Catégorie : Afrique

Tu sais, même lorsque je mens, je t’aime…Paris

3598596311_84211f2566_bJe suis censée commencer à faire un visuel, mais cette histoire me turlupine. Décembre, c’est la saison des mbenguentaires au pays. Qui dit mbenguetaires, dit Hommes de la diaspora, dit Hommes blanc. Autrement dit, nos « chers frères et sœurs » de la diaspora reviennent au pays. Nos chers frères blancs viendront faire du tourisme au pays. C’est la saison des retrouvailles.

La charité commençant par soi, parlons de la diaspora.

L’imagerie populaire veut que tout homme blanc possède une fortune en France. L’imagerie populaire veut que celui qui a traversé*, possède une fortune. Alors, c’est bien normal que l’étalage des richesses fasse rage au pays en ce moment. Tout le monde cherche à mettre l’argent** à terre. Au Cameroun, le m’as-tu-vu a une place prépondérante dans l’ascension sociale. Plus tu montres que tu en as, plus tu es respecté. Même si nos chers mbenguetaires bossent durs, cotisent, se bagarrent, s’acharnent, se prostituent (Hommes comme femmes) pour satisfaire ce statut social, tout le monde les envie. Faut-il les envier ? L’Eldorado serait-il réel ?

@SrickersVille

@SrickersVille

Les métiers de Paris.

Ils veulent tous aller à la Ville lumière, les Camerounais. On y trouve des euros dans les arbres, partout. Faut « juste » bosser dur ! Néanmoins ce qu’on ne dit pas, c’est que ton frère ne l’est pas en France. C’est la loi de la jungle, de l’individualisme. Alors la plupart choisissent la facilité. (suite…)



L’absurdité d’un équilibre …

Il est 14h15. Ma machine télécharge une application. Elle met du temps. Je m’impatiente.  Le signal download m’indique 50%. Je ne suis pas sortie de l’auberge. En fond dans mon cerveau, la voix d’Ali baba berce mon angoisse. C’est ma nouvelle playlist.  C’est du funk joué par un nordiste, les gens du nord comme on dit chez nous. La révolution, commence par la prétention à se battre face aux préjugés.  Le clip est un hymne à l’époque . Elle faisait partie des « bons points » donnés par le gouvernement à toute personne participant à l’ « intégration nationale ». Le Cameroun compte  200 tribus, il va s’en dire.

@Inmed

@Inmed

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Bienvenue chez les Fecafous!

En l’an 2019, plus précisément en janvier, le Cameroun accueillera la 31ème édition de la coupe des nations.C’est la plus grande fête de football. Elle est attendue sur le continent. Nos Stars rentrent. Nos  footballeurs immigrés reviennent au pays. Adulés, les voir jouer au football reste un délice. Cependant subsiste la rivalité ambiante locaux-Pro. Et l’on dit parfois : plus votre équipe est constituée « d’expatriés », plus vous avez des chances de gagner. Chose que je démens bien évidemment suite à la débâcle des chats domptés lors de la dernière coupe du monde. Quoi? C’est vrai? Lol

@CamFoot.com

@CamFoot.com

Ah ! Les chats domptés ! En 2019, on ira les applaudir dans le nouveau stade de Limbé, dans les stades « retapés » de Yaoundé et de Douala. Et peut-être dans les échafauds de ce qui devrait être construit ? Noooooooon ! Je ne suis pas pessimiste. Je suis juste un tout petit peu réaliste. Bon, un peu trop. Quoique, lorsque vous remarquez ce qui se passe ces derniers jours dans notre pays, tout laisse croire à un fiasco.

