Catégorie : Cameroun

Le fonctionnaire du Cameroun

@Le Minarchiste Québécois

@Le Minarchiste Québécois

Le service public. Il y a cinq ans, je rêvais d’y être embauchée. Moi et mes rêves qui s’étiolent au rythme cardiaque d’un asthmatique en pleine crise… lol !  J’étais moulée dans cette espèce de déterminisme social : tes parents l’ont été ? Tu le seras *Me pointant du doigt, pour me rappeler mon devoir*. Vous l’avez certainement deviné aujourd’hui, je vous parle du service public. Etre fonctionnaire, c’est quand même sympa. Des heures souples, pas d’obligation d’être présent. Et pourtant… Vendredi soir, rentrant du boulot, je suis tombée sur un fonctionnaire dans un taxi. Il est dans l’administration publique depuis 30 ans. Je ne saurais vous expliquer comment on est arrivé à cette discussion. Alors je vous le laisse. Les embouteillages ayant contribué fortement à ce récit, ce ne sont pas mes mots, ce sont les siens.

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Cameroun: Je blogue donc je suis?

Les blogueurs camerounais… depuis une semaine, je vous menace. Je sais que le digital est le nouveau métier à la mode. Tout le monde se prévaut évangéliste, pionnier, avant-gardiste. Je vous l’accorde, le terrain est encore vierge, le milieu tend à se construire. Mais sous-entends dit-il, qu’il faut faire n’importe quoi ? Je ne pense pas. Aujourd’hui, je m’attaque aux blogueurs camerounais. Ceci est une critique acerbe. Le blogging, C’est un pan du digital. C’est lui qui crée du contenu. Il est d’autant plus important qu’il donne un positionnement, le pouls du Cameroun. N’en dément les journalistes, il a le pouvoir d’influencer les pensées.

@blogapart.info

@blogapart.info

La pléthore des blogs

Avec la démocratisation des coûts d’internet au Cameroun (Dieu, merci il y a une justice dans ce monde. Thank you Djizoous ! Quoi ? Ce n’est pas facile, lol), les blogs ? On en compte près de 200 indépendant de l’espace géographique (de la diaspora ou natif). Sur quoi, je me base ? Le groupe facebook des blogueurs camerounais, le nombre d’inscrits et le nombre de blogs mentionné. Ce qui présuppose que certainement, il n’est pas exhaustif ce chiffre. (suite…)



Alors je montai dans un bus…

Il était sensé sortir ce billet lors des fêtes de noël. Je me suis reprise plusieurs fois.  Je n’arrivais pas à trouver le bon angle. Des jours passants, nous sommes le 31 décembre 2014. Il faut que je le termine. La redéfinition de l’angle devient impérative. Devrais-je vous faire un bilan ? Nous sommes le dernier jour de l’année.  Mais c’est d’un ennui. Personne ne sait ce qui se déroulera en 2015. Alors pour le dernier billet de l’année, pour changer, je vais vous parler de mon pays. Quoi ? lol ! Oui, je suis chauvine. Ça aurait été une déclaration d’amour à la terre patrie. Cette façon qu’elle a  de me remercier d’être restée, de ne pas avoir céder à la tentation de partir, de ne pas avoir choisie l’immigration. Quoi ? Nà tilà. C’est le nom de mon blog, c’est écrit tout en haut là… lol ! Comme si tout l’univers se mettait en place comme un puzzle. Jaz-y chante dans mon casque : Thank you for come.

Alors je montai dans un bus…

Je sais, cette transition est tirée par les cheveux presqu’incompréhensible. Je vous explique. Le fait marquant de cette année ? J’ai beaucoup voyagé. Je ne sais pas si le patriotisme peut tuer, mais il m’a tuer. Si, l’accord grammatical est bon.

Photo prise à la descente de l'avio @Bata

Photo prise à la descente de l’avion @Bata

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Je suis camerounais et je suis du Front national

Il est 6 heures et mon horloge interne me rend nerveuse. La veille, j’ai dormi à 3 heures du matin. Suis-je vraiment réveillée ? Suis-je vraiment reposée ? J’émerge peu à peu. Et les souvenirs de la veille se bousculent dans mon hémisphère gauche. Mais seul un événement me fait sourire béatement : mon voyage en train. Il eut les allures d’un voyage dans le temps compte tenu de la conjoncture.  J’ai failli le rater. Moi et mes multitudes sacs à dos, j’ai couru après le wagon. J’ai attrapé la main du contrôleur et je me suis glissée dès 6 h dans un univers bien compliqué.

Je suis camerounais, je suis français…

@FN -Regionales

@FN -Régionales

Ecouteurs aux oreilles, les voyages en train sont d’un ennui, si vous n’avez rien à faire. Alors d’une oreille, je suis de la musique religieuse. Quoi ? On ne sait jamais. Et l’autre oreille vadrouille. Et cette voix, cette voix à l’accent du nord-ouest du pays :

Hé mon frère, vous allez bien ? Je vais à Yaoundé retirer mon « passport ». Votre pays-ci est terrible.

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Et si…

Il est 18h40. Je suis au bureau. Je suis en plein rush. Je m’enfous un peu ? Je danse sur du Toofan (Gweta). En me rappelant de ma journée, j’ai une drôle de sensation. Avoir un chagrin d’amour, est ce moment où la lucidité prend ses aises dans votre cerveau. Je suis en plein dedans. Vous avez le regard perdu, l’esprit ailleurs et un laps de temps, lorsque vous revenez à vous… Vous êtes parfois des témoins inattendus.

