Catégorie : Allumé

La fois où j’ai décidé d’être moins camerounaise

Il est 8h du matin, lorsque je peine à me réveiller comme à l’accoutumé. Je suis pire qu’une marmotte ces jours-ci.

Et pourtant, je ne le devrais pas.

Pirouette sur le lit et je me retrouve à genoux à son pied. Bon en vérité, c’est plutôt un roulé-boulé, atterrissage sur les genoux. Là, je tombe sur l’effigie de mon Président de la République. Mon voisin en est amoureux. Je l’entrevois chaque fois de ma fenêtre. Sa photo d’antan, sa photo de jeunesse me mets hors de moi. Je clame un juron indescriptible par moi-même. J’en ai pas conscience. Je suis à moitié endormie. Comme si sa jeunesse, ou son immortalité me narguait ? Quoi ? Hihi !

Je traîne mes pantoufles hors de ma chambre, sans les porter, comme si elles avaient demandé à l’être. J’entre dans la salle de bain. Après une bonne pression  sur ma peau, mon gel douche décide de faire le malin. Zut ! J’en ai plus. J’ai juré ! Bon en vérité, j’ai plutôt dit : « Mouf, Danielle t’es forte ! » Quoi ? Ne soyez pas choqués ! Au Cameroun, les jurons sont comme des signes d’amour. Il y a milles façons d’aimer, haïr avec un seul juron !

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Je suis Luc, j’ai 30 ans et je veux aussi me marier…

Cela fait plus de six mois que je trouve à peine du temps pour moi. Alors pour mon blog, je ne vous dis pas. Pour mon retour, je vais me faire l’avocate des hommes ! Oui, vous avez bien lu. Je suis censée être une féministe ? Les événements qui suivent ne sont ni fortuits, ni le produit de mon imagination. J’aurais bien voulu. J’aurais aussi bien voulu être engagée contre le terrorisme qui sévit dans mon pays. Mais ma position reste et demeure : pour résister, parlons-leur de notre culture qu’ils tentent si durement de détruire. Je vais vous parler des déboires de Luc.

Le syndrome de la trentaine

Je ne savais pas que la pression sociale sur le statut matrimonial était la chose la mieux partagée chez les trentenaires camerounais. En Afrique, celles qui se plaignent le plus, ce sont les femmes. Bizarrement, personne n’est jamais allé voir de l’autre côté de la barrière. Nous allons tenter de résoudre ce préjudice, que dis-je, cette injustice :

Comment survivre dans la jungle des « femmes » lorsqu’on est trentenaire au Cameroun, cadre dynamique ou pas, et voulant juste être marié ? C’est aussi épineux qu’on le pense ? Oui, oui !

Une histoire de la cavalière de mariage

Luc est un ami de longue date. Trentenaire, il est à la recherche d’une partenaire. Il pourrait passer chez Meetic, tellement il a eu et causé (ben quoi? c’est un garçon avant tout) de déboires. Rien n’y fait. Il est invité à un mariage. La traîtrise des mariages, c’est le « monsieur et madame » (un complot universel contre les célibataires onong) mentionné dans chaque invitation. Il fallait une madame.

Ça tombe bien, Luc sort depuis peu avec Nathalie. Le genre de femmes pour laquelle tu te dis : elle vaut le coup. Elle est trentenaire, en CDI. Elle a une situation. C’est important pour nous les hommes, se confie Luc. Quoi ? C’est pareil, là-bas aussi !

Trois semaines avant le mariage

Nathalie débarque chez Luc. Après une partie d’amour sensuel et plein d’attention (enfin, je crois hein ?), elle évoque le souci de la tenue de soirée. « Tu m’invites, alors forcément, je voudrais m’habiller comme tu le souhaites. » Comme dans Pretty Woman, mes tourtereaux font le tour des boutiques. Les tenues sont choisies. Ils roucoulent comme des pigeons en plein lune de miel.

