Catégorie : Afrique

Cameroon : United, yes we have to stand

J’ai du mal à commencer ce billet. Il me rend perplexe. Sommes-nous restés de grands enfants ? 50 ans d’indépendance, est-ce juste au niveau de la forme ? Les pensées ne changent pas ? Elles sont figées dans le temps, comme si les actions d’aujourd’hui n’ont aucune espèce d’importance ? Permettez-moi d’être sérieuse dans ce billet. Je vous parlerais de la xénophobie au Cameroun : nà tilà !

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D’Abidjan à Douala: Les filles androïdes

Qu’on soit d’accord sur ce fait, je suis une fille androïde. Gardez- le bien en tête, nous éviterons bien de quiproquo. Androïde est le nom  donné au système d’exploitation de Google, blablabla… Il est généralement le système d’exploitation le plus populaire dans les smartphones, blablabla. Vous commencez à comprendre? Fille androïde = fille accroc aux réseaux sociaux. D’Abidjan à Douala, nous parlons des filles androides de nos pays, des ressemblances vraiment troublantes. Et si on était un peuple, une nation, avec ses frontières et tout. Venez,  je vous embarque dans le monde des filles androïdes.

Nous aimons le vert…

Si, si , si ce n’est pas un titre pompeux. Une fille androïde est une fille collée à son téléphone, voire scotchée, gluée… Bon, j’arrête avec les synonymes. Normalement dans la « vraie vie » (Parce qu’internet ce n’est pas la vraie vie, on est d’accord), nous sommes soit des grandes gueules, soit pas du tout. Alors nous nous (ouais, vu qu’on est devenu un peuple), défoulons sur nos téléphones, phalettes, tablettes…. Peut-être pour expier la trop grande colère qui est en nous. Parce que toute fille androide, est une fille ronchonne par excellence. Nous nous plaignons de tout, de rien, de l’absurde. On aime se plaindre, c’est le sport par excellence. C’est pourquoi nous aimons le vert. Vous savez, le petit bouton qui marque notre présence sur les réseaux. Chez nous (ouais, vu qu’on est devenu un peuple), on ne se parle pas. On parle à nos téléphones. Deux filles androides dans la même pièce ? Lorsque nous nous rencontrons pour la première fois: «  hééééé tes là ? »  (Indiquant de notre doigt, nos  téléphones). Comme si on était à l’intérieur de nos téléphones. Chose curieuse, nous le faisons à l’unisson. Nous échangeons toute suite les identifiants. Les filles androïdes ne s’appellent que par leurs identifiants. Alors si l’une de nous (ouais, vu qu’on est devenu un peuple) (suite…)



Les lions indomptables de la culture: Indomptables ou bien?

Ce billet est un des ceux que je qualifierai d’égoïste. Je suis désolée, mais je pense que c’est mon blog …ou bien ? L.O.L. Je suis social media manager. Et être au courant de tout sur la toile, est mon devoir.  Je n’aurais jamais pensé que cela m’arriverait un jour.  Mais c’est un fait : les réseaux sociaux sont devenus un facteur de stress. Alors j’ai décidé de consommer moins, de consommer de manière passive, être là sans vraiment l’être, n’interagir sous aucune manière.

La vie d’une junkie

Alors comme une junkie, j’ai décidé d’essayer le monde parallèle des medias sociaux que je visite peu.  Comme des effets « placebo », je me suis mise au gif, au Mooc,  au soundcloud,  et surtout à la musique urbaine camerounaise (Vidéo).  Il faut savoir que je suis fan de rap. A une époque, je voulais l’être. Ekié, il faut vraiment que jeunesse se fasse. Hihihi. J’avais pour artistes-boussole : Jovi, Krotal, , Stanley Enom, Magasco… des artistes rappeurs qui font le bon et le mauvais temps au Cameroun.

La musique urbaine au Cameroun

Avant toute analyse, je tiens à dire que je ne connais rien à l’art. Je suis dans le ressenti. Bon, Je suis hypersensible comme personne, ressentant la portée de chaque mot à la syllable près… C’est vrai que ça ne se voit pas dans mes écrits, mais les poids des mots  ont une importance. Voilà pourquoi le rap est mon style musical préféré. J’aime la rage, l’amour, la peine, la mélancolie, la joie, qui en ressort. J’aime lorsque les mots déchirent la pensée. J’aime lorsque les mots font monter le ton. J’aime lorsque les mots sont si puissants qu’il vous pousse à faire des gestes de rage. J’aime ce  ressenti. Je suis très introvertie, alors ces punchlines me libèrent. (suite…)



Le jour où j’ai choisi un pagne…

J’aurais 30 ans bientôt et il est clair que cette étape de ma vie me stresse. Surtout lorsqu’une de vos sœurs se marie. Je vous explique. En Afrique, ça doit être dans l’air ou c’est dans le cours de l’évolution. Mais comme l’extinction des dinosaures, les trentenaires doivent tous passer à la casserole : Mariage. Chacun choisit son conjoint comme il le souhaite. Mon Flopinou a choisi : elle.

