Je n’ai pas le syndrome de la page blanche. Mais ce billet, je devais l’écrire il y a deux semaines. Perdue dans « je ne sais pas quoi » je suis un peu flemmarde. Soit! Je parlerais de protection de l’environnement. Ce billet, j’aurais pu l’intituler avec « From Douala With my Love » (Un clin d’œil à Réné Nkowa).

Douala dans les années 60

Douala dans les années 60

Soit! Je vis à Douala. Je suis issue d’une tribu appelée les « malimba » , un peuple de l’eau, mangeant des huîtres à longueur de journée et de toutes les manières (crues, braisées, cuites). Peut-être l’origine de ma flemmardise? Soit! Je tiens à le mentionner, j’ai horreur de prendre partie pour des causes. Au Cameroun, c’est peine perdue. Je ne suis pas pessimiste, mais bon à force…

Il y a deux semaines, perdue dans mes pensées comme d’habitude depuis peu. Une nouvelle vient bousculer mon train-train: une usine de cimenterie s’implante sur les berges du Wouri. Je vous explique.

Le Cameroun a un littoral, Douala. Le fleuve qui va se jeter dans l’océan atlantique se nomme le Wouri. Je sais je ne suis pas très forte en géographie. Mais un géographe dirait : c’est un estuaire où l’océan atlantique y passe sous l’entremise du fleuve Wouri. En clair, nous sommes sur la côte. Point stratégique pour les affaires (port), le littoral (Douala) est une plaque tournante. Tout le monde court pour avoir sa part de la  capitale économique. « Venir se chercher à Douala » transparaît l’exode rural.  La ville s’étend de plus en plus. Les banlieues se créent, les ghetto se défont (sous l’action gouvernementale) et se font ailleurs. La pollution est au summum. La circulation est un calvaire. Les moto-taxis sont un « mal nécessaire » compte tenu des embouteillages incessants. Hum… Soit!

Une nouvelle cimenterie au Cameroun? Super! Ce sont des emplois. C’est la concurrence (seule une entreprise d’état avait le marché)! Vive la cimenterie! On construira des maisons et des immeubles. Le ciment sera à vil prix. Le développement, enfin passera par le Cameroun. Plus de crise du logement à Douala.

Bon, vous me connaissez déjà! C’est vrai, j’ironise. Je ne vais pas faire ma danye. Mais n’y a t-il pas un an, ce sont levés les chefs traditionnels Douala pour défendre les berges du Wouri pour des risques liés à l’environnement et au patrimoine culturel?

Hum… j’aime mon pays. Pourquoi insister et construire sur les berges du Wouri? Au cameroun, les terres ce n’est pas ce qui manque. La réponse se trouve dans ma question. Je devrais moins rêver moi! Les déchets! Ils seront déversés sur les berges du Wouri. Bon, en « bon » politicien (excusez la tautologie, ce fut impératif), la société déclare: « on surveillera l’environnement »

Ha! Je me rappelle juste un épisode des Simpsons. On se retrouvera avec des poissons à deux têtes. Je ne pourrais plus manger mes huîtres.  J’exagère.  Je sais comme Greenpeace.  Je finirais surement comme eux. Hahahaha.

Crédit Marinette Fargetton

Crédit Marinette Fargetton

Vous n’êtes pas fans des Simpsons? Vous devriez! Ils prédisent souvent l’avenir de manière troublante 😉

Je m’égare.

Je vous laisse en espérant que je ne me ferais pas pousser une deuxième personnalité. Oups, c’est déjà fait!

Vive le développement!

 Allez,  je me mets au vert,

Son’a ponda