Catégorie : Environnement

Et si…

Il est 18h40. Je suis au bureau. Je suis en plein rush. Je m’enfous un peu ? Je danse sur du Toofan (Gweta). En me rappelant de ma journée, j’ai une drôle de sensation. Avoir un chagrin d’amour, est ce moment où la lucidité prend ses aises dans votre cerveau. Je suis en plein dedans. Vous avez le regard perdu, l’esprit ailleurs et un laps de temps, lorsque vous revenez à vous… Vous êtes parfois des témoins inattendus.

@vimeo

@vimeo

En temps normal, vous trouverez ça normal (excusez la tautologie), mais votre cerveau est lucide. Je suis allée faire des courses au centre-ville.  Au milieu de la foule, les passants font des  achats. L’ambiance est bonne enfant. Cette question envahit mon cerveau lorsque je la vois: Pourquoi autant de mentales dans la ville ? Son odeur me réveille de ma « léthargie », me retourne. C’est une « folle ». Elle n’a pas pris une douche, ça fait des lustres. Les badauds parlent de magie noirequi n’aurait pas marché. Elle n’a pas dû donner sa famille. Elle n’a pas pu les livrer à une mort certaine. Sa sentence ? La folie. Elle veut des FCFA, conduire des grosses voitures, acheter de belles chaussures. C’était un fait isolé ? Les gens aux pays aiment parler. C’est la fin d’année et tout le monde aime parler de magie noire. C’est dangereux cette saison des fêtes, lance une dame, c’est bien fait pour elle. 10 min plutard, débarque une autre malade mentale. Elle est vêtue, elle. Elle pleure : j’ai perdu mon fils. Vous pouvez le sauver. Elle arrête les voitures. Elle s’accroche. Tout le monde reste estomaqué, pétrifié. Comme si la venue de cette « folle » présage une mauvaise fête?

Allez, Son’a ponda!



L’absurdité d’un équilibre …

Il est 14h15. Ma machine télécharge une application. Elle met du temps. Je m’impatiente.  Le signal download m’indique 50%. Je ne suis pas sortie de l’auberge. En fond dans mon cerveau, la voix d’Ali baba berce mon angoisse. C’est ma nouvelle playlist.  C’est du funk joué par un nordiste, les gens du nord comme on dit chez nous. La révolution, commence par la prétention à se battre face aux préjugés.  Le clip est un hymne à l’époque . Elle faisait partie des « bons points » donnés par le gouvernement à toute personne participant à l’ « intégration nationale ». Le Cameroun compte  200 tribus, il va s’en dire.

@Inmed

@Inmed

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Nobody cares about your hashtags – Cameroon

Il est 5 h 30 minutes. Mes yeux ont très vite fait de s’ouvrir ce matin. Le manque de sommeil est dû au stress, me chuchote mon cerveau. Néanmoins la première personne à laquelle je pense c’est Ngimbis. Je ne suis pas amoureuse, ralalala. Mais la discussion de la veille m’obsède. Nous sommes des blogueurs, de vieux blogueurs. Essoufflés par le temps ? On commence à le croire. Nous produisons en moyenne un billet par mois. Moyenne en baisse, que dis-je, en chute. Mais la passion y reste. Nous parlons de notre difficulté à faire des articles de qualité, des articles argumentés, recherchés, fournis de manière fréquente. Ils peuvent prendre des heures, des jours, des semaines.

En termes d’efficacité, les blogueurs francophones ne sont pas nantis. Ils aiment « bien » écrire les blogueurs francophones, déclare Flo. Ils font de longues phrases. Par conséquent, ils sont moins fréquents sur les plateformes.

Alors, bloguer efficace devient une évidence. Pour débuter ce parcours initiatique vers le blog efficace (Moi pawadan suivant les règles du maître Jedi), je ferais des petits blogs posts. Commençons ce parcours par une préface signée : mes proches. Au Cameroun, être blogueuse se résume en une phrase:

Donc de tous les travaux qu’il y a sur la terre, c’est traîner sur Internet qui t’intéresse ? Tu es une paresseuse en gros.

Je vous parlerais alors de ceci.  Je vous parlerais de la photo ci-dessous. Je l’ai reçue ce matin.

@Danielle ibohn

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Cameroun: Les choses du pays

Les choses de ce pays! Chaque fois qu’on prononce cette expression au pays (excusez la tautologie), il est clair qu’elle n’est pas de bon augure. Elle révèle le caractère absurde des camerounais. Je la prononce de plus en plus. Je vous explique. Depuis peu, je passe le clair de mon temps dans les transports urbains, et les apéros si j’arrive à assister… Ce billet est une série de mini-histoires.

