Gaming revolution (Credit photo Hamza Aziz)

Gaming revolution (Credit photo: Hamza Aziz)

Ce billet, techniquement je l’ai écrit dans ma tête. Il commence par mon départ jusqu’à mon arrivée. Sans interruption, j’y ai pensé mots pour mots.

Depuis plusieurs jours déjà, je redoutais son arrivée: le moment de partir. La plupart du temps, je fais l’autruche.  Seulement ma dernière soirée à Dakar fut pénible. Une aventure de dingue qui s’est finie en blues. Comme si les heures avaient un contentieux avec moi. Elles allaient plus vite que d’habitude. Et le jour de départ est si vite arrivé. Il est 3 heures du matin, une Sinatou débarque dans ma chambre. Il est l’heure de partir. J’ai encore la soirée d’hier dans les yeux. Elle me presse. J’enfile, je ne sais pas quoi.

Dans le hall de l’aéroport, nous sommes muettes. J’aime pas les aurevoirs. Elle sait que je pars. Bref! On ne se parle pas. Bizarrement, ce qui nous réunit c’est  le wifi.

Ah! Le wifi! Ce pays où les wifi est ouvert partout. Ce pays où tu ouvres une page, elle se charge à la tierce. C’est vrai , j’exagère. Elle s’ouvre au bout de 15 tierces.

J’étais dans l’avion pour Douala. Et tout me revenait comme un boomerang. Il est 7h 30 et nous survolons Dakar. Son architecture sévère, ses routes sableuses, son climat bizarre (passant du chaud au froid) me plongent dans une léthargie bien habituelle. L’hôtesse de l’air me demande :

– Jus de pomme ou eau? (sous un ton presque menaçant).

Bizarrement, ça m’amuse. Elle me fait penser à Raphaëlle.

Ah! Mon aventure dakaroise!  Je la définit en deux mots: émotions wifi, émotions, wifi. Quoi? C’est vrai oh!

Au programme, il y a eu des formations intéressantes. Mais ce qui m’a rendu ouiiiiiiiiiiiii, ce sont les visites à JOKKOLABS et CTIC. Ce sont des incubateurs. Ces espèces de fondations qui permettent aux projets de devenir des entreprises. Elles vous fournissent un bureau, une connexion internet, un cadre de travail moyennant des pourcentages. Ces pourcentages sont liés pour certains à votre futur chiffre d’affaires, pour d’autres c’est une somme symbolique en termes de location.

Lorsque j’ai entendu ça, j’ai sursauté de peur. Parce qu’au Cameroun, ce genre de choses s’appelle de l’arnaque. C’est pas possible chez nous. Et pourtant…

Samedi dernier, mon statut de blogueuse m’a fait participé à un de ses barcamps: Le GDG Barcamp organisé à Douala. J’y ai fait une présentation. Mais ceci n’était pas le plus important. Le plus important, ce fut Activ space et la Startup weekend de Douala. Important pourquoi? Parce que ce sont des incubateurs.

Je n’y ai pas d’abord prêté attention, préoccupée par une discussion lancée par un ingénieur fou (Brice), un chef publiciste voodoo (Mathias) , un community manager barge (CK Klein), sur la particularité des mondoblogueuses. Entre autres, elles aiment les wifi,  introverties, toujours derrière leurs smartphones. Elles vous écoutent à demi-mot… Une partie du cerveau à produire un article tout le temps.  Gaelle tjat et moi nous défendons par des grimaces. Ils n’ont pas tort les garçons.

Gaëlle et moi (Crédit photo Danielle Ibohn)

Gaëlle et moi (Crédit photo: Danielle Ibohn)

Cependant, à demi-mot, une phrase nous enlève de la discussion.

Activ Space, est une fondation qui vous permet de créer votre entreprise gratuitement.

Ah! Brice (ingénieur fou) devient aware. Comment? Il pose une série de questions qui attire mon attention. La sélection des projets passant par la procédure d’intégration des projets en entreprises, tout est une question d’idées. En effet selon la rentabilité de votre projet, vous êtes capables de créer une entreprise de rien. Juste avec une idée. L’espace de travail vous est offert, les moyens aussi. A votre arrivée, vous signez un contrat protégeant votre idée et statuant sur le mode de règlement. Ainsi en six mois d’existence, la fondation prélève 5% de votre chiffre d’affaires produit pendant ce laps de temps. Si après six mois, vous ne voulez plus de l’aide de la fondation? Vous êtes libre de partir. Le principe m’a plu.

Activ Spaces en conférence (Crédit photo Danielle ibohn)

Activ Spaces en conférence (Crédit photo: Danielle Ibohn)

Puis la Douala Startup weekend est venue faire son show:

(Crédit photo Douala startup Weekend)

(Crédit photo: Douala startup Weekend)

– 54 heures où des développeurs, des commerciaux, des financiers se rencontrent pour partager leurs idées, créer des équipes, concevoir des produits et lancer des startups.

– un rendez vous entre  étudiants et  professionnels intéressés voire passionnés par le monde de l’entrepreneuriat

– un événement qui consiste à faire émerger des projets.

1m50, 1m50quette la révolution est en marche. La bande passante est certes un désastre. Mais le monde geek au Cameroun bouge. Le barcamp comme celui de GDG nous rends moins con. Les incubateurs sont de plus en plus présents. Je suis fière de penser que le retard ne sera qu’un triste souvenir.

Allez son’a ponda!!!!