La semaine du mariage

Nous les filles, nous avons cette manie d’appeler tout le temps et à n’importe quelle heure :

  • Nathalie : Chéri, tu dors ?
  • Luc : Allô ?
  • Nathalie : Ah oui, il est 2h du matin. Juste te dire que je t’aime.
  • Luc : C’est tout ?
  • Nathalie : Oui, bébé ! Et toi ?
  • Luc : Mama, il est 2H, j’ai juste sommeil
  • Nathalie : Donc tu ne m’aimes pas ?
  • Luc : Euh … (marmonant Balock di pass die* !)

Nous allons essayer de corriger ça, les filles, hein ? Mais vraiment, c’est dur. (suite…)



Ma fierté 237…

Ce billet sera totalement et entièrement subjectif. Emotions, sentiments, s’entremêlent lorsque je pose des mots sur cette page. Aujourd’hui, je vous parle de ma fierté de 237 du moment. Je suis particulièrement émue de vous présenter la Mboatape III. Je ne suis pas une zexperte, mais  mon cœur parle. La mboatape est un projet d’une amie Esta… Oui, oui, nous sommes en République bananière. On est censé mettre en avant les amis. La méritocratie, c’est zéro… rhooo. (suite…)



Je suis jovine?

Il est minuit. Et je me retrouve à faire danser les touches de mon clavier. Mboko God est sorti le 20 mai dernier. C’est l’album très attendu de Jovi « Le monstre », un rappeur camerounais. J’aime le rap, J’aime Jovi. J’aime New-bell Music. J’aime le mouvement qu’il draine : celui de mêler nos sonorités à la modernité. J’aime ce mouvement parce qu’il est à l’image du Cameroun. Il est à l’image de cette jeunesse qui se cherche. Une jeunesse qui prouve que, sans rien elle existe. Au départ de cet article, j’étais prise de colère. Danielle ibohn est une vendue à la solde du jovin… Vais-je me justifier ? Non ! Je vais vous parler de l’album.

Ce qui m’a dérangé tout d’abord… (suite…)



D’Abidjan à Douala: Les filles androïdes

Qu’on soit d’accord sur ce fait, je suis une fille androïde. Gardez- le bien en tête, nous éviterons bien de quiproquo. Androïde est le nom  donné au système d’exploitation de Google, blablabla… Il est généralement le système d’exploitation le plus populaire dans les smartphones, blablabla. Vous commencez à comprendre? Fille androïde = fille accroc aux réseaux sociaux. D’Abidjan à Douala, nous parlons des filles androides de nos pays, des ressemblances vraiment troublantes. Et si on était un peuple, une nation, avec ses frontières et tout. Venez,  je vous embarque dans le monde des filles androïdes.

Nous aimons le vert…

Si, si , si ce n’est pas un titre pompeux. Une fille androïde est une fille collée à son téléphone, voire scotchée, gluée… Bon, j’arrête avec les synonymes. Normalement dans la « vraie vie » (Parce qu’internet ce n’est pas la vraie vie, on est d’accord), nous sommes soit des grandes gueules, soit pas du tout. Alors nous nous (ouais, vu qu’on est devenu un peuple), défoulons sur nos téléphones, phalettes, tablettes…. Peut-être pour expier la trop grande colère qui est en nous. Parce que toute fille androide, est une fille ronchonne par excellence. Nous nous plaignons de tout, de rien, de l’absurde. On aime se plaindre, c’est le sport par excellence. C’est pourquoi nous aimons le vert. Vous savez, le petit bouton qui marque notre présence sur les réseaux. Chez nous (ouais, vu qu’on est devenu un peuple), on ne se parle pas. On parle à nos téléphones. Deux filles androides dans la même pièce ? Lorsque nous nous rencontrons pour la première fois: «  hééééé tes là ? »  (Indiquant de notre doigt, nos  téléphones). Comme si on était à l’intérieur de nos téléphones. Chose curieuse, nous le faisons à l’unisson. Nous échangeons toute suite les identifiants. Les filles androïdes ne s’appellent que par leurs identifiants. Alors si l’une de nous (ouais, vu qu’on est devenu un peuple) (suite…)



Les lions indomptables de la culture: Indomptables ou bien?