Crédit photo Florian Ngimbis J'ai beaucoup aimé hihihi

Crédit photo Florian Ngimbis J’ai beaucoup aimé hihihi

Moi ? Ce sont les pagnes. Quoi ? Vous ne croyez pas tout de même que j’allais vous donner son nom. L.O.L C’est un blog, pas un journal intime. (suite…)



Les lions indomptables m’ont mis sur un petit vélo sans chaîne

« Dans le cadre d’une opération baptisée “Francophones, tous à vélo!”, Mondoblog a été sollicité par le réseau francophone Vélophonie, qui vise à promouvoir l’usage du vélo dans le monde. Vélophonie vous invite donc à raconter, expliquer, décrire ou même dessiner votre réponse à la question Quelle place pour le vélo dans votre vie et dans votre pays ? en y consacrant un billet sur votre plateforme Mondoblog. »

Lorsque je dis oui à cette campagne, je n’ai aucune idée de ce dont je vais parler. Cependant, J’ai trouvé l’idée bonne et suffisamment « absurde » pour mon blog. Si, si « absurde ». Au Cameroun, le symbolisme du vélo est lié à la classe moyenne. Il est cher allant de 35.000 FCFA  à 70.000 FCFA . Je suis une fille de pauvres. Je ne n’ai pas d’expérience en la matière. Je ne sais même pas pédaler.

@btwn

@btwn

 Alors je vais vous parler de ce que je connais. Nous sommes au lendemain d’une défaite des lions indomptables, de nos chatons vénérés du Cameroun à la CAN 2015, et je suis très en colère. (suite…)



Le fonctionnaire du Cameroun

@Le Minarchiste Québécois

@Le Minarchiste Québécois

Le service public. Il y a cinq ans, je rêvais d’y être embauchée. Moi et mes rêves qui s’étiolent au rythme cardiaque d’un asthmatique en pleine crise… lol !  J’étais moulée dans cette espèce de déterminisme social : tes parents l’ont été ? Tu le seras *Me pointant du doigt, pour me rappeler mon devoir*. Vous l’avez certainement deviné aujourd’hui, je vous parle du service public. Etre fonctionnaire, c’est quand même sympa. Des heures souples, pas d’obligation d’être présent. Et pourtant… Vendredi soir, rentrant du boulot, je suis tombée sur un fonctionnaire dans un taxi. Il est dans l’administration publique depuis 30 ans. Je ne saurais vous expliquer comment on est arrivé à cette discussion. Alors je vous le laisse. Les embouteillages ayant contribué fortement à ce récit, ce ne sont pas mes mots, ce sont les siens.

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Alors je montai dans un bus…

Il était sensé sortir ce billet lors des fêtes de noël. Je me suis reprise plusieurs fois.  Je n’arrivais pas à trouver le bon angle. Des jours passants, nous sommes le 31 décembre 2014. Il faut que je le termine. La redéfinition de l’angle devient impérative. Devrais-je vous faire un bilan ? Nous sommes le dernier jour de l’année.  Mais c’est d’un ennui. Personne ne sait ce qui se déroulera en 2015. Alors pour le dernier billet de l’année, pour changer, je vais vous parler de mon pays. Quoi ? lol ! Oui, je suis chauvine. Ça aurait été une déclaration d’amour à la terre patrie. Cette façon qu’elle a  de me remercier d’être restée, de ne pas avoir céder à la tentation de partir, de ne pas avoir choisie l’immigration. Quoi ? Nà tilà. C’est le nom de mon blog, c’est écrit tout en haut là… lol ! Comme si tout l’univers se mettait en place comme un puzzle. Jaz-y chante dans mon casque : Thank you for come.

Alors je montai dans un bus…

Je sais, cette transition est tirée par les cheveux presqu’incompréhensible. Je vous explique. Le fait marquant de cette année ? J’ai beaucoup voyagé. Je ne sais pas si le patriotisme peut tuer, mais il m’a tuer. Si, l’accord grammatical est bon.

Photo prise à la descente de l'avio @Bata

Photo prise à la descente de l’avion @Bata

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Je suis camerounais et je suis du Front national

Il est 6 heures et mon horloge interne me rend nerveuse. La veille, j’ai dormi à 3 heures du matin. Suis-je vraiment réveillée ? Suis-je vraiment reposée ? J’émerge peu à peu. Et les souvenirs de la veille se bousculent dans mon hémisphère gauche. Mais seul un événement me fait sourire béatement : mon voyage en train. Il eut les allures d’un voyage dans le temps compte tenu de la conjoncture.  J’ai failli le rater. Moi et mes multitudes sacs à dos, j’ai couru après le wagon. J’ai attrapé la main du contrôleur et je me suis glissée dès 6 h dans un univers bien compliqué.

Je suis camerounais, je suis français…

@FN -Regionales

@FN -Régionales

Ecouteurs aux oreilles, les voyages en train sont d’un ennui, si vous n’avez rien à faire. Alors d’une oreille, je suis de la musique religieuse. Quoi ? On ne sait jamais. Et l’autre oreille vadrouille. Et cette voix, cette voix à l’accent du nord-ouest du pays :

Hé mon frère, vous allez bien ? Je vais à Yaoundé retirer mon « passport ». Votre pays-ci est terrible.

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