En un l’apéro et mon selfie avec le gouverneur !

Au Cameroun, nous avons un concept « IYAUNE? » Si, si, le point d’interrogation a sa place.  Traduction? Apéro ! Quoi? Nous sommes toujours en mode question chez nous. Faut noter que je n’ai pas toujours le temps d’y être à ce type d’apéro. Quoi? C’est vrai! Alors lorsque le sms est arrivé: « IYAUNE à 18h au CDF», j’ai contrôlé ma to-do-List… Et j’ai trop trouvé du temps ? Olé, feux d’artifice, limbo, secouement du popotin (oui, ça se dit, c’est mon blog ou bien ?). Une heure plus tard, je m’installais des boissons à la main, des cacahuètes. Je passais du bon temps : blagues, histoires, rire, fou rire. L’ambiance était bonne enfant. Comme les secondes qui s’écoulent à la 24 chrono, rien n’allait se passer comme on le pense. Comme l’accalmie durant les films d’horreur, Ring, ring,… une péripétie n’est pas bien loin.

Soudain, débarque un groupe de personnes…Normal, nous sommes dans un bar huppé. Mais comme un sniper, pointant son arme vers vous, la lumière rouge n’a pas mis longtemps à apparaitre. La serveuse nous approche :

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Top 5 des choses à faire pour éviter Ebola

Lorsque je commence ce billet, mes idées s’entrechoquent. Je suis comme prise dans un tourbillon. Bon, commençons par le début. Ebola est l’actualité qui défait la chronique ces derniers jours. Je ne le fais pas exprès, mais mon univers a le don de tourner autour de cette maladie.

Par un heureux hasard, j’ai assisté à un miniséminaire de formation sur la maladie Ebola. Je n’étais pas ravie, ravie d’y assister. Mais bon, fallait se plier aux règlements. Je vais être magnanime. Je partagerais avec vous le contenu de ce miniséminaire. Deux parties le constituaient : la transmission de la maladie et la prévention. Pourquoi ce billet ? Parce que j’ai suivi cette miniformation bizarrement. J’ai écouté et entendu différemment. Je m’attarderais sur la transmission. C’est mon côté citoyen. Alors les interdits nommés sont :

  1. Ne vous embrassez plus
Ebola_Prévention_Afrique

@Huffingtonpost

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Garde-à-vous 60 microns d’épaisseur !

Une anecdote est à l’origine de ce billet. J’aurais aimé ne pas vivre ce moment de honte. Ce moment où tu te balades dans tout le quartier avec tes outils de « raniania* » à ciel ouvert. Et un de tes voisins qui ne s’abstient de te lancer :  » C’est sûr là, tu n’es pas enceinte « . En effet, j’ai eu la bonne idée d’oublier de ne pas prendre mon sac d’emballage. C’est devenu un habitus au Cameroun. A l’origine de mon ascension sociale (quoi ? Une fille pas enceinte, c’est une ascension sociale au Cameroun), un décret interdisant les emballages plastiques de moins de 60 microns d’épaisseur. Je comprends rien à ce jargon. Alors je suis allée à la rencontre des 60 microns d’épaisseur.

@iCameroon

@iCameroon

Economie verte face au développement (suite…)



Top 10 des jurons les plus utilisés lorsqu’on est dégoûté au Cameroun

@Ney Giraldo

@Ney Giraldo

A notre arrivée à Abidjan, on a perdu un de nos compatriotes suite aux « excellents » services publics de la police des frontières camerounaises. Nous avons perdu Tchakounté. Un humain à l’eau grâce à la myopie d’un fonctionnaire. Oui, il a mis à la place de sa photo une autre. Alors dégoutés mes compères et moi, nous avons commencé à pratiquer le sport national : la critique. Au lieu de s’invectiver, chose normale, on a des jurons bien pratiques qui font le boulot.

Voici le top 10 des expressions les plus utilisées lorsqu’on est dégoûté.

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Le New York Times, mon Cameroun et moi

Il est 22h 25 et je n’arrive pas à dormir. J’ai milles et unes pensées qui bouleversent ma vision du Cameroun. J’aurais dû écrire sur Buéa, une des villes anglophones du pays. Ville où t’as l’impression de ne pas être tout sauf au Cameroun. Tellement l’ordre y règne et le sens du paradoxe n’a pas sa place. Bref! J’aurais dû écrire sur le Mont-Cameroun, sa ville très arc en ciel. Oui! Où toutes les filles savent tout porter sauf des couleurs sobres. Comme si elles célébraient un hymne à la vie. Avec en fond sonore les percussions de la musique naija, j’avais l’impression de revivre.

@courrierinternational

@courrierinternational

Au nom de JESUS… Amen 

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