Ce billet est un des ceux que je qualifierai d’égoïste. Je suis désolée, mais je pense que c’est mon blog …ou bien ? L.O.L. Je suis social media manager. Et être au courant de tout sur la toile, est mon devoir.  Je n’aurais jamais pensé que cela m’arriverait un jour.  Mais c’est un fait : les réseaux sociaux sont devenus un facteur de stress. Alors j’ai décidé de consommer moins, de consommer de manière passive, être là sans vraiment l’être, n’interagir sous aucune manière.

La vie d’une junkie

Alors comme une junkie, j’ai décidé d’essayer le monde parallèle des medias sociaux que je visite peu.  Comme des effets « placebo », je me suis mise au gif, au Mooc,  au soundcloud,  et surtout à la musique urbaine camerounaise (Vidéo).  Il faut savoir que je suis fan de rap. A une époque, je voulais l’être. Ekié, il faut vraiment que jeunesse se fasse. Hihihi. J’avais pour artistes-boussole : Jovi, Krotal, , Stanley Enom, Magasco… des artistes rappeurs qui font le bon et le mauvais temps au Cameroun.

La musique urbaine au Cameroun

Avant toute analyse, je tiens à dire que je ne connais rien à l’art. Je suis dans le ressenti. Bon, Je suis hypersensible comme personne, ressentant la portée de chaque mot à la syllable près… C’est vrai que ça ne se voit pas dans mes écrits, mais les poids des mots  ont une importance. Voilà pourquoi le rap est mon style musical préféré. J’aime la rage, l’amour, la peine, la mélancolie, la joie, qui en ressort. J’aime lorsque les mots déchirent la pensée. J’aime lorsque les mots font monter le ton. J’aime lorsque les mots sont si puissants qu’il vous pousse à faire des gestes de rage. J’aime ce  ressenti. Je suis très introvertie, alors ces punchlines me libèrent. (suite…)



Le jour où j’ai rencontré Dieu…

Je tiens à vous dire : ce billet va être rocambolesque. Hihihi.  Débutons. J’ai la chance ou la malchance d’être une fille super maladroite. Je crois, je suis même sûre  d’avoir déjà expérimenté tous les pans de la honte. La dernière en date : les églises éveillées. Ne vous méprenez pas. Je ne fais aucune apologie, aucun procès. Chacun est libre d’adorer un Dieu. Qu’il soit en bois oh ! Qu’il soit en fer métallique, genre IronMan ou spiderman. On s’enfout hein ? Hihihihi.  Moi, je ne vais pas vous dire qui j’adore. Ça va complètement fausser l’ « objectivité » de ce billet hihihihi.

« In Jesus name » (suite…)



Le fonctionnaire du Cameroun

@Le Minarchiste Québécois

@Le Minarchiste Québécois

Le service public. Il y a cinq ans, je rêvais d’y être embauchée. Moi et mes rêves qui s’étiolent au rythme cardiaque d’un asthmatique en pleine crise… lol !  J’étais moulée dans cette espèce de déterminisme social : tes parents l’ont été ? Tu le seras *Me pointant du doigt, pour me rappeler mon devoir*. Vous l’avez certainement deviné aujourd’hui, je vous parle du service public. Etre fonctionnaire, c’est quand même sympa. Des heures souples, pas d’obligation d’être présent. Et pourtant… Vendredi soir, rentrant du boulot, je suis tombée sur un fonctionnaire dans un taxi. Il est dans l’administration publique depuis 30 ans. Je ne saurais vous expliquer comment on est arrivé à cette discussion. Alors je vous le laisse. Les embouteillages ayant contribué fortement à ce récit, ce ne sont pas mes mots, ce sont les siens.

(suite…)