il est basé sur une histoire, une mythologie, celle qui s’appelle les Kiro’o

Madiba Guillaume Olivier , l’un des promoteurs nous explique (NDLR, NGUIEBOURI Mamia Patrick est son associé)

« Je vous explique.  Kiro’o est un mouvement comme les Mangas. Il est né sous le lancement de la communication faite sur le projet AURION (Jeu vidéo 2D). »

Les jeux seront inspirés des «Contes de Vision Spirituelle» africains. Les  Kiro’o sont un diminutif de «Kiroho Maono» en swahéli qui signifie «Vision spirituelle». Basé sur la mythologie africaine  comme le sont les autres jeux vidéos européens ou nippons, Kiro’o réponds à ce vide. Il a pour ambition de  raconter et diffuser des valeurs culturelles.

Nous espérons le sortir en mi 2014 si nous levons les fonds dans le timing prévu.

Présentation de Kiro'o (Crédit photo danielle Ibohn)

Présentation de Kiro’o (Crédit photo danielle Ibohn)

Notre plan et stratégie est étalé sur 4 ans à partir de 2017.
A court terme (2013-2014):

  • créer le Kiro’o Tales sous la forme d’un livre
  • créer le premier jeu AURION qui montre le potentiel appliqué.

A moyen terme (2015-2017):

  • Faire entrer le Cameroun et l’Afrique par la grande porte en déclenchant l’industrie du Kiro’o sur tout le continent.
Un jeu piraté marche mieux qu’un qui ne l’est pas…
Crédit photo Danielle Ibohn

Crédit photo Danielle Ibohn

Madiba Guillaume réponds à cette inquiétude. La piraterie serait une bonne publicité. Les supers productions  sont piratées. Cependant la veille concurrentielle prouve que les avantages de supports techniques et de produits complémentaires , finissent par triompher du faux.

J’ attends de 2014 et je pourrais être fière! Hahahahaha

Les Mangas au Japon, les Kiro’o en Afrique.

O’bosso! ( Encouragements)

Son’a ponda!