Alors je montai dans un bus…

Il était sensé sortir ce billet lors des fêtes de noël. Je me suis reprise plusieurs fois.  Je n’arrivais pas à trouver le bon angle. Des jours passants, nous sommes le 31 décembre 2014. Il faut que je le termine. La redéfinition de l’angle devient impérative. Devrais-je vous faire un bilan ? Nous sommes le dernier jour de l’année.  Mais c’est d’un ennui. Personne ne sait ce qui se déroulera en 2015. Alors pour le dernier billet de l’année, pour changer, je vais vous parler de mon pays. Quoi ? lol ! Oui, je suis chauvine. Ça aurait été une déclaration d’amour à la terre patrie. Cette façon qu’elle a  de me remercier d’être restée, de ne pas avoir céder à la tentation de partir, de ne pas avoir choisie l’immigration. Quoi ? Nà tilà. C’est le nom de mon blog, c’est écrit tout en haut là… lol ! Comme si tout l’univers se mettait en place comme un puzzle. Jaz-y chante dans mon casque : Thank you for come.

Alors je montai dans un bus…

Je sais, cette transition est tirée par les cheveux presqu’incompréhensible. Je vous explique. Le fait marquant de cette année ? J’ai beaucoup voyagé. Je ne sais pas si le patriotisme peut tuer, mais il m’a tuer. Si, l’accord grammatical est bon.

Photo prise à la descente de l'avio @Bata

Photo prise à la descente de l’avion @Bata

Parlons de notre compagnie aérienne. Je ne vous ferais pas un topo statistique. C’est ennuyeux. Je vous parlerais de mon expérience. Voyage pour Abidjan, je prends  la compagnie nationale.  Mondoblog s’est dit, peut-être, c’est cool, ils sentiront mieux. Surtout pour les personnes qui voyagent pour la première fois. Bon, vrai dans un certain sens. On s’est cru au pays. Vous savez ces cargos qu’on prend parce qu’on n’a pas le choix. Les sièges sont faits pour 4 personnes mais nous sommes six à suffir sur le siège. Dans l’oiseau national, ce fût pareil. Personne ne regarde si vous respectez votre place. On fait des escales de deux, voire trois heures. Il faut qu’on charge le bus, ekie, l’avion. Excusez le lapsus.

Je me suis dit : bon, on partait loin loin loin du pays. L’oiseau national devait rentabiliser. Fauuuuuuuuuuuuuuuuux ! Rebelote, voyage au Tchad. Je vous vais  raconter le voyage retour, parce que celui de l’aller, mieux je ne le fais pas. Je peux faire couler cette entreprise. On quitte le Tchad pour le Cameroun. Nous nous arrêtons à Maroua pour recharger l’opep, le cargo. Les passagers entrent dans l’avion. Des personnes réservent les places ? Wandafut !  Ekie, ma mère, ce n’est pas par ordre d’arrivée, ai-je lancé à une dame de forte corpulence. Moi-même, je cherche mourir. Vrai, vrai ! Elle me toise et mets les affaires de sa sœur. Résultats ? Plus de passagers que de sièges. Hee dieu, j’ai vu l’hôtesse embarrassée. Je me suis dit, elle ne va pas le faire.  Elle ne peut pas ajouter le banc. Non, je refuse ! Ayi ! On est dans cargo, mais vraiment faut pas exagérer.

Les passagers à peine assis, commencent à nous poser la question : Avons-nous bien voyagé ?  Ils sont gentils, courtois les camerounais ? Mensooooonge ! Il y a anguille sous roche, lorsqu’un camerounais commence une conversation par une question. Ekie ? Ils disent, vous voyagez avec un réacteur depuis le Tchad. On aurait pu disparaitre à Mbanga Mpongo. Hee Dieu !  Et vous êtes montés ? Je leur pose la question. C’est Dieu qui garde, ils répondent tous en cœur. Avant je ne comprenais pas pourquoi au pays, des gens étaient autour de la piste d’atterrissage, et applaudissaient lors de l’atterrissage de chaque avion.  Maintenant, J’AI SAISI. Moi-même je vais prier, ce soir. Quoi ? Tout le monde doit voir 2015.

Allez à l’année prochaine,

Son’a ponda !

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Danielle Ibohn
Je suis hypothétiquement barrée... Je dis bien hypothétiquement. Community Manager en herbe, se prenant rarement au sérieux.