La fédération Camerounaise de football (FECAFOU)

Je suis une fan de foot… et c’est à cœur ouvert que je m’inquiète. Nous avons un précédent en matière de jurisprudence. Alors Ferons-nous comme le Maroc ? Pourquoi j’en parle ? Cette année, c’est l’année de l’élection du nouveau président de la Fecafoot. Pardonnez la tautologie. Vous savez celui qui gère le football camerounais, les primes, le sponsoring, les prises en charge et le nombre inqualifiable de membres dans la délégation des lions lors d’une compétition internationale.  (suite…)



Cameroun: Les choses du pays

Les choses de ce pays! Chaque fois qu’on prononce cette expression au pays (excusez la tautologie), il est clair qu’elle n’est pas de bon augure. Elle révèle le caractère absurde des camerounais. Je la prononce de plus en plus. Je vous explique. Depuis peu, je passe le clair de mon temps dans les transports urbains, et les apéros si j’arrive à assister… Ce billet est une série de mini-histoires.

En un l’apéro et mon selfie avec le gouverneur !

Au Cameroun, nous avons un concept « IYAUNE? » Si, si, le point d’interrogation a sa place.  Traduction? Apéro ! Quoi? Nous sommes toujours en mode question chez nous. Faut noter que je n’ai pas toujours le temps d’y être à ce type d’apéro. Quoi? C’est vrai! Alors lorsque le sms est arrivé: « IYAUNE à 18h au CDF», j’ai contrôlé ma to-do-List… Et j’ai trop trouvé du temps ? Olé, feux d’artifice, limbo, secouement du popotin (oui, ça se dit, c’est mon blog ou bien ?). Une heure plus tard, je m’installais des boissons à la main, des cacahuètes. Je passais du bon temps : blagues, histoires, rire, fou rire. L’ambiance était bonne enfant. Comme les secondes qui s’écoulent à la 24 chrono, rien n’allait se passer comme on le pense. Comme l’accalmie durant les films d’horreur, Ring, ring,… une péripétie n’est pas bien loin.

Soudain, débarque un groupe de personnes…Normal, nous sommes dans un bar huppé. Mais comme un sniper, pointant son arme vers vous, la lumière rouge n’a pas mis longtemps à apparaitre. La serveuse nous approche :

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Les z’héros nationaux

Je sais qu’elle n’est pas très originale cette lettre. Faire une pour te rendre hommage, C’est fait et tellement refait? Bref! Je voulais juste t’écrire. Je voulais juste kongosser sur l’après indépendance du vert-rouge-jaune. Nous sommes indépendants maintenant. Bon, l’indépendance est venue avant la réunification. Je sais que tu aurais voulu la réunification avant. Mais c’est le contraire qui s’est passé. Elle s’est imposée en 1972. Nous sommes désormais République unie du Cameroun.

Martyr national? Martyr de Quoi?

@Panafrique.net

@Panafrique.net


La première fois que j’ai entendu parler de toi, ce fut en classe de CE2 en cours d’histoire. On parlait de toi comme un martyr. Martyr de quoi? Une guerre? Tu fus maquisard? Tu entras dans le maquis? Je suis confuse et bien trop jeune pour comprendre. Alors au fil des années, j’ai répété ma leçon d’histoire sans bien me demander pourquoi ceci ou cela. Oui, t’as une place dans les livres d’histoires. Bon, t’as un paragraphe, une jolie photo et tes appelé résistant, non pas maquisard. C’est écrit Ruben Um Nyobè et la résistance camerounaise face aux colonialismes français. Aujourd’hui, ton nom au Cameroun est presque tabou. Personne n’en parle vraiment. C’est comme si cette résistance demeure tacite dans nos mémoires. Il est synonyme de soulèvements, d’émeutes. On a d’ailleurs vécu deux majeurs: une en 1990 et une autre en 2008. La première demandait le multipartisme et l’autre était celle des émeutes de la faim suite à la hausse du carburant. Elles ont laissé de mauvais souvenirs. Alors ceci peut expliquer ce mutisme? Ou pas? Hum…

