Être militante, c’est pas mon truc.  Mais ces affaires de prise en charge SIDA  là  au Cameroun humm… J’ai revue une amie séropositive, 25 ans , mère célibataire dans une société faite de tabous , il y a pas pire…Ceci n’est pas le propos, mais ses affres de prise en charge. Juste préciser qu’au cameroun lorsqu’on parle de prise en charge maladie, c’est l’affaire d’une famille, des amies, des collègues, des connaissances. Bref de tous, sauf de vous…

Entre ONG, expériences sorcelleriques, expériences divines, prise en charge gouvernementale, expérience de laboratoire, corruption. Y a rien à faire, les montagnes russes, c’est son dada.Il est clair que le SIDA en 2012, émane d’une croyance, que dis-je, d’une punition divine. C’est la maladie des blancs «Rien n’est fait au hasard», puisqu’ils en meurent aussi. Bref! Traitée de paria, c’est par des tours de passe passe à la moudilni, qu’il faut à tout prix ne pas se faire prendre.Disparaitre sans qu’on ne s’en aperçoive. Raser les murs, prétexter des deuils, des mariages, pour justifier son absence afin de se rendre dans son centre de traitement agréée…Euh…oui!

Depuis 2001, Au cameroun, le système de santé est décentralisé

Euh…avec un taux de prévalence du VIH au Cameroun estimé à 5,1 pour cent, on peut se le permettre oui! le taux le plus élevé de la sous-région d’Afrique Centrale et de l’Ouest, les tracasseries d’ordre administratif ne sont pas une mince affaire. Soit 141 nouvelles infections à VIH par jour, ce qui correspond à 6 nouvelles personnes infectées par heure. Source: National AIDS Spending Accounts Study, GTC/CNLS et ONUSIDA, 2010.

Récente statistique de 1998 dénombre 284 hôpitaux, 1042 centres de santé, 65 PMI, 138 dispensaires et cabinets, 215 pharmacies et 142 pro- pharmacies sur l’ensemble du territoire national. Le secteur privé confessionnel (à but non lucratif) contribue à l’amélioration de la santé des populations en fournissant une partie des prestations privées. Il se compose des services de santé de l’église catholique (179 établissements sanitaires dont 8 hôpitaux), des services de santé administrés par l’église protestante (122 formations sanitaires dont 24 hôpitaux), de la Fondation Ad Lucem qui administre 7 hôpitaux et 11 centres de santé.Les établissements privés à but lucratif sont au nombre de 539. En outre, de nombreuses ONG nationales et internationales interviennent également dans le secteur de la santé.Soit le ratio personnel de santé/population : 1 médecin pour 14 730 habitants, 1 pharmacien pour 28 673 habitants, 1 dentiste pour 24 813 habitants, 1 infirmier pour 2083 habitants, 1 aide soignant pour 3100 habitants.

 

Les centres de prise en charge dits « privés » sont devenus une nécessité.

En 2001, Les protocoles de prises en charges sont mise à la disposition de tous. Les agreements sont données pour attester de la compréhension et l’application effective de celle ci. Bien que les centres de traitement étant identifiés sont près de 44 , ceux des ONG sont bien floues. A la carte , on peut avoir une ONG, ou un centre de traitement ou une unite de prise en charge ,Ou selon la prise en charge, femmes, enfants, femmes enceintes. Malgré, la décentralisation, les problèmes restent les mêmes , Histoire de dossier perdu, retrouvé comme par enchantement sous le billet d’un 10.000 FCFa , avantages sociaux liées aux affinités maritales, amicales pour être reçu le plus rapidement possible par le médecin. Si seulement, elles pouvaient être fausses ces affirmations gratuites.

N’en déplaise aux plus téméraires, mon amie a choisi de tirer de partout… expression locale ..essayez tout…bref!

Première expérience…Se laver au village… la grande-mère le marmonne depuis le début. Son marabout le traite. La sœur de la cousine de la grande sœur de sa voisine le lui a assuré … Et puis le mal c’est ton frère… c’est connu! quoi? la sorcellerie est punie par la loi au cameroun. entre rites, lavage au bord du fleuve à minuit, saut, bond par dessus les braises, infusions, de cotions à boire. Oh! oui!!! Tout y passe…

3 mois de cotions amères les unes pire que la première , l’en a dissuadé. Médecine de Blanc c’est mieux… Deuxième expérience… aux centres de traitements agrées,Non pas Yaoundé, non plus Douala. Ah non! les levés à 5h pour être la 100 ème personnes Non! C’est mieux …les centres. Ceux reconnus par l’Etat, dans les hôpitaux de district , communaux. Mais affaire là, deviens compliquer , les affairez (les commères) du quartier , sont à l’affut …

Du coup, un affairez de la bonne affaire, nous glisse une information, discrétion, et guérison, c’est possible. Troisième expérience, Essai clinique avec des résultats Probants du Pr Anoumangou. Et puis même, les Antirétroviraux seront en rupture de stock vu la crise , les blancs ne vous donneront plus rien.Le but du Traitement , un vaccin. traiter le sang, puis le retransfuser, puis vérifier les taux du virus dans le sang. ça marche…ça baisse…Mais couteux…elle est à environ 90 000FCFA le mois.

Troisième expérience…La prière. Au nom de JESUS …par ces termes c’est sure elle est sauvée…Et c’est partie avec les séances de délivrance pendant près de deux ans. J’ai retrouvée sa trace dimanche soir…Avec beaucoup d’amertume , elle me raconta cette histoire, son histoire

Allez…

Son’a ponda! (A bientôt!)