@vimeo

@vimeo

En temps normal, vous trouverez ça normal (excusez la tautologie), mais votre cerveau est lucide. Je suis allée faire des courses au centre-ville.  Au milieu de la foule, les passants font des  achats. L’ambiance est bonne enfant. Cette question envahit mon cerveau lorsque je la vois: Pourquoi autant de mentales dans la ville ? Son odeur me réveille de ma « léthargie », me retourne. C’est une « folle ». Elle n’a pas pris une douche, ça fait des lustres. Les badauds parlent de magie noirequi n’aurait pas marché. Elle n’a pas dû donner sa famille. Elle n’a pas pu les livrer à une mort certaine. Sa sentence ? La folie. Elle veut des FCFA, conduire des grosses voitures, acheter de belles chaussures. C’était un fait isolé ? Les gens aux pays aiment parler. C’est la fin d’année et tout le monde aime parler de magie noire. C’est dangereux cette saison des fêtes, lance une dame, c’est bien fait pour elle. 10 min plutard, débarque une autre malade mentale. Elle est vêtue, elle. Elle pleure : j’ai perdu mon fils. Vous pouvez le sauver. Elle arrête les voitures. Elle s’accroche. Tout le monde reste estomaqué, pétrifié. Comme si la venue de cette « folle » présage une mauvaise fête?

Allez, Son’a ponda!



Tu sais, même lorsque je mens, je t’aime…Paris

3598596311_84211f2566_bJe suis censée commencer à faire un visuel, mais cette histoire me turlupine. Décembre, c’est la saison des mbenguentaires au pays. Qui dit mbenguetaires, dit Hommes de la diaspora, dit Hommes blanc. Autrement dit, nos « chers frères et sœurs » de la diaspora reviennent au pays. Nos chers frères blancs viendront faire du tourisme au pays. C’est la saison des retrouvailles.

La charité commençant par soi, parlons de la diaspora.

L’imagerie populaire veut que tout homme blanc possède une fortune en France. L’imagerie populaire veut que celui qui a traversé*, possède une fortune. Alors, c’est bien normal que l’étalage des richesses fasse rage au pays en ce moment. Tout le monde cherche à mettre l’argent** à terre. Au Cameroun, le m’as-tu-vu a une place prépondérante dans l’ascension sociale. Plus tu montres que tu en as, plus tu es respecté. Même si nos chers mbenguetaires bossent durs, cotisent, se bagarrent, s’acharnent, se prostituent (Hommes comme femmes) pour satisfaire ce statut social, tout le monde les envie. Faut-il les envier ? L’Eldorado serait-il réel ?

@SrickersVille

@SrickersVille

Les métiers de Paris.

Ils veulent tous aller à la Ville lumière, les Camerounais. On y trouve des euros dans les arbres, partout. Faut « juste » bosser dur ! Néanmoins ce qu’on ne dit pas, c’est que ton frère ne l’est pas en France. C’est la loi de la jungle, de l’individualisme. Alors la plupart choisissent la facilité. (suite…)



L’absurdité d’un équilibre …

Il est 14h15. Ma machine télécharge une application. Elle met du temps. Je m’impatiente.  Le signal download m’indique 50%. Je ne suis pas sortie de l’auberge. En fond dans mon cerveau, la voix d’Ali baba berce mon angoisse. C’est ma nouvelle playlist.  C’est du funk joué par un nordiste, les gens du nord comme on dit chez nous. La révolution, commence par la prétention à se battre face aux préjugés.  Le clip est un hymne à l’époque . Elle faisait partie des « bons points » donnés par le gouvernement à toute personne participant à l’ « intégration nationale ». Le Cameroun compte  200 tribus, il va s’en dire.

@Inmed

@Inmed

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Le pipiroom de la république

 

Il est 4h58 minutes, photoshop ne m’aime pas. Bon, je travaille sur un visuel et c’est un peu compliqué. Je suis stressée alors j’écris. Je vais vous parler aujourd’hui du pipiroom de la république. Vous avez une appréhension ? C’est bien normal !! Mais je ne parlerais pas de politique proprement dite. Quoique lorsque tu vois la photo ci-dessous, tu te dis, Ah merde!

 

@Danielle Ibohn

@Danielle Ibohn

Ceci est le pipiroom de la république : la rue Mpodol Ruben um Nyobè. Pourquoi ? Parce que j’y ai fortement contribué. Quoi ? C’est vrai !  Lorsque vous quittez  Douala pour yaoundé, le trajet est pénible. C’est 4h30 de routes, de verdures interminables, de  queue de poisson à vous rendre cardiaque. Alors dès l’agence, on se prépare : Boisson, jus, eau, nourriture, comme si on s’apprête à aller à l’échafaud. Cependant le corps obéit à des règles d’impuration indémontable. Dans 3h 30, on aura envie tous de faire pipi, d’uriner. Heureusement pour nous, le chauffeur du bus connait de petits endroits où nous pouvons profiter du bonheur de pisser à l’air libre. Quoi? les femmes,  ça pisse :p

Alors, nous avons cet endroit. Vous imaginez le nombre de personnes, de bus, de nationalités qui sont passés chaque fois.  Notre politique pour nos héros nationaux ne se répercutent-elles pas de manière inconsciente sur nos attitudes ? On pisse sur notre histoire et c’est bien ça l’histoire.

 

Allez Son’aponda