Les lions indomptables de la culture: Indomptables ou bien?

Ce billet est un des ceux que je qualifierai d’égoïste. Je suis désolée, mais je pense que c’est mon blog …ou bien ? L.O.L. Je suis social media manager. Et être au courant de tout sur la toile, est mon devoir.  Je n’aurais jamais pensé que cela m’arriverait un jour.  Mais c’est un fait : les réseaux sociaux sont devenus un facteur de stress. Alors j’ai décidé de consommer moins, de consommer de manière passive, être là sans vraiment l’être, n’interagir sous aucune manière.

La vie d’une junkie

Alors comme une junkie, j’ai décidé d’essayer le monde parallèle des medias sociaux que je visite peu.  Comme des effets « placebo », je me suis mise au gif, au Mooc,  au soundcloud,  et surtout à la musique urbaine camerounaise (Vidéo).  Il faut savoir que je suis fan de rap. A une époque, je voulais l’être. Ekié, il faut vraiment que jeunesse se fasse. Hihihi. J’avais pour artistes-boussole : Jovi, Krotal, , Stanley Enom, Magasco… des artistes rappeurs qui font le bon et le mauvais temps au Cameroun.

La musique urbaine au Cameroun

Avant toute analyse, je tiens à dire que je ne connais rien à l’art. Je suis dans le ressenti. Bon, Je suis hypersensible comme personne, ressentant la portée de chaque mot à la syllable près… C’est vrai que ça ne se voit pas dans mes écrits, mais les poids des mots  ont une importance. Voilà pourquoi le rap est mon style musical préféré. J’aime la rage, l’amour, la peine, la mélancolie, la joie, qui en ressort. J’aime lorsque les mots déchirent la pensée. J’aime lorsque les mots font monter le ton. J’aime lorsque les mots sont si puissants qu’il vous pousse à faire des gestes de rage. J’aime ce  ressenti. Je suis très introvertie, alors ces punchlines me libèrent.

Parlons de musique actuellement. Au Cameroun, le Makossa était cette musique qui s’est expatriée le plus. Sur une mélodie douce, avec des guitares, basses venant de la musique congolaise, ses paroles sont le socle de tout. On parle d’amour, de déception.  Comme la gweta, elle a fait les beaux jours du Cameroun. Des années sont passées et comme la mode, elle n’est plus. Aujourd’hui, c’est la musique urbaine camerounaise qui est à la mode. Elle est ce mélange d’argots, de pidgin, du sampling des makossa à succès, des sonorités traditionnelles mélangées à la musique urbaine. Si les productions sont bonnes (des singles aux clips), ce qui retient mon attention, ce sont les paroles.

Ecoutez la musique urbaine et vous saurez ce que pensent les jeunes

Je suis une camerounaise et tellement chauvine. LOL. J’ai eu plein d’occasion de m’expatrier. Mais rien n’y fait. Pourquoi tu restes ? Je reste pour cette rage qui se lit dans ma vie : réussir. Je reste parce qu’on peut réussir au pays. Je reste parce que ces artistes transcrivent exactement ce qu’on cherche à changer par nos actes quotidiens. La plupart du temps, les medias étrangers se tuent à donner des leçons de vie sociale. Où je veux en venir ?  La classe politique camerounaise dirigeante est octogénaire. Et la question qui me revient à chaque fois : vous les jeunes ? Révoltez-vous !

Vous cherchez à savoir ce que pense le jeune camerounais  vit : Cœur de Lions

Vous cherchez comment on s’amuse, notre façon de vivre :  Owé, Owé

Vous cherchez si on pense réussir : Hein père

Notre engagement : Big Vulture

Vous voulez savoir ceux qu’on pense du gouvernement : et puis koi ?

Dédicaces à Ndunkong, Neptune, Febuary 16th, Gasha, Reniss, Rachel, Tilla, Miss Lena, Adango, Danielle Eog, Jovi, Sadrak, Krotal, Stanley Enow, Numérica, Magasco, Diwouta, Duc-z, Edel Koulla, Ambé, Merci d’exister et faire ce que vous faites et d’ensoleiller mes journées sans réseaux sociaux. Quoi? hihihi.

Son’a ponda!

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Danielle Ibohn
Je suis hypothétiquement barrée... Je dis bien hypothétiquement. Community Manager en herbe, se prenant rarement au sérieux.