Bref Près de 50 ans après, on est bien loin de l’administration parallèle aux services coloniaux que t’as crée pour marquer ton envie d’être libre. On est bien loin de ton exigence de devenir premier ministre. On est bien loin de ton vœu d’apprendre aux africains à diriger, vœu émis à cette tribune de l’ONU en 1952. L’ONU? Elle n’a pas changé. Tiens! Elle ne sert toujours à rien aujourd’hui. Tout le monde y fait des discours sans plus. On y parle sans plus. Au pays, nous avons eu enfin un pouvoir exécutif avec une séparation des pouvoirs. Nous sommes bien loin du système législatif anglais. Les députés sont plus des faire-valoir qu’autre chose. Ah tiens! Il y a une alternance au pouvoir. Bon, pas alternance, alternance. On a eu en 50 ans, trois présidents de la république. C’est pas mal. Oui! Il y a certains en Afrique qui n’ont qu’un seul depuis. C’est pas mal non? Bref! Faut bien voir le bon coté des choses. Les héros d’aujourd’hui sont ceux qui possèdent de l’argent pas des idées. Alors tu n’aurais pas vraiment eu ta place. (suite…)



Top 5 des choses à faire pour éviter Ebola

Lorsque je commence ce billet, mes idées s’entrechoquent. Je suis comme prise dans un tourbillon. Bon, commençons par le début. Ebola est l’actualité qui défait la chronique ces derniers jours. Je ne le fais pas exprès, mais mon univers a le don de tourner autour de cette maladie.

Par un heureux hasard, j’ai assisté à un miniséminaire de formation sur la maladie Ebola. Je n’étais pas ravie, ravie d’y assister. Mais bon, fallait se plier aux règlements. Je vais être magnanime. Je partagerais avec vous le contenu de ce miniséminaire. Deux parties le constituaient : la transmission de la maladie et la prévention. Pourquoi ce billet ? Parce que j’ai suivi cette miniformation bizarrement. J’ai écouté et entendu différemment. Je m’attarderais sur la transmission. C’est mon côté citoyen. Alors les interdits nommés sont :

  1. Ne vous embrassez plus
Ebola_Prévention_Afrique

@Huffingtonpost

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Mon speed dating à la camerounaise

J’ai la grippe. Je suis grippée. Je sais ceci n’est pas une information. Mais dans le récit qui va suivre, vous comprendriez pourquoi…  Nous sommes en saison des pluies. Les tierces, les secondes, les heures, les jours sont rythmés par dame pluie. Elle rythme aussi bien notre temps, qu’elle rythme aussi bien nos vies, nos humeurs et très souvent nos appétits sexuels. Quoi ? Tout le monde a dix-huit ans sur mon blog. 🙂 Je ne suis pas une frileuse. Bon je râle de temps en temps. Bon je râle tout le temps. Je trouve ça parfois lassant d’en parler. Mais que voulez-vous, j’aime bien gaspiller les lignes lorsque j’écris. Je sais. Vous vous dites où elle veut en venir. Patientez ! Vous zapperez dans les lignes qui suivent. Je ne serais pas longue.

A l’usine…

Depuis que je suis revenue au régime de l’usine, entrée boulot 8 h-sortie 18 h, les lieux où je passe le plus clair de mon temps, sont les taxis. Parfois, j’ai l’impression d’assister à un speed dating « Grandé ».

@Streetutopia

@Streetutopia

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Tu n’as pas deux 50 F cfa là ?

J’espère que les faits racontés dans ce billet soient un fait isolé. Quoi? Sinon, la guerre aux 50 F cfa sera déclarée. Le 1er juillet dernier, le Cameroun vit un nouveau rebondissement dans sa vie économique.

Quoi? La défaite des miaous fait partie du premier rebondissement de la vie économique du pays. Entre la surconsommation pour gagner un billet Rio-Douala et les millions dépensés pour qu’ils y soient les miaous et leurs délégations de 200 personnes, nous sommes en présence d’un boom économique. Bon, j’exagère un peu.

Quoique la nouvelle est tombée comme un couperet. Les prix du carburant et du gaz domestique ont été « réajustés ».  Vais pas vous mentir, les émeutes de février 2008 me sont revenues comme un boomerang. Va-t-on revivre les émeutes de la faim?

@Une du Cameroon Tribune

@Une du Cameroon